Pourquoi les végétariens mangent des Haribo?

30 novembre 2010

Il y a plein de choses que je ne comprends pas. Et pas seulement les concepts qui me sont, intellectuellement, hors de portée. Par exemple je suis obligée de provoquer ma ride du lion pour comprendre une phrase comme « l’énergie rayonnée par bande de longueur d’onde doit tendre vers l’infini quand la longueur d’onde tend vers zéro » (Ride du lion + gné + bave + doliprane). À la limite si on m’expliquait avec de la pâte à modeler j’dis pas.

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Parfois il y a aussi des choses très simples, que je n’arrive pas à assimiler, ces derniers temps j’ai dressé une petite liste. J’ai un espace d’échange, des milliards de gens me lisent et me commentent toutes les secondes, peut être que l’un d’entre vous à des réponses?

Pourquoi une putain de boule de fraise dans le banana split? Sérieux : Vanille OK chocolat OK banane OK chantilly OK… fraise??? Que vient foutre la fraise dans cette merveille hein? Qu’elle reste dans les special K des gens qui mangent sain merde.

Pourquoi Tony Parker a-t-il gardé l’équivalent d’UN AN d’archives de textos de sa maîtresse dans son portable si c’était pas pour se faire goler? Faut vraiment que je reprenne ici l’art de l’adultère.

Pourquoi on n’a pas de récréation au travail? Je veux dire une vraie, avec une sonnerie, des hurlements, une balle aux prisonniers et pour certain un ptit jeu du foulard…

Pourquoi ça ne choque personne que Jack Bauer (le mec capable de s’évader de prison en fabriquant une clé à base de la peau de couille de son voisin de cellule) a t-il un balayage californien?

Pourquoi la personnalité préférée des Français c’est MIMIE MATHY???

zigouigoui

Les tatouages ont une histoire…

29 novembre 2010

gh

Un jour j’ai cru que j’allais mourir. Enfin je n’ai pas « cru », j’en étais tout simplement persuadée. J’habitais un deux pièces dans le 20ème, je vivais seule et avais pris pour habitude de dormir avec un couteau à pain au cas où (une miche de seigle viendrait m’attaquer, allez savoir, j’avais 20 ans).

Je suis rentrée de la bibli Ste Geneviève qui fermait tard. Je faisais un mémoire sur les cimetières mérovingiens. Il y avait une drôle d’ambiance à la maison, un truc pas rassurant, froid. Je me suis assise sur mon lit et j’ai compris que si je m’endormais… je ne me réveillerai pas. J’allais mourir et rien n’était plus sûr et vrai à ce moment-là. Ce n’était pas comme un pressentiment, c’était une réalité, dans mes tripes, dans ma gorge, dans mes tempes. Chacune de mes inspirations me brûlait. La peur du dernier souffle.

A ce stade-là du récit, j’ai hyper conscience d’avoir l’air d’une psychopathe bercée un peu trop près de l’émission « Mystères ». Balance doucement sur la brancheuuh d’arbre.

Je me suis mise à pleurer, mais pas de peur, simplement de peine, j’avais l’impression d’être devenue folle, seule au milieu de mon salon. J’ai déballé toutes mes photos de famille, j’ai fait le point sur ma vie, j’ai couvé du regard le papier film de moi et de ma petite poupée de sœur, on avait 8 et 4 ans, plein de dents en moins et des gros sourires d’enfants heureuses. J’ai pensé à ma maman, à l’absence de mon père biologique, puis à mon vrai papa de cœur qui trouvait des pierres sur les plages et me faisait croire que c’était des dents de requins.

J’ai vraiment lutté pour ne pas dormir ce soir-là. Je ne saurais jamais assez bien écrire pour que vous ressentiez ce qui s’est passé dans mon corps. La fin, le silence pesant, les derniers instants, la lutte contre le sommeil, la vérité. Il n’y avait pas de public, quand je prends du recul, que je me vois sur mon lit, entourée de photos, pleurer et sourire et avoir peur, je me trouve pathétique… Je ne comprends pas cette soirée, ce qui m’est arrivé. Je sais seulement que je me suis endormie habillée sur mes souvenirs, terrifiée et épuisée, vide de larme, pleine de peur.

