Orangina, j’ai beau secouer, ta blague elle reste en bas.

21 juillet 2011

Alors je crois faire partie des gens qui ont de l’humour. J’ai pas dit drôle hein, juste je sais rire de tout, même des culs de jatte. Pas de race de ce côté-là.

Il y a longtemps avec Navo, l’homme le plus sans limite du monde (que je vous conseille furieusement d’aller voir sur scène) nous avons eu une conversation sur mon intolérance.
Je suis une intolérante car je ne supporte pas certains propos. Même que je suis super chatouilleuse sur la discrimination.

Non je ne vais pas vous la jouer « moi le racisme, je suis contre ! La guerre aussi, la pédophilie chez les animaux, les mouches sur les africains et j’ai envie d’être Miss depuis que j’ai 42 semaines ». Mon problème d’intolérance, est que je n’arrive pas à avoir de débat raisonnable sur les sujets tels que « Bah en même temps c’est toujours un peu les mêmes qui foutent la merde » (j’ai envie de casser une dent n°1) ou encore « Perso je ne préfère pas qu’une fille qui fait un peu jeune me donne son âge, je préfère la baiser dans l’ignorance » (j’ai envie de casser une dent n°2).

Bref, contrairement, à Navo par exemple, je monte dans les tours dès qu’un connard met au banc une certaine catégorie de la population, contrairement à lui je n’essaie pas de débattre ni de convaincre, ni même d’éduquer, j’en suis incapable… chatouilleuse je vous dis.

Bref, je tombe sur le post du CM d’Orangina aujourd’hui « Harry Potter c’est n’importe quoi, encore la magie on veut bien, les balais qui volent pourquoi pas mais un roux qui a des amis ? ». J’en ai encore des palpitations.

Orangina

Je ne vais pas m’étendre sur la médiocrité de cette blague, du niveau d’un « Alors euh, héhé, c’est un juif, un porc, et le père noël qui sont dans un spa à Niort… ».Bigard remplit bien le stade de France alors…

Sur le mur d’un pote, je me serais dit : « Mince, il s’est affiché là, dis rien, oublie, et puis tu fais des statuts météo donc balaie devant ta porte Bitch ».
Nan ce qui me choque c’est qu’une marque, d’une si grande notoriété, avec une communauté de 170 000 personnes, se permettent de tenir ces propos. En quoi est-ce différents du bruit et l’odeur, ou du coup du karcher ? L’humour me direz-vous ? Oui mais, quand on est écouté, quand on est une source d’inspiration… Quand on est tout simplement publique, on a un devoir moral d’éducation non ?

2011. Sébastien a 14 ans, il est fan de la page d’Orangina, il « like » le statut, il commente même d’un « rho bataaaaaaard haha ». Il le share sur son wall même en quotant son pote Cédric, le roux « LOL même Orangina dit que t’es un bolosse PDTR » la blague. La classe se marre, Cédric le roux qu’il faut brûler, Cécile la rousse qui pue de la chate MAIS TROP MORT DE RIRE (jvous ai dit que j’étais chatouilleuse ?).
Bref, en vrai on fait TOUS des blagues plus ou moins vaseuses. Même que rire en stigmatisant les gens, c’est la façon la plus simple au monde de se poiler. Au travail, entre potes, dans la rue on passe notre temps à ça et moi la première. MAIS, je suis de celle qui croit qu’on peu rire de tout mais pas avec tout le monde. Tout le monde n’est pas forcément assez malin pour distinguer l’humour de la réalité. Je n’ai pas une théorie révolutionnaire et c’est celle qui explique les dérapages. Un homo qui se fait tabasser, une grosse qui passe son temps à se faire insulter, un noir un peu trop costaud qui fait peur… un roux.

Encore une fois, je SAIS qu’Orangina n’est pas raciste. Ils font baiser des animaux dans leur pub, Fred&Farid les représentent. Mais pour moi il y a eu dérapage, parce qu’il n’y a pas eu conscience de l’impact insidieux de la banalisation de ce genre de propos en public. On n’écoute qui de nos jours, on s’identifie à quoi, on bave devant quoi, on se rêve en quoi… ? DES MARQUES, DES MARQUES, DES MARQUES.

Remplacez roux par noir, juif, gros, arabe… Ah là ça relève du pénal. Mais comme les roux, c’est qu’une toute petite minorité, et c’est la blague 2011… Alors ça va, ça fait cool, ça fait jeune, ça fait air du temps… Bah, pardon, mais non. Même que, ça me rend triste, profondément. Parce que, même autour de moi j’ai entendu des « oh ca va c’est pour rire ». Peut être que c’est parce qu’ils ne voient pas plus loin, qu’ils ne projettent pas la portée de ce genre de propos. Peut être que 5 ans de fac d’Histoire et une spécialisation en histoire des fascismes m’ont à jamais rendu peureuse de ce genre de propos publics. J’aime pas.

Sinon je travaille dans la pub. Haha.

zigouigoui

Mujeres al borde de un ataque de nervios

20 juillet 2011

Le 19 juillet le dieu de la loose intersidérale a décidé de jeter son dévolu sur moi. Il ne m’a pas juste pokée pour rire… NAAAAAAAAN il a été aussi collant qu’une capote usagée. Pardon je suis encore sous le choc.
Si je vous raconte ça, c’est parce que, perdue au milieu de nul part, sous la pluie, dans le froid, l’œil charbonneux coulant et le rouge mat tenue 24 h baveux,  j’ai repris mes esprits en me disant : ça sera drôle à raconter. Un jour. Pour me rassurer, j’aurais pu aussi bien me dire : pleure pas c’est pas comme si t’avais un cancer, mais je tirais sur ma cinquième clope en 472 secondes donc…

crise

7h30 : Le réveil sonne. Aucun réveil au monde ne rendra mon éveil doux JE HAIS LE MATIN, je suis une grosse marmotte, j’ai envie de pleurer au premier bip qui m’arrache d’un rêve. JE HAIS LE MATIN. Je ne suis pas de mauvaise humeur, juste triste et perdue quand je dois me sortir de la couette.

