Plus que 13 minutes du coup…

08 octobre 2009

Il y a quelque semaine j’ai participé avec ce modeste texte, à un guide qui sera publié par Hachette sur le thème de  » comment ohlàlà séduire un homme hihihi ». J’ai répondu à l’appelle de la géniallissime Caroline, l’auteur du guide,  que j’adore d’amour tellement elle est fun pour quelqu’un qui a accouché trois fois. Même pas peur.
Je suis tellement à la bourre dans mon travail que j’écris pas assez içi et je m’en veux. Du coup demain aussi j’écrirais. On parlera de « LOL ».

Puis vous vous en doutez… Navie News… Polanski, F.Mitterand… -_-

Ah oui, puis regardez qui fait la moudèle sérieuse pour ce reportage de 100% Mag (M6). En guest: Le fuckin’ prince (ses cheveux et son appareil photo), mon salon (rangé), mon bureau (devasté),  ma paire de chaussures rouges (belles belles belles) juste avant celles de Big Beauty au moment où elle vide son immense dressing! Mais il faudrait que je vous raconte, parce que pour moi, c’est un peu le début de plein de choses.

Mes conseils:

Quand on oscille entre désespoir, envie irrépressible d’être câlinée dans un pyjama en pilou-pilou avant la chute des premières feuilles et une dangereuse frustration sexuelle… On a tendance à croire que séduire un homme revient à lui mentir. On se transforme donc en reine du tunning, vous mangez des pavés de rumstecks de 500gr, vous buvez des litres bières et êtes soudainement pour la liberté sexuelle dans le couple et contre le dialogue. (Attention de la misogynie s’est glissée dans la précédente liste). En gros vous en faites des tonnes et devenez la femme idéale, un curieux mélange de meilleure pote, de mère et de catin.

S’inventer une identité, c’est le petit bain de la séduction car nager dans une piscine où l’on a pied avec une bouée en forme de dauphin c’est pas du jeu. Puis pour garder un homme, il faut être soi… Assumerez-vous toute votre vie de lui avoir dit lors de votre premier rendez-vous : « Nan mais attends moi le foot c’est vraiment ma vie, c’est simple j’a-doo-re ! »

Une séductrice, une vraie, sait se faire désirer pour ce qu’elle est. Et c’est là un art très délicat, car si par excès vous vous la jouez « Je te préviens je suis une chieuse, c’est comme cela et pas autrement. Puis les chaussettes sales et ta mère en pension, n’y songe même pas avec moi Pépère » il n’est pas dit que vous trouverez le bon, à moins que le bon soit un être soumis, qui aime les fouets et léchez vos talons dans des positions humiliantes.

Le tout est donc de trouver un juste milieu. Mise en situation : On vous présente un homme en soirée, appelons le Nicolas (au début je voulais mettre Léo, mais le garçon de l’exemple doit être majeure, alors ça marchecoloc’ de l’hôte. En gros vous ne savez rien de lui à part que c’est un homme (bière + chaussures moches+ chemise Célio+ after shave= homme). Voici 5 niveaux d’assauts pour qu’il en veule pas). Nicolas est le meilleur pote, du plus de vous (à éviter s’il ne vous plaît pas vraiment) :

- Niveau débutante : vous êtes de celles qui bafouillent, qui gaffent quand un mâle vous drague et vous plait ? Tentez le sourire silencieux. Tête-à-tête au milieu d’une fête, la musique est forte et un dialogue impossible essaie de s’instaurer comme les fesses de Beyoncé dans un slim. Un sourire : simple, efficace, à porter de toutes (sauf des édentées). Un sourire sympa, un qui traduit le simple fait que parfois il ne faut pas de mots. C’est l’étape du « je lui fais sentir que là tout de suite je suis bien en sa compagnie ».

- Niveau intermédiaire : vous faites partie de ces femmes qui sont capables de décrocher deux mots en face de bellâtres, vous charmez mais vous êtes encore intimidée, le genre qui rit nerveusement. Sache- le, c’est charmant mais ce genre d’attitude en dit trop long sur vous. Une bonne séduction c’est comme un soufflé, ça met longtemps à s’échafauder et dans les premières minutes faut pas se louper. On désamorce la situation délicate du « on est ici, exactement à ce moment là, pour savoir si plus tard dans la soirée ou la vie, on va vivre un truc ensemble ». On détend l’atmosphère en posant des questions. Les hommes sont comme des fils uniques âgés de 6 ans : ils adooooorent qu’on s’intéresse à eux. Faites-les parler, se dévoiler. C’est simplement idéal pour se faire une idée de la bête en face de vous. Pour ne pas subir non plus le monologue interminable de Monsieur, rebondissez sur le sujet qui semble être la base d’un point commun. Un point commun facilite grandement le rapprochement. Le rapprochement facilite grandement le coït. Le coït facilite grandement le rajeunissement de la peau. CQFD.

- Niveau détendue : Il ne faut jamais sous estimer l’humour et ses bienfaits dans nos tactiques d’approches. L’humour ce n’est pas une blague de cul racontée au premier rendez-vous et entendue le soir de Noël par un tonton Jean bien en forme. L’humour est une forme d’intelligence, derrière laquelle on peut tout planquer : kilos en trop, gêne, drague. Vous n’aimez pas danser ? Expliquez que vous ne vous produisez que devant un public de 80 000 personnes, c’est ça, ou rien, vous êtes une pro ! Vous êtes trop apprêtée et maquillée pour cette soirée qui s’avère finalement être un squat de potes à la cool ? Ironiser sur cela en sortant un « oh j’ai pris ce qui me venait sous la main, le maquillage, je suis née avec… Je sais, je suis chanceuse » et riez. Quand on rit, les gens vous suivent… Saufquand on fait un bide comme Arthur lors de son dernier show. Mais il a essayé au moins.

