i’m back

14 décembre 2009

Je reviens demain.

Pardon d’avoir été longue.

En même temps j’ai presque failli mourir.

Puis j’avais des pim’s à l’orange plein les doigts… Jpouvais rien écrire.

On se voit demain mes belettes de noël?

zigouigoui

Les 7 secrets capitaux

12 décembre 2009

J’ai été taguée par ma copine Nadia Wicker. Tu sais ma copine mannequin, photographe, et maquilleuse. Oui celle qui fait des fuckin’ sushis et qui est gentille. Oui oui, celle qui m’a prise en photo en faisant croire à tout le monde que j’étais une grosse bombe. Oui elle est très drôle, oui, une fille simple et naturelle….halala…

nadiabombaconasse©Nadia Wicker

Parfois je me demande comment je fais pour être amie avec, tellement elle est trop bien. Ah oui, elle a ce supplément d’âme qu’ont les gentils… on ne peut que l’adorer… Hum… Pute !

Bref, elle m’a taguée  et ça faisait bien longtemps que je n’avais pas vu de chaine sur les blogs, puis vous avez tellement été concerné dans les derniers commentaires (d’ailleurs je vous ai tous répondu) que je me suis dit allez, pour Noël, cadeau !

En fait j’ai été nominée « Awesome blogueur ». Le premier mot jsais pas ce qu’il veut dire, mais je peux vous dire ce qu’il m’évoque : un pudding  avec de la chantilly rose dessus et des ptites noix caramélisées… Va savoir pourquoi. Donc je devrais vous avouer  7 trucs que vous ne savez pas sur moi, mais je fais que ça ici, moi, de vous parler de moi moi moi.

Heureusement je suis une fille pleine de ressources. J’ai réfléchi longtemps, très fort, tout rouge…

1.       Mon sapin de noël :

En ce moment quand je le regarde, je me dis que je suis vraiment une vielle garce de l’ouest d’avoir commandité le meurtre de ce pauvre arbre qui faisait chier personne a fabriqué sa sève et servir d’urinoir aux chasseurs. A cause de moi, il a été cisaillé, exporté et trône désormais  au milieu de mon salon, maquillé comme un travesti qui a passé la quarantaine.

Quand je bois mon café le matin, je le regarde agonisant, perdant ses épines, affublé de 98  boucles d’oreilles alors qu’il a même pas d’oreilles. Mon sapin a l’air d’avoir été violé par Valérie Damidot. J’ai honte.

L’année prochaine je ferais une chaise de noël, ces putes le méritent :

2.       Quand je dors avec quelqu’un, je ne supporte pas de me réveiller avant. Faut savoir que je suis un ours le matin, qu’il me faut mon café parce que « aaah sa race d’afghan,  j’ai encore rêvé que j’étais une citrouille d’Halloween et qu’on avait oublié de me mettre une bougie. Vexée j’allais chez ikea et il ne restait plus qu’un chauffe plat parfum canard wc … »

Bref, quand je me réveille avant, j’ai super hâte que l’autre sorte du lit pour bavarder, et comme l’autre c’est le même ours que moi, je m’’ennuie et je boude. Bref, le matin chez nous ça ressemble pas à une pub Ricorée des années 90… Ceci dit, capillairement, heureusement.

3.       Mon doigt préféré c’est l’index. J’ai longtemps hésité, un an au moins. Mais tout le monde aime :

Son petit doigt « hihi trop mignon »

Son annulaire « hihihi c’est la place de ma bague 178 carats »

Son majeur « Hihi jsuis un gros rebelle  jfais des doigts »

Ou son pouce « hihihi j’adore ma vie »

Dans tout ça l’index c’est le parent pauvre de la main. J’ai donc décidé de le préférer aux autres. C’est dit.

4.       Je ne crois pas que l’amour dure trois ans, je lis avec intérêt les études sur le sujet et je dois avouer que le cycle : « passion, tendresse, ennui » est réaliste. MAIS cette demie mort annoncée je la refuse, après tout, même si la chimie en a décidé autrement, j’ai envie d’user de naïveté et de créer mon propre cycle de 72 ans« envie – passion – passion –bonheur – shockobons –sexe  -  fruit de la passion j’aime quand tu touches – mariage – boule de neige – tokyo – chantilly – sexe –plan à trois – oh vas y francky c’est génial … ».

5.       J’arrive à écarter tous mes doigts de pieds simultanément et à faire dire bonjour à mes deux petits petits doigts pieds ». (Information capitale en cas de panne de voiture, d’idées, besoin de diversion avec ma banquière etc. )

6.       J’ai eu moins de mecs qu’Amanda Lear… ça m’aide à penser que peut être, à son âge je ressemblerais plus à grand-mère feuillage qu’à un bresilien.

7.       Jte dis paaaaaaas.

Euh alors il faut que je refile le loupiau, à d’autres blogueurs, mais  plus personne ne répond aux chaînes depuis 1845, même quand tu menaces de mort et de malédiction sur 78 générations… Mais comme c’est la règle,  je lance cette chaine à Jean Sarkozy, Karl Lagerfeld, Nicolas Hulot et Jean Miaou le poisson combattant de Larouquine.

zigouigoui

La licorne

27 octobre 2009

Quand j’écris pour la presse magazine, en gros quand je suis payée, je suis sérieuse. Une bonne journaliste teste les produits dont elle parle et si un jour je fais un article sur le potentiel sexuel de Sawyer dans Lost, je serais dans l’obligation de le tester une nuit au moins… ça s’appelle être professionnelle mon lutin.