7h45 : Première constatation après le premier café :  je n’ai rien à me mettre, j’ai le cheveu nul rapport au fait qu’on est le 19 juillet, qu’il pleut des cordes et que mes boucles sont aussi rebelles qu’Eva Joly. Mon problème majeur étant que je ne vais pas à l’agence, mais chez le client, le truc que j’aime pas trop, je ne suis pas commerciale, j’ai toujours peur d’être nulle, qu’ils se mettent tous à rire au milieu d’une pres’ et finissent par me faire pipi dessus (des problèmes de confiance en moi…moi ?? Naaaaaan).

8h00 : J’ai réglé mon problème de fringues, de gueule, de réveil. Je sais que j’ai de la route, qu’il pleut, que j’habite Paris et que je dois me rendre à Rocamourquencourt, un truc dans le genre. Parce que je suis mère prudence je décide de me rendre en Taxi (et parce que la zone où je vais n’est desservie ni par la RATP, ni par le tram, ni par le bus, ni par le funiculaire, ni par le train, ni par l’avion) chez le GROS client (à bah oui, tant qu’à faire, autant choisir un des clients les plus importants de l’agence).

9h14 : j’ai  1 HEURE 45 pour faire un trajet qui ne prend que 25 minutes. Si j’avais été un mec, ça aurait été l’équivalent d’enfiler deux capotes. Je suis à l’aise.

9h15 : Bonjour vous prenez la CB ?

Nan j’ai pas la machine (Taxi 1) (elle était sur son siège avant mais bon).

Non (Taxi 2).

Non mais il y a une borne de retrait là mademoiselle ! (Taxi 3).

Mais moi je veux payer en CB par rapport à mon débit différé et aux soldes qui m’ont fait mal aux fesses ce week-end. Puis je ne sais pas combien retirer !

Vous allez où ?

Rocamourquencourt !

Ah ! Faut compter 65€.

Je retire donc 100€ (mère prudence). Je monte dans le premier taxi (celui qui m’a menti sur la CB) et lui dis où je compte me paumer. Il ne sait pas où c’est (je le comprends) et quand je lui parle de GPS il me dit « OUHLA moi je fais pas confiance aux machines »). Il met le compteur en route et reste à l’arrêt le temps de trouver mon trou. (Je ne suis pas d’humeur à trouver cette blague drôle) (mais ahah quand même) (trouver mon trou) (OH CA VA HEIN).

9h20 : ON EST TOUJOURS A L’ARRÊT. Je me racle la gorge, pour l’énerver. Il me répond : ça pleut aujourd’hui on n’est pas arrivé, je vous préviens on en a pour 40 minutes. JOIE je serais LARGEMENT à l’heure. Mais je ne lui dis pas, rapport aux lois de la manipulation.

9h27 : On est seulement  à 10 METRES de chez moi. Je pense Taxi Moto. Mes cheveux me répondent : amuse- toi à ça connasse ! Alors je me plonge dans mon livre. Que mes cheveux sont vulgaires.

10h00 : plein centre de Paris. J’envoie un texto à mon collègue. Dedans y’a les mots retard et mourir.

10h20 : On n’est plus à Paris, on est sur l’A12. Il y a un accident. Mon chauffeur tourne les pages de son plan en se grattant la tête, il me sourit comme un médecin qui va t’annoncer qu’en vrai c’était pas l’appendicite, mais qu’en trouvant un truc louche, ils ont du te couper la jambe.

10h39 : Ah mince j’ai loupé la sortie, qu’il me dit. Je me demande si un stylo enfoncé dans l’oreille ça fait mal un peu, beaucoup, passionnément. J’envoie un nouveau texto. Dedans y’a encore mourir, nerfs, et éventrer un chaton. Et là…

Et là le taxi se fout sur la bande d’arrêt d’urgence et fait une PUTAIN DE MARCHE ARRIERE pour récupérer la bonne sortie. Sur une bande d’arrêt d’urgence. Sur l’autoroute. Un jour de pluie. UNE PUTAIN DE MARCHE ARRIERE. Je vais mourir, des camions nous frôlent à plus de 100 à l’heure. Je mets ma ceinture. (oui, je sais c’est mal). Je me dis que si le FPC était là il l’égorgerait avec un stabilo. Je vois ma vie défiler. Je vais mourir au milieu d’une autoroute écrasée par un camion avec pour bande son Rire et Chansons et une peluche Oui Oui sur le rétro. Je ne veux pas que OuiOui soit mon dernier contact visuel.

10h40 : Je ne meurs pas. Le taxi demande la route à une station essence. Le compteur tourne, le temps défile. Anne Roumanoff beugle. Karma.
Il revient : c’est bon je sais où on va (wahou, génial, bravo). Mais ce n’est pas à Rocamourquencourt votre truc mais dans une autre ville, Bouilly.
Ok, vous êtes sûr ?
Bah oui j’ai demandé woh ! (Je suis con avec mes questions aussi).

10h59 : ENFIN je suis arrivée. 95€ plus tard. Il me laisse sous la pluie, j’ai froid. J’ai une demi heure de retard mais la réunion qui précédait la mienne n’est pas terminée, donc je suis à l’heure. GNIIII. Je me retourne.