- Niveau exploratrice : Il est temps de voir ce que Monsieur à sous le capot (ceci est une métaphore, je n’ai pas pour habitude de parler comme un routier texan). Tentez le rapprochement physique. On se frôle, on lui ressert un verre en lui prenant des mains son gobelet. Juste pour le contact. D’ailleurs quand c’est l’heure de l’impact, c’est aussi l’heure de le regarder droit dans les yeux. Alors, je sais c’est dur et intimidant, mais forcez-vous à le faire grâce à une technique de manipulation mentale genre « si je le fais pas, je vieillirais mal, j’aurais une verrue sur le nez, je sentirais le chat de campagne et l’unique but de ma vie sera de rencontrer Jean Luc Reichman ». La règle d’or : Si vous faites un pas vers lui, il doit en faire deux. La vie est injuste, l’homme est celui qui doit fournir le plus d’efforts, mais ne vous inquiétez pas, un jour vous porterez peut être son enfant et là, c’est vous qui allez fournir le plus d’effort. Un pas contre une épisiotomie… L’homme reste toujours gagnant au jeu de l’amour.

- Niveau experte : Alors là ma cocotte, c’est pour la pouliche de compétition ce niveau là. Je tiens à préciser, qu’être une « experte » n’est pas synonyme de « professionnelle ». Draguer un homme qui nous plaît c’est sain, le faire de façon effrontée, ça peut être sexy. Être cataloguée fille bradée qui repart avec un mec au bras à chaque soirées… ça, comment te dire ma chérie… enlève un peu de mystère. Une vraie séductrice, c’est une fille honnête. C’est une fille qui au milieu d’une conversation passionnante avec ce qui s’approche d’être le spécimen parfait du prince charmant va le couper par un « tu me plais ». ca a de quoi en émasculer plus d’un je sais, mais après tout, être déstabilisé est une position très agréable. Quand un homme te gonfle, tu lui dis… L’inverse doit être aussi évident.

Voilà tout est dit. Enfin je n’ai pas précisé qu’il faut toujours être impeccablement épilée, que les dents ça se brosse trois par jour, comme la langue et qu’un regard sexy ne vaut rien s’il est surmonté de deux épais duvets broussailleux.

zigouigoui

Il parait que dans les pubs Colgate on blanchit les dents des acteurs?!!!

22 septembre 2009

chiens-retouches

Marre marre marre, ouais y’en a vraiment marre les filles, de ces médias qui nous agressent tous les jours en nous montrant des filles photoshopées qui nous filent des complexes. Elles terrorisent les petites filles, mettent la pression à leurs mamans. Ouais ouais ouais, s’trop injuste, parce qu’en plus en vrai, elles sont trop trop moches ces filles. Elles pèsent 50kg au lieu de 40, puis elles ont des cernes, de l’acné, peut être même des vergetures. Mais ça, ils le montrent pas hein, ça c’est pas vendeur hein… Tfaçon, les mannequins elles ne mangent pas, dans la vraie vie elles sont laides et connes, on devrait toutes les brûler…

Mon adorable chapon aux marrons, si un jour, j’écris un texte comme celui-ci, sans ironie aucune, tu as le droit de me punir, en m’envoyant tous les jours que Shiva fait, des .gif de chatons et de dauphins crocro mignons.

Comme on a pu le voir dans mes lignes dernièrement, je ne suis pas la plus féministe des nanas. Je suis même plus encline à défendre la cause des hommes de notre ère bien souvent plus oubliés et émasculés qu’il ne faut, de plus on a déjà des ambassadrices de charme qui s’en occupent. (http://www.chiennesdegarde.com/).

En revanche je monte au créneau dès que quelque chose fait ressortir mes plaques sur mon buste, on ne touche pas à mes seins impunément : Comme cela avait été le cas pour le ELLE spécial mince ronde.

Aujourd’hui, au détour de ma revue de presse quotidienne je tombe sur cet article (extrait): « Valérie Boyer, députée UMP des Bouches-du-Rhône, a déposé une proposition de loi pour imposer que la mention «  Photographie retouchée afin de modifier l’apparence corporelle d’une personne » soit signalée sur chaque portrait modifié. Objectif: mettre fin aux représentations stéréotypées de la femme » (lire la suite de l’article).

Alors mes abricots confits, je veux bien qu’il y en ait ras la glotte polonaise du diktat de la minceur, que de nous montrer des modèles formatées aux jambes aussi improbables que ma virginité, participe à une frustration commune. Mais honnêtement, je suis fatiguée par les messages à caractères préventifs. Je sais que je ne suis pas LA cible, que c’est pour nos enfants. Mais du coup, on repart dans le débat de surprotection, sur la difficulté de faire apprécier aux jeunes le plaisir de la distraction fictionnelle et leur capacité à déjouer le vrai du faux dans les médias.


apparence-corporelle

Au fond l’initiative et le fond du problème est louable, c’est juste le moyen, typiquement français, de le mettre en œuvre qui me gonfle. Sans aucune innovation, en surfant sur l’ère du bandeau à caractère préventif et informatif… boring. Les politiques, à la créativité d’une moule, sont en train de rendre l’espace de jeu publicitaire chiant : mange pas ci, fume pas ça, bois gentiment, roule doucement, fais du sport… Après une coupure pub, prime time, j’ai juste envie de bruler ma culotte, frire mon corps dans de l’huile et m’enfuir à 200km/h sur l’autoroute dans un bolide sans permis. Ou ne plus jamais sortir de chez moi.

Est-ce que demain, une fille refaite de A à Z dans la rue devra porter une pancarte : « Dame nature a fait la pute avec moi, ce corps que vous voyez n’est pas le mien, mais celui du Docteur Rosenberg ». Est-ce que quand dans Zone interdite, Melissa Theuriau arrivera sur le plateau, elle sera suivie de l’info verité : « Attention, si cette femme a perdu tous ses kilos d’après grossesse, c’est qu’elle est riche et a donc un coach sportif. Ceci n’est pas la vraie vie».