Puis le soleil s’est levé. Il a commencé a éclairer toute la pièce, il l’a nettoyé, il faisait blanc dans ma chambre et la lumière a caressé mes yeux. C’est à ce moment-là qu’il s’est passé un truc que je considère comme mystique. Le réveil a sonné et Georges Harrison a fredonné, doucement à mon oreille :

Little darling, it’s been a long cold lonely winter

Little darling, it feels like years since it’s been here

Here comes the sun tadadada here comes the sun

and I say it’s all right…

Je ne sais pas vous, mais je suis souvent fascinée par les coïncidences de la vie, ces petits clin-d’oeil qui ne font sourire que nous. J’ai ouvert les yeux et j’ai souri très fort, comme quand,  enfant, on réalise que c’est Noël et que nous attendent dans le salon plein de cadeaux. On sait qu’on va passer sa journée en pyjama à monter cette Putain de maison de Barbie avec ascenseur intégré, qu’on va manger des clémentines et qu’on va jouer à Destin pour changer de vie.

Aujourd’hui je reste persuadée qu’il y a eu un avant-après ce jour-là.

Ce jour-là je l’ai dans la peau et je voulais m’en rappeler.

tatouagenavie

Tatoueur : L’enfant débile

zigouigoui

F*CK

22 novembre 2010

vieille

Les cheveux blancs, La tête froissée le matin, la mutuelle, le PEL, l’assurance vie, être appelée Madame, Le mariage, les enfants, les tâches sur les mains, les courbatures, les pattes d’oies, l’expérience, la détermination, la sagesse, la fatigue, la peau du cou, les grandes décisions, la drogue, être propriétaire, avoir un métier, les seins qui tombent, les fiches de paie, conduire, choisir, boire, donner des leçons de vie, impressionner, prendre le lead, la ride du lion, les rhumatismes, les « c’était mieux avant », le choix du bus, les cernes, éviter le café après 18h.

Rien de tout ça.

La première fois que j’ai senti que j’avais grandi, c’est le jour où j’ai commencé à dire merde aux gens que j’aimais. C’était pour mon plus grand bien.

zigouigoui

Une valse à mille temps…

10 novembre 2010

Le temps. Depuis que je suis salariée, c’est devenu comme une obsession. Caser tout ce que je veux faire dans une toute petite semaine, sans sacrifier une minute de sommeil. J’entretiens avec mon lit, une relation plus fusionnelle qu’Amanda Leer avec les hommes vierges de 14 ans, c’est dire.

cerveau

Tout commence le matin avant de partir, flux RSS de blogs, actu, un tour sur FB pour voir ce qui s’est passé à 4h du mat… rien.
Métro : une heure, mon livre. Du coup je tourne à 4/5 livres par mois. J’engloutis les lignes sans me soucier des gens. Je suis arrivée à destination, sans avoir réalisée que j’étais collé au sosie de Michel Drucker… la douloureuse.
Boulot-Boulot dans la journée j’ai le temps de relire un article que j’ai écrit pour le publier sur un des blogs, de déjeuner accompagnée, de fumer avec des gens que je ne connais pas.
Re métro. Re livre. Re Drucker? Je ne le saurais jamais.
J’arrive chez moi, avec le fuckin prince on se fait la fête comme des chiots séparés à la naissance qui ne se sont pas vus depuis 20 jours. On parle, on boit un verre, de temps à autre on rejoint des potes. Le plus souvent on se matte un film on bouffe, on fait des trucs de grands adolescents, puis d’adultes, puis on dort, puis je me réveille et re- flux.

Et soudain je réalise. Je ne fais jamais “rien”. Qu’elle que soit l’heure de la journée. Je n’ai pas pris le temps de rien glander depuis…
Je ne sais même plus ce que c’est, de me poser en terrasse pour boire un café et regarder les gens, seule. Depuis quand je n’ai pas regardé les gens? Depuis quand je n’ai pas affronté l’ennui, les inconnus, ce qui finalement est essentiel à l’inspiration.

Dans la rue je réfléchis. Au livre, ou au film que j’ai vu hier. Le week end, je me fais croire que je glande mais c’est pas vrai. Quand je regarde un film, je joue au jeu du duel avec le réalisateur… Où veut-il m’emmener que veut il me faire croire, pourquoi ce plan serré sur ce bracelet hein? C’est le bracelet le meurtrier c’est ça?