Donc, je reçois des produits à tester, c’est généralement un gros moment d’euphorie à la maison, quand je trouve le post it du gardien : « vous colis madame chez moi ». Le gardien de mon immeuble est français, c’est juste qu’il est très souvent bourré. (Heureusement qu’il n’ouvre pas mes colis).

Celui-ci je l’ai ouvert chez une copine, en présence de ma sœur. On matte les menottes (des vraies, pas des trucs de biatch en fourrure qui s’explosent en deux mouvements), on caresse l’Opéra tout doux et HO la petite nouveauté « La ventouse de parme ». Ha oui je ne reçois que des sextoys et des trucs sur le couple, où le cul hein.

J’ai toujours trouvé les sextoys ventouses chelou et la grosse gamine en moi n’a pas mis 4 secondes avant de vouloir le ventouser partout… Table basse, dos de ma petite sœur et là idée de génie…

poneylicorne

Pourquoi, pourquoi ô rage ô désespoir il a fallu que quelques secondes après avoir eu cette image en tête,  je la reproduise, sur moi. Je voulais être une licorne.

Vous vous doutez bien que je ne fais pas un post en mode, hihihi que je suis con, baisez-moi… Fallait bien que ce soit la lose complète ct’idée. Oui parce que mon bon monsieur, Je n’ai gardé ma nouvelle corne QUE 5MINUTES et quand je l’ai enlevé ma sœur a fait une drôle de tête. Deux heures plus tard, la trace rouge de la ventouse a viré au violet façon suçon. Quatre heures plus tard (et une bonne dose de fond de teint) j’étais à une soirée et je m’expliquais environ toutes les demi-heures sur ma trace très suspecte… Petit quart d’heure de gloire, photos à l’appui, je suis la fille à la licorne, où comment renverser une lose en acte triomphal de « moi oh je ne me prends pas au sérieux, j’ai les stigmates d’un sex toy ha ha ha ». Le lendemain, j’ai fait une séance photo pour un site de vêtements en ligne grandes tailles, la maquilleuse a bien camouflé le bleu… Non sans me demander ce que j’avais eu…

bap4

(pardon pour les pixels c’est une photo de téléphone crade)

Résultat du test : On est mardi, j’ai toujours la marque, mais je peux vous dire une chose : les sextoys de softparis c’est de la putain de cam. A mon avis même ventousé sur le cockpit d’un 747, tu t’enfiles ce machin et tu ne tombes pas. Je crois que je vais le conseiller aussi au cow-boy, un taureau bien maîtrisé c’est un taureau à qui l’on a ajouté sur le dos une ventouse parme.

Sans transition, un j’aime/j’aime pas, parce que ça fait longtemps.

Piratewench

J’aime quand je suis malade me shooter à l’inhalation de baume du Pérou… la vie est bien plus fun après.

Je n’aime pas trop trop quand je suis malade et que la pharmacienne me demande de quelle couleur je mouche … -_-

J’aime bien quand une maquilleuse me dit « Hum vos joues à maquiller elles sont top » parce que je ne sais pas ce que ça veut dire, mais ça a l’air chouette.

J’aime pas quand le gardien m’ouvre sa loge torse nu, avec un peu de bave au coin de la bouche et qu’il met quelques minutes à me dire « queyasequec’est ? »

J’aime bien expliquer à mon robot mixeur d’oignon, que si j’appliquais les lois d’Asimov il finirait à la casse.

J’aime pas le petit monsieur dans Carnival, ni la femme à barbe.

J’aime pas quand on me demande dans une soirée « tu fais quoi dans la vie » parce que c’est un peu compliqué, et que j’ai souvent deux grammes dans les bras.

J’aime bien cette interview que le Docteur Morisset, gros bâtard que j’adore, a faite de moi.

J’aime pas, quand je rentre d’une soirée, m’apercevoir qu’il me manque une chaussure, comme samedi soir… surement à cause des deux grammes, mais merde Pénélope est partie à Portland fallait que je noie mon chagrin

Putain ce que j’aime lire vos commentaires de mon précédent post. Merci.

zigouigoui

I will, lay me down, in a bunker, underground…

21 octobre 2009

Je n’étais pas sûre d’avoir envie de vous en parler et je pensais que ça allait passer plus vite. La plupart des gens qui me connaissent sont au courant de la cause, mais pas des conséquences. Au moment où tout va bien dans ma vie, où professionnellement je décolle, où j’aime un homme qui rempli notre maison de post-it avec inscrits dessus des ptites private joke d’amour… Je ne dors plus.

Mes insomnies, sont arrivées sans que je les distingue, je croyais que je me décalais, que je n’arrivais pas à me coucher parce que j’ai une vie plutôt stressante, tout aussi excitante et des millions de projets.

Mais en vrai, si je ne dors pas, c’est que quelqu’un a détruit en quelques mots, ce que j’avais mis dix ans à caler : ma solidité.

