« Ce qu’on donne aux méchants, toujours on le regrette »
Jean De La Fontaine, La Lice et sa compagne

Suite à mon postcriptum d’hier et la pression psychologique mise par Toysan, je me dois de vous raconter mon aventure.
Il y a 5 ans alors que j’étais une nouvelle célibataire (je venais de quitter un amant merveilleux MAIS amoureux) J’ai couché avec un connard.
Jour de mon anniversaire (le 7 septembre, oui c’est bientôt, mais je vais faire un wish-list, ne vous inquiétez pas!). J’invite pleins de potes, dont l’ex merveilleux amant et aussi des potes de fac, de lycée, de primaire, de passages, de galères, de soirées etc.
Dans le tas se trouve… comment l’appeler, JM, une connaissance de la fac. Je vous dresse le portrait: beau gosse, intelligent, très populaire et sympa. Un concentré de miam, tout le monde fantasmait sur lui (pas moi, jsuis une rebelle et j’avais une copine sur le coup). Le hasard du plan de table nous met l’un en face de l’autre. On bavarde, on rigole, on est que deux (en vrai on est une trentaine, dont l’ex merveilleux amant qui voit se jouer la scène entre moi et JM et qui en souffre).
JM et moi, beaux et bronzés de nos retours de vacances respectives on se tourne autour, d’abord gentiment comme toujours, puis l’alcool réchauffant les corps de plus en plus ostensiblement.
On sort du résto pour aller tous boire un verre. Je dis à moitié au revoir à la plupart de mes invités. Je suis une dinde, une garce, je le sais et l’ex merveilleux amant nous quitte l’âme en peine. Je ne le regarde pas, je suis avec JM. Je brûle de désir pour lui. Au bar, on est séparé. Je m’occupe enfin des gens qui ont fait le trajet pour moi, je danse beaucoup, je me fais draguer par le barman, on rigole et la soirée est très cool.
JM et moi on se chahute du regard. Comme me l’a souligné un ami il y a peu, il y a des regards qui sont trop long pour être honnêtes. Moi qui ne regarde JAMAIS les gens dans les yeux (on dirait pas, mais je suis plutôt intimidée par les pupilles ), là je joue et j’aime ça.
A la fermeture du bar on est deux. JM et moi. Il me propose de venir prendre un verre chez lui (pour ceux qui ne connaissent que les codes HTML ça veut dire: tu veux qu’il se passe plus?). Je dis oui. On marche des heures, on rit, on parle de moi, de mon histoire et de la sienne.
Arrivé chez lui, on monte sur son toit et on regarde les étoiles. So clichey
Il me plait plus que pire.
Il m’embrasse très bien, on fait l’amour pas bien. C’est décevant. A part ses fesses, parce que j’ai jamais touché des fesses de sportif et lui c’était du genre béton bombé. A la base les fesses des mecs je m’en fous comme l’avis de ma boulangère sur la libération d’Ingrid Bétancourt… Mais là c’était des fesses de mannequin, faut savoir apprécier.Disgression.
Donc, c’était bien, mais bôf en fait. Du genre: « faisons l’amour sans effort ». La baise de la flemme quoi.
On dort dans les bras l’un de l’autre et je me sens jolie. J’aime bien le moment.
Lendemain matin: Je me réveille nue dans son lit. Je me dis: gné? Qu’est-ce-que je fous là? Je me souviens et je souris.
Il est pas là. Il parle dans le couloir avec une dame que je soupçonne être du genre génitrice. Merde, j’aime pas les parents, surtout le matin. Je me cache sous la couette.
Il revient.
Froid.
Il me dit:
« Bonjour…
(….)
« …euh voilà, j’ai pas osé te le dire hier soir, mais je me suis remis avec ma copine il y a deux jours! »
(…)
(…)
Belzebuth passe…
(…)
Je vous rappelle que je suis nue sans défense dans son lit, sans même un mini batte de baseball histoire de réagir convenablement.
Et comme je suis une gentille et que merde, il me plaisait bien ce mec malgré la performance d’hier, je lui dit super crédible:
« oh ba c’est pas grave, on est juste pote » grosse bouffonne
Deux jours plus tard, je le recroise à la bibli avec sa meuf… fuck
Je ne lui ai pas reparlé ensuite. Ni lui d’ailleurs. Pas un regard.
Voilà, ce n’est pas une grosse loose, mais en réfléchissant avec lui je regrette de mettre mise à nue (pas que physiquement).
Comment peut-on omettre de préciser qu’on a une meuf???? Parce que s’il me l’avait dit, je ne pense pas que ça n’ aurait changé grand-chose i’m a bitch mais au moins j’aurais eu l’info! Je n’aurais pas souris, je n’aurais pas fait le câlin de la ptite mignonne tu vois! Puis en plus après il m’a snobé. Genre: « je t’ai eu, passons ».
Je déteste savoir que ce mec m’a eu. Je trouve ça humiliant. C’est pas moi la bitch, en fait c’est lui!
Ce qui est drôle, c’est qu’en vous racontant cette histoire je me dis qu’en amants j’ai eu le droit à des trucs zarb: vous voulez des préviews croustillants:
J’ai couché avec un mec qui se regardait nu dans la glace juste après
J’ai connu un mec qui a presque pleuré parce qu’il avait perdu sa chaussette « pendant » et que sa copine allait le griller
Le même a pété un câble et claqué la porte parce que je l’avais pas blow jobé la première fois
Le même a essayé de faire un plan à trois avec ma meilleure amie…
Merde il faut que je vous raconte l’histoire de Monsieur Le Même! Comme celle du merveilleux amant.
Hum, je vous raconterais tout mais Navo (qui connait toutes les histoires mais pas dans le détail) devra accepter avant. D’ailleurs la publication de ce billet est validé par l’ Homme! Il est cool mon mec!
J’ai plein d’histoires d’ex bizarres, mais depuis que je me suis fait griller par l’un d’eux sur ce blog… Je me dis qu’il va falloir que je codifie mes récits pour pas qu’ils se reconnaissent. En même temps, jm’en fous un peu.