Et je parle, je parle, au téléphone, avec mes potes, mes collègues, mes parents… Mon pauvre mec, qui est parfois si fatigué de m’expliquer pourquoi il a dit “mouais bof” après ce film que moi j’ai trouvé si “Putain ouf”.

Je ne fais jamais rien, je ne pense jamais rien, je ne me tais que pour dormir et rêver à des choses si compliquées qu’en me réveillant j’en parle, décortique et pousse l’auto analyse à la frontière du mec bourré de comptoir.

Masturbation intellectuelle ou peur de la vacuité?

Le silence, le vide ça me manque je crois. Il est temps que je prenne du temps pour… rien.

***

La part II de cet article arrive. Mais la pluie moi ça me fait réfléchir t’as vu.

***

Edit 2 : Puatin mais j’aurais pu écrire les paroles de Jenifer Bartoli quoi…

zigouigoui

Sinon j’te dirais bye bye…Part I

05 novembre 2010

Pourquoi les coups d’un soir restent toujours dormir hein?

C’est comme cette histoire de tartine qui tombe toujours côté confiture, on sait pourquoi, mais ça n’en reste pas moins agaçant.

barretoi
“Je ramène quelqu’un chez moi, on baise, c’est cool mais la meuf elle reste quoi!!! ”
Souvent mes repas entre potes passent par la case sexe. Je veux dire à l’oral. Enfin dans la conversation quoi.

J’ai plus rarement entendu des filles se plaindre du phénomène, en même temps on n’est pas assez folles pour ramener le loup dans la bergerie, surtout à l’improviste. Mieux vaut qu’aucun homme ne sache dès le premier soir à quel point on peut être une femme d’intérieur approximative (mascara dans le frigo, peluches sur le lit, god dans les toilettes (???)).

Bref, c’est plus souvent des mecs qui me sortent des “putain mais j’ai dû lui faire croire que j’avais une réunion à 6h00 pour qu’elle se barre MERDE ». Huhu je l’imagine comme un con en bas de chez lui, planqué façon mauvais Colombo à guetter celle qu’il appelait encore hier soir comme “la bonasse près du bar” et qui est désormais connue dans notre groupe comme “la squatteuse relou”.

Personnellement, je me dis qu’une fille qui reste après une partie de jambe en l’air, pense être dans son bon droit. Il est tard, le mec l’amène chez lui, il lui a servi du “putain t’es super belle”, “OH moi aussi je regardais Albator petit” (se trouver des points communs clichés, c’est la base des dragueurs d’un soir).

Bref, le contrat n’était pas exclusivement sexuel, donc quand on n’est pas clair, il ne faut pas s’attendre à ce que la fille après avoir joui, remette culotte, ses bas, claque la porte en envoyant un “tchao” suivi d’un rot… Non. La vie serait bien trop simple mon chat.
Maintenant t’es coincé, avec une nana comblée, il est 4h (pas de métro, il fait nuit), elle se love, se colle et fait des effets de cils tellement débiles que tu te demandes si elle est majeure.

Aller, parce que je suis sympa, je te file des pistes pour la faire dégager en douceur, le mieux, c’est qu’à la fin, elle doit croire avec certitude  que cette idée de prendre un taxi hors de prix au milieu de la nuit, pour traverser la ville et rentrer chez elle… c’est la sienne.

CAS 1 : LE MAUVAIS COUP INCONNU

C’est le plus simple. Tu sors avec des potes, tu lèves une poulette, tu l’emmènes chez toi (parce que t’es un rat, tu ne veux pas payer l’hôtel, un hygiéniste et les toilettes du bar no way, ou un flemmard parce que tu habites à deux pas) tu la sautes et c’est… moyen. Très très moyen. Une fois, les couilles vides les hommes sont pragmatiques : 4h00 du mat, dodo, seul parce que Machin là je sais déjà que je ne lui offrirais pas de deuxième round.

Bluffe mon enfant, bluffe.

