Articles de la categorie ‘Navulve’

Oui mais j’étais épuisée!

20 septembre 2009

Un jour je me suis endormie pendant que je masturbais un mec. C’est de loin une de mes plus grosses looses sexuelles, t’allumes un mec, tu lui promets une nuit d’enfer… et tu ronfles, bave aux lèvres, pendant que lui s’imagine te punaiser des ptits clous rouillés sur le museau.

Si je vous sors ça de but en blanc, c’est que je réalise qu’ici j’ai plein de lecteurs à qui je raconte ma vie sans aucune pudeur ni gêne depuis plus d’un an… mais que je ne sais rien de vous, genre absolument rien. A part une vague idée du profil psychologique des gens qui aiment venir ici : beaux, décalés, brillants, sodomites… me trompe-je ?

Donc je fais appel à vous pour une fois et si au lieu de vous servir du « aujourd’hui dans la vie de mon nombril » vous me donniez un peu de vous. Un « vous » humiliant bien sûr… Je suis plus à l’aise en commençant par le plus gênant. C’était ma technique des premiers rendez-vous : toujours se mettre dans une situation humiliante les premières minutes.

Free coments comme pour un skyblog, mais avec un vrai cadeau à la clé. Comme vous avez pu le remarquer chez mes copains, ils ont tous fait un petit concours pour la we are. Sachez mes carnassiers d’or, que pire sera votre loose, meilleures seront vos chances de remporter deux places pour la soirée de Jeudi.

Soirée qui se place dans le top 5 des meilleures ventes digitick (N°3 d’ailleurs des ventes sur le site). Soirée avec de la commémoration des 2be3, Michael Jackson. Avec de la star, de l’amour, des patins sur Boys II men. Et puis si tu viens me dire bonjour à 1h09… t’auras un cadeau très sympa. Et si tu prends ton ticket ici, et qu’à 2h03 il n’est pas raide mort, le fuckin prince te fera SA grimace. Nan sérieux j’aimerais bien vous rencontrer, c’est une soirée importante pour moi, une belle initiative de potes.

Revenons à nos mycoses : alors TA pire loose sexuelle c’est quoiiiiii ? Et n’omet aucun détail, deux places pour la We are sont en jeu… Je sais, parfois, je suis pire que TF1.

Fin et annonce des résultats : Mardi soir.

Demain je reviens : OUIIII, deux articles de suite. Même un autre mercredi. Je suis une dingue mais il y a des sujets qui n’attendent pas ( »Geekette »  -_- , sodomie, loi abusive… je suis en forme, pardon de vous avoir abandonné cet été)

zigouigoui

Le sexe c’est moins sale que des baskets mouillées qu’on aurait oubliées dix jours dans un sac plastique moche.

11 mai 2009

hyg

Bonjour les amis (oh merde, j’ai tapé cette phrase… vraiment). Bonjour bande de bâtards chiens de la casse (rééquilibrons les choses tout est une affaire de yin et de yang qu’ils disent dans « Un nouveau look pour une nouvelle vie »). Nous allons aborder un sujet aux premiers abords cracra, mais qu’il me faut traiter ici, quitte à enlever définitivement l’image glamour que vous avez dû vous faire de moi cette année.

Un jour j’avais 13 ans et un Monsieur qui s’appelait « Doc » a sorti une phrase à la radio fun, qui est devenue culte pour toute une génération : « NON ce n’est pas sale ».

Aujourd’hui dès qu’on se met à parler fion entre potes, cette réplique revient, c’est d’ailleurs l’argument phare pour justifier toute position osée. Pourtant, bon nombre d’entre nous ont un rapport à la sexualité que je qualifierais de presque médicale et je ne sais pas si c’est à cause de Vivid, du pape ou de votre mère hyper maniaque, mais je trouve qu’on se bride et qu’on assimile certains aspects du sexe, au travail des courageux éboueurs de Paris.
Pour détendre tout le monde, on va poser les mots sur ces images, ça sera fait :

Odeurs et goûts :
Transpiration
Sexe/ Chatte/ Bite
Pisse/ Urine
Merde/ fond de cul
Cyprine/mouille/ Femmes fontaines
Sperme (acide, aigre, rance, amer, liquide, grumeaux…) / Liquide séminale
Règles/ Sang
Pets (de sexe, d’anus)

(Mamy si tu tombes sur mon blog, rassures-toi je me laves toujours les mains avant de passer à table)

Toi si tu as survécu à cette liste, tu peux lire cet article.

Avoir une sexualité assumée, épanouie et agréable c’est aussi parler de cela sans gênes avec son (ses) partenaire. Alors attention il ne s’agit pas d’aborder le sujet après s’être décapsulé une bière avec le cul, mais il me semble que la communication et la complicité étant le fer de lance des meilleures parties de baise… autant ne pas s’en priver, quitte à passer deux trois minutes gênantes. Oui, faire l’amour c’est jouir, c’est partager, c’est prendre du plaisir… et si à ça tu ajoutes le bruit et les odeurs…

J’avais un copain qui trouvait les filles sales, malheureusement pour lui, sa profonde hétérosexualité, l’