Articles de la categorie ‘Navulve’

Morosité sexuelle

26 septembre 2008

Je viens d’avoir une conversation très interessante avec un ami. On parlait de sexe (ce qui arrive moins que vous pensez hein) et surtout d’une découverte qu’on a fait récemment tous les deux: Les gens s’ennuient en majorité au pieux.

Depuis l’histoire des stats, je me doutais bien que « baiser » n’était pas forcément synonyme de « s’éclater », mais au fur et à mesure des rencontres que je fais et des conversations que j’ai (oui, même à Etretat 17h en mangeant une glace face à des touristes qui captent de ma conversation les mots: « jouir », « pénétrer », « enculer » et « casino?« ) je dois vous avouer que je suis bien triste mes petits goélands tigrés.

Je me suis dit que la société « tout-sexe » avait complexé mes congénères en les forçant à adopter le discours: « ouai le cul c’est bien, trop cool, moi tout le temps, le Rabbit? Jconnais! » mais au final sous la couette après « FBI porté disparu » c’est la libido qu’on cherche…(ouai c’est nul, mais je le laisse).

J’aime faire l’amour, parfois c’est même baiser que je veux. Ce qui pour moi est similaire parce que de la même façon que j’adore boire un chocolat chaud l’hiver avec un ou une amie (ahahah) ce qui est un acte de physique d’amour et bien le sexe c’est de l’Amour. Parfois un condensé de 7 minutes dans des toilettes minables, parfois l’expression d’heures magiques dans un lieu bourré de charme. Il en résulte que c’est du don de soi, du partage, de l’échange… C’est que du bonheur merde.

Alors pourquoi on le boude? J’enquête:

- Les blocages. Ils sont multiples, liés à l’enfance, l’adolescence ou à ce gros connard qui vous a prise un jour comme on répare un évier et qui EN PLUS ne vous rappelle pas... Rien de personnel là dedans, je suis une pro de l’analyse. Du coup, le sexe c’est un peu comme à la guerre t’es stratégique. Tu baises pas/plus.

- Les loosers. Si t’es comme moi avec les objets en verre qui quand ils te voient debarquer, recitent des nostra pater avant de mourir dans l’atroce souffrance que doit être de se briser (Paix à l’âme du verre que j’ai posé un peu trop près du bord à la We Are The 90’s hier), ça se trouve toi c’est la même chose au lit. Tu te choppes toujours LE mauvais plan, LA mauvaise personne ou LES mauvaises piles pour le canard vibrant. La loose du sexe. Du coup t’es blasé alors tu baises pas/plus.

- La routine. Version plus courante, le plus probable ennemi numéro un qui fait dépérir ta lingerie Victoria’s secret au profit de ton jogging mou et gris. Eva Mendes (en grande philosophe de l’amour a dit: « Je pense que les pantalons de survêtement sont la première cause de divorce dans ce pays » J’aime bien cette réflexion). Bref on fait plus attention, on est fatigué, on est naturel… Serions-nous donc naturellement assexués? Bref, on baise pas/plus.

Mais euh, je veux pas moua! C’est comme si j’apprenais que les gens ne riaient plus. Ou à petite dose, quand ils ont le temps, parce que c’est pas tout ça mais la vie, les impôts ça frenne. Alors le dimanche soir on pouffe un peu, on se force aussi parce que parfois la personne en face n’est pas très drôle. Et si on rigole deux fois par semaine, ouf on est dans la moyenne.

Encore une fois je préfère un fuckin‘ fou rire une fois par mois, que ce genre de rapports sus mentionnés. En parlant de fuckin, Le fuckin‘ prince charmant, lui il pense, que c’est parce que les gens ne sont pas fun qu’ils ne se lâchent pas. Constat pessimiste.

Revenons-en à nos goélands. Je voudrais bien comprendre pourquoi ça à l’air si compliqué le sexe. Pourquoi c’est pas comme manger. Pourquoi autant de pression. On a un corps, on fait des rencontres, on en jouit. Parfois c’est émouvant à te tirer une larme post-coïtal, parfois c’est drôle ou juste très bon.

Pourquoi dans l’air cette sensation morose. Ce manque d’entrain. Cet ennui. Vous savez vous?

zigouigoui

ANALyse

17 septembre 2008

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Et oui, il fallait bien un jour que j’aborde l’étroit sujet qu’est la pratique du sexe par voie non-procréatrice, la voie du péché, la voie du mal… La sodomie, mais pas que ! Hier j’ai passé ma journée à interroger des potes et des proches (quelle merveilleuse amie je suis là) sur le rapport qu’ils entretenaient avec leurs anus. Et bien je ne fus pas du tout surprise d’apprendre que c’est une zone complètement oubliée. L’anus c’est un peu le clitoris d’il y a 30 ans, une inconnue dont on a ouïe dire par tante Jeanne la dévergondée toujours pas mariée qu’elle était un terrain de jeu des plus agréables. Oui mais aujourd’hui encore, on est en panique comme devant Tonnerre de Zeus au Parc Astérix, on ne sait pas trop si on a envie d’y aller…

Partie UNE : Les femmes et la grotte inexplorée

AHHAHAHAHHA quel titre de vieux manuel de sexologie des années 80′ ! Époque où l’aisselle bouclée chez la femme était encore acceptée. Je crois qu’aujourd’hui c’est passible de prison un tel affront pileux…

Pour parler franchement, la sodomie n’est pas une pratique courante, banale et acceptée. Tout d’abord, ce sont les statistiques qui me l’ont appris, car moins de 15% des femmes l’ont testé au cours de leur vie. Mais je dois vous avouer que mon entourage-girl crew m’a confirmé cela. Alors qu’on subit l’épilation au laser, les régimes à base d’ananas uniquement et les tortures de chaussures faites pour des pieds atrophiés de Geisha… L’anal ça ne tente pas plus que ça, on flippe. J’ai eu pas mal de « ouai bon une fois comme ça pour tester, mais sans plus ». Comme si la pratique en elle-même, sorte de sexe de l’extrême pour le commun des couples, se suffisait d’une fois. « Un jour on a testé mais j’ai eu mal », « jamais par là, ça fait mal, ça fait rien», « c’est un endroit gênant, humiliant, peu hygiénique ». J’ai entendu tout cela. Il faut peut être que je vous explique que si je m’intéresse au sujet aujourd’hui, c’est que longtemps pour moi la sodomie était liée à une pénétration douloureuse, sans plaisir, un brin humiliante donc excitante, mais en aucun cas une pratique courante ni même agréable.

