I will, lay me down, in a bunker, underground…

Je n’étais pas sûre d’avoir envie de vous en parler et je pensais que ça allait passer plus vite. La plupart des gens qui me connaissent sont au courant de la cause, mais pas des conséquences. Au moment où tout va bien dans ma vie, où professionnellement je décolle, où j’aime un homme qui rempli notre maison de post-it avec inscrits dessus des ptites private joke d’amour… Je ne dors plus.

Mes insomnies, sont arrivées sans que je les distingue, je croyais que je me décalais, que je n’arrivais pas à me coucher parce que j’ai une vie plutôt stressante, tout aussi excitante et des millions de projets.

Mais en vrai, si je ne dors pas, c’est que quelqu’un a détruit en quelques mots, ce que j’avais mis dix ans à caler : ma solidité.

L’histoire est un peu trop compliquée et bien trop glauque, pour que vous en compreniez les tenants et les aboutissants. Mais il y a quelques semaines, un dimanche de fin d’été, un dimanche de Brunch, de famille, de copine et de feu de cheminé… J’ai reçu une nouvelle, qui je pense, fait que je ne serais plus jamais la même. Beaucoup de mes amis, ne comprennent pas ma réaction violente et me disent que mon père est simplement un psychopathe néfaste, qu’il ne me mérite pas et que je devrais simplement ne plus le calculer. Mais ce dimanche là, mon portable dans les mains,  j’avais 6 ans et demi et j’ai eu mal à en crever.

Tout m’est revenu et même ce que j’avais consciencieusement enfoui dans un coin. La clé de ce coffre était ses propos, son texto a ouvert ma boîte de pandore.

Je ne suis pas une personne qui a beaucoup souffert, j’ai eu des coups de blues, des ruptures, il y a eu des décès et des malades, comme pour vous tous.

Ce dimanche, ses mots étaient comme des aiguilles fines. Elles sont entrées dans mon cœur, se sont agitées et ont essayé de tout déchiqueter. Simultanément, il y a eu un foulard. Il s’est noué autour de ma gorge, est s’est lentement tendu, jusqu’à ce que je ne puisse plus respirer.

On était avec mon amie et le Fuckin Prince et tout leur amour et leur gentillesse n’ont pas suffit à recoller 27 ans… Quand mon amie nous a quitté, elle a du emporter ma pudeur car je me suis effondrée avant même d’avoir atteint la porte de notre appartement. Deux heures plus tard, je ne retrouvais toujours pas mon souffle. Depuis je le cherche, il y a ce poids sur ma poitrine, cette aiguille qui s’agite, cette douleur qui me fait peur.

J’ai essayé de faire bonne figure devant toi, je me suis remise au travail, je t’ai fait l’amour, je t’ai écouté tomber amoureuse, je t’aide à monter notre projet, je travaille à ce que tes écrits soit publiés. Mais en vrai les copains, j’ai mal. Je twitte du lol, je mange de bon cœur, je ris beaucoup, donnez moi un oscar, parce qu’à quatre heure du matin, quand plus personne n’est là, je me retrouve face à mon nombril et perlent des putains de larmes que je ne contrôle pas.

Si j’écris tout ça, c’est que cette situation ne me ressemble pas, moi quand je vais mal je suis un petit robot qui avance tête baissée, mais merde là j’y arrive pas, et j’en suis désolée. Pourtant j’essaie.

Le dimanche 4 octobre,  à 17h58 et 20 secondes, en 19 mots et trois points de suspensions, un homme m’a brisé le cœur et depuis je tombe.

Ps : Je n’appelle pas au secours, j’avais juste besoin de le dire. C’est un travail important, que tous les gens qui n’ont besoin de personne doivent faire, oser dire : je ne vais pas bien. C’est un putain de pas pour moi.

Ps2 : Rassurez-vous je ne travaille pas chez France télécom ;)

41 commentaires sur “I will, lay me down, in a bunker, underground…”

  1. Touchant.
    Il y a à la fois tant à dire et si peu….
    Loin d’être facile, parfois il faut le dire, « non ça ne va pas » et accepter que les autres puissent aussi être une épaule pour soit, sur laquelle on peut pleurer et tout lâcher. Nous ne sommes pas des machines de guerre.
    Pour moi, extirper ce type de mal être, commencer à digérer passe par poser les mots, reformuler avec un peu de recul pour en prendre encore plus.
    Il est un noeud que je n’arrive pas à dénouer, pas le courage de réellement m’y mettre par peur de ce que je pourrais découvrir enfouis dans mon inconscient, il s’appelle aussi « mon pére ». Ton histoire me touche.
    Toute histoire est différente, on se construit avec, ça ne nous empeche pas d’avancer, mais ça nous rattrappe un jour ou l’autre. Pas facile d’avoir la force de lutter contre ses démons… c’est comme détruire pour mieux reconstruire.
    Mes pensées pour toi Navie.