L’histoire est un peu trop compliquée et bien trop glauque, pour que vous en compreniez les tenants et les aboutissants. Mais il y a quelques semaines, un dimanche de fin d’été, un dimanche de Brunch, de famille, de copine et de feu de cheminé… J’ai reçu une nouvelle, qui je pense, fait que je ne serais plus jamais la même. Beaucoup de mes amis, ne comprennent pas ma réaction violente et me disent que mon père est simplement un psychopathe néfaste, qu’il ne me mérite pas et que je devrais simplement ne plus le calculer. Mais ce dimanche là, mon portable dans les mains,  j’avais 6 ans et demi et j’ai eu mal à en crever.

Tout m’est revenu et même ce que j’avais consciencieusement enfoui dans un coin. La clé de ce coffre était ses propos, son texto a ouvert ma boîte de pandore.

Je ne suis pas une personne qui a beaucoup souffert, j’ai eu des coups de blues, des ruptures, il y a eu des décès et des malades, comme pour vous tous.

Ce dimanche, ses mots étaient comme des aiguilles fines. Elles sont entrées dans mon cœur, se sont agitées et ont essayé de tout déchiqueter. Simultanément, il y a eu un foulard. Il s’est noué autour de ma gorge, est s’est lentement tendu, jusqu’à ce que je ne puisse plus respirer.

On était avec mon amie et le Fuckin Prince et tout leur amour et leur gentillesse n’ont pas suffit à recoller 27 ans… Quand mon amie nous a quitté, elle a du emporter ma pudeur car je me suis effondrée avant même d’avoir atteint la porte de notre appartement. Deux heures plus tard, je ne retrouvais toujours pas mon souffle. Depuis je le cherche, il y a ce poids sur ma poitrine, cette aiguille qui s’agite, cette douleur qui me fait peur.

J’ai essayé de faire bonne figure devant toi, je me suis remise au travail, je t’ai fait l’amour, je t’ai écouté tomber amoureuse, je t’aide à monter notre projet, je travaille à ce que tes écrits soit publiés. Mais en vrai les copains, j’ai mal. Je twitte du lol, je mange de bon cœur, je ris beaucoup, donnez moi un oscar, parce qu’à quatre heure du matin, quand plus personne n’est là, je me retrouve face à mon nombril et perlent des putains de larmes que je ne contrôle pas.

Si j’écris tout ça, c’est que cette situation ne me ressemble pas, moi quand je vais mal je suis un petit robot qui avance tête baissée, mais merde là j’y arrive pas, et j’en suis désolée. Pourtant j’essaie.

Le dimanche 4 octobre,  à 17h58 et 20 secondes, en 19 mots et trois points de suspensions, un homme m’a brisé le cœur et depuis je tombe.

Ps : Je n’appelle pas au secours, j’avais juste besoin de le dire. C’est un travail important, que tous les gens qui n’ont besoin de personne doivent faire, oser dire : je ne vais pas bien. C’est un putain de pas pour moi.

Ps2 : Rassurez-vous je ne travaille pas chez France télécom ;)

zigouigoui

The present tense

15 octobre 2009

karl-lagerfeld-audrey-tautou

Cher Monsieur Karl,

Je suis au regret de vous annoncer, que suite à vos récentes déclarations dans la presse allemande, je me vois dans l’obligation de rejeter votre futur demande de collaboration avec moi.

J’ai bien sûre poser les « pour » et les « contres » à l’idée de devenir votre principale égérie pour les campagnes publicitaires Chanel. Et c’eut été un plaisir, d’être le nouveau corps des créations lingeries, sac à mains ou  bijoux de la marque. Mais vous avez poussé le bouchon trop loin mon petit bonhomme, en affirmant que dans la mode « Personne ne veut y voir des femmes rondes ». Permettez-moi de lever la main bien haute, une main parfaitement manucurée au rouge noir n°18 de votre collection, pour affirmer que moi j’ai envie de voir des formes sur les podiums. Et puis alors BRAVO Monsieur pour cette réplique digne d’un styliste de chez Kiabi : « Vous avez de grosses bonnes femmes assises avec leur paquet de chips devant la télévision qui disent que les mannequins minces sont hideux ». Clap clap pour le cliché de la dame obèse qui se gave de chips, traine en jogging peau de pêche toute la journée et qui, aigrie, vomi du gras sur les frêles et fabuleuses mannequins taille 18 mois. Laissez-moi deviner, dans votre vision LA grosse, elle a une permanente, des racines noires, des pointes peroxydées, un chien qui jappe et qui s’appelle kiki ?

Ah non, là Monsieur, vous pouvez me supplier, je refuse de clore le défilé Automne-Hiver 2011, vêtue d’une robe blanche en dentelle baptisée coco-navie en taille 44 (oui j’aurais perdu du ventre pour vous, Karl… mais ça… c’était avant). Mes parents auraient été fièrs pourtant, mais je ne vendrais mon âme à Chanel pour tous les sacs du monde (sauf le Kelly… mais c’est pas pareil).