Pour ne pas être hypocrite, avoir de belles photos, c’est souvent avoir eu un coup de pouce CS, lightroom etc. Je suis la première a retoucher les miennes. Valérie Boyer, défenseur (la forme féminine n’existe pas) de la cause féminine est la première à se mettre en avant physiquement sur son site. Elle propose cette loi, mais la député des Bouches du Rhônes, sait aussi qu’un physique attrayant fait voter, et joue de son apparence pour mettre en avant ces idées… comme beaucoup de femmes. Dans la bannière, une photo, qui la met en valeur… (pardon capture pourrie).

valerie-boyer-retouchee

Bon il suffit d’aller dans ces dernières propositions, pour se rendre compte, que moi c’est pas ma nouvelle amie : « Proposition de loi de Mme Valérie Boyer visant à interdire la vente d’alcool dans les commerces de détail entre vingt-deux heures et six heures » -_-

Revenons à sa précédente proposition à base de bandeaux, de mention « retouché » etc. Pour moi, une révolution est en marche, mais de grâce qu’elle ne se fasse pas de façon répressive (sanction en cas de non-respect de l’obligation de mentionner qu’une photographie d’image corporelle est retouchée : une amende de 37 500 euros, cette amende pouvant être portée à 50 % des dépenses consacrées à la publicité). Lentement on assiste a une diversification dans les médias des genres. Beth Ditto, cover girl de magasines de mode, c’est pas rien ! Mais on a encore beaucoup de temps, et c’est une bonne chose, un changement ne doit pas être radical pour être solide. Je ne suis, moi-même, pas encore prête à la vérité publicitaire: Ai-je vraiment envie d’acheter une crème anticellulite avec sur la boîte une femme à la cellulite apparente ?


Quand les magazines people font les choux gras avec les photos vérités des peoples en vacances (HAN comment elle a les cheveux secs et un gros cul en vrai!) je me dis que l’Homme a encore beaucoup de chemin à faire pour être en paix avec son image. En attendant, il s’invente un monde, où les femmes n’ont ni poil, ni cerne, ni pore, ni graisse, ni carie… ni âme.

zigouigoui

Oui mais j’étais épuisée!

20 septembre 2009

Un jour je me suis endormie pendant que je masturbais un mec. C’est de loin une de mes plus grosses looses sexuelles, t’allumes un mec, tu lui promets une nuit d’enfer… et tu ronfles, bave aux lèvres, pendant que lui s’imagine te punaiser des ptits clous rouillés sur le museau.

Si je vous sors ça de but en blanc, c’est que je réalise qu’ici j’ai plein de lecteurs à qui je raconte ma vie sans aucune pudeur ni gêne depuis plus d’un an… mais que je ne sais rien de vous, genre absolument rien. A part une vague idée du profil psychologique des gens qui aiment venir ici : beaux, décalés, brillants, sodomites… me trompe-je ?

Donc je fais appel à vous pour une fois et si au lieu de vous servir du « aujourd’hui dans la vie de mon nombril » vous me donniez un peu de vous. Un « vous » humiliant bien sûr… Je suis plus à l’aise en commençant par le plus gênant. C’était ma technique des premiers rendez-vous : toujours se mettre dans une situation humiliante les premières minutes.

Free coments comme pour un skyblog, mais avec un vrai cadeau à la clé. Comme vous avez pu le remarquer chez mes copains, ils ont tous fait un petit concours pour la we are. Sachez mes carnassiers d’or, que pire sera votre loose, meilleures seront vos chances de remporter deux places pour la soirée de Jeudi.

Soirée qui se place dans le top 5 des meilleures ventes digitick (N°3 d’ailleurs des ventes sur le site). Soirée avec de la commémoration des 2be3, Michael Jackson. Avec de la star, de l’amour, des patins sur Boys II men. Et puis si tu viens me dire bonjour à 1h09… t’auras un cadeau très sympa. Et si tu prends ton ticket ici, et qu’à 2h03 il n’est pas raide mort, le fuckin prince te fera SA grimace. Nan sérieux j’aimerais bien vous rencontrer, c’est une soirée importante pour moi, une belle initiative de potes.

Revenons à nos mycoses : alors TA pire loose sexuelle c’est quoiiiiii ? Et n’omet aucun détail, deux places pour la We are sont en jeu… Je sais, parfois, je suis pire que TF1.

Fin et annonce des résultats : Mardi soir.

Demain je reviens : OUIIII, deux articles de suite. Même un autre mercredi. Je suis une dingue mais il y a des sujets qui n’attendent pas ( »Geekette »  -_- , sodomie, loi abusive… je suis en forme, pardon de vous avoir abandonné cet été)

zigouigoui

En attendant

04 septembre 2009

Mon appart s’est fait violer pendant une semaine et il n’a pas aimé ça. Mon appart c’est pas comme les nanas dans le porno qui font semblant en hurlant nan nan et qui pensent oui. Mon appart n’est pas une bitch et il fait bien la tronche avec toutes les traces de gaffeur, de doigts, laissées sur sa peau d’aryen.

Un semaine de tournage, des nouveaux épisodes des Voisins du dessus à venir… Rêvez pas ce sera dans looooongtemps. Je reviendrai sur cette expérience cinématographique, là j’ai deux semaines de taf à récupérer, des sourcils on dirait les jambes de ma grand mère slovaque et puis c’est mon anniversaire lundi aussi.

En attendant, j’ai bien reçu vos mails alors: ouep c’est moi dans le teaser de la we are the 90’s. J’ai l’air d’un cachalot aussi. Puis y’a le fuckin’ prince qui me vole la vedette (appréciez son déhanché). Je m’occupe de la com’ de cette soirée, normal que je figure dans ce lipdub en mode bitch. Et oui, Pénélope me tape sur les fesses, on est comme ça à la we are: Friendly. Venez le 24 septembre! Je vous reparle de cette énorme soirée TRES VIIIITE.

La vidéo est ici

Bisous mes buses cendrées de Birmanie. Je reviens en forme Lundi avec un spécial: HAN C’EST TROP BIEN D’AVOIR 27 ANS wouhou (-_-)

navieboum

Ps1: J’ai posé pour la photographe Nadia Wicker (que j’aime définitivement d’amour tellement elle est belle, drôle gentille, connasse et pleins d’autres qualités que j’aime chez les gens) on a dix photos absolument trop belles, à tel point qu’on ne dirait pas moi, mais plus tard quand j’aurais 92 ans et demi je pourrais faire croire à ma tribu que « oui j’étais comme ça à 26 ans  » l’arnaque. Mais je vous reparle vite de la séance en attendant exclu avec cette photo.

ps: ceci est un message subliminal à l’attention de mes amis…. subliminal

zigouigoui

I’m a bitch I’m a lover I’m a child

20 août 2009

Hey mes ptits raisins secs!