C’était avant. Avant qu’il joue avec son sexe ultra lubrifié sur mes fesses. Pour faire monter le plaisir. Suivi d’une douce, une lente pénétration. Une sensation inédite, une excitation incomparable… J’ai totalement perdu le contrôle ce qui m’a aidé à d’abord ne sentir aucune gêne, douleur et au contraire d’être éligible au fameux : orgasme anale. C’est une expérience hallucinante de croire qu’on connait son corps et de réaliser qu’on avait complètement négligé ce champ des possibles. Et pendant les va et vient complètement fou de mon (merveilleux je dois l’avouer) amant, je me disais que ce plaisir je ne le bouderais plus. En en parlant autour de moi (pas à ma boulangère non plus, je suis nouvelle dans le quartier on va y aller gentiment) je me suis rendu compte que ce n’était vraiment pas courant.

Bref, encore une fois, en guise de conseil, mon expérience. J’avais tenté le truc plusieurs fois sans résultat. Mais la combinaison : lubrification, détente, jeu, découverte a élargit ma vie sexuelle de façon significative. Je continue l’exploration avec le plaisir immense d’avoir de nouvelles idées dans ma boîte à jeux…

Partie DEUX : Un homme, Un doigt, un Tabou

Ca pourrait être le teaser d’un jeu Ravensburger pour Noël, mais non. Je choisis de mettre les pieds dans le plat ou le doigt précisément sur le problème : comment aborder avec un mâle le sujet « Finger in your ass » sans qu’il se sente :

- Menacé (douleur)

- Homosexuel (anal=gaypride)

- Emasculé (pénétration=intrusion)

- Gêné (après le retrait du dit doigt)

Ce n’est vraiment pas facile. D’un point de vue purement anatomique le point G des hommes se situe près de la prostate, endroit que tu atteins si tu es proctologue ou si tu es une fille aventureuse qui « ose » (espèce de Punk) aborder LE sujet. Beaucoup d’hommes interrogés me diront : « nan mais je comprends, ça doit être cool et tout, mais je ne sais pas, c’est pas mon truc »… Enfin ils se doutent probablement que de se faire fouiller l’anus par une biatch french-manucurée c’est pas ce qu’ils avaient en tête quand ils l’ont vu danser sur American Boy. Pourtant ceux qui ont testé l’ont adopté de suite. Personnellement j’aime les hommes qui n’ont aucune gêne dans le sexe, je trouve bien sûr touchant le timide « je crois que je me sentirais gêné si… » mais en terme de sexattitude celui qui te sort « attends, mais moi j’adore ça qu’on me fasse jouir, tous les procédés sont bons » je le trouve fuckin hot. En gros c’est encore une question de cap, ceci dit si je savais mon clitoris placé derrière mon tympan, je n’hésiterais pas une seul seconde à m’enfoncer douze coton-tiges dans l’oreille… Je suis curieuse et je n’ai pas envie de passer à côté de… Mais surtout je me demande comment dans cette ère civilisée qu’est la nôtre, les hommes ont encore des panneaux de sens interdit. Je sais que toutes les filles ne proposent pas ça au menu. Je sais que l’anal encore une fois ça sonne comme une pratique extrême, pourtant l’excitation et le plaisir sont paraît-il juste incroyable pour les hommes dans cette zone là. Et je me dis qu’ils sont des milliers à louper ça par peur, appréhension, manque de curiosité… C’est dommage.

Je ne pense pas ceci dit qu’on doive mettre le sujet sur la table de façon frontale. Pendant le sexe, il faut jouer avec la zone pour faire comprendre que. Ne pas y aller sans prévenir (après tout on n’entre pas chez les gens sans frapper) du coup Nadine de Rotshield serait d’accord avec moi pour dire qu’un doigt dans l’anus est un geste de plaisir, mais qui ne se dispense d’aucune politesses d’usage :

- Le doigt se doit de former un crochet pour justement atteindre la prostate et donc la zone orgasmique

- Le doigt se doit d’être ferme

- Le doigt se doit d’être lubrifié

- Et si c’est la première fois, choisissez un moment où vous pouvez faire deux choses en même temps (c’est génétique, les femmes en sont capables). Pendant une fellation par exemple…

- Soyez excitées et pas « médicales » dans vos gestes.

- Lavez vos mains avant de passer à table c’est Nadine qui l’a dit…

Bon mes petits chats, j’ai soulevé la.… Bref, aujourd’hui j’ai abordé un thème qui ne manque pas de faire réagir, notre vie sexuelle, enfin celle qu’on nous vend manque un peu de piment. Elle manque surtout de sincérité et je suis dans cette démarche là avec ce blog, parler de tout sans rougir. Donc je ne me suis pas privée, j’espère qu’on pourra continuer ce que j’ai amorcé dans cet article en discutant via les commentaires : la sodomie, le touché rectal… Tabous ?

zigouigoui

J’aime les hommes… lalalala

15 septembre 2008

J’aime les hommes.