  • “Je vis avec ma nana (ma mère, ma soeur, une collection d’animaux morts) donc si elle te trouve là. ça va être délicat”. “Tu veux que je te raccompagnes chez toi, ou que je te commande un taxi?”
  • “Je crois que je suis malade” (on joue la comédie, on a tous un jour fait croire à ses parents qu’on avait 42° de fièvre). Et c’est parti pour un confinement dans la salle de bain façon message derrière la porte: “je…je … crois qu’il vaut mieux que tu rentres… je … suis…kldklqfjdsjgdjschouiaaas plush… désolé”
  • « Écoute, je viens de me séparer de ma meuf et dormir avec une femme je ne suis pas prêt » (Pleurer serait too much mais regarder dans le vide est toujours efficace à en croire les films d’ Ozon).

Le plus : jamais vous ne passerez pour un connard.
Le risque : elle va te rappeler, crois moi, minimum un texto du taxi  (le texto de la honte) « j’ai passé une super soirée, on remet ça vite??? »

Part II soon…

zigouigoui

Oh my god, j’ai TROIS articles programmés pour Navie.fr

01 novembre 2010

bureau

“T’as un blog?”
“Ouais… mais euh j’ai pas écrit depuis quelques jours je crois (oui quelques mois, mais c’est pareil)”

J’arrivais plus à aligner les mots, j’étais sèche comme l’appareil génital d’Ingrid B, j’avais plus la foi, souvent je me dis qu’Ophélie Winter a bien de la chance avec son Diyeuuuyeah
Personnellement, quand je n’arrive à rien, personne ne peut me convaincre du contraire. Je dois me mettre mon propre coup de pompe.

Alors ces derniers temps, je geignais à base de “ça sert à quoi d’écrire pour écrire de la merde, puis j’ai aucune ligne éditoriale, aucune rigueur. Puis je vais arrêter le blog parce que parfois c’est délicat de raconter la vie de mes proches, ou la mienne, puis maintenant j’ai des collègues que je croise en chair et en os et je ne suis pas sure d’assumer dans l’ascenseur des quotes comme “vive la sodomie c’est bon mangez-en”.

Mais en fait si. On ne se refait pas. On est impudique ou pas, je le suis, même que je suis une grande fille et que j’assume l’idée qu’on peut se faire une fausse idée de moi si on ne se fie qu’à mes écrits.

En revanche je ne sais toujours pas quoi répondre à la question “ça parle de quoi ton blog?”. La réponse “de moi” me renvoie inévitablement à cet égo surdimensionné qu’ont tous les gens qui prennent du temps pour raconter leur vie à des inconnus.
Inconnus qui parfois prennent le temps à leur tour de t’envoyer des mails pour savoir s’ils peuvent venir chez toi un jour pour te faire pipi dessus parce c’est super excitant t’as vu…
Voilà voilà.

Plus sérieusement, avec les meufs (Elodie, Anne So) on a lancé un blog de mariage, puis j’ai quitté mon Job, j’ai joué un chef zombie dans un court métrage de Zombie – King Fu 70. J’ai aussi coupé mes pointes sèches. Génial.

J’ai un nouveau job, je travaille dans une grosse agence de com. Les gens sont gentils et ils ne me piquent pas mon goûter (ça c’est pour ma mère), il y a quelques vrais canons (ça c’est pour ma petite soeur et mes copines), mais aucun ne t’arrive à la cheville sexuellement (ça c’est pour mon mec). Mes collègues sont des pommes d’amour (ça c’est parce que je crois qu’ils me lisent) et mon président c’est le plus BEAU et le plus DROLE du monde aussi (ça c’est au cas ou).

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C’est bizarre d’être la nouvelle, surtout sur une nouvelle compétence. On te présente 150 personnes et tu commences à faire du mémo technique pour retenir les prénom (Alors ça c’est Stéphano… Stéphano, comme Stéphane… mais avec un O… euh comme dans Olivier… merde je m’embrouille… Nathalie comme environ 12 millions de fille née en 1982, mais pense à Portman parce que si on lui change sa coupe, son age et ses yeux, c’est un peu elle dans le noir).

Oh et j’ai des collègues anglais aussi, peut être un jour vont ils se lasser que je leur demande “where is brian” huhu.