OH MON DIEU

OH MON DIEU

Il ne m’a pas déposé au bon endroit. Je ne suis pas du tout là où je suis censée être depuis une demi heure. NON NON NON.

Je vous ai dit que mes talons s’enfoncent dans la boue ?

Je me trouve au service financier de mon client. Dans une autre ville.  Je suis au milieu de nul part. Vous savez, un endroit duquel on ne peut pas dire : c’est à la mer, ou à la campagne, ou à la montagne, ou à la ville. NON. C’est à… rien. 3 arbres, une autoroute, un immense bâtiment gris et une entrée uniquement accessible par badge.

Je vous ai dit que j’ai pas de badge ?

Il pleut j’ai froid. J’ai envie de pleurer. Je sors une clope. Elle tombe dans l’eau. J’envoie un texto. J’appelle le FPC. Je commence à pleurer, mais je m’arrête net, si je vois mon client dans quelques instants je ne peux pas pleurer. Mes collègues, déjà sur place, parce que EUX c’est pas des loseurs de la life, viennent me chercher. Ils rient gaiement. Je préviens que je peux casser des dents par la force mentale.

Conclusion. Il pleuvait le 19 juillet 2011. Y’a plus de saison.

zigouigoui

Au détour de la rivière

12 juillet 2011

Bon commençons par mon côté mélasse “MERCIIIIIII” pour vos commentaires sur le dernier article. Et vos mots et vos photos du bébé (qui est en sélection Fnac hihihi)
C’est une chose de publier, s’en est une autre de voir l’enthousiasme des gens, alors que c’est qu’un petit guide fun pour l’été… Mais le début de plus pour moi, merci, vous m’avez mouillé les yeux. Ca pique.

C’est drôle comme une vie quand elle approche de trente ans est compliquée. Je ne parle pas de ce putain de cheveu blanc qui tournicote au-dessus de ma tête, mais bien des projections d’adulte qu’on fait sans qu’il n’y ait plus le goût du “quand je serais grande”. Je commence à admettre, le fait que je suis une adulte, surtout quand une nana me bouscule en soirée et me dit pardon Madame. La pute. Rigole gamine, un jour t’auras toi aussi une descente d’organe.

Mon rêve dans la vie de toute façon c’est de devenir grand-mère feuillage, je vous raconterai un jour. Bref, j’ai des conseils à plus ne savoir quoi en foutre donc je les pose en bordel ici, puissent-ils vous aider, vous qui venez d’avoir votre bac.

grandmerefeuillage

Alcool et dignité

Un verre d’alcool est toujours suivi d’ un verre d’eau.
Plus un cocktail alcoolisé est sucré, plus tu le bois vite, plus tu rentres tôt
76 % des MST sont contractées sous l’emprise de l’alcool (Google image > Herpes > De rien).
Boire au réveil c’est interdit, sauf pour Sue Ellen, mais elle, elle met des robes du soir à 14h, donc c’est pas pareil.
En soirée, désignez un pote de confiance comme étant sa Dignité. Au moment où tu dis “hey je sais encore faire le grand écart regardez” il saura détourner l’attention des hôtes en montrant son chibre.

Mode, beauté, cheveux, gros cul

Ne croyez pas les blogueuses mode, aucun autobronzant ne donne le teint bronzé
Ne croyez pas le “c’est incroyable je peux manger comme 4 et je prends pas un gramme hihi” c’est généralement dit par une fille qui considère qu’engloutir un menu best of big mac c’est “manger comme 4” (ALLOOOO).
Un 40, chez Zara c’est un 34.
Pour les hommes, l’expression “gros cul” c’est TRÈS positif

Travail, famille, patrie

Le travail c’est comme l’école, y’a les populaires, les branchés, les glandeurs qui passent entre les filets. Rien ne change. Youpi.
En réunion, vient toujours un moment où on se dit “Lalala je joue à la réunion, ouiii très bien, très bel axe, hummm non c’est pas très engageant, ooooh cette créa est premium, allons léverager son impact”. le mieux dans les moments de doutes, faire la moue genre au-dessus du lot, genre j’ai compris.
Quand on vous fait plus de trois compliments à la suite gratuitement il y a toujours une quenelle derrière. Une plus ou moins grosse.

Overall, philosophie et viande

A ton âge, j’aurais des enfants > FAUX
A trente ans, je gagnerai 5000 € > FAUX
Je vais économiser et… > FAUX
Je suis pas le genre à tromper ma femme / mon mec > FAUX
H&M c’est pas quali plus jamais j’ache… > FAUX
Je serais pas une vieille conne > FAUX

Ce qu’il faut retenir :

Si à 20 ans vous commencez une phrase par “Jamais de la vie je ferais ça” vous pouvez être sur de l’avoir fait à 30.

bisouus.

Ps: Résultats du concours Vendredi.

zigouigoui

De l’importance de bien éduquer un dragon – avec du cadeau dedans -

26 juin 2011

Mes opossums.

Je n’ai pas écrit depuis trois mois.
Mon blog était cassé.
Puis faut dire que j’ai énormément bossé.
Pas autant qu’une fillette qui coud des ballons en Chine, mais beaucoup plus qu’une fonctionnaire du secrétariat de Sciences Humaines de la Sorbonne ça c’est clair.
Puis mon dragon apprivoisé a brûlé mes articles en s’étouffant avec du coca. Je n’ai donc rien pu publier.
Et un groupuscule catholique a pris le contrôle de la ligne 9 et a essayé de planter le métro sur la tour Montparnasse. J’ai dû trancher des gorges.
Pour couronner le tout j’ai décidé de lire tous les livres de Douglas Kennedy.
Beaucoup de raisons pour ne pas avoir écrit depuis trois mois sur navie.fr
et oh… wait… j’ai écrit un livre.