  2. Potiron violet dit :

    Allez, j’initie le mouvement.

    Navie je ne te connais pas mais sans savoir pourquoi:

    Je t’aime.

    (et un peu d’amour c’est déjà ça)

  3. LeReilly dit :

    Hey la belle.

    Les insomnies, je connais ça. L’avantage, c’est que ça se soigne, enfin, que c’est pas perdu pour toujours. Je pourras te sortir un tas de discours réconfortants, mais je suppose que d’autres devraient y arriver mieux que moi.

    Tout ce que je peux te conseiller, c’est d’essayer de voir comment tu peux faire de la nuit une alliée, comment remplir ce temps en rab’, être plus forte que le mal en continuant d’avancer.

    Des bisous.

  4. DrMorisset dit :

    Je n’appelle pas au secours mon oeil. Je sais reconnaitre un SOS quand j’en reçois un.

    Je précise que la personne en question n’est pas moi.

  5. Renaud dit :

    Y’a un truc qui est bizarre, c’est que je ne t’ai jamais vu (en vrai, parce que sinon entre les photos de ton blog et ta magnifique apparition dans 100% mag, je t’ai déjà vu quelques fois) et que j’ai l’impression que tu fais un peu parti de ma vie grâce à tes billets, à tes tweets, aux vidéos où tu danses comme une folle sur des tubes des années 90 et j’en passe.

    Rassure-toi (ou pas), tu n’es pas la seule à me faire ça. Il y a Pénelope grâce à ses dessins (et ses tweets aussi), Vidberg, et plein d’autres. Un peu comme si vous étiez mes potes sauf que vous ne savez même pas que j’existe… sauf que toi, tu m’as écris un DM sur twitter pour m’inviter je sais plus à quelle soirée sur Paris… moi, le marseillais.

    Bref, tout ca pour dire quoi? Non pas pour dire que je suis un psychopathe mais pour dire qu’un tel message qui ne m’est absolument pas destiné me touche énormément… et que je ne peux m’empêcher d’être triste pour toi, tout comme je l’ai été pour le décès du père de Pénélope.

    Et c’est là que, justement, le coté tu-ne-sais-pas-que-j’existe est un problème. Parce que j’aimerais tant que Navie, la nana qui a la chepé tout le temps, l’ait en ce moment. Parce ce que j’aimerais tant que toute la joie que tu peux nous apporter à chacun de tes billets, tu puisses l’avoir multipliée par le nombre de tes lecteurs (et je suis sûr qu’il y en a un pacson).

    Alors voilà, moi qui n’ait jamais commenté (je crois) aucun de tes billets parce que j’avais l’impression de m’incruster dans ton cercle d’ami alors qu’on ne se connait pas, et bien aujourd’hui je me permet de t’écrire ce modeste commentaire pour te dire que malgré ses 19 mots et ses putains de points de suspension, moi (surement « nous », mais je ne peux pas parler au nom de tout le monde), je t’aime.

    (Et puis si il faut, on doit pouvoir s’arranger pour péter les genoux de l’auteur du sms…)

  6. magui dit :

    madame, je vous fais un câlin.

  7. magnetik dit :

    Pas grand chose de bien intéressant.
    On ne se connait pas, tu apparait juste périodiquement dans mes RSS.

    Courage, même si cela ne sert pas à grand chose de le dire.

  8. kmille dit :

    Juste un gros hug dans ta face d’ange triste

  9. halo dit :

    Même si c’est dur, même si t’en chie, t’as quand même LE truc qui fait la différence : le petit Ps2 plein d’humour.
    Quelle classe.
    Comme d’hab.
    et comme Potiron violet : je t’aime.