Depuis toujours. En fait depuis qu’en CP je suis devenue accro à mon maître. Mais mon grand intérêt pour la gente masculine ne vient pas de mon hétérosexualité, sans trop savoir pourquoi, leur cause m’a toujours semblé plus difficile à défendre que celle du « sexe faible ».

Ca doit être mon sale côté réac’ qui me pousse à soutenir les garçons. Détrompez-vous sur l’intention qu’on peut me prêter à vouloir me faire bien voir d’eux, pour être « la seule fille du groupe parce que les nanas c’est trop des vipères ». Pas du tout, j’aime, les filles, mes amies, mes cop’s. Les hommes me semblent pourtant bien incompris et aussi plus difficilement consolables.

Les hommes sont perdus. Il y a une semaine, la pétasse la plus touchante du web, était interviewé pour un thema d’Arte : « les monologues du Pénis ». Je l’ai regardé d’abord pour mon copain, mais j’ai vite été submergée par quelque chose de latent en moi : je me sens le besoin d’aider les hommes.

Hier soir j’ai dîné avec des amis, un ptit texto groupé à mon cercle de proches et on se retrouve à une douzaine dans une pizzeria. Je prends du recul et réalise qu’il n’y a que quatre femmes. Deux petites amies que je ne connais pas, ma belle sœur et une des meilleures amies que l’on puisse rêver. 20 couilles, 10 seins. Je fréquente trop d’hommes?

On part dans un bar de nuit, qui nous refoule à cause de ce rapport inégale. Nous aurions été 20 seins, 10 couilles c’eût été sans problème. Ca m’a beaucoup agacée, parce qu’une bande de nénettes gloussantes, glossy and glamour peuvent entrer en boîte et se trémousser toute la nuit sans encombres, mais pour un boy crew du même nombre c’est impossible.

Pourquoi ? Je sais que des jolies filles dans un bar côte le lieu, je sais qu’une équipe de bonhommes alcoolisées c’est plus stressant pour un videur. Mais je ne trouve pas ça juste.

Dans bien des cas les hommes sont discriminés et je trouve stérile d’excuser cette inégalité par le fait qu’on (nous les gonz’) est moins bien payée, prises pour des objets sexuelles blablabla.

Je liste les choses qui m’énervent comme ça c’est fait :

- Le recalage des couilles en boîte

- L’impuissance d’un homme devant la décision d’une femme face à l’avortement

- Le discours largement adopté par tous qu’un enfant doit rester avec sa mère en cas de divorce

- Dire aux hommes que leur sensibilité c’est leur part féminine, comme si la femme avait le monopole du cœur

- Que les hommes dans le porno soient complètement éclipsés (ils sont seulement des bites) au profit des femmes sublimées, filmées de part en part avant, pendant et même après

- Qu’ils ne reçoivent que trop peu de la part des femmes des caresses, de la galanterie… Parce que c’est à eux d’être gentils

Peut être qu’étant née dans les années 80’ j’ai complètement intégré le discours ambiant sur les discriminations féminines, que nous devions nous battre pour être reconnues et que du coup, ça me semble être moins un élément capital. On s’occupe des femmes, je le sais, peut être pas assez, mais notre société a prouvé qu’en 20 ans on avait réussi à grimper au moins aux genoux des hommes en terme d’égalité, mais la lutte continue blablabla En visionnant le reportage je me suis vraiment rendu compte que les hommes étaient paumés. A un moment donné un chauffeur de taxi explique qu’en observant les couples qu’il prend, la différence était flagrante entre les hommes de l’ancienne génération qui monopolisent la conversation, qui occupe l’espace et les femmes de la nouvelle qui ont repris ce rôle. Plus ces mecs se confiaient plus je culpabilisais. Oui, moi, qui je pense sans le vouloir consciemment, signifie aux mâles que je n’ai pas besoin d’eux pour vivre. Moi qui peut et sait prendre du plaisir toute seule, qui n’a pas besoin d’être invitée au resto’, qui n’a pas besoin qu’on l’entretienne. Moi qui ait des attentes, des demandes compliquées, qui veut qu’on la rassure mais pas qu’on l’opresse… Je ne pense pas que ce sont des choses que les hommes veulent me donner à tout prix, mais là où la femme s’épanouit, l’homme cherche sa place. Une place trouble, les codes vestimentaires, la fameuse « part de féminité », la performance sexuelle à l’heure où les vibros sont de sérieux concurrents. J’aime les hommes, mais je n’aimerais pas en être un. Car mon statut de femme je le connais, je sais qu’il mute, je sais que je n’ai de comptes à rendre à personne. Je sais les femmes exigeantes, plus elles s’élèvent plus leurs goûts en matière d’hommes sont pointues. Si j’étais un homme je serais impressionné par tout ce qu’on attend de moi y compris d’être plus effacé, de comprendre toute cette tonne de subtilités qui font que je dois être à la fois couillu, gentil, drôle, sympa, pas macho, fort, rassurant etc.Aux hommes : Bon courage…

Aux femmes : Soyez plus cool… A toi (et parce que j’espère que je ne te torture pas trop l’esprit) : merci…

EDIT: Un ami vient de me dire: « merci, au nom de tous les hommes, enfin surtout moi, pour ton billet sur ton blog… ca m’a touché comme ça m’était pas arrivé depuis longtemps »

Je crois que je tout ça me confirme bien, qu’il y commencer à decharger les hommes d’un poids…

zigouigoui

Tous des putes qu’elle disait mon arrière grand-mère!

11 septembre 2008


Petit débat avec le charmant CyberSDF, qui me disait que nous les femmes nous sommes des putes. L’idée principale étant qu’il fallait pour nous lever allonger quelques billets de 5 euros : resto, verres, ciné, popcorn….