Je suis mille fois d’accord avec cet excellent article d’Elixie (aucune transitions, m’en fous j’ai chaud). J’avais d’ailleurs, déjà abordé la question délicate avec plusieurs amies à moi de ces filles qui n’aiment pas les autres filles. Personnellement je les fuis comme la peste. Mais tout est dans cet article, donc, je ne vais pas m’étendre.

J’aimerais juste vous parler de ma fascination pour les biatch, les jolies femmes, les bonasses, les bitchies de soirées, les salopes et autre nanas qui sont toujours détestées par les fameuses filles qui n’aiment pas les filles.

Quand je m’ennuie, quand je ne sais pas quoi faire à part me goinfrer, fumer, baiser ou enlever la peau des raisins. Quand je veux me faire plaisir, en tête de mes distractions visuelles, il y a le visionnage intégral des clips de Beyoncé… Et oui, je dois vous avouer que les lolcats me font chier.

becrevisse2

Je sais que c’est plus rock d’aimer Britney’s bitch et je la kiffe, mais Beyoncé pour moi c’est l’image que je me fais des héroïnes modernes qui arrivent en soirée et décalent leurs hanches à faire mentir les kiné. Sur la piste, si on les cherche, elles font un mouvement de tête en pointant leurs doigts: ANH ANH POURRIS PAS MON FLOW GROGNASSE et tapent de leurs mains french manucurés leurs copines canons en scandant un OUAIIIIIIS BITCH.

Beyoncé a de bonnes cuisses et met un mini short à paillette pendant que les poupées molles de Lagerfeld s’enfonce profond les doigts dans le seul orifice non prévu à cet effet. Beyoncé se fait l’amour dans la plupart de ses clips, elle a du gloss, des cheveux fous et te promet que ce soir elle sera ta naughty girl.

Il y a une biatch enfermée dans mon corps de bonne copine lambda. Je m’en tape et je mets des décolletés qui me valent les mitraillettes des nanas dans le métro. Je shake mon bouty comme si je pesais 30 grammes et comme Britney je me tamponne d’enfourcher une barre de pole dance quand la musique est bonne, je ne suis pas une star de L.A et je n’ai même pas de chaussures roses, mais ces filles là me fascine.

Si je croise une bitch dans la rue, en mini jupe talon, décolleté, qui n’a pas su faire le choix cornélien du « Bouche de pute ou Yeux de pute ? » je la regarde respectueusement en me disant qu’elle assume ce qu’elle est, et que même si elle a l’air tout droit sorti d’un clip de Shakira, elle marche fièrement en se foutant de tout (à ce moment j’aimerais avoir un ventilo pour que ses cheveux volent au vent).

Pose pub. Je hais plus que tout cette pub.

Cette pub attise le fait que si une fille a l’air de se la péter, ou tout simplement si une fille est plus féminine, mieux foutue, plus blonde que nous c’est super rigolo de l’afficher et de se moquer d’elle. Cette pub est méchante, mais c’est souvent le créneau d’Orangina… Sauf quand pour leur campagne avec les animaux qui baisaient en sous vêtements d’humains… Ca c’était freaky et en a traumatisé plus d’un. On n’a pas idée de faire s’accoupler une biche qui fait de la balançoire les pattes écartées et un ours qui ne porte pas de caleçon.

Revenons à ma sexualité, je ne suis pas lesbienne. Bah non, je suis juste (ouais je dis « juste » si je veux, même si ce n’est pas grammaticalement correct, n’en déplaise à juste Kek ;) ) fascinée par les femmes. Je me dis : « elle donne envie d’être prise en levrette la Aguilera », ou « elle me donne envie de sucer le fuckin prince tiens », mais pas « hum je coucherais bien avec elle ». C’est un rapport miroir, ces femmes me renvoient à ma propre capacité à être une fille très sexuée… Pas à être attirée par elles. Je me suis pas mal de fois demandé pourquoi j’aimais tant les biatch. Et la réponse est apparue comme une évidence quand j’ai feuilleté un album de famille : Ma mère.

Ma mère est une femme. Aussi banale que cela puisse paraître, la plupart des mères que je connais sont des mamans. La mienne était une femme, talons immenses, maquillage, ongles faits.

Ma mère était chef d’entreprise, une entreprise que d’hommes. Ma mère elle faisait 1m60, mais terrorisait tout le monde, elle savait ce qu’elle voulait, elle l’obtenait sans jamais faire baver son rouge à lèvre. Ma mère a eu trois maris. Si comme le pense Freud le taré, on est tous conditionné par les modèles en puissance de notre enfance, y’a pas à chercher très loin les raisons de mon engouement pour les filles too much.

La french style touch qu’adore les étrangers de Charlotte Gainsbourg ou d’Audrey Tautou ne me soulève qu’un « elles sont chics ». Mais voir Christina Aguilera en string se battre dans la boue me fracture vraiment la rétine. La différence : j’aime les femmes façon objets sexuels.

Et c’est alors que je réalise, qu’une fille qui a l’air intelligente -Parce qu’elle met du gris, du Zadig et voltaire (non mais rien que le nom de cette enseigne me fait bailler) et qu’elle a les dernières Ray ban geek- ne me fera jamais rêver. Pouf power.

Ma sœur et moi sommes pareilles, mais elle a la chance de trouver des mini-jupes à sa taille, d’être blonde et bonne. A Londres, elle peut se saper comme elle veut, sur Paris c’est le retour à la morosité vestimentaire. En France on n’a pas le droit au mauvais goût et nos fringues ressemblent à une soupe de cressons à la crème fraiche, fade et passe partout.