Le cahier sexo des paresseuses - Mademoiselle Navie - Soledad Bravi

Comment ça s’est passé ?
Il y a trois mois, S. des éditions Marabout – Hachette m’envoie un mail pour que j’écrive un cahier sexo pour la collection « Les paresseuses ». Elle aime mon blog et me dit : c’est hyper urgent, genre à livrer dans 4 semaines. Un livre de 125 pages…
Je sors mon cigare je réponds… Okay même pas peur.
Leslie Nielsen ressuscite et allume la mèche d’un bâton de dynamite « 4 semaines cocotte » il dit.
Je vomis. J’aime pas les cigares. Je saute en l’air en hurlant comme une blogueuse mode qui reçoit une invitation de vente privée pour [Remplacer par nom de boutique hors de prix, qui vend du beige, beige, beige avec vendeuse anorexique méchante et prétentieuse qui sort danser au Bus].
J’écris beaucoup. Soir et week-end, quand je suis ni au travail, ni avec mes potes, ni en soirée, ni en train de lire un livre ou de regarder un film… Ce qui me laisse environ 20 h sur ces 4 semaines. Si j’écourte mon sommeil de marmotte.
Le livre doit être drôle, léger, pédagogique, pas vulgaire (mais merde je ne sais pas faire une phrase sans mettre « enculé de chat » dedans).
La mèche continue de brûler enculé de chat, je préviens tout le monde : j’écris un cahier pour Marabout. Comme ça, si c’est dit et bah je suis obligée de le faire, sinon après je passerais pour une mythomane poule mouillée mal habillée.
J’écris. Je fais lire la première version (non censurée) à des amis de confiance. J’envoie le tout à Hachette en pissant sur la mèche de la dynamite. Leslie Nielsen re-meure. RIP mais j’ai livré à temps. Joie dans mon soutif.
S. mon éditrice me dit que c’est super et qu’elle a seulement dû enlever des trucs qui ne passaient pas, genre un chapitre intitulé « Mère nature cette grosse truie » ou des trucs du style « hé, ho un doigt dans le cul ça n’a jamais fait de mal à personne disait ma grand-mère ».
Même si la version est un peu plus light que mon blog, je me retrouve dedans et on m’a laissé écrire pleins de conneries. Je suis fierté, j’appelle ma mère :

- Ça va parler de quoi ce livre ma chérie ?
- De cul
- Ton père et moi on savait que tu serais écrivain ou présentatrice TV (???) un jour !
- Ça reste du cul maman
- Oui mais tu es la seule enfant que je connais qui offre une édition limitée du Kama Sutra à ses parents pour Noël alors qu’elle a… 15 ans
- Tu m’as bien élevée

J’aurais bien fait des remerciements dans ce livre, mais il n’y a pas de page remerciements dans les cahiers des paresseuses. Alors pour réparer :

Merci les gênes de mes parents d’avoir fait que je sois une fille. Parce que je n’aurais vraiment pas kiffé la pression d’avoir une queue.
Merci à Pénélope d’être ma wing-bitch et une amie fidèle avec des cheveux flamboyants, Navo d’être casse couille et mon pote à la vie à la mort, Cédric d’être entré dans ma vie avec la délicatesse d’un haltérophile, maintenant tu peux plus sortir ptite tête. Paul d’être le seul être au monde qui me réconcilie avec le genre humain, Elodie d’être ma meilleure amie alors qu’elle est ma soeur. Mon crew « we are » parce que vous êtes des ANIMAUUUUX. Mon éditrice parce que ce n’est pas un requin. Et mon fuckin prince qui supporte la tornade émotionnelle que je suis sans jamais râler. Et aussi parce que tout les matins il danse tout nu devant moi… je suis obligée de l’épouser !

Mon bébé est illustré par l’illustre Soledad Bravi, fierté n°142. Hier dans ma librairie préférée (Comptoir des Mots, Gambetta), il était là. Rougissant. Je lui ai fait un clin d’oeil, je n’ai pas osé dire « GNIIIIII C’est moi Mademoiselle Navie ». La honte. Surtout sans cigare.

Mon éditrice était vraiment contente de notre collaboration, alors elle m’a présenté L. une autre éditrice Hachette et je viens de livrer un autre projet qui sortira courant septembre. Toutes les trois à un déjeuner, on a parlé d’autres ouvrages que je pourrais faire. Je devrais dire : « je peux mourir maintenant » mais je n’ai toujours pas nagé avec un requin, donc je me tais.

Bref, je suis heureuse en ce moment, il n’y a rien que j’aime plus que d’écrire alors j’ai décidé de me lancer dans un projet titanesque, un roman (tintintin). Comme ça, si c’est dit et bah je suis obligée de le faire, sinon après je passerais pour une mythomane poule mouillée mal habillée.
Sinon, j’aimerai faire gagner deux livres sur ce blog. J’ai bien pensé à « celui qui m’offre la plus belle paire de chaussures gagne » mais je suis sûre que vous êtes tous qu’une bande de rats. Donc j’offre « Le cahier sexo des paresseuses » aux deux personnes qui me proposeront une idée d’article complètement WHAT THE FUCK. Un exemplaire dédicacé (huhu, comme les grands) avec en prime une photo du chien que j’avais quand j’étais petite et un dessin de leur choix !
J’écrirai bien sûr, sur vos deux sujets imposés, pas forcément du sexo, je peux parler d’exoplanètes de DSK ou faire un poème sur votre mère en short à Puckhet. J’attends vos propositions avec hâte.