  10. Caroline dit :

    Je ne peux pas m’imaginer ce qui te touche si profondément, mais nous avons tous nos talons d’Achille donc je comprends, et je m’identifie à ce que tu vis. Je ne commente aucun blog, mais tes textes m’ont mainte fois émus/touchés/parlés, et aujourd’hui cette déclaration me parle trop pour que je ne réponde pas. Tout ça pour dire que je pense bien à toi même si cela semble bizarre de la part d’une inconnue. Je suis peut-être prétentieuse, mais ai l’impression de te connaître, et je n’ai aucun doute que tu trouveras ton chemin pour t’en sortir. Enfin tu l’as déjà trouvé, et tu as déjà fait le plus difficile.
    Bon courage, plein d’amour et de temps.

  11. Succuba dit :

    arf, ma belle, il y a des situations où l’on se sent plus proches des blogueuses virtuelles que de certaines de ses connaissances, et c’est bien le cas en te lisant ce soir… aucun mot ne peut reconstruire, tu es seule face à cette lourde tâche et le temps t’aidera énormément… faut juste le bon moment et ne pas repousser les mains qui se tendent vers toi IRL… plein d’ondes positives…

  12. Bintz dit :

    Bon courage du fond du coeur.

  13. Galstar dit :

    Ce n’est pas un travail évident d’admettre que l’on souffre par la faute d’une personne chère qui en quelques mots a pu détruire ce qu’on a mis des années à bâtir au prix de choix et de sacrifices auxquels elle n’a pas su être attentif. On ne se reconstruit pas, on évolue en conservant ses blessures. Savoir accepter l’aide des autres peut permettre d’atténuer la douleur plus vite mais c’est bien à toi de continuer à avancer en te préservant des mauvais coups. Pour ne pas avoir réussi à sortir moi-même d’une situation similaire depuis plusieurs mois, je te souhaite bon courage et bonne chance.

  14. Nounou dit :

    NOUNOOOOOOOOOOOOOU !

  15. Oopsy dit :

    parfois il faut savoir demander de l’aide…(à quelqu’un de pas concerné. quelqu’un dont le travail c’est d’aider les gens à repartir de plus belle…) bon courage.

  16. Bob L dit :

    Je te fais un gros câlin canadien – et Dieu sait qu’ils sont gros et réconfortants! :-)

    Prends soin de toi Navie.

  17. marion dit :

    Aie aie aie Navie en morceaux!

    Difficile de ne pas répondre des platitudes à ton chagrin…mais quand même quelques mots :

    - si déjà tu reconnais que vraiment, là ça va pas du tout, tu es sur le bon chemin, c’est le début de la sortie

    - ne laisse pas un enfoiré briser ton petit coeur. Personne n’a le droit de faire du mal à un enfant, personne n’a le droit de te faire du mal à toi. Surtout pas quelqu’un dont le rôle aurait dû être de t’aimer et de t’aider à grandir. Tu t’es débrouillée toute seule, tu t’es construit avec patience une solidité à toi, donc ne laisse pas ce type – ou qui que ce soit d’autre – te déboulonner comme ça. Ca lui ferait bien trop plaisir. Alors bon, change de numéro de téléphone, crache-lui à la gueule, mandate-nous pour lui péter les genoux s’il le faut, mais lève la tête et affronte-le quoi! Tu as plus six ans, tu es une femme magnifique, intelligente, et qui vaut la peine d’être connue (sinon on serait pas là), donc tu lui dois rien (a part un petit spermatozoïde mais bon ça mesure à peine quelques micromètres).

    Courage Navie! Prends soin de toi…

  18. Amandine dit :

    Le jour où ma mère m’a dit qu’elle m’aimait cela m’a fait le même effet. Car je la détestais, du plus profond de mon âme, et que par ces simples mots elle remettait en cause tout ce que j’avais construit. J’ai mis du temps à m’en sortir, mais tu peux le faire.
    Tu es quelqu’un de fort, tu as des gens qui t’aiment. Nous, nous ne sommes que des lecteurs à l’extérieur de ton univers mais nous pensons tous fort à toi.
    Courage.

  19. Sofiso dit :

    Premier comm chez toi il me semble depuis le tps que je te lis mais en fait, j’ai envie de t’écrire quasi tout ce qu’a écrit Renaud parce que je le pense et que j’me dis que même si à distance, ça ne change pas gd chose, ben voilà quoi…

    Et juste, si en plus des genoux, faut aller lui péter les dents, ya moyen hein !