J’ai une copine qui se promenait au Japon en jupe d’écolière et bas apparents et tout le monde trouvaient ça normal, limite on s’en tapait. J’aimerais bien que ce soit pareil ici, car quand certaines femmes se font violer je sais que la raison du « bah en même temps habillée comme ça elle l’avait bien cherché » subsiste. Ca me soule. Je sais que mes décolletés sont abusifs, que c’est de l’indécence…. Mais je n’ai pas 14 ans, je ne cherche pas à prouver des choses, seulement à être comme je suis. Alors à tous les hommes et les femmes qui me regardent dans la rue parce qu’à mon poids on ne met pas de choses moulantes, de tenues sexes etc. Je vous emmerde avec un grand A. (oui un jour j’ai regardé TF1) (j’ai consciente que cette précédente rébellion ressemble à un cri d’adolescence, mais en vrai j’emmerde vraiment les gens qui n’assument pas pour moi les tenues que je porte).

Quand je serais grande j’aurais des gros seins, je serais trop maquillée et on aura du mal au premier abord à voir que je suis intelligente. Quand je serais grande mes talons seront tellement hauts que j’arriverais aux épaules des gens, quand je serais grande, et qu’on passera du Shaggy en soirée, je ferais un coupé décalé digne des plus grands, je serais sexuelle, j’appellerais à la vie, et j’arracherais les extensions des blanches neiges qui me railleront. Je serais une pouf girl et j’aurais tout compris, car, c’est dans ma liberté d’assumer ce que je suis que je puiserais ma sérénité et ma force.

zigouigoui

Le célibataire masqué de l’été

14 août 2009

Nouveau texte du célibataire masqué qui a tellement de groupies, que je compte ouvrir un jeu concours façon tourné manège pour lui trouver une femelle.

Rappel du principe, un homme mystère se cache derrière le célibataire masqué, il m’envoie ses textes (cf catégorie) , et si je les aime bien je les publie sur mon blog. Aller, telle une rock star suintante, je jette le célibataire dans la fosse aux commentaires.


tortue

« Je pense queue »

A chaque rupture, il faut faire sa phase de deuil. D’après Freud, plusieurs étapes caractéristiques composent un deuil, mais pour moi, un petit clin d’œil à Gainsbourg me suffira pour relater de la période actuelle.

Je rappelle un peu le contexte : suite à la rupture donc, il a fallu gérer (difficilement) la séparation des biens, vider l’appart, en trouver un autre, emménager et maintenant peaufiner cette installation. J’ai un peu tout géré tout seul, ça n’a pas été tout simple tout le temps. Mais quel soulagement quand j’ai enfin trouvé un nouveau chez moi, un appart à moi et rien qu’à moi, personne à craindre, personne qui vient à l’improviste, je fais ce que je veux, je suis libre, je suis enfin chez MOI. C’est ma nouvelle vie qui commence dans ces 4 murs.

Un grand soulagement. Après avoir squatté comme un gitan à droite à gauche, je suis enfin posé. J’en profite pour sortir, me coucher tard.. Bref, une première brique solide pour reconstruire ma vie.


Voila donc où je reprends mon histoire. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, je ne sais pas quelle vie reconstruire, je suis un peu partagé entre une vie de célibataire endurci qui a trouvé une nouvelle garçonnière, libre indépendant, avec des nanas pour m’accompagner par périodes, ou une vie pour retrouver la nana qu’il me faut, une vie casée et posée, et encore une vie pour enchainer les plans culs (et je mets un ’s’, mais c’est juste par prétention, y en a pas tant que ça qui défilent mais chut, ça faut pas le dire…)


En réalité, je ne sais pas ce que je veux. Entre mes idées farouchement indépendantistes, et mon amour pour les femmes, mon cœur balance, papillonne et ne se pose pas vraiment. Pour le moment, en tout cas, je ne veux pas de prise de tête, pas d’engagement, pas de contraintes. Et puis je reste convaincu que me relancer dans une histoire aujourd’hui, c’est nier l’importance du deuil, et précipiter les choses, c’est risquer que ça me revienne en pleine gueule et que je me retrouve trop vite sur le cul.

Et ça me fournit aussi une bonne excuse pour m’amuser et dire non aux nanas un peu trop encombrantes!


Bref, pour le moment, je vérifie que la libido, les organes de reproduction et le mojo fonctionnent toujours.

Par exemple, une amie que je qualifierai de fuckin’friend (mais attention, une vraie amie, pas une nana que je connais et que je queute) est assez présente dans ma vie. On se voit de temps en temps, on se raconte nos vies, on se fait des petites bouffes, on passe de bons moments ensemble, on s’offre un peu de tendresse et un peu de sexe. J’ai envie de dire, la « vraie » vie. Elle veut pas de mec, sa vie est un peu trop compliquée pour ça en ce moment, et moi j’ai aucune envie de m’engager. Donc parfait.

Sauf que là, j’entends déjà les bons connaisseurs de plans cul.. ça marche jamais. Bien sûr que ça marche jamais. Enfin, jamais pour moi, parfois pour les autres, on a tous un pote qui a un bon plan cul, mais c’est jamais nous. Comme l’histoire du sanglier dans la voiture qui se réveille et qui casse tout. On a tous un pote qui connait un mec à qui c’est arrivé.


Alors voila, ma FF (Fuckin’ Friend, pas Fonky Familiy) a commencé à s’attacher, à m’en parler petit à petit. J’ai d’abord commencé à pas l’entendre (le courage de l’homme quand ça sent le roussi), et puis ça finit toujours par merder, on peut pas faire semblant trop longtemps. Des questions de « mais je suis quoi pour toi ? juste un plan cul ? » ou « tu serais mon cavalier au mariage de ma pote machine que tu connais? ». Les trucs qui puent la merde quand tu veux pas d’histoire..
Le genre de truc dont je sais pas vraiment me défaire en bon terme…


Et pour un peu de piquant, en plein dans ces questionnements, j’ai eu droit à une surprise qui ne m’a pas déplue : l’ex d’un pote de pote avec qui j’étais en WE il y a 3 semaines m’envoie un message sur FB : « comment tu vas, bien, c’est cool, moi je suis célibataire, rupture avec mister, je suis sous le choc, je fais le tri dans nos potes communs et toi je voulais te garder parce que t’es pas non plus trop proche de lui ».
La surprise ne m’a pas déplue d’autant que j’avais bien aimé la bougresse..