De l’amour sur vos maisons comme ne disait pas Shakespeare.

Ps: Si vous voulez acheter le livre en toute discrétion (et donc soutenir ma carrière d’auteur et me permettre de manger des Dinosaurus) : Amazon. Sinon il est dispo à la Fnac et dans pleins de librairies pour 7,90 € (oui mon poisson n’est pas si cher, et orgasme à la clé s’il vous plait). Et si vous voulez me donner votre avis, mon mail dans à propos.
Ps2: Je ne sais pas si vous connaissez cette sensation de fierté, mais je pousse ceux qui ont des projets perso un peu lourds à se jeter dedans la tête la première. La satisfaction qu’on en retire est bien plus haute qu’un orgasme, une pilule d’exta ou qu’une rediffusion de Code Quantum.

zigouigoui

Ce n’est pas du tout un au revoir.

26 mars 2011

EM

Il suffit d’une étincelle, un petit court-circuit de merde pour briser le coeur de centaines, de milliers de personnes. Il suffit qu’il soit tôt le matin, une étincelle et tout meurt. Il suffit qu’il y ait un peu de vent, que l’électricité se transforme en flamme et grignote le bois de ceux qui prennent des verres. Il suffit que le feu se traîne, alcoolique, il vide le bar. Puis il grimpe, il grimpe et embrasse mortellement les marches. Au balcon il jubile, comme une bête assoiffée il en redemande, il s’excite, il s’agite et embrase le toit.

Le toit, l’histoire, Gustave Eiffel. Il se délecte de tous les souvenirs. Il se nourrit, ils explosent et viole les souvenirs des milliers de gens qui sous ce toit ont vécu des moments précieux. Part en fumée l’amour, l’alcool, la musique, les notes, la transe. Il jouit, il perce et laisse entrer sa maîtresse : l’air. De leur union naît l’appel. Petit être malin, dévastateur et bientôt l’immense salle est souillée de flammes. La scène, le plancher… Tout part dans une noire fumée, le ciel de Paris est en deuil. La salle expire rouge, brûlante, comme morte.

Il suffit d’une étincelle. Une mauvaise. Pour ruiner la salle qui nous accueille depuis deux ans, celle qui a nourri mon stress, ma passion, mes amitiés, mon amour. J’ai tellement partagé là-bas qu’aussi graves et dévastatrices les flammes ont été, elles n’ont pas pénétré ma mémoire. On ne mettra pas l’Elysée Montmartre dans une urne. Un jour, on remontera sur scène et je montrerai mon majeur à l’étincelle. Les larmes éteignent le feu, notre coeur ranimera ce lieu.

Nous serons là pour le rassemblement, à 16h pour soutenir et aider tous ces gens qui oeuvrent pour que nos nuits soient courtes. Pour se faire des câlins, pour dire au revoir à l’ancienne salle et souhaiter qu’elle devienne le phénix de Montmartre.

zigouigoui

En vrac #112

15 mars 2011

Navie.fr était tout cassé. Figurez-vous qu’un robot spammeur a tenté de hacker mon blog. Je me sens violée dans mon intimité rédactionnelle. J’ai décidé de tout mettre sur le dos d’espions Tchèques.
En ce moment je suis sur le feu (j’ai l’impression de dire ça depuis trois ans je sais). Plein de merveilleuses nouvelles, dont UNE très cool, mais comme j’ai pas encore signé, je peux rien dire. L’indice du jour « to bite or not to bite » voilà, vous pouvez jouer au Cluedo maintenant.
En vrac, des news, du love, du hug, du grrr.

les-goonies-1985-

1. En ce moment je pense beaucoup à Willy le Borgne. Genre tous les jours. Je ne sais pas pourquoi, il m’obsède. Je trouve que c’est le personnage le plus mélancolique de mon enfance, mort seul sur son trésor. Puis il a un côté Geneviève de Fontenay qui m’émeut.

2. La confession du jour : Black Swan c’est vraiment pas aussi ouf qu’on le dit et personnellement, je ne trouve pas que Nathalie Portman soit bonne. Vous pouvez me jeter des bières. Je sais c’est LA girl next door, elle est mimi et bien foutue et oui elle joue bien… Mais je la trouve hyper booOOOooring physiquement. Voilà, ça soulage. Surtout quand 90 % de mes potes bavent dessus. Si j’ai le malheur de dire ce que je pense on me taxe de jalousie.

C’est nul de ne pas avoir le droit de dire : « mouais Scarlett Johansson, pas mon délire » sans être immédiatement regardée comme une fille aigrie qui bouffe des chips en s’étranglant de haine devant les top models. J’en profite pour passer un message : Christina Hendricks, c’est quand tu veux, où tu veux, même sur un poney-dauphin…

3. J’aime pas le loooong moment de solitude que je traverse toujours avec les vendeurs de roses à la sauvette. Tu dis un poli « non merci » (parce que le dieu du second degré me coupe les couilles si je réponds : « on a déjà baisé ». Sauf si je dis ça à propos de ma mère et moi, là ce serait drôle). Bref, je refuse et là le mec reste toujours planté avec un sourire muet au moins, une minute. Alors je le regarde, tout aussi souriante et il ne se passe rien. J’ai l’impression que ce moment dure autant que In the mood for love.

De loin, le vendeur de roses et moi offrons le spectacle d’un couple débile qui se regarde au-dessus de fleurs qui auront la durée de vie de l’hymen de Zahia. J’aime pas pas pas.