Je fais le tour de mes trois neurones pour lui dire que je ne suis pas du tout d’accord. Pas parce que je suis une chiennasse de gardasse de féministe, mais que même à coup de billets de 100, Sim (mort ou pas d’ailleurs) ne rentrerais pas dans mon jardin secret aux milles plaisirs.

Mille et un même.

En revanche, suite à cette conversation j’ai réfléchi le temps de quelques volutes sur le rapport entre la séduction et l’argent.

Si un homme, se sent obligé de vous « inviter » quelques soirs pour espérer voir ne serait qu’un bout de la ficelle qui vous coupe le sillon inter fessier, la femme de son côté, pour espérer un seul regard de la gent masculine engouffre des centaines, voir milliers d’euros par an ( les moins bien gâtées) pour obtenir un rendez vous.

Mon petit chat : quand tu regardes une fille dans la rue, au bureau, dans la rue, un bar. Ce qui te plait c’est l’allure générale, le sourire, les cheveux, un « jenesaisquoi ».

Et bien ce qu’une fille dégage pigeon bleuté s’achète au monoprix.

Oh ne fais pas l’offusqué devant ton PC. Oui je crois au charme, à la beauté naturelle (mouhahaha) et au reste. Mais de la même façon que d’avoir un petit peu de sous contribue (mais ne fais pas) au bonheur, il y a un tas de coup de pouce monnayable qui nous aide à être bonne/belle/charmante etc.

Je m’explique : tu crois que le cheveu brillant, les dents blanches, le ventre plat, les chaussures qui te donnent la bonne démarche, le pantalon qui souligne à merveille tes petites fesses (je ne parle pas de moi), ces seins fières qui font la nique à Newton… c’est dame nature qui les lui a donnés ?

Masque cheveu Brillant Kerastase qui donne le poil doux et pas rebelle

Blanchissement biannuel chez ton dentiste ou dentifrice ultra blanc de chez bright

Chaussures sexy qui te donnent l’impression d’avoir le mollet galbé

Jean taille basse qui montre une raie innocente

Manucure naturelle, coupe ongle, lime vernis

Savon pour la peau, genre peau jeune ou peau de vielle

Crème hydratante, qui régénère les cellules B13X5RZA de ton derme, sur derme et inter derme

Bouffe bio, façon poney, mais sans l’haleine, Spécial K fruits rouges avec des fraises, mais ratatinés et acides mais « hum c’est bon pour le colon ! »

Coiffeur : couleur, brush, mèches

Boucles d’oreilles, ornements

Tatouage sur les reins « nan je l’ai fait pour moi ça représente un dialecte très ancien et ça veut dire « liberté » »

Abonnement à une salle de sport, salle de torture, massages drainant, bain de boue et algues, mais c’est cher donc ça marche !

Wonderbra pour niquer la pomme et Newton donc !

Maquillage façon : j’ai bonne mine, j’ai de longs cils, la bouche naturellement framboise : mais s’il pleut je me transforme.

Piercing sur la langue, pas du tout évocateur, un trou dans la langue c’est plutôt normal comme désir.

Crème pour le corps qui fait la peau douce comme les fesses d’un bébé, mais un bébé sexy.

Gommage mensuel à base de granule de poireau sucré du Bengale.

Sachez que TOUTES les femmes, font aussi des efforts. Donc ne penses pas qu’elle ne l’a pas mérité son mojito !

On est tous à la même enseigne : des consommateurs, la séduction étant un pôle très très lucratif.

On est tous la pute de quelque chose ou de quelqu’un.

zigouigoui

Au lit, oublions nous…

06 septembre 2008


Ah il est temps de vous raconter mon vrai paradoxe.

Quand j’ai répondu à cette patate envoyée par Miss Larcenette, j’ai pensé qu’il fallait que je fasse un article plus développé pour celui là précisément. C’est quelque chose qui me tiens à cœur.


Vous n’êtes pas sans savoir que je suis une personne ronde/forte/grosse/pulpeuse selon les critères de Biba/mes potes/les pro-ana/mes mecs. Dans la vie j’ai l’air d’être quelqu’un qui assume complètement ses formes. D’ailleurs, le fait que je me maquille, me sape et porte de belles chaussures (de trèèèèèèès belles même, ouai les plus belles de la terre) mets les gens sur la mauvaise piste du : « elle se sent bien dans sa peau ». Pourtant mon sourire et mon humeur très souvent au beau fixe ne veulent  pas dire que j’aime mon corps. Loin de là mes chéris  et d’ailleurs, si j’ai posé pour LeCrapo à la base, c’était vraiment pour exorciser ce problème. Oui le souci c’est que mon dynamisme ne va pas du tout avec cette silhouette… euh… un peu… enfin beaucoup… Bref. Comme toutes les filles je bave sur des jeans/bottes/maillots de bain que je ne porterai jamais quand je me regarde dans une glace je me dit : ARGH mais euh, ça c’est pas beau, ça c’est mou, ça c’est trop… Mais euh ! Même que parfois ça me tire une petite larmichette. Ouai les soirs où j’écoute du blues en jouant de l’harmonica.