Le hic, c’est que ce message, je l’ai eu juste après avoir fait l’amour avec ma FF (je regarde toujours mes mails après avoir fait l’amour, c’est un principe). Juste après on est parti au ciné et elle a pas arrêté de me demander si tout allait bien, me disant que j’avais l’air absent, bizarre, ailleurs.

Evidemment que j’étais ailleurs, je pensais au mail de l’autre que j’avais juste lu en diagonale et qui m’a fait un bel effet (pas que dans le slip, je veux dire). Je me demandais si c’était du rentre-dedans, ou si c’était désintéressé.. J’essayais de comprendre, à chaud.

J’aurais pu en parler à ma FF bien sûr, mais … Je trouvais ça très maladroit de lui parler de cette nana là, avec les yeux qui brillent, alors qu’on vient de faire l’amour furieusement 1h avant… Alors qu’elle tentait maladroitement de me dire qu’elle commençait à s’attacher à moi.. Alors j’ai rien dit. J’ai pas voulu lui faire de la peine, ça aurait été inutilement cruel.


Alors voilà, quand on sort d’une rupture, on se doit de se protéger, de penser à sa gueule, on doit être égoïste. Mais est-ce que j’aurais dû lui dire ? Est ce qu’on est forcément pour autant un connard ?? Ou alors est ce que c’est juste moi ?


zigouigoui

Le chat de Cheshire dans Alice au pays des merveilles est aussi angoissant qu’un homme qui porte du velour côtelé

12 août 2009

lapin

Je déteste plus que tout me plaindre en sortant l’excuse du « je n’ai pas le temps » mais force est de constater que les minutes en ce moment défilent comme les clients d’une pute qui fait les soldes combo façon pipe/sodo au même prix.

Le temps est une bitch et je lui cours après comme un puceau. Mais hors de question de ne plus écrire, c’est mon plaisir, ma bulle, mon oxygène, mon aérosol,  ma bouteille d’Evian comme pourrait le chanter Patrick Fiori… quoiqu’il écrit bien pire parfois.

Un des trucs que je fais tous les mois c’est décrire des brèves de news pour le magazine Chronicart et au delà d’être un parfait contre balancier à mes chroniques pour FHM, j’aime ces petits textes pour la simple et bonne raison qu’ils sont publiés tels quels, je dis et fais ce que je veux avec mes cheveux.

Pour toi oh ma buse cendrée qui ne lit pas ce magazine culturel,  séance de rattrapage de mes dernières interventions et aveu que je vous prépare pleins de trucs trop cools pour la rentrée et que donc, j’ai pas masse de temps.

(Billet Juin)
Fuyez, prenez votre trottinette devant ces drames.

Drame urbain, les affrontements entre police et jeunes se multiplient. Je compte évidemment sur les médias pour amplifier et déformer l’info. Le prix de mon loyer dans un quartier sensible (oui, il y a quatre kebabs et deux jeunes en survet’) chutera.

Drame porcin, n’ayant pas de trottinettes, ils se font buter en nombre par les Egyptiens. Une mesure génocidaire, qui évite que les bêtes transmettent à l’homme, par les mouchoirs sales qu’ils laissent dans leur porcherie, la grippe A.

Drame musical, un échec cuisant aux victoires de la musique (on dit souvent jamais: 35 sans 36) et la disparition de la chorale « les ptits chanteurs à la croix de bois », sous payés, un préfet a décidé d’annuler leurs show tant que le mode de rémunération des enfants ne sera pas conforme. Les voies du seigneur viennent de se faire pénétrer par le droit du travail. Amen.

(billet Juillet)
Voilà l’été oh yeah !

Bûchez, bûchez c’est l’été et tous les futurs glandeurs  -leurs pustules en témoignent- se gavent de macdo et bachotent pour ne pas se taper les rattrapages. En attendant je prends le frais à la terrasse d’un café, mouhaha les joies du freelance.
Marc Levy sort son « chef d’œuvre » annuel, Carla met des chaussures d’été orthopédiques, Joey Starr est re-re-re-re en prison, c’est comme une ritournelle cette fin de printemps…  Qu’il fait bon vivre !
Ça se tape en banlieue, ça débat sur le voile, ça Secret Story sur TF1. Deux cocas en salle c’est 8,40€ ; un deux pièces à Paris 1000€ par mois, une seule place de ciné coûte 8,40€ ; le smic est à 1337,70€ brut ; et deux bébés congelés c’est 8 ans de prison.
Au loin, on entend la Somalie qui implore une aide internationale. Fuck, le serveur a oublié le citron dans mon verre de coca … la vie est trop injuste.

Voilà bon sinon, j’ai reçu des nouvelles du célibatire masqué, figurez-vous q’uil fait du seske en ce moment donc je vous file demain son dernier papier (que je dois publier depuis 3 semaines).

zigouigoui

Arrêter de respirer… ça fait loucher, cqfd

22 juillet 2009

navie-potoche_crop

Photo Firr

J’ai longtemps cru, qu’un mec qui trompait c’était un mec qui n’aimait pas… J’ai aussi dans ma vie, cru au Père Noël, à la petite souris et même à Mariah Carey… c’est dire.
Mes certitudes, avec l’âge,  se sont envolées comme la jupe de Monica Lewinski devant le bureau ovale.

Le corps de mon mec est-il ma propriété, dois-je contrôlé sa vie sexuelle et lui la mienne ?

Non, j’ai enfin pu répondre à cette question après des années de pratique !

Mon parcours est banal, j’étais une adolescente amoureuse jalouse, mais alors jalouse irrationnelle. Je me souviens précisément de la boule dans la gorge, des larmes qui montent, les poings qui se ferment, et cette rage qui enfle pour… rien. Juste parce que mon amoureux parlait à une autre fille, ou alors qu’il dansait, ou matait dans la rue. Avec le recul j’ai super honte, je me rassure avec la maturité, la jalousie c’est de l’égo mal placé, c’est de la peur, c’est un manque de confiance en soi et en l’autre. Puis après tout, un type qui te largue pour une autre, ou même qui te trompe, ça n’a de dramatique que le sentiment de déception.