Cessez de pleurer vieil homme tout est fini entre nous .  J’ai toujours respecté votre avant-gardisme, même votre queue je la défendais, pourtant… Mais vous avez été dépassé par vos propres névroses alimentaires. Vous qui êtes un ex-obèse, ne supportez plus la vision des gens qui ont choisi simplement d’assumer. Alors vous les bannissez de la Mode, avec un grand M parce que c’est un univers de «rêves et d’illusions ». Ce soir je suis désillusion et Moi avec un gros M, je vous bannie donc de mon avenir professionnel, même si vous avez plus perdu que moi, j’aurais pu vous aider à en finir avec cette fameuse queue.
Regrettablement, mais sincèrement,

Mlle Navie (ex-futur mannequin Chanel size +)

Ps : Si toutefois, au détour d’un grenier de la maison mère, vous trouvez une paire de Marie-Jane en 38 et demie, je pourrais à nouveau entamer un dialogue avec vous.

zigouigoui

Plus que 13 minutes du coup…

08 octobre 2009

Il y a quelque semaine j’ai participé avec ce modeste texte, à un guide qui sera publié par Hachette sur le thème de  » comment ohlàlà séduire un homme hihihi ». J’ai répondu à l’appelle de la géniallissime Caroline, l’auteur du guide,  que j’adore d’amour tellement elle est fun pour quelqu’un qui a accouché trois fois. Même pas peur.
Je suis tellement à la bourre dans mon travail que j’écris pas assez içi et je m’en veux. Du coup demain aussi j’écrirais. On parlera de « LOL ».

Puis vous vous en doutez… Navie News… Polanski, F.Mitterand… -_-

Ah oui, puis regardez qui fait la moudèle sérieuse pour ce reportage de 100% Mag (M6). En guest: Le fuckin’ prince (ses cheveux et son appareil photo), mon salon (rangé), mon bureau (devasté),  ma paire de chaussures rouges (belles belles belles) juste avant celles de Big Beauty au moment où elle vide son immense dressing! Mais il faudrait que je vous raconte, parce que pour moi, c’est un peu le début de plein de choses.

Mes conseils:

Quand on oscille entre désespoir, envie irrépressible d’être câlinée dans un pyjama en pilou-pilou avant la chute des premières feuilles et une dangereuse frustration sexuelle… On a tendance à croire que séduire un homme revient à lui mentir. On se transforme donc en reine du tunning, vous mangez des pavés de rumstecks de 500gr, vous buvez des litres bières et êtes soudainement pour la liberté sexuelle dans le couple et contre le dialogue. (Attention de la misogynie s’est glissée dans la précédente liste). En gros vous en faites des tonnes et devenez la femme idéale, un curieux mélange de meilleure pote, de mère et de catin.

S’inventer une identité, c’est le petit bain de la séduction car nager dans une piscine où l’on a pied avec une bouée en forme de dauphin c’est pas du jeu. Puis pour garder un homme, il faut être soi… Assumerez-vous toute votre vie de lui avoir dit lors de votre premier rendez-vous : « Nan mais attends moi le foot c’est vraiment ma vie, c’est simple j’a-doo-re ! »

Une séductrice, une vraie, sait se faire désirer pour ce qu’elle est. Et c’est là un art très délicat, car si par excès vous vous la jouez « Je te préviens je suis une chieuse, c’est comme cela et pas autrement. Puis les chaussettes sales et ta mère en pension, n’y songe même pas avec moi Pépère » il n’est pas dit que vous trouverez le bon, à moins que le bon soit un être soumis, qui aime les fouets et léchez vos talons dans des positions humiliantes.

Le tout est donc de trouver un juste milieu. Mise en situation : On vous présente un homme en soirée, appelons le Nicolas (au début je voulais mettre Léo, mais le garçon de l’exemple doit être majeure, alors ça marchecoloc’ de l’hôte. En gros vous ne savez rien de lui à part que c’est un homme (bière + chaussures moches+ chemise Célio+ after shave= homme). Voici 5 niveaux d’assauts pour qu’il en veule pas). Nicolas est le meilleur pote, du plus de vous (à éviter s’il ne vous plaît pas vraiment) :

- Niveau débutante : vous êtes de celles qui bafouillent, qui gaffent quand un mâle vous drague et vous plait ? Tentez le sourire silencieux. Tête-à-tête au milieu d’une fête, la musique est forte et un dialogue impossible essaie de s’instaurer comme les fesses de Beyoncé dans un slim. Un sourire : simple, efficace, à porter de toutes (sauf des édentées). Un sourire sympa, un qui traduit le simple fait que parfois il ne faut pas de mots. C’est l’étape du « je lui fais sentir que là tout de suite je suis bien en sa compagnie ».

- Niveau intermédiaire : vous faites partie de ces femmes qui sont capables de décrocher deux mots en face de bellâtres, vous charmez mais vous êtes encore intimidée, le genre qui rit nerveusement. Sache- le, c’est charmant mais ce genre d’attitude en dit trop long sur vous. Une bonne séduction c’est comme un soufflé, ça met longtemps à s’échafauder et dans les premières minutes faut pas se louper. On désamorce la situation délicate du « on est ici, exactement à ce moment là, pour savoir si plus tard dans la soirée ou la vie, on va vivre un truc ensemble ». On détend l’atmosphère en posant des questions. Les hommes sont comme des fils uniques âgés de 6 ans : ils adooooorent qu’on s’intéresse à eux. Faites-les parler, se dévoiler. C’est simplement idéal pour se faire une idée de la bête en face de vous. Pour ne pas subir non plus le monologue interminable de Monsieur, rebondissez sur le sujet qui semble être la base d’un point commun. Un point commun facilite grandement le rapprochement. Le rapprochement facilite grandement le coït. Le coït facilite grandement le rajeunissement de la peau. CQFD.