MAIS

Ba oui dans mon histoire il y a un « mais », forcément, il s’agit d’un « paradoxe » tu suis mon ornithorynque bleuté. Il y a une ambiance où mon corps et moi on est les meilleurs amis du monde. Le sexe. Je ne sais pas comment définir ce changement qui s’opère quand je commence à être excitée, quand on m’embrasse dans le cou, qu’on me déshabille, quand on me désire. Je suis en harmonie et chacune de mes courbes épousent sans complexe le corps d’un homme. Mes fesses d’habitudes trop présentes, j’en suis heureuse. Mon ventre n’est plus mou, il est juste brûlant, mes seins ne sont plus trop gros, ils sont beaux, fières. Je m’aime dans ce moment précis. Je ne sais pas s’il s’agit d’une sublimation se soi, ni même de narcissisme, d’une assurance sexuelle que j’ai développé… Mais je sais que j’ai de la chance d’être en paix avec moi de ce côté-là. Jamais de la vie à la piscine, je n’entre en maillot dans la salle. Noooon, si je suis avec des potes ils m’accompagnent jusqu’au bord, me prennent ma serviette et plouf… Attends non mais je ne vais pas imposer un cuissot tel aux yeux de pauvres maîtres nageurs qui veulent de la sirène.

Au lit, si le regard de l’homme me confirme qu’il a envie de ce corps là tout de suite. Je peux être debout nue devant lui… m’avancer sans honte, le faire languir en tenue d’Eve, le chevaucher, qu’il voit tout.

Les femmes ne sont pas les seules personnes à se cacher sous la couette, à vouloir la lumière éteinte. J’ai connu un homme très complexé au lit et je pense que ça y fait pour beaucoup dans l’alchimie.

Conseil de Docteur : Si tu ne t’oublies pas là, si tu ne décides rapidement que ce ptit bidou est charmant, que cette cicatrice est sexy, que ton sexe n’est pas trop petit, que tes côtes ne sont pas épouvantables… tes performances s’en ressentiront. Logique. Se poser des questions empêche l’abandon total de soi, nécessaire à un orgasme fulgurant.

Si tu doutes, dis-toi que la personne en face de toi, est là pour toi, qu’elle te veut, tout comme t’es et que si tu ne la fais pas focaliser sur ton complexe, elle ne verra qu’un bel être humain avec qui elle veut s’abandonner.

Profitez mes ptits chats !

zigouigoui

Je me suis griffée où la griffe du vagin, j’ai pas réussi à choisir un titre

03 septembre 2008

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Je n’avais jamais lu les « Monologues du vagin » et pendant mon séjour express à Lille, j’ai eu l’occasion de dévorer ce livre. Brillant. J’aurais, l’occasion de vous en reparler. Mais j’aimerais d’abord vous orienter vers l’emploi de ce mot, car comme l’explique l’auteur dans la préface, c’est un terme anatomique qui dérange bien plus que la dénomination coude ou pied.

Vagin .

Si je vous dis, qu’à cause de mon pierrerichardisme je me suis ouvert le pied. Vous allez sourire (ou être blasé si vous me suivez depuis longtemps).

Et si je vous dis qu’il y a deux jours, à cause de mon pierrerichardisme, je me suis griffé le vagin.

Oui je sais, j’ai assez de monde qui m’entoure pour me gueuler « ça n’arrive qu’à toi bitch ! »

Je ne voulais pas spécialement vous raconter cette histoire, la jugeant plus trash qu’une histoire de pieds, mais après tout, j’ai envie de faire ma féministe de base et de vous dire que : de parler de cette zone est tout aussi innocent que de raconter là fois où en grimpant sur Saint Jean Baptiste de La Salle je me suis cassée le poignet.

J’avoue que Navo via Gtalk m’a un peu poussé à en parler je le cite :


Navo: AHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHHAAH

AHAHAHAHAHHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA

Navie: diagnostique

« griffure du vagin »

pas de sexe jusqu’à dimanche pour le temps de cicatrisation

Bruno: PARLES EN SUR TON BLOG

STPPPPP

AHAHAHAHAHAHAHAH

Navie: je sais pas

Navo: SI

Navie: c’est la honte

VDM

Bref. Tout a commencé par le test d’un produit (attention les mecs vous allez froncer les sourcils et dire yeurk parce que ça parle de trucs… féminins) qui s’appelle l’éponge vaginale. Je ne m’étends pas sur le produit, juste que c’est à la base un contraceptif qui permet aussi d’avoir des rapports pendant vos « périodes » sans poser aucun soucis. Cool dis Monsieur le corbeau. Donc j’ouvre mon bec, et me mets le machin sans soucis. Pratique me dis-je.

24h après (non je vous raconte pas mes 24h, déjà que vous vous choquez avec vagin, si je commence à vous parler de levrette vous allez mourir). J’essaie de l’enlever. Elle m’avait prévenu que c’était un peu acrobatique. UN PEU !!!??! Une heure après la première tentative et les 32 autres (oui 1,8 positions différentes par minute, je vous dis pas les grammes perdus). Je commence à tenir à peu près ce langage : « Oh meeeeeeeeeerde ». Là je prends les choses en main et repense à ma prof de gym au primaire qui nous apprenait à faire le pont, la roue et tout : « respires et go ». Après avoir fait le poirier, nue sur une main, l’autre cherchant désespérément cette maudite éponge, on a plus le même regard sur les choses.

Mes doigts sont trop courts (cm) pour atteindre ce truc. Vais tenter de me faire aider. L’espace d’une seconde j’ai pensé à appeler des gens. Des potes, tiens qui est assez proches de moi pour venir m’ôter un truc du vagin ? C’est un peu comme une écharde dans le pied après tout… Il est quelle heure… 4h00 du mat !

Les objets sont nos amis, je me familiarise avec une cuillère, puis sa grande sœur celle pour les soupes. Tout ça en grimaçant et râlant. Je précise que j’habite un appartement vide avec carrelage et que je devais avoir fière allure avec ma gymnastique suédoise.

Bref, éclair de génie (- _ -) je pense à quelqu’un qui avait abordé le souci. Je me souviens des mots « pince à épiler » dans cette conversation. Je commence à fatiguer et je me résous à me servir de cet objet.

Sur facebook il y a un groupe qui s’appelle « les objets sont des petits enfoirés »

Laissez-moi-vous dire ceci : les pinces à épiler sont des grosses catins.