Du coup aujourd’hui je ne supporte pas de voir un mec castré par sa copine. Exemple, j’étais à une soirée et je parlais avec un garçon, plus ou moins charmant, je m’en tapais un peu, on bavardait seulement et c’était bien. Là arrive sa copine, super belle, mais super flippante qui lui a agrippé le poignet en disant « bon, tu viens ». Bonjour, pas d’excuses pour nous avoir interrompu, elle n’aurait pas eu une gaine de contention elle lui aurait pissé dessus. Je n’avais RIEN fait messieurs les jurés, je lui aurais senti le cul en remuant la queue jdis pas…

C’est pareil pour les hommes, qui te mettent la main sur l’épaule en te demandant « ça va mon amouuur ? »en se frottant. Juste parce que tu rigoles avec Edouard Baer. Putain allo, je suis avec Edouard Baer, peux tu me donner le sentiment 5 minutes que je suis libre, que je pèse 42 kilos et que la nuit est à lui, moi, et à sa Cadillac prête à nous emmener à Katmandou pour le petit dej ?

Bref, un rapide bilan avec mes amis, m’a fait réaliser que 99 % de mon entourage a déjà trompé son partenaire sérieux (dans le passé hein, flippez pas les copains). Je ne connais qu’un OVNI, un superman de la fidélité. Les autres brûleront avec moi en enfer, abstinents, avec  Christophe Maé en fond sonore et l’obligation formelle de manger pour l’éternité du fenouil et de la salade (sans sauce) (j’ai une vision très personnelle  de l’enfer).

Aujourd’hui, j’assume, oui, j’assume d’être folle amoureuse et libre. Libre de ne rien faire avec d’autres, parce que concrètement c’est ce qui arrive en ce moment, mais libre aussi, de m’offrir une nuit de folie, si je veux, avec qui je veux. Personnellement je dois vous avouer, que quand j’aime, j’ai pas forcément envie de ça. En revanche, flirter oui ! Avec un mec jaloux je ne peux pas m’en sortir. C’est contre nature chez moi de promettre de :

Ne plus faire de clin d’œil à un autre que lui
Ne plus faire le coup du sourcil
Ne plus embrasser un homme ou une femme si j’en ai envie
Ne plus casser des objets sur mon passage
etc…

Alors mon mec, il fait ce qu’il veut de son corps, de sa queue. Je n’ai pas à lui imposer de ne toucher, n’embrasser, baiser que moi. Ce ne lui ressemble pas, ca ne me ressemble pas. Et je peux vous dire, que ça n’a rien à voir avec l’amour, on est seulement honnête. Alors en un an ça ne nous est pas arrivé d’aller voir ailleurs, mais on a le droit. S’il est avec moi, il n’y est pas contraint et j’aime ça.

Pourquoi brider son mec quand il matte une déesse ? S’il est en déplacement, qu’il rencontre une bombe qui veut le sucer… Vais-je lui jeter la pierre en lui disant : « Quoi, mais tu n’as aucun respect pour moi ?». Qu’est-ce-que cela à avoir avec moi d’ailleurs ? En quoi ça prouve que je ne suis pas la femme de sa vie ?

Avoir confiance en quelqu’un c’est savoir que ses choix ne sont aucunement des décisions pour me blesser, mon mec est grand, lui interdire ou pas l’accès aux autres nanas ne changera pas le cours de notre couple, s’il m’aime de tout son cœur, il restera et si une pipe le fait me quitter… on n’était pas fait pour être ensemble.

Si le fuckin prince couche demain avec une fille, qu’il rentre, qu’il me regarde et qu’il me dit : « Putain mais qu’est-ce-que je t’aime !» je serais comblée. Ce qui compte c’est qu’il m’envoie 36 mails en trois jours parce que je lui manque, ce qui compte c’est que ce phobique de l’engagement me dise des choses qu’il n’avait jamais dites».

Avec moi, il a le droit d’être lui, avec ces vices, son caractère. Au début, le soir de notre rencontre, on s’est avoué (bourrés) nos pires vices, nos plus grandes hontes…On n’a pas voulu jouer à la personnalité de façade, celle qu’on sort tous pour se faire aimer comme les mecs qui te sortent « Hum, moi, oh oui je suis de gauche keuf keuf un vrai ptit anarchiste avec des autocollants sur ma pétrolette et tout » en planquant discrètement leurs cartes UMP dans leurs poches.

J’ai rien contre l’UMP hein, ni contre les mecs à mèches, les versaillais, et les pulls autour du cou, ou le golf, ou les chaussettes blanches. Chacun fait ce qu’il veut!

Rien ne nous force à rester ensemble et c’est joli. On vient de décider de vivre ensemble, ça me prouve une chose : On peut être heureux, amoureux et libre, ça fait du bien de grandir parfois.

zigouigoui

De la nullité absolue d’être une fille… d’un point de vue biologique

08 juillet 2009

regle

Aaaaaaah achevez-moi, tuez-moi, pitié, mon dieu et plein d’autres trucs mystiques. Je déteste être une femme, deux semaines par mois, soit la moitié du temps… Oui, je parle des règles, de ce truc dont on ne dit pas le nom, les règles c’est le Voldemor de biologie. Alors pour éviter de mettre mal à l’aise le sexe fort, en nombre ici, posons les mots et n’en parlons plus, histoire de dissiper tous les malaises. Non mon petit chat, ce n’est pas sale : Menstruation, sang, caillots, ovules morts, tampons, serviettes, fuites, ragnagna (certaines disent VRAIMENT ça), cuni….

Pour rassurer les femmes qui me lisent et qui ont la chance de ne pas être encore pubères, quand je dis DEUX semaines, c’est le temps durant lequel mes hormones me jouent des tours, pas la durée des Anglais, qui ont la chance de se barrer au bout de quatre jours. Mon problème, mon drame, se produit une semaine avant les hostilités…

Le fuckin prince, fuckin chanceux s’est éclipsé pile au moment propice. À la base, je suis une bonne pâte gentille, sympa et pas trop chiante au quotidien…MAIS je me transforme à ce moment-là en espèce de fleur fragile, à la larme suractivée… lèvre inférieure tremblante en cas de contrariété : mode on. Je suis une grande fille, donc je fais profil bas, d’ailleurs mon mec s’inquiète parfois et me sort son traditionnel « bah, qu’est ce qui t’arrive, je t’entends plus, tu fais ta gentille, qu’est-ce que t’a cassé ?».