- Niveau détendue : Il ne faut jamais sous estimer l’humour et ses bienfaits dans nos tactiques d’approches. L’humour ce n’est pas une blague de cul racontée au premier rendez-vous et entendue le soir de Noël par un tonton Jean bien en forme. L’humour est une forme d’intelligence, derrière laquelle on peut tout planquer : kilos en trop, gêne, drague. Vous n’aimez pas danser ? Expliquez que vous ne vous produisez que devant un public de 80 000 personnes, c’est ça, ou rien, vous êtes une pro ! Vous êtes trop apprêtée et maquillée pour cette soirée qui s’avère finalement être un squat de potes à la cool ? Ironiser sur cela en sortant un « oh j’ai pris ce qui me venait sous la main, le maquillage, je suis née avec… Je sais, je suis chanceuse » et riez. Quand on rit, les gens vous suivent… Saufquand on fait un bide comme Arthur lors de son dernier show. Mais il a essayé au moins.

- Niveau exploratrice : Il est temps de voir ce que Monsieur à sous le capot (ceci est une métaphore, je n’ai pas pour habitude de parler comme un routier texan). Tentez le rapprochement physique. On se frôle, on lui ressert un verre en lui prenant des mains son gobelet. Juste pour le contact. D’ailleurs quand c’est l’heure de l’impact, c’est aussi l’heure de le regarder droit dans les yeux. Alors, je sais c’est dur et intimidant, mais forcez-vous à le faire grâce à une technique de manipulation mentale genre « si je le fais pas, je vieillirais mal, j’aurais une verrue sur le nez, je sentirais le chat de campagne et l’unique but de ma vie sera de rencontrer Jean Luc Reichman ». La règle d’or : Si vous faites un pas vers lui, il doit en faire deux. La vie est injuste, l’homme est celui qui doit fournir le plus d’efforts, mais ne vous inquiétez pas, un jour vous porterez peut être son enfant et là, c’est vous qui allez fournir le plus d’effort. Un pas contre une épisiotomie… L’homme reste toujours gagnant au jeu de l’amour.

- Niveau experte : Alors là ma cocotte, c’est pour la pouliche de compétition ce niveau là. Je tiens à préciser, qu’être une « experte » n’est pas synonyme de « professionnelle ». Draguer un homme qui nous plaît c’est sain, le faire de façon effrontée, ça peut être sexy. Être cataloguée fille bradée qui repart avec un mec au bras à chaque soirées… ça, comment te dire ma chérie… enlève un peu de mystère. Une vraie séductrice, c’est une fille honnête. C’est une fille qui au milieu d’une conversation passionnante avec ce qui s’approche d’être le spécimen parfait du prince charmant va le couper par un « tu me plais ». ca a de quoi en émasculer plus d’un je sais, mais après tout, être déstabilisé est une position très agréable. Quand un homme te gonfle, tu lui dis… L’inverse doit être aussi évident.

Voilà tout est dit. Enfin je n’ai pas précisé qu’il faut toujours être impeccablement épilée, que les dents ça se brosse trois par jour, comme la langue et qu’un regard sexy ne vaut rien s’il est surmonté de deux épais duvets broussailleux.

zigouigoui

Il parait que dans les pubs Colgate on blanchit les dents des acteurs?!!!

22 septembre 2009

chiens-retouches

Marre marre marre, ouais y’en a vraiment marre les filles, de ces médias qui nous agressent tous les jours en nous montrant des filles photoshopées qui nous filent des complexes. Elles terrorisent les petites filles, mettent la pression à leurs mamans. Ouais ouais ouais, s’trop injuste, parce qu’en plus en vrai, elles sont trop trop moches ces filles. Elles pèsent 50kg au lieu de 40, puis elles ont des cernes, de l’acné, peut être même des vergetures. Mais ça, ils le montrent pas hein, ça c’est pas vendeur hein… Tfaçon, les mannequins elles ne mangent pas, dans la vraie vie elles sont laides et connes, on devrait toutes les brûler…

Mon adorable chapon aux marrons, si un jour, j’écris un texte comme celui-ci, sans ironie aucune, tu as le droit de me punir, en m’envoyant tous les jours que Shiva fait, des .gif de chatons et de dauphins crocro mignons.

Comme on a pu le voir dans mes lignes dernièrement, je ne suis pas la plus féministe des nanas. Je suis même plus encline à défendre la cause des hommes de notre ère bien souvent plus oubliés et émasculés qu’il ne faut, de plus on a déjà des ambassadrices de charme qui s’en occupent. (http://www.chiennesdegarde.com/).

En revanche je monte au créneau dès que quelque chose fait ressortir mes plaques sur mon buste, on ne touche pas à mes seins impunément : Comme cela avait été le cas pour le ELLE spécial mince ronde.

Aujourd’hui, au détour de ma revue de presse quotidienne je tombe sur cet article (extrait): « Valérie Boyer, députée UMP des Bouches-du-Rhône, a déposé une proposition de loi pour imposer que la mention «  Photographie retouchée afin de modifier l’apparence corporelle d’une personne » soit signalée sur chaque portrait modifié. Objectif: mettre fin aux représentations stéréotypées de la femme » (lire la suite de l’article).