Je la (pince) désinfecte,  je lui parle gentiment, je fais mes affaires et essaie de chopper la maudite éponge. Je m’énerve, la retire d’un coup violent et là… c’est le drame. Je me blesse. Et ça fait un peu mal…

Je finis bien sûr par consulter un gynéco, qui me dit au passage que mon col de l’utérus est très beau (pourquoi ils servent toujours cette même soupe à tout le monde ? Je trouve ça flatteur, ok, j’ai un beau col, mais c’est bizarre de le dire. Bref).

Il m’aide. M’occulte. Et alors que j’ai les pieds dans un étrier de jument qui va accoucher et que fait un tête à tête avec mon vagin, il me sort :

« Ah, belle griffure, une griffure du vagin. Je vais vous mettre de la Bétadine ! Ca cicatrise très bien un vagin. Par contre, pas de galipettes jusqu’à ce week-end »

Elle s’est tellement moquée de moi qu’elle m’a menacée de me balancer sur vie de merde, si je ne le faisais pas moi-même genre :

« Aujourd’hui, alors que je devais retirer une éponge vaginale, je me suis blessé le vagin avec une pince à épiler. Je peux plus baiser. VDM »

Voilà, voilà.

Ah oui, Navo m’a sorti ça ce ptit con (à propos du fait que s’il avait été là) :

Navo: j’aurais eu les deux grammes de logique que t’as pas eu
j’irais pas chercher un truc dans mon urètre avec une aiguille

Ps : On reconnait ses vrais amis le jour où ils te sortent : moi je t’aurais aidé à chercher ton truc dans ta machine… J’ai des amis, des vrais !

zigouigoui

Drague à l’eau de chaussette

18 août 2008

Deux semaines de vacances. Des sorties tous les soirs, un décolleté et une copine plutôt sociable… Voilà les ingrédients qui m’ont permis hier soir de me dire que j’étais capable de réaliser une étude sociologique sur les approches amoureuses. Comme pour le « Juste après », la liste est non exhaustive et s’épaissira un peu au fur et à mesures des mes trouvailles.

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PART ONE

L’homme alcoolisé : Ils peuvent avoir des boulots, des personnalités, des vies de familles très différentes, quand l’alcool et l’envie de drague en potes se mêlent on assiste à la naissance de cet énergumène. D’abord il n’est pas sexy, il titube jusqu’à vous l’œil rouge, le teint vert et cette indéfinissable sourire suffisant qui vous ferez craquer si vous n’étiez pas une fille de goût. Il peine à vous regarder dans les yeux et quand il commande un verre en trébuchant votre âme de saint bernard lui glisse la carte des AA dans la poche. Il vous dit : «  hey, mademouiselle vous zates vroument balle ». Il sent le whisky, la bière, l’éther, n’a d’yeux que pour vos seins et termine par un compliment que vous mettrez des jours à digérer comme « moi j’aime bien les filles très en chair comme vous ». Aimablement mais surement, vous vous extirpez de ces pattes.

Pour le faire fuir compatissante «  Se noyer dans l’alcool me prouve que vous devez avoir beaucoup de soucis chez vous, j’en suis désolée, vous voulez m’en parler, je suis thérapeute »

Pour l’avoir : « Je suis un bien meilleur flacon qu’un verre»

L’homme égocentré : Il ne parle que de lui. Il se vend, d’ailleurs il est commercial et chacune des phrases qu’il commence est « moi, je… » vous donne envie de gerber. Il a tout vu, tout connu, il est sûr de lui et ne vous posera que des questions sur lesquelles il pourra rebondir par une anecdote grasse de type « ah ouai, moi aussi quand j’étais petit je montais à cheval, maintenant c’est moi qui est monté comme lui… ». La nausée. Je sais que la plupart du temps ça cache un grand manque de confiance en soi, mais ce genre de nuisibles me fatiguent. Généralement ils allient les tarés rédhibitoires de mon système Navien (politique, envies, principes, humour…).

Pour le faire fuir : Parlez sans discontinuer de vous, de tous vos tracas de filles, n’hésitez pas à parler de vos règles douloureuses, s’il rebondit dessus c’est que c’est un champion !

Pour l’avoir : Muette comme une carpe, regardez le avec des yeux brillants et terminez ses phrases par un « tu es unique ! »

L’homme pressé : C’est un peu comme quand vous allez chez une copine et que son labrador met à peine quelque secondes pour sortir son rouge à lèvre et vous frotter la jambe. A part que ça se passe un samedi soir et que l’individu en question n’a aucunes excuses biologiques à part celle d’être en chien. Bref, à peine il croise votre regard qu’il se mord les lèvres et vous envoie un baiser (véridique). Il s’approche comme un prédateur et se met en mode tactile. Il a généralement la paluche moite ce qui n’est qu’un signe avant coureur de ce qu’il se passe en dessous. Nausée. Il est très collant, très sexuelle, très à baffer. La goutte de perle qui coule mollement sur sa tempe rougie et une réaction à votre décolleté que vous regrettez.

Le faire fuir : Hurler qu’ils enlèvent ses mains illico de votre cuisse en direction du videur. SEUL moyen de se le descotcher.

Le faire rester : Le laisser vous malaxer comme de la pâte à modeler en souriant. Yeurk.

zigouigoui

The Door…

13 août 2008

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Flickr

L’amour physique se doit d’être bestial. Bien sûr que la tendresse, la lenteur, les câlins je trouve cela excitant et que d’une montée progressive on retire une tension érotique tout à fait intéressante.

Ceci dit, comme pour tout le monde, j’ai mes périodes. Comme des phases qui oscillent entre le « non, si on se matait plutôt un dvd » à « prends-moi tout de suite, je m’en fous qu’on soit au ciné ».