    Biz

  20. G dit :

    Ce texte me touche beaucoup, tu ne dis rien mais tu dis tout… je comprend ce que tu peux ressentir, moi je suis en quelque sorte dans l’attente (effrayée) d’un de ces textos de la part de mon père… ou d’un mail, d’un coup de fil.
    Je ne connais pas ton histoire mais elle fait je pense écho à la mienne.
    Bizarrement aujourd’hui, le jour où tu me fais penser à lui est le jour de son anniversaire…
    Je pense que pour moi, cette sensation de peur, la gorge serrée et les insomnies seront toujours présentes, ou alors quand il ne sera plus là. Elle n’est pas là tout le temps (heureusement!), mais certains jours elle revient…
    Il n’y a pas de conseils à te donner, tu dois savoir au fond de toi si tu est prête à l’affronter ou pas et si tu as le moindre doute c’est que tu n’es pas prête…
    La raison pour laquelle moi je ne l’affronte pas c’est que j’ai passé toute ma vie à essayer d’être plus forte que ça, de marcher la tête haute et de devenir quelqu’un de bien (toujours en cours évidemment :) ) et que je sais qu’au moindre aperçu je redeviendrai la petite fille effrayée que j’étais et ça me bouffe.
    Donc j’ai pas de conseils, juste des pensées positives et le fait de te dire que tu n’es pas toute seule dans ce cas et qu’au fond c’est normal… Ne laisse pas ce texto te détruire, tu vaux bien mieux que ça.

  21. Sarah dit :

    Bonjour mademoiselle
    Il faut peut être trouver les dix neuf mots sans points de suspension qui seront ton antidote, il y a des mots que l’on entend et qui nous tuent ou blessent et les mots que l’on peut dire et qui nous guérissent. Pas les mots qu’on nous dit (ceux là soulagent bien sûr), pas les mots que l’on dit aux autres mais bien les mots (maux) que l’on se dit à soi-même, que l’on s’avoue, que l’on a la force de s’autoriser à admettre, à ressentir.
    Je ne te connais pas mais je pense que ton blog est le début des mots dits à soi-même.
    Notre solidité c’est notre socle peuvent se construire à tout âge et ne doivent pas dépendre d’un miroir (des autres). C’est une base, un socle. ça doit être ce qui nous suit partout, ce qui ne s’effondre pas. Time to build.
    Prends soin de toi.

  22. lili touchée dit :

    Ce que les pères peuvent faire du mal…!
    Et impossible d’avoir l’air forte quand c’est papa qui frappe.
    Courage!

  23. Lunem dit :

    J’aimerais bien raconter une blague spirituelle là tout de suite pour te détendre mais vu que ton texte m’a un peu empoigné les tripes ça serait du niveau de Paf le chien.

    Alors pas mieux: Courage :)

  24. Linaewen dit :

    Je ne commente pas souvent ton blog, même si je te lis toujours.
    Et cet article-ci m’a particulièrement touchée. Ta façon de dire les choses sans les dire, d’avoir du style là où la plupart des gens perdraient le leur, de savoir dire que ça ne va pas, m’a touchée en plein cœur.
    Je sais comme les pères peuvent être des enfoirés (enfin, mon géniteur moins que le père de mon homme, quand même).

    Du coup, je te fais un gros câlin. Le mega câlin que je réserve aux moments où ça ne va vraiment pas.
    En espérant que tous nos câlins, mots gentils, déclarations d’amours et autres gentillesses réunies serviront de bouclier contre ce qui te blesse au moins le temps que tu puisses, à nouveau, faire de beaux rêves.

    Courage, Navie.

  25. louison dit :

    Bonjour Navie,

    je te lis de temps en temps. Ce sont souvent les gens avec une forte personnalité qui tout à coup craquent. Je sais ca m’est arrivé et pour quelque chose de très brutal. Tellement brutal qu’on a plus l’impression de vivre mais de survivre. On sort la tête de l’eau pour faire bonne figure et puis le soir dans le silence de la nuit tout s’écroule.

    personnellement je m’en suis sortie, j’ai une vie de famille, un boulot etc…mais grâce aux autres et surtout j’en ai parlé à une tiers personne pas du tout impliquée dnas l’histoire. Je ne crache jamais le morceau mais là c’était obligatoire. J’ai mis du temps avant d’accepter de parler, plusieurs mois même, mais ca m’a fait du bien.