Alors mes abricots confits, je veux bien qu’il y en ait ras la glotte polonaise du diktat de la minceur, que de nous montrer des modèles formatées aux jambes aussi improbables que ma virginité, participe à une frustration commune. Mais honnêtement, je suis fatiguée par les messages à caractères préventifs. Je sais que je ne suis pas LA cible, que c’est pour nos enfants. Mais du coup, on repart dans le débat de surprotection, sur la difficulté de faire apprécier aux jeunes le plaisir de la distraction fictionnelle et leur capacité à déjouer le vrai du faux dans les médias.


apparence-corporelle

Au fond l’initiative et le fond du problème est louable, c’est juste le moyen, typiquement français, de le mettre en œuvre qui me gonfle. Sans aucune innovation, en surfant sur l’ère du bandeau à caractère préventif et informatif… boring. Les politiques, à la créativité d’une moule, sont en train de rendre l’espace de jeu publicitaire chiant : mange pas ci, fume pas ça, bois gentiment, roule doucement, fais du sport… Après une coupure pub, prime time, j’ai juste envie de bruler ma culotte, frire mon corps dans de l’huile et m’enfuir à 200km/h sur l’autoroute dans un bolide sans permis. Ou ne plus jamais sortir de chez moi.

Est-ce que demain, une fille refaite de A à Z dans la rue devra porter une pancarte : « Dame nature a fait la pute avec moi, ce corps que vous voyez n’est pas le mien, mais celui du Docteur Rosenberg ». Est-ce que quand dans Zone interdite, Melissa Theuriau arrivera sur le plateau, elle sera suivie de l’info verité : « Attention, si cette femme a perdu tous ses kilos d’après grossesse, c’est qu’elle est riche et a donc un coach sportif. Ceci n’est pas la vraie vie».

Pour ne pas être hypocrite, avoir de belles photos, c’est souvent avoir eu un coup de pouce CS, lightroom etc. Je suis la première a retoucher les miennes. Valérie Boyer, défenseur (la forme féminine n’existe pas) de la cause féminine est la première à se mettre en avant physiquement sur son site. Elle propose cette loi, mais la député des Bouches du Rhônes, sait aussi qu’un physique attrayant fait voter, et joue de son apparence pour mettre en avant ces idées… comme beaucoup de femmes. Dans la bannière, une photo, qui la met en valeur… (pardon capture pourrie).

valerie-boyer-retouchee

Bon il suffit d’aller dans ces dernières propositions, pour se rendre compte, que moi c’est pas ma nouvelle amie : « Proposition de loi de Mme Valérie Boyer visant à interdire la vente d’alcool dans les commerces de détail entre vingt-deux heures et six heures » -_-

Revenons à sa précédente proposition à base de bandeaux, de mention « retouché » etc. Pour moi, une révolution est en marche, mais de grâce qu’elle ne se fasse pas de façon répressive (sanction en cas de non-respect de l’obligation de mentionner qu’une photographie d’image corporelle est retouchée : une amende de 37 500 euros, cette amende pouvant être portée à 50 % des dépenses consacrées à la publicité). Lentement on assiste a une diversification dans les médias des genres. Beth Ditto, cover girl de magasines de mode, c’est pas rien ! Mais on a encore beaucoup de temps, et c’est une bonne chose, un changement ne doit pas être radical pour être solide. Je ne suis, moi-même, pas encore prête à la vérité publicitaire: Ai-je vraiment envie d’acheter une crème anticellulite avec sur la boîte une femme à la cellulite apparente ?


Quand les magazines people font les choux gras avec les photos vérités des peoples en vacances (HAN comment elle a les cheveux secs et un gros cul en vrai!) je me dis que l’Homme a encore beaucoup de chemin à faire pour être en paix avec son image. En attendant, il s’invente un monde, où les femmes n’ont ni poil, ni cerne, ni pore, ni graisse, ni carie… ni âme.

zigouigoui

Oui mais j’étais épuisée!

20 septembre 2009

Un jour je me suis endormie pendant que je masturbais un mec. C’est de loin une de mes plus grosses looses sexuelles, t’allumes un mec, tu lui promets une nuit d’enfer… et tu ronfles, bave aux lèvres, pendant que lui s’imagine te punaiser des ptits clous rouillés sur le museau.

Si je vous sors ça de but en blanc, c’est que je réalise qu’ici j’ai plein de lecteurs à qui je raconte ma vie sans aucune pudeur ni gêne depuis plus d’un an… mais que je ne sais rien de vous, genre absolument rien. A part une vague idée du profil psychologique des gens qui aiment venir ici : beaux, décalés, brillants, sodomites… me trompe-je ?

Donc je fais appel à vous pour une fois et si au lieu de vous servir du « aujourd’hui dans la vie de mon nombril » vous me donniez un peu de vous. Un « vous » humiliant bien sûr… Je suis plus à l’aise en commençant par le plus gênant. C’était ma technique des premiers rendez-vous : toujours se mettre dans une situation humiliante les premières minutes.

Free coments comme pour un skyblog, mais avec un vrai cadeau à la clé. Comme vous avez pu le remarquer chez mes copains, ils ont tous fait un petit concours pour la we are. Sachez mes carnassiers d’or, que pire sera votre loose, meilleures seront vos chances de remporter deux places pour la soirée de Jeudi.