Il y a une multitude de nuances dans ce paysage sexuel. Là, depuis quelques temps, mes envies penchent plutôt vers les portes. Oui les portes m’inspirent et je les trouve érotiques. Depuis que je les ai vus tous les deux. Il était 2h00 du mat’ à Chatelet et je descendais d’un taxi. Mes comparses éméchés ne remarquent pas ce qu’il se trame devant/contre cette immense porte d’un rouge insolent. Lui, la plaque contre le mur. Je suis fascinée et je me dis sur le coup que de regarder des gens s’embrasser avec une telle envie ça peut vraiment être plus chaud qu’un youporn à 4h12. Il est beaucoup plus grand, elle ne peut plus bouger, elle est possédée et s’agrippe à son dos…

Depuis les portes m’inspirent. Les portes et la bestialité des rapports. Quand les corps font taire toutes raisons pour accomplir l’envie, pressente, urgente de s’abandonner avec un autre.

Alors bien sûr comme je suis Madame Rêve… J’ai des songes très intéressants. De portes immenses, de tête maintenue en arrière par la main d’un homme, de corps qui se consument. J’ai la vision la moins romantique du sexe qui soit en ce moment, mais bon, au vu de ce dernier post, je ne crois pas être dans ma période fleur bleue…

We’ll see..

zigouigoui

Des napoléons en jupon

09 août 2008

De ce que j’admire chez ce ptit dictateur teigneux c’est son don pour la stratégie. On peut penser beaucoup de mal de lui (euphémisme) mais il avait quand même un sens inné du calcul, de la conquête par des moyens certes discutables mais efficaces.

Conversation msn avec un ami. Il me raconte qu’il a chaud, son ex-maîtresse débarque chez lui pour quelques minutes, il se remet à peine de son passage éclair. Cheveux dorés sur un petit tailleur noir sexy laissant transparaître un soutien gorge en dentelle rouge.

Je lui dis : « han la bitch d’allumeuse »

Il me rétorque : « non non elle l’a clairement pas fait exprès »

Moi dans en mon fort intérieur : « oui, oui comme cette fois au ciné où elle avait mis un pantalon ultra moulant blanc… »

C’est moi où les hommes sont naïfs ? Est-ce que c’est parce qu’ils sont moins calculateurs qu’ils n’imaginent pas les trésors d’imagination que nous utilisons pour les harponner. Je ne veux briser les rêves de personnes, ceci dit la mère de Bambi mange vraiment les pissenlits par la racine, mais sachez le : si on voit un ex, un mec, un futur, un présent… Et bien on réfléchit et pas qu’un peu. Que vais-je dire, faire, comment, pourquoi. Ça fonctionne à douze mille avant l’heure H. Ça commence sous la douche, devant l’armoire, ça se termine un quart de seconde avant devant la vitre du wagon du métro, ou le rétro du scooter pour moi.

Je n’ai pas envie de dire que tout n’est que calcul et parfois sans même s’en rendre compte on adopte une attitude innée de séduction. Bien sûr qu’on n’avait pas prévu que le vent soufflerait dans nos cheveux à cet instant, mais le sourire qu’on fait à ce moment-là, c’est le mode sexy-touchante activé.

Je ne connais pas une fille qui se comporte exactement de là même façon avec sa boulangère qu’avec l’homme qui lui plait. En revanche, mes potes mâles, oui, surtout quand la boulangère est canon.

Je déteste ça. Me dire que tout ça c’est comme la guerre, une histoire de pouvoir, de manipulation, de bons mots, des essais, des frappes stratégiques… Je déteste réaliser qu’au final on n’est vrai que lorsqu’on est en confiance, aimée et rassurée. Et je me disais que c’était mal de faire un article aigri sur les fake attitudes.

Donc je choisis de parler de jeu. J’aime me dire que la séduction c’est une affaire d’équipe, qui se rencontre, s’affronte. C’est sexy, chacun essaie de prendre le dessus avec ses armes. C’est drôle, intelligent, excitant.

Mais quand j’ai un pote qui naïvement me dit « elle transpirait le sexe sans même le voir/vouloir… » j’ai envie de sourire et de me dire :

Sexy girl : 1

Naïf boy : 0

zigouigoui

Juste Après…

26 juillet 2008


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Photo: Christiane Michaud.

Ca faisait longtemps que je murissais cet article (deux jours). Je ne voulais ni faire de clichés, ni amener des rebellions de la ligue secrète de lapidation des occidentales massives d’hommes pris en flagrant délit de comportements inappropriés APRES…

Après quoi ptit chat ? Et bien après le sexe. Oui parce que moi ça me brûlait d’écrire carrément un bouquin sur ça. Heureusement, j’ai plein de copines et donc plusieurs échantillons de vécus fiables (enfin aussi fiables qu’une discussion de nana après deux ou trois shot de voka/cranberry).

On ne peut pas juger un homme alors qu’il est en mode séduction. Ni même une personne. Ce n’est pas vraiment LUI qui parle. C’est eux. Lui et puis sa libido frénétique devant votre tenue (soigneusement essayée 20 fois) qui, stratégiquement, devient the best man of the world. Vous avez mis votre culotte atout, oui celle qui fait mal mais bon. Vous allez coucher avec lui… Et ensuite ?

Alors je ne suis pas une obsédée de l’APRES. Mais ces expériences/anecdotes ne sont vraiment pas exceptionnelles chez mes copines.

Allez topo du mode opératoire observée chez les mecs, mes ex et ceux de mes copines.