    Je crois que dans ces moments là la famille essaie d’apporter son soutient mais on reste seul, bien seul avec sa peine, son désarroi, son bleu au coeur. On ne se rend pas tout de suite compte qu’elle a été bien « utile » finalement. Il faut se faire confiance et faire confiance. Tu iras mieux.

    Bon w.e

  26. louison dit :

    Ah oui et surtout continue tes activités avec assiduité et pleure autant que tu veux, cela fait du bien.

  27. Nadia dit :

    Viens à la maison, je te prépare des sushis!
    Oui je sais pas trop parler alors j’agis en makis, aussi.

  28. Pétronille dit :

    Ah , voilà ! Moi je ne savais absolument pas quoi te dire mais si on fait un buffet collaboratif où on se bourre la gueule je participe à fond. En attendant, comme je suppose que ça ne peut pas faire de mail, je fais comme les autres : j’envoie de la pensée concernée.
    Cordialité.

  29. Biduline dit :

    C’est mon premier commentaire chez toi. Ton message me touche… Je souscris à ce qu’a dit Renaud. Je ne peux rien faire pour toi malheureusement mais je t’envoie des ondes réconfortantes! Biz

  30. Mess dit :

    On ne peut rester indifférent à ce que tu écris mais peut-on suffisamment dénouer le puzzle de tes phrases pour trouver le mot juste ?
    As-tu besoin qu’on s’ouvre à toi de nos propres peurs ? qu’on te soutienne ? qu’on te secoue ? qu’on t’embrasse ?

    Eventuellement, je voudrais dire que les mots restent des ensembles de lettres et que, même si on n’a qu’un père, ça ne doit pas rendre sa parole toute puissante. Si j’imaginais seulement un jour pouvoir détruire quelqu’un par une seule phrase, je crois que je me murerais dans un silence prudent…

    En famille, il n’y a même pas besoin de choisir entre amour et haine ; il y a simplement le passé, le présent et le futur. Le passé est plein de souvenirs, le présent est plein de choix et le futur est plein de possibilités ; tout ça avec ou sans eux. Bien sûr, c’est plus sympa avec, mais ce n’est qu’une des variables de l’équation de la vie.

    Désolée si cette réponse ne t’apporte aucun réconfort…. de toute façon, si t’es comme moi, tu ne pourras faire ton chemin que seule et ça prendra le temps que ça prendra pour que la boule s’estompe, quelque soit l’amour que l’on te portera par ailleurs.

    Je te fais donc de gros bisous et te souhaite un prompt remontage de pente.

  31. Célia dit :

    Le PS2 est déjà rassurant … :)
    Courage, pour la suite. Tu sais que tu vas mal, tu oses le dire, c’est en commençant comme ça que tout s’arrange.
    Je te souhaite que du bon !!! :)

  32. Toni dit :

    Marrant de conclure sur France Telecom … Ah non, pas de suicide, ça va comme ça !
    Je me plais bien, je reviendrai. Et je vais faire le lien aussi.
    Si je peux …

  33. Kaa dit :

    Navie, je te suis anonymement, comme Renaud, et comme lui et tous les autres qui se sont exprimés ici, je ne sais pas trop quoi dire, si ce n’est que je te lis, que je t’adore, que je comprends et compatis.
    Ce type ne mérite pas tes nuits.
    J’ai mon propre père, je ne l’appelle pas comme ça et il ne m’envoie pas de SMS, mais il m’a bien détruite et j’ai mis du temps à récupérer ma vie.
    Te laisse pas tomber. Tu as le droit de pleurer, le droit d’en parler, le droit de l’aimer ou de ne pas l’aimer, c’est beau quand c’est toi qui le dit.

    Je t’embrasse, tendre et fort,
    PS : et s’il faut lui épiler tout le corps à la cire chaude, je suis partante !

  34. pechiga dit :

    Quoi, qu’il se passe dans ta tête Navie, tu es plus que chamboulée. Fais Attention à toi ma belle.
    Petit mot pour le fucking Prince, je sens que tu n’es pas du style à prendre tout ça à la légère, occupe toi bien d’elle.
    Je t’embrasse courageuse petite fille au menton qui tremble..