L’ambiance de la boite est très cool, y’a un baby foot dans mon bureau et un pouf informe. Personne n’a le temps de jouir de l’un ou de l’autre (ni sur l’un ou l’autre) parce qu’on travaille énormément (ça c’est pour le directeur financier). Non vraiment tout est chouette, en bas y’a un resto Indien qui sert de la viande avec des vers dedans (photo d’iphone à l’appui) ah qu’est ce qu’on se marre… mais…

J’ai du dépenser 100€ dans la machine à café depuis que je suis là, parce que le drame de ma vie merveilleuse c’est que je me lève à…  7H00 FUCKIN DU MATIN.

A New York, à 7h, une fille normalement constituée a déjà  une heure de jogging à son actif, un brushing impeccable et s’affaire dans les rues un latte dans une main parfaitement manucurée. Pétasse.

A Paris, à 7h00, je lutte 20 minutes pour sortir un pied du lit. L’espace d’un instant j’ai l’impression d’être en CM2 et j’ai envie que ma mère arrive en me disant “mais ma poupée c’est samedi t’as pas école”. Je m’enfonce dans un canapé avec un café (café préparé par le fuckin prince qui me le donne en prenant soin de ne pas me regarder dans les yeux de peur que je le morde). Je me douche, je me prépare approximativement et je prends le métro pour une heure.

Mais tout ça vaut le coup, car en un mois, je n’ai pas passé un jour sans rire mais je suis super sage (période d’essai tout ça).

Demain on parle des plans culs qui restent dormir après le sport… N’est-ce-pas la situation la plus diplomatiquement relou du monde? (après le conflit israelo palestinien bien sûr).

J’ai conscience du manque totale de transition sur le prochain article, mais c’est un dej de collègues qui m’a donné cette idée d’article.

***

By the way on cherche un/une stagiaire pour 6 mois, domaine : community management, profil : bien au fait de l’univers social média, blogueurs… Doit être drôle et sympa. Il/elle sera dans notre bureau. Je mets des décolletés tous les vendredi. Bise.

/UPDATE/ La photo très réclamée du ver…

ver

zigouigoui

De la nullité absolue d’être une fille… d’un point de vue biologique

31 octobre 2010

regle

Aaaaaaah achevez-moi, tuez-moi, pitié, mon dieu et plein d’autres trucs mystiques. Je déteste être une femme, deux semaines par mois, soit la moitié du temps… Oui, je parle des règles, de ce truc dont on ne dit pas le nom, les règles c’est le Voldemor de biologie. Alors pour éviter de mettre mal à l’aise le sexe fort, en nombre ici, posons les mots et n’en parlons plus, histoire de dissiper tous les malaises. Non mon petit chat, ce n’est pas sale : Menstruation, sang, caillots, ovules morts, tampons, serviettes, fuites, ragnagna (certaines disent VRAIMENT ça), cuni….

Pour rassurer les femmes qui me lisent et qui ont la chance de ne pas être encore pubères, quand je dis DEUX semaines, c’est le temps durant lequel mes hormones me jouent des tours, pas la durée des Anglais, qui ont la chance de se barrer au bout de quatre jours. Mon problème, mon drame, se produit une semaine avant les hostilités…

Le fuckin prince, fuckin chanceux s’est éclipsé pile au moment propice. À la base, je suis une bonne pâte gentille, sympa et pas trop chiante au quotidien…MAIS je me transforme à ce moment-là en espèce de fleur fragile, à la larme suractivée… lèvre inférieure tremblante en cas de contrariété : mode on. Je suis une grande fille, donc je fais profil bas, d’ailleurs mon mec s’inquiète parfois et me sort son traditionnel « bah, qu’est ce qui t’arrive, je t’entends plus, tu fais ta gentille, qu’est-ce que t’a cassé ?».

C’est quand je commence à insulter la mère du grille-pain qui a trop grillé mon pain -ce con-, que je réalise que les hormones sont de belles salopes et que si j’en croise une, un jour, une qui a le malheur de ne pas être microscopique, elle va passer un putain de quart d’heure.

Comme certaine l’auront compris à mon ton, j’ai passé la phase prémenstruelle hyper sensible, pour entrer dans la semaine rouge, la semaine qu’on marque dans nos agendas, celle qu’on déteste, mais qui un jour nous manquera, la semaine du « me cherche pas toi là-bas ».