Soirée qui se place dans le top 5 des meilleures ventes digitick (N°3 d’ailleurs des ventes sur le site). Soirée avec de la commémoration des 2be3, Michael Jackson. Avec de la star, de l’amour, des patins sur Boys II men. Et puis si tu viens me dire bonjour à 1h09… t’auras un cadeau très sympa. Et si tu prends ton ticket ici, et qu’à 2h03 il n’est pas raide mort, le fuckin prince te fera SA grimace. Nan sérieux j’aimerais bien vous rencontrer, c’est une soirée importante pour moi, une belle initiative de potes.

Revenons à nos mycoses : alors TA pire loose sexuelle c’est quoiiiiii ? Et n’omet aucun détail, deux places pour la We are sont en jeu… Je sais, parfois, je suis pire que TF1.

Fin et annonce des résultats : Mardi soir.

Demain je reviens : OUIIII, deux articles de suite. Même un autre mercredi. Je suis une dingue mais il y a des sujets qui n’attendent pas ( »Geekette »  -_- , sodomie, loi abusive… je suis en forme, pardon de vous avoir abandonné cet été)

zigouigoui

En attendant

04 septembre 2009

Mon appart s’est fait violer pendant une semaine et il n’a pas aimé ça. Mon appart c’est pas comme les nanas dans le porno qui font semblant en hurlant nan nan et qui pensent oui. Mon appart n’est pas une bitch et il fait bien la tronche avec toutes les traces de gaffeur, de doigts, laissées sur sa peau d’aryen.

Un semaine de tournage, des nouveaux épisodes des Voisins du dessus à venir… Rêvez pas ce sera dans looooongtemps. Je reviendrai sur cette expérience cinématographique, là j’ai deux semaines de taf à récupérer, des sourcils on dirait les jambes de ma grand mère slovaque et puis c’est mon anniversaire lundi aussi.

En attendant, j’ai bien reçu vos mails alors: ouep c’est moi dans le teaser de la we are the 90’s. J’ai l’air d’un cachalot aussi. Puis y’a le fuckin’ prince qui me vole la vedette (appréciez son déhanché). Je m’occupe de la com’ de cette soirée, normal que je figure dans ce lipdub en mode bitch. Et oui, Pénélope me tape sur les fesses, on est comme ça à la we are: Friendly. Venez le 24 septembre! Je vous reparle de cette énorme soirée TRES VIIIITE.

La vidéo est ici

Bisous mes buses cendrées de Birmanie. Je reviens en forme Lundi avec un spécial: HAN C’EST TROP BIEN D’AVOIR 27 ANS wouhou (-_-)

navieboum

Ps1: J’ai posé pour la photographe Nadia Wicker (que j’aime définitivement d’amour tellement elle est belle, drôle gentille, connasse et pleins d’autres qualités que j’aime chez les gens) on a dix photos absolument trop belles, à tel point qu’on ne dirait pas moi, mais plus tard quand j’aurais 92 ans et demi je pourrais faire croire à ma tribu que « oui j’étais comme ça à 26 ans  » l’arnaque. Mais je vous reparle vite de la séance en attendant exclu avec cette photo.

ps: ceci est un message subliminal à l’attention de mes amis…. subliminal

zigouigoui

I’m a bitch I’m a lover I’m a child

20 août 2009

Hey mes ptits raisins secs!

Je suis mille fois d’accord avec cet excellent article d’Elixie (aucune transitions, m’en fous j’ai chaud). J’avais d’ailleurs, déjà abordé la question délicate avec plusieurs amies à moi de ces filles qui n’aiment pas les autres filles. Personnellement je les fuis comme la peste. Mais tout est dans cet article, donc, je ne vais pas m’étendre.

J’aimerais juste vous parler de ma fascination pour les biatch, les jolies femmes, les bonasses, les bitchies de soirées, les salopes et autre nanas qui sont toujours détestées par les fameuses filles qui n’aiment pas les filles.

Quand je m’ennuie, quand je ne sais pas quoi faire à part me goinfrer, fumer, baiser ou enlever la peau des raisins. Quand je veux me faire plaisir, en tête de mes distractions visuelles, il y a le visionnage intégral des clips de Beyoncé… Et oui, je dois vous avouer que les lolcats me font chier.

becrevisse2

Je sais que c’est plus rock d’aimer Britney’s bitch et je la kiffe, mais Beyoncé pour moi c’est l’image que je me fais des héroïnes modernes qui arrivent en soirée et décalent leurs hanches à faire mentir les kiné. Sur la piste, si on les cherche, elles font un mouvement de tête en pointant leurs doigts: ANH ANH POURRIS PAS MON FLOW GROGNASSE et tapent de leurs mains french manucurés leurs copines canons en scandant un OUAIIIIIIS BITCH.

Beyoncé a de bonnes cuisses et met un mini short à paillette pendant que les poupées molles de Lagerfeld s’enfonce profond les doigts dans le seul orifice non prévu à cet effet. Beyoncé se fait l’amour dans la plupart de ses clips, elle a du gloss, des cheveux fous et te promet que ce soir elle sera ta naughty girl.