  35. Quine dit :

    Je te lis depuis longtemps. Je n’ai jamais commenté. Pas parce que l’envie m’en manquait. Mais parce que pas dans le cercle (je sais, c’est une connerie), pas les mots, cheveu sur la soupe, tout ça.
    Tu me fais rire, tu m’émeus, tu m’épates, bref, j’adore la personnalité qui se dégage de tes mots.
    Et tes mots, là, ils m’ont fichu un coup. Je n’ai pourtant jamais connu ça, mais j’ai juste eu envie de te faire un énorme câlin. C’est complètement con, je sais, on ne se connaît pas. Mais j’ai eu cette envie irrésistible que tu te sentes protégée.
    J’ai laissé ton post en non lu longtemps, parce que je voulais, pour une fois, te rendre une toute petite parcelle de ce que tu donnes. J’ai mis du temps à le faire, mais voilà …
    Je t’embrasse, fort … et big hug

  36. touchée…coulée…

    t’aime aussi ..parce que tu tombes , que tu fais du bruit en tombant et que t’as souffrance n’est pas feinte, elle n’est pas un moyen de te faire éxister…pour toutes ces raisons, pti bouchon de 6 ans et demi et une 20aines d’années de plus, j’aimerais te reconforter, te faire un calin et de te protéger itou…

    Parce que tu donnes beaucoup aux autres et que même si on se connait pas , j’ai moi aussi envie de te rendre un peu de ce que tu nous offre, comme ca, sans rien attendre en retour.

    Prend bien soin de toi, ris, pleure , danse, fais l’amour, monte des projets , avance , recule …vis..

    bisous

  37. Julien dit :

    Salut Navie.

    J’ai tout lu. Y compris les 36 commentaires. J’ai tout lu sauf ce pourquoi tu es si effondrée. Je suppose que tu n’as pas voulu exposer des faits trop intimes. Je comprends tout à fait. C’est déjà énorme de faire un billet comme celui ci. Mais c’est tout de même très gênant pour qui voudrait simplement essayer de te parler, de te comprendre et pourquoi pas, de t’aider.
    On peut t’envoyer tout l’amour possible par nos commentaires que jamais ils ne combleront la plus microscopique écorchure causée par le tranchant des mots que tu as reçus de ton père. Pourtant il existe des mots capables de guérir ou du moins d’atténuer la peine mais pour les trouver, il faut percer le secret.

    Je suis un animal nocturne. Tu as mon twitter et tu me trouveras sûrement en ligne entre minuit et 4h du matin. N’hésites pas venir toquer si l’insomnie t’empêche de rejoindre morphée.

  38. lilou dit :

    Il est 5h30 du matin!!et comme toutes les nuits je erent entre l’ordi,la télé, et le frigo!!et voila par hasard je tombe sur ta page fan et je me retrouve sur ton blog à lire ce billet et me voilà en larmes, tes mots sont si touchants, tu as eu le cran d’en parlé ,tu as du courage, la journée personne ne doutent de mon mal etre, je suis une jeune mariée, je suis sensée etre heureuse!!!!!! mais quelques chose me manque, je n’en dirais pas plus, mais pu….comme tu dis je ne vais pas bien, pour des raisons que je ne peux devoiler ici, ma vie passe, et le mal etre est toujours là….

  39. Liline dit :

    Je tombe par hasard sur ton blog, sur cette note, et je suis touché. Lorsqu’on a une boite de pandore elle fini fatalement par s’ouvrir et c’est la manière qu’on a de rebondir qui nous rend chaque jours plus fort (même si rien ne s’efface). Tu as déjà le courage ! Je te souhaite plein de bonne chose et du bonheur en ces temps de fête.

  40. Yun† dit :

    Il est deux heures du mat et j’aime toujours autant lire ce blog
    J’adore tes seins
    Et en plus tu dis tout sans rien dire et c’est classe
    Vu la date de l’article chais pas si c’est toujours valable (mais vu le mal, ça doit être encore la), bon courage?
    Bisoux, et merci d’écrire

  41. Sophie dit :

    Bonjour ,
    Je suis tomber sur ce jolie blog par hasard et ton texte est trés touchant vraiment il dit tout sans dire enfin je me comprends !
    Je croi que ton blog est devenue un de mes coups de Coeur du net pour tout te dire !
    Bon je suis jeune et les seuls blog que je cotoyer jusqu’a l’an passé c’était skybloooog et compagnie
    bref je divague !
    Il n’empéche que je vais sérieusement me méttre à lire tout tes articles !

    Bonne continuation & à biento je pense que je vais laissez souvent quelques commentaire !
    Bisous

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