C’est le moment où tu sens dans ton corps que ça bout, tu la sens monter l’envie de crav’mager tous les types qui matent la seule tenue dans laquelle tu es à l’aise : celle d’Eve. Dans la série je déteste : bah je déteste être une fille d’un point de vue biologique.

On ne pourrait pas remplacer l’écoulement de litre de sang par, je sais pas moi, du pollen, des sporanges, des gamètes où tous les trucs que font les plantes ? Elles se reproduisent les plantes, mais elles ne mettent pas de couches pour dormir elles… Toutes de putes.

Bon pardon pour le ton, j’admets être à cran, mais certaines savent ce que c’est. En fait -chez moi- c’est comme si y’avait une petite voix aigue, pire, une voix de conteuse québécoise, qui te répéterait à longueur de journée : pleures, vexes toi, han t’es moche, fait chaud hein, tu les sens tes trompes de fallopes, hihi c’est l’heure de te changer…

Alors oui j’ai chaud, dehors il fait 32°, dedans 39°. Ma peau brille, mon cheveu est cassant comme de la paille… Mais c’est pas le plus chiant je vous jure. Le pire c’est que les hormones agissent directement sur le moral, je sais que c’est normal, biologique…. Mais je ne m’y fais pas. Les hommes ne vivent pas ça et je suis ravie pour eux, j’aimerais pouvoir avoir juste une queue et manger du poulet devant un match de hockey.

Chez les femmes, certaines souffrent physiquement, d’autre ça ne change rien à leurs vies et s’en accommodent très bien… Puis y’a celle comme moi, qui ne supportent pas mettre des culottes de grand-mère, qui ne supportent pas avoir mal au « bas du ventre » comme je dirais pudiquement, qui pleure parce que quand même cette pub pour café grand-mère, elle est vachement jolie.

C’était mon coup de gueule à dame nature, c’était le cri douloureux d’une femme qui le paie bien le fait d’être une fille est donc qui a certes le droit à de nombreux avantages (on me tient la porte, on me dit « ouh gazelle », les boîtes de nuit sont gratuites… HAN TROP BIEN) mais l’addition c’est une semaine et demie de border line style… Mais dieu merci, la sodomie m’est d’un grand réconfort. (Au passage coucou Papa, qui m’a appris récemment que « Bah oui ma fille je lis ton blog, mes potes aussi d’ailleurs…-_-)

PS : Je déteste la pub qui passe en ce moment « Lalalala pour mettre un tampon Nett, on a besoin de ses doigts lalalala »… AAAAAAAAAAAH.

zigouigoui

Pas de race

01 octobre 2010

« demain la corde au cou, ce soir le feu au cul » (extrait de l’article Supplice, Navie)

huhu aujourd’hui je parle enterrement vie de de jeune fille humiliant sur Un beau jour… Je peux vous dire que mes yeux ont saigné en cherchant une illustration… Parce que quand on tape, dans Google image « enterrement de vie de jeune fille » on a mal à l’âme. Mon article sur le sujet.

OHMYGOD

zigouigoui

A la femme de ma vie.

21 juillet 2010

mapoupee

1988

C’est bien le bordel mes amis, mais qu’on se rassure, je vais opérer un comme back de la mort.

Je voulais juste vous parler de ma petite soeur, qui s’avère être la femme la plus important de tout ma chienne de vie (ouais c’était un peu mon rêve de la placer celle là, parce qu’en vrai, si ma vie ressemblait à une chienne ce serait un caniche rose qui fait des crottes en barbapapa).

Bref, ma petite soeur a le coeur brisé, par une des pires machines de guerre qui soit : son grand amour. J’aurais aimé lui écrire un texte, mais il y a un an et demi, j’avais écrit ça à une copine pour qu’elle aille mieux, et tout était dit, alors, je l’ai modifié et je lui dédicace comme une Céline à son Réééné.

Hey ptite soeur,

Tu vas morfler tu vas pleurer, à en avoir le cœur lourd, les lèvres doubles, le nez rouge. Tu vas renifler, moucher, morver, gémir et pleurer sans plus de dignité. Tes yeux gonflés, tu vas errer en pyjamas, esseulée, incomprise et re-pleurer cette fois ci sans larmes, la réserve épuisée.