4. J’ai une méchante addiction pour Senscritique. Je regarde environ un film par jour et certains week-end, comme avant hier, au moins 6. Je me fais ensuite un plaisir de les noter et de les mettre dans mes listes à la con type : « les filles qui ont des couilles » (films avec des filles qui se tapent comme des ouf en talons) ou « si tu continues je te fous en pension » (films qui donnent envie à n’importe quel enfant de brûler son doudou plutôt que de partir en internat)( »Sleepers » par exemple).
Le système de Senscritique est intelligent, il m’a permis de dénicher des perles que je n’aurais jamais vues… Genre « The Human Centipede« . Qui est plus un bout de foie séché qu’une perle, c’est vrai.

5. Les Américains m’ont beaucoup énervée à cause de ça. Quand un blanc bec de 20 ans dit « gogogo Tsunami » parce que les Japonais n’ont que ce qu’ils méritent ( => Pearl Harbor ) dans ces moments-là j’ai envie de boycotter toute l’industrie américaine. Ca ne dure qu’une minute (le temps de lancer « Yes Man » en ouvrant un coca light, une crumpette au sirop d’érable dans la main). Mais quand même j’étais fâchée.

6. La dernière fois au travail j’avais le boyau de la rigolade.

7. La médecine du travail me déclare apte à bosser dans l’agence. Sous réserve que mon employeur me commande un repose pied, car les sièges sont trop hauts pour moi. Je ne sais pas si c’est drôle ou gênant, j’ai toujours eu du mal avec ces notions. Plutôt crever que de vous parler de mon jardin secret, mais par contre vous raconter mes urgences gynécologiques pas de soucis…

8. Je nourris un sentiment malsain envers quiconque voit du pays en ce moment. J’en suis à masquer les publications de mes potes en vacances. Dans le métro la connasse sur l’affiche de Look Voyages a failli se faire cracher dessus. La pauvre n’étant déjà pas gâtée avec son slip de bain années 90′. Mais je ne sais pas cracher, j’ai jamais assez de salive. Tiens c’est comme roter, j’ai une petite soeur elle te fait l’alphabet en rots, moi jsuis nulle. J’ai besoin de voyager. Même Dunkerque je prends. Je reviens sur ces paroles au cas où l’on m’offre un week end… même Miami je prends, c’est dire !

9. Le médecin m’a dit « votre piercing sur la langue c’est un peu dépassé non ? ». Elle portait des chaussures mi serpent-mi léopard. Je l’ai regardé comme quand j’avais 8 ans et que ma mère zappait « Une nounou d’enfer » pour mettre les infos de TF1. Puis c’est pas comme si je portais un string papillon à paillettes non plus.

10. J’aime bien mettre 5 pop-corn dans ma bouche et un Chocoletti et mâcher le tout en même temps. C’est une des choses les moins glamour et les plus jouissive qui soit. Avec le sexe et les décollages d’avions de compagnies Low cost.

Voilà. Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais j’ai vu des oisillons dans un nid en face de chez moi, c’était tellement joli que j’avais envie de ramasser des branches pour aider les parents.
Sérieux, niveau bouffe d’ado rapide et trop bien , y’a mieux que les pères dodus??? I don’t think so.

zigouigoui

Le baiser est la plus sûre façon de se taire en disant tout

01 février 2011

C’est dans l’ombre, quelle que soit la pièce, le lieu, la personne, c’est dans la pénombre les yeux clos qu’il pénètre ma bouche. Il a commencé par frôler mes lèvres, mon nez, il a mordu mon cou… s’est doucement qu’il a glissé sur mon buste, puis il a lentement remonté sa bouche le long de ma gorge pour enfin m’embrasser.

naviie
C’est comme ça, souvent, qu’ont lieu les merveilleux baisers et quelle que soit la pièce, le lieu, la personne… quand l’envie est là, c’est toujours… pffff (= ça veut dire que ça défonce sa grand-mère en short de bain, mais c’était pas hyper sexy dit comme ça).

Je me souviens précisément de mon premier baiser. Peut être que comme moi, vous vous êtes entraînés comme des galériens dans votre main (huhu), peut être que comme moi votre cousin vous a grillé scotchée comme une limace contre une vitre en train de murmurer « Oh Mousseline » (long story) (un jour je vous raconterai pourquoi Mousseline).

C’était un été, brûlant, dans une tente, c’est un des souvenirs les plus émouvant que j’ai, il partait le lendemain (je ne vous dis même pas à quel point j’ai pleuré, on m’aurait découpé une jambe avec des ciseaux Mapped que j’aurais fourni le même seau d’eau salée), il s’appelait Sylver et pas une seule fois je l’ai charrié sur son prénom, alors que… (Allo??? il s’appelait SYLVER quoi) (un coucou à tous les Sylver au passage).

Il y avait du vent, c’était doux, d’un érotisme insoutenable… Comme c’était bien. Je n’ai plus jamais recroisé cet homme.
Je suis une nostalgique de cette époque où embrasser quelqu’un ça comptait autant que des cacahuètes dans un Sundae. Avant de passer dans le camp de « ceux qui l’ont fait », avant cette histoire de largeur, de MST, de peur d’avoir mal, d’hymen et de 172 dossiers sexo Bravo Girl, étudiés caché dans les toilettes pour pas qu’on vous grille… Avant tout ça, ce qui comptait c’était d’embrasser. De 12 à 15 ans c’était l’unique préoccupation même. Et quand tu sortais avec un mec, tu passais l’après-midi chez lui, bouche contre bouche à chatouiller ses lèvres en écoutant Radiohead (trop underground wuhoo) et la terre ne tournait plus. Ou alors très vite, puis de toute façon tu t’en foutais, le monde c’était de la merde et t’aurais seulement emporté une brosse à dents et ton CD deux titres de Coolio pour le suivre au bout du monde en RER.