C’est quand je commence à insulter la mère du grille-pain qui a trop grillé mon pain -ce con-, que je réalise que les hormones sont de belles salopes et que si j’en croise une, un jour, une qui a le malheur de ne pas être microscopique, elle va passer un putain de quart d’heure.

Comme certaine l’auront compris à mon ton, j’ai passé la phase prémenstruelle hyper sensible, pour entrer dans la semaine rouge, la semaine qu’on marque dans nos agendas, celle qu’on déteste, mais qui un jour nous manquera, la semaine du « me cherche pas toi là-bas ».

C’est le moment où tu sens dans ton corps que ça bout, tu la sens monter l’envie de crav’mager tous les types qui matent la seule tenue dans laquelle tu es à l’aise : celle d’Eve. Dans la série je déteste : bah je déteste être une fille d’un point de vue biologique.

On ne pourrait pas remplacer l’écoulement de litre de sang par, je sais pas moi, du pollen, des sporanges, des gamètes où tous les trucs que font les plantes ? Elles se reproduisent les plantes, mais elles ne mettent pas de couches pour dormir elles… Toutes de putes.

Bon pardon pour le ton, j’admets être à cran, mais certaines savent ce que c’est. En fait -chez moi- c’est comme si y’avait une petite voix aigue, pire, une voix de conteuse québécoise, qui te répéterait à longueur de journée : pleures, vexes toi, han t’es moche, fait chaud hein, tu les sens tes trompes de fallopes, hihi c’est l’heure de te changer…

Alors oui j’ai chaud, dehors il fait 32°, dedans 39°. Ma peau brille, mon cheveu est cassant comme de la paille… Mais c’est pas le plus chiant je vous jure. Le pire c’est que les hormones agissent directement sur le moral, je sais que c’est normal, biologique…. Mais je ne m’y fais pas. Les hommes ne vivent pas ça et je suis ravie pour eux, j’aimerais pouvoir avoir juste une queue et manger du poulet devant un match de hockey.

Chez les femmes, certaines souffrent physiquement, d’autre ça ne change rien à leurs vies et s’en accommodent très bien… Puis y’a celle comme moi, qui ne supportent pas mettre des culottes de grand-mère, qui ne supportent pas avoir mal au « bas du ventre » comme je dirais pudiquement, qui pleure parce que quand même cette pub pour café grand-mère, elle est vachement jolie.

C’était mon coup de gueule à dame nature, c’était le cri douloureux d’une femme qui le paie bien le fait d’être une fille est donc qui a certes le droit à de nombreux avantages (on me tient la porte, on me dit « ouh gazelle », les boîtes de nuit sont gratuites… HAN TROP BIEN) mais l’addition c’est une semaine et demie de border line style… Mais dieu merci, la sodomie m’est d’un grand réconfort. (Au passage coucou Papa, qui m’a appris récemment que « Bah oui ma fille je lis ton blog, mes potes aussi d’ailleurs…-_-)

PS : Je déteste la pub qui passe en ce moment « Lalalala pour mettre un tampon Nett, on a besoin de ses doigts lalalala »… AAAAAAAAAAAH.

zigouigoui

Have you seen my childhood?

29 juin 2009

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Samedi matin, j’avais rendez-vous pour filer mon dossier à un agent immobilier maître des clés de l’appartement de mes rêves. J’ai appris en chemin une très mauvaise nouvelle, du genre fatale, du genre qui reste dans la gorge, savoir une amie morfler par la perte d’un être cher alors que quelques heures auparavant vous gloussiez innocentes toutes les deux dans un taxi, c’est choquant.

Je me dis que c’est une bien vilaine période, depuis que j’ai perdu ma tata, trois de mes amis ont eu à endurer la même chose, voir pire. 5 enterrements, en moins de 5 mois c’est pas rien. Ca fait relativiser, et essayer de profiter plus, demain j’ai donc rendez vous avec Huguette, que toute les deux cette fois, je vais essayer de la prendre en photo, c’est un peu ma mascotte.

Bref, samedi j’étais seule, avec mon reflex, j’avais envie de voir personne et tout le monde à la fois. Instinctivement je me suis arrêtée métro Oberkampf. C’était la Moon Walk géante, je me suis dit qu’avec ce temps et équipée d’un appareil j’avais pas le droit de m’enfermer devant les redifs de M6.

Ca a duré une heure, une heure où la petite rue a été investie par des centaines de personnes. C’était comme dans le morphing final de black or white, il y avait de tout : gros, mince, jeune, vieux, ado, bébés, black, blanc, asiat, métisse… Les voir tous chanter en cœur, ca m’a filer une belle larme. Est-ce que c’est parce que c’était beau, est-ce que c’est parce qu’en ce moment j’ai vraiment besoin de sentir la vie autour de moi, est ce que c’est parce que je suis méga sensible la semaine avant d’avoir mes règles ? J’en sais foutre rien, ce que je sais, c’est que j’avais l’impression de vivre quelque chose d’historique. Tout le monde se parlait, tout le monde dansait, dans un espèce de respect quasi mystique des uns et des autres.

J’avais rien pris (drogue, alcool, gingembre) pourtant je planais. Sa musique méritait cet hommage, je ne parle pas de l’homme, qui au-delà du géni reste bien trop mystérieux pour moi.

Final : Heal the world, une foule, main dans la main… Est-ce que j’ai déjà vécu une expérience aussi forte à plusieurs… Non. Alors j’ai fait des photos, mais d’avoir un mec photographe n’aide pas, mais alors pas du tout, à s’estimer de ce point de vu là. Bref, j’espère que sur quelques clichés, j’aurais réussi à capturer cette émotion.

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Ah oui, petite info pour ceux qui voudrait me hugger, venir même me dire un ptit bonjour (et qui sont sur Paris), je serais Mercredi soir à l’événement « Paris, twitte-il ? ». Allez viendez on va boire des mojitos et se faire des bisous dans une ambiance barbapapa.

zigouigoui