Tu vas dormir, de fatigue et de douleur et non pas d’envie, c’est ton corps qui va décider, seul.

Tu vas te réveiller lourde, moche et t’admirer devant ce miroir qui te criera : Larguée ! Rougeur autour de ta bouche, nez abimé par des mouchoirs usés et du papier wc. Tu vas te doucher et refondre en larmes, eau salé-eau calcaire, c’est le début de ton calvaire.

Tu vas vivre, comme un automate, manger un peu, boire beaucoup, essayer d‘oublier mais surtout ressasser.

Hey ptite soeur,

On va te demander comment tu vas, et de ton « ça peut aller » on va tous savoir, on l’a tous traversé. Ce putain de chemin de croix, ce crève cœur de l’oubliée, de celle qui a été jetée. Et tu vas l’adorer, y repenser, l’aimer, espérer et un jour le détester.

Tu vas vivre et crier si fort que tu ne trouveras pas la voix pour le faire. A force de rugissement, tu vas cogner, te faire mal, faire dévier la blessure vers quelque chose de physique, un médecin te dira que c’est normal d’avoir mal, t’auras même une radio pour prouver que tu souffres.

Tu vas t’habituer, la grande douleur va baisser et laisser place au petit pincement, celui qui est quotidien, celui qui est traitre, ton compagnon de fortune, qui surgit la nuit dans ton lit ou le matin au réveil.

Hey ptite soeur,

Comme t’es loin d’être une martyre, tu vas commencer à le combattre, ce petit poids, qui si on lui confère trop devient sa raison de ne pas vivre. T’auras envie de l’appeler, de lui dire que tout va recommencer. Mais la fille combative que tu es va prendre le dessus.

Tu vas te lever en te jurant de ne plus avoir les yeux gonflés, tu vas te laver et te maquiller. Tu vas faire tout ce que tu ne faisais plus et réaliser tout ce qui peut t’arriver. Tu vas te hâter et parfois t’impatienter de cette vie qui t’attends.

Tu vas gérer, avaler, cicatriser. Tu vas retrouver la mobilité, tu vas sourire, boire, être triste, rire, assumer. Tu vas être autre et te plaire. Tu vas plaire et te perdre à nouveau pour le cœur du nouveau, celui qui te fera rougir, jouir.

Hey ptite soeur,

Tu l’as perdu lui, mais tu t’es gagné toi. Je crois que c’est ça avancer.

zigouigoui

Fuckin’ (curves) Prince

25 avril 2010

Le dimanche à la maison, quand on ne se réveille pas l’œil torve et le teint brouillé comme des œufs à cause de l’alcoolisme mondain de la veille, on fait plein de trucs. Décongeler une souris pour donner à manger à Mademoiselle (on garde le serpent de Rémi qui est parti au Népal pour 3 mois), essayer de laver les vitres (comment font les gens pour avoir des carreaux nickels sérieux), aller au ciné, faire les comptes puis boire pour oublier etc. (Dans « etc. » y’a surement aller à la selle, baiser et s’éplucher le sourcils, mais vous connaissez ma finesse, inutile de le préciser).

Surtout ce qu’on aime bien, c’est faire nos « shoots perso du dimanche », entre nous, tranquillou.
Le fuckin’ prince est un très bon photographe. Pour moi un bon photographe, n’est pas forcément un détenteur de 5D à l’imagination puisée dans une tendance, mais bien une personne qui shoote comme il veut, quand il veut, avec un post-traitement  qui lui est perso et complètement assumé. « Le vignettage c’est ringard », « euh trop de HDRI, tue le HDRI », « la desaturation sélective c’est n’importe quoi » etc. glané ça et là sur les différents sites de photos lui passe au dessus et j’aime ça. Ce que j’aime aussi c’est qu’il s’en cogne pas mal de ce qu’on pense ou dit de lui… j’aime bien aussi son ventre.
Bref pour moi un bon photographe c’est comme un bon modèle : une personne qui assume fièrement.

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Aller on ajoute dans ses flux le blog du Fuckin’ Prince qui s’arrange toujours pour trouver des modèles mortelles, genre la dernière, Diaba la bomba. Puis à venir aussi, les photos du shooting médiatique de Vive les rondes.

Bon dimanche on file voir Kick Ass.

zigouigoui