Le baiser on n’en fait plus grand cas aujourd’hui. On s’emballe en soirée entre copines parce qu’on se prend pour Katie Perry ( Lala je suis TROP une biatch coquine lesbienne hihi) (boring), on sort à nos potes des « Nan il s’est rien passé, on s’est juste embrassé ». Puis en couple passé 1 an, on ne se roule plus de grosses pelles, sauf quand on fait l’amour. Le baiser est plus lié au sexe qu’au jeu (ceci est une étude menée auprès des couples qui m’entouren). Donc on se smack distraits ( »Coucou chéri ça va » )… Tristesse.

Si on ne joue pas avec nos bouches, si on n’entretient pas cette dimension éminemment sensuelle dans notre quotidien à quoi bon avoir passé des heures à s’entrainer à 13 ans, je vous pose la question??

Pour moi la magie d’une rencontre se déploie au moment précis où l’on frôle les lèvres de l’autre pour la toute première fois. Il y a quelque chose qui se réveille de l’ordre du mystique. Et je ne parle pas de sentiments, mais d’attraction, de langueur, de violence confuse, de douceur faussement sage. Les yeux clos, l’abandon, les prémisses, le souffle court, l’éternité devant soi. Une langue qui en caresse une autre, va finalement me faire voler bien plus haut, que Julia Chanel à quatre pattes qui crie qu’elle est « une vilaine fille » (alors qu’à 40 ans on dit « une vilaine Milf »).
Attention je ne dis pas que le sexe c’est secondaire, mais moi quitte à aller à Disneyland, je choisis l’option Pop Corn, parade nocturne, montagnes russes et sabre de pirates des caraïbes (no way que je mette les oreilles de mickey). Je ne boude aucun plaisir, et n’en délaisse aucun. J’accorde simplement au baiser la place qu’il mérite : loin loin au panthéon des plaisirs qui font se mordre les lèvres..

Je ne pouvais passer à côté de ce clip, qu’on ne regardera jamais assez. Et qui a l’art de raconter en un plan séquence ce que j’ai essayé de poser en des centaines de signes.

Et pour les chafouins de Demon qui l’ont vu 1000 fois et sont blasés, mon collègue Mo m’a rappelé cette scène de Cry Baby (quand Johny Depp ne boudait pas la brosse à cheveux).

Dans l’art de la séduction, le premier regard est l’introduction, le sexe la conclusion… et en trait d’union : le baiser. Les trois indispensables du jeu.
Amusez-vous bien (et racontez-moi!).

zigouigoui

Dans les ailes d’un oiseau je te survivrai

29 janvier 2011

Bonneannee2011

Nadine de Rothschild a dit que je pouvais souhaiter mes vœux jusqu’au 31 janvier… alors (procrastination powaa) :

De l’amour, des fous rires qui font pleurer, des câlins d’amitié, des sourires qui font rougir dans le métro et des sous, aussi, parce qu’avec, on peut acheter des Pim’s.

Je suis bien heureuse, parce que cette année encore je n’ai tenu aucune de mes résolutions, et je crois que c’est ça le vrai défi finalement, se faire croire en Janvier plein de trucs du genre : “Cette année je serais plus bonne, plus riche, plus humaine, moins faible, plus ferme, moins chouineuse…” et réaliser le 31 au soir, qu’on n’est pas devenu la Miss France qu’on croyait vouloir être. On reste celle qui a du mou sur la cuisse, se coince des sextoys sur le front, fume un paquet de clopes d’ado par jour , ne sait pas sa table de sept, ni manger proprement des cupcakes, et qui dit à sa banquière que c’est le chien qui a volé sa carte bleue. Bonheur.

Avant toutes choses, donc, mes résolutions 2011 :

Rafermir mes cuisses
Arrêter de fumer des clopes (d’ado)
Ne pas se coincer de sextoys (où que ce soit)
Savoir sa table de 7
Apprendre à manger des cupcakes proprement
Faire mes comptes

L’an dernier j’ai passé mon reveillon à New York affalée devant la télé avec mes potes. J’admirerais les touristes congelés, agglutinés et sponsorisés par des chapeaux Nivéa, regarder la boule descendre sur Times Square. Nous avions abandonné l’idée de se taper 6h de froid New Yorkais alors qu’on pouvait le voir de nos yeux à la télé enfouis dans le Meatpacking. Et c’était bien.

Cette année j’aurais pu le passer dans une cave décorée au bolduc et embrasser gênée tout plein d’inconnus à minuit pile ( « ahah euh… bonne année euh Monsieur » ), mais avec le fuckin sexy mother fucker prince charmant, on a choisi l’option : vider des bouteilles de champagne, en bouffant des croques monsieur et en se foutant de la gueule de la coupe mulet de Jean Pierre François dans le clip “Je te survivrai” sur Direct Star.
Boire, faire l’amour, manger gras sur une B.O 100% 80-90…. je sais, vous enviez mon jour de l’An.

Bon. Je sais je vous promets sans cesse d’écrire plus, mais je n’arrive pas à me forcer, pardon. J’en profite pour remercier les lecteurs qui m’envoient des mails parce qu’à chaque fois ça me fait comme une intraveineuse de Barbapapa.
Et puis, pour fêter la bonne année, j’ai programmé un article sur les langues à venir cette semaine, je sais je commence bien, plus que 6 mois et je m’inscris à Miss Nationale.