1. Le feignant

Ba oui pauvre chat. Il a sué pour te faire plaisir, il a « donné » et après ces litres d’alcool ingurgités pour te mettre dans son lit, dans un dernier sursaut il a assuré dans 72 positions sans faillir. Et comme t’as kiffé, il va passer l’heure ensuite à respirer comme un bœuf. Le repos du guerrier dit-on. Il va geindre des : « tu peux ouvrir la fenêtre », « j’ai chaud », « wa jsuis mort… ». Il ne veut pas savourer, il va transformer ce joli moment en retour de match… Mais en ambiance « on va tous crever ». Bref, les yeux sont rouges, il peine à se gratter le nez. D’ailleurs, à y regarder de plus près t’as presque envie d’appeler le Docteur Navie pour être sur qu’il ne clamse pas sur tes draps kenzo. Dans le genre discret il se pose là et dans un dernier effort … il susurre un « j’ai… euh… j’ai …soif » avant de s’éteindre dans un dernier râle. RIP. En même temps à lui on peut pas lui en vouloir, vu l’heure que vous venez de passer, il pourrait bien expirer que vous resteriez avec dans la tête ce mot: Brûlant!.

2. L’amoureux

Le + : Bon si tu tombes sur celui là ma poupée et que tu viens de passer un moment magique, qu’il est drôle beau qu’il sent le sable chaud et qu’il ne te balance pas la composition du surimi pendant que t’en manges : Keep it ! L’amoureux, même une fois les galipettes terminées, c’est un gentleman. Il se tait, te sourit, il sourit même au plafond. Il passe une main dans ton dos et va te chercher de l’eau. En même temps t’es une bombe, t’es SA bombe.

Le - : Oui mais quand t’es pas in love. Il devient… argh… ba tu vois juste un niais qui rigole tout seul, qui t’embrasse avec un poil pubien sur la joue, qui colle… bref, c’est super lourd quand toi t’es pas dans le trip. Ba oui, rien n’est facile ma pauvre Lucette.

3. Le Geek

Lui il se lève dynamique et remet ses lunettes aussi vite que son caleçon Speaderman. En manque, tel un junky il allume le pc, l’iphone… C’était un bon coup, certes, à la pointe de la technologie même en matière de sextoy… Mais à peine sorti, il saute sur son écran pour écrire sur le forum Linux : « fuck windows ! XDR »… Et là dans la lueur bleue de son ordinateur, tu redécouvre Martin 8 ans… S’il n’avait pas oublié d’enlever sa capote en se jetant sur sa machine, t’aurais l’impression d’être dans la chambre de ton frère…

4. Le flippé de l’engagement (je sais c’est triste)

Le vent du nord souffle sur la chambre encore tiède de vos ébats. Comment va-t-il faire ? La panique se lit dans ses yeux et ca pourrait être drôle si vous n’espériez pas secrètement qu’il vous demande en mariage après ce feu d’artifice. Mais oui, mais il ne s’agit bien QUE d’artifices. Toutes ces sorties avec lui, ce ciné, cette glace à Montmartre. C’était pour le feu et pas pour la noce. Te voilà au lit avec un homme qui commence à faire des blagues maladroites de potes. Mal à l’aise il se lève parce qu’il a envie de respirer s’enfuir Il se souvient des demi promesses, susurrées au téléphone tellement il te voulait. Il t’a eu. Il veut plus. Il te dit c’était cool, prétexte ne pas vouloir dormir parce qu’il a une réunion dans 5 minutes. Et si tu le touches il rit nerveusement. Se dérobe. Pour te dire au revoir, il t’embrasse le front, et c’est ton cœur qui se brise.

5. Le fier

Le plus drôle. C’est le mec qui se lève avec un grand sourire, genre conquérant. Il coqueline. Il se croise dans le miroir, et d’un air satisfait s’inspecte. S’il était seul il lèverait le pouce comme un autostoper. Mais que tu sois là c’est bien aussi, parce que dans un élan de complicité il te sort : Bordel c’était bon ?! (histoire vraie). Ba oui, je sais que l’assurance est le refuge des complexés, donc je ne me moque pas. Je souris juste devant si peu de doutes.

6. Le mal à l’aise (mon favori)

Alors lui il est trop chou. Il vient de faire l’amour, baiser même, il a dit des trucs façon Batman en version SM et maintenant il doit passer le cap du regard ahuri que t’as pas quitté depuis qu’il t’as appelé «ma  grosse chienne »… Assumer ses extravagances c’est pas facile. C’est un mec doux dans la vie, un pharmacien plein d’empathie… Et vlà que t’as la fesse rouge de ses mains punitives. Alors il fixe le plafond. Cramoisi de honte, il te demande si ca va… Puis re silence. C’est le comportement le plus adorable qui soit… J’ai toujours trouvé les hommes timides charmants… Timide hein, pas polio.

Ce qu’il faut savoir, c’est que même quand tu passes une merveilleuse nuit, quand c’est la première fois que vous vous retrouvez dans un lit, l’instant qui « suit » est assez important. Aussi on peut être déçue d’un merveilleux amant qui s’avère être un gros connard et inversement. C’est un moment ou l’homme (et la femme aussi je pense) est naturel, révèle une partie de lui vierge de toute excitation il est à nu. Parfois c’est beau…

Je suis bien consciente que les femmes aussi ont leurs réactions, j’ai déjà des petites pistes (La bavarde, la boulimique…). J’interview mes potes ce week et topo la semaine prochaine pour La revanche post coïtale…

Autre chose, j’ai eu l’immense honneur d’être embauchée par le sexy consultant pour tenir d’une main de fer son blog (tout ça grâce à ma lettre de motivation hein). Donc à partir de Lundi vous pouvez me retrouver aussi içi !

Venez lui pourrir son blog d’homme en costard avec moi !

EDIT: Il semble effectivement que j’en ai manqué plein… Donc à suivre….

zigouigoui