Il y a une biatch enfermée dans mon corps de bonne copine lambda. Je m’en tape et je mets des décolletés qui me valent les mitraillettes des nanas dans le métro. Je shake mon bouty comme si je pesais 30 grammes et comme Britney je me tamponne d’enfourcher une barre de pole dance quand la musique est bonne, je ne suis pas une star de L.A et je n’ai même pas de chaussures roses, mais ces filles là me fascine.

Si je croise une bitch dans la rue, en mini jupe talon, décolleté, qui n’a pas su faire le choix cornélien du « Bouche de pute ou Yeux de pute ? » je la regarde respectueusement en me disant qu’elle assume ce qu’elle est, et que même si elle a l’air tout droit sorti d’un clip de Shakira, elle marche fièrement en se foutant de tout (à ce moment j’aimerais avoir un ventilo pour que ses cheveux volent au vent).

Pose pub. Je hais plus que tout cette pub.

Cette pub attise le fait que si une fille a l’air de se la péter, ou tout simplement si une fille est plus féminine, mieux foutue, plus blonde que nous c’est super rigolo de l’afficher et de se moquer d’elle. Cette pub est méchante, mais c’est souvent le créneau d’Orangina… Sauf quand pour leur campagne avec les animaux qui baisaient en sous vêtements d’humains… Ca c’était freaky et en a traumatisé plus d’un. On n’a pas idée de faire s’accoupler une biche qui fait de la balançoire les pattes écartées et un ours qui ne porte pas de caleçon.

Revenons à ma sexualité, je ne suis pas lesbienne. Bah non, je suis juste (ouais je dis « juste » si je veux, même si ce n’est pas grammaticalement correct, n’en déplaise à juste Kek ;) ) fascinée par les femmes. Je me dis : « elle donne envie d’être prise en levrette la Aguilera », ou « elle me donne envie de sucer le fuckin prince tiens », mais pas « hum je coucherais bien avec elle ». C’est un rapport miroir, ces femmes me renvoient à ma propre capacité à être une fille très sexuée… Pas à être attirée par elles. Je me suis pas mal de fois demandé pourquoi j’aimais tant les biatch. Et la réponse est apparue comme une évidence quand j’ai feuilleté un album de famille : Ma mère.

Ma mère est une femme. Aussi banale que cela puisse paraître, la plupart des mères que je connais sont des mamans. La mienne était une femme, talons immenses, maquillage, ongles faits.

Ma mère était chef d’entreprise, une entreprise que d’hommes. Ma mère elle faisait 1m60, mais terrorisait tout le monde, elle savait ce qu’elle voulait, elle l’obtenait sans jamais faire baver son rouge à lèvre. Ma mère a eu trois maris. Si comme le pense Freud le taré, on est tous conditionné par les modèles en puissance de notre enfance, y’a pas à chercher très loin les raisons de mon engouement pour les filles too much.

La french style touch qu’adore les étrangers de Charlotte Gainsbourg ou d’Audrey Tautou ne me soulève qu’un « elles sont chics ». Mais voir Christina Aguilera en string se battre dans la boue me fracture vraiment la rétine. La différence : j’aime les femmes façon objets sexuels.

Et c’est alors que je réalise, qu’une fille qui a l’air intelligente -Parce qu’elle met du gris, du Zadig et voltaire (non mais rien que le nom de cette enseigne me fait bailler) et qu’elle a les dernières Ray ban geek- ne me fera jamais rêver. Pouf power.

Ma sœur et moi sommes pareilles, mais elle a la chance de trouver des mini-jupes à sa taille, d’être blonde et bonne. A Londres, elle peut se saper comme elle veut, sur Paris c’est le retour à la morosité vestimentaire. En France on n’a pas le droit au mauvais goût et nos fringues ressemblent à une soupe de cressons à la crème fraiche, fade et passe partout.

J’ai une copine qui se promenait au Japon en jupe d’écolière et bas apparents et tout le monde trouvaient ça normal, limite on s’en tapait. J’aimerais bien que ce soit pareil ici, car quand certaines femmes se font violer je sais que la raison du « bah en même temps habillée comme ça elle l’avait bien cherché » subsiste. Ca me soule. Je sais que mes décolletés sont abusifs, que c’est de l’indécence…. Mais je n’ai pas 14 ans, je ne cherche pas à prouver des choses, seulement à être comme je suis. Alors à tous les hommes et les femmes qui me regardent dans la rue parce qu’à mon poids on ne met pas de choses moulantes, de tenues sexes etc. Je vous emmerde avec un grand A. (oui un jour j’ai regardé TF1) (j’ai consciente que cette précédente rébellion ressemble à un cri d’adolescence, mais en vrai j’emmerde vraiment les gens qui n’assument pas pour moi les tenues que je porte).

Quand je serais grande j’aurais des gros seins, je serais trop maquillée et on aura du mal au premier abord à voir que je suis intelligente. Quand je serais grande mes talons seront tellement hauts que j’arriverais aux épaules des gens, quand je serais grande, et qu’on passera du Shaggy en soirée, je ferais un coupé décalé digne des plus grands, je serais sexuelle, j’appellerais à la vie, et j’arracherais les extensions des blanches neiges qui me railleront. Je serais une pouf girl et j’aurais tout compris, car, c’est dans ma liberté d’assumer ce que je suis que je puiserais ma sérénité et ma force.

zigouigoui