Je vous aime. (c’est con mais les gens qui me connaissent irl savent que c’est vrai)

Et hop, cadeau bonus la cartes de vœux de ma boîte, qui a mis tous les employés  à contribution (sur nos heures de travail rassurez-vous) pour vous en souhaiter une belle. J’ai l’air d’une dinde dedans, je sais, mais c’est le rôle ma pauvre Lucette.

Ps : Aucune peluche n’a été maltraitée pendant ce tournage.

zigouigoui

Pshiiiiiiiiiit

08 décembre 2010

Bon pas de galipettes tout nu aujourd’hui. Oui, aujourd’hui je me pose la question que tout occidental égoïste sans vrai souci de survie se pose : devrais-je aller voir un psy?J’ai besoin de votre avis, non pas sur mon cas, mais plus généralement, sur l’intérêt. Est-ce que de nos jours aller voir un psy, c’est pas comme appeler S.O.S médecin dès qu’on a un rhume, est-ce que c’est pas comme prendre des antibio trop souvent et donc ne plus avoir de défense psychologique?

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Pour l’instant le pas n’a pas été franchi vraiment. Je crois que j’ai trop d’égo, je me crois peut-être au-dessus. De la même façon que je choisis l’auto médication 9 fois sur 10, je m’auto-analyse tout le temps. Je suis un cas clair comme de l’eau de roche.

Enfant du milieu. Parents divorcés très tôt. Père absent. Frère/Soeur qui réussissent, complexe de supériorité intellectuelle, complexe d’infériorité physique, peur de l’abandon, pathétisme latent,  besoin de lumière, racines grasses pointes sèches.
Bref, je n’avais pas besoin d’un psy, j’avançais j’évoluais, je me remettais en question etc. D ans le genre je suis hyper dure avec moi, voir impitoyable.
Sauf qu’il y a eu 7,1 mm. Et aussi forte que je puisse être, aussi entourée, aussi amoureuse aussi tout ça… J’arrive pas à avancer.
Aujourd’hui ça fait pile un an. Jour pour jour je veux dire. J’en crève pas, j’arrive même à donner le change, mais au fond, je sens que ça je ne peux pas le gérer dès que je ferme les yeux.
Et si finalement, ce blog était mon divan.

zigouigoui

Calendrier de l’avent

02 décembre 2010

Le 2 décembre 1989, je me glisse dans la chambre que je partage avec ma petite sœur. Cette dernière, si mignonne doit être en train de chanter une comptine de noël à son Bisounours ou d’embrasser les fleurs. Ma sœur aurait dû jouer dans une campagne pour la fertilité, elle aurait donné envie à n’importe quel couple d’avoir un enfant.
Je crois au contraire, qu’avec quelque vidéos de moi, la Chine n’aurait pas eu à débourser un centime pour favoriser l’enfant unique.

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20h15 je m’apprête à commettre un méfait dont on parle encore aujourd’hui.

Par pure tradition chrétienne et capitaliste, mes parents nous ont acheté un calendrier de l’Avent. Un, d’un très bon chocolatier avec les dessins réalistes d’un village russe et d’enfants en manteaux d’hermine qui jouent dans la neige (je ne sais pas si cétait très réaliste, mais c’est très bien fait).  Quand t’es petit tu détestes les beaux dessins, tu préfères les couleurs vulgaires et les formes bien débiles d’un bon kinder des familles. Mais mes parents, c’était pas le genre à mettre une canette de coca-cola dans un pique nique.

Bref, je pique discrètement le calendrier et ouvre toutes les fenêtres. Je récupère les petits chocolat et referme le tout avec soin. Je repose le calendrier, ni vu ni connu.

Un enfant normal quoi. Oui mais moi, je suis plus looseuse que ça. J’ai décidé qu’avec cette poignée de gourmandises j’allais me faire du chocolat fondu. Rapide tour d’horizon de la chambre, impossible d’aller jouer avec les plaques chauffante de la cuisine, ma mère m’aurait grillé en deux secondes… enfant opprimée je vous dis… puis là MIRACLE, éclair de génie, avec la lampe au dessus du crâne et tout : LE RADIATEUR (hin hin hin).

Je pose mes 22 chocolats dessus, pousse le thermostat à fond et ça commence à dégouliner dans la bonbonnière rose. MMmmmmm.

J’entends du bruit dans le salon, alors je me presse, et je me mets à lécher le radiateur.

Un radiateur, à l’ancienne, une température d’au moins 23°c, une taule brûlante et un engouement tel que j’ai dû mettre quelques secondes à réaliser que je me brûlais sévèrement.

J’ai hurlé si fort. Ça sentait le chocolat calciné et le cochon grillé. Ma sœur a dit « oh oh » et ma mère est arrivée avec son air de « qu’est ce qu’elle nous a encore inventé Momo ».

On est le 2 décembre 2010, ma langue va bien, ce souvenirs a 21 ans.

Je vous ai dit comment j’ai fini aux urgences à cause de clémentines? Comment j’ai bu l’eau des toilettes avec du canard wc dedans pour pas sentir la clope? Comment j’ai oublié d’effacer le crayon de papier d’une signature copiée de mon père? Comment je me suis fait punir pour « recel » dans la cours de récréation à 8 ans? Comment j’ai failli ramener les services sociaux à la maison, parce que j’avais fait croire à la maîtresse que je vivais dans un placard? Comment j’ai falsifié mon carnet de correspondance à 6 ans?

Je vous donne envie d’avoir des gosses hein?

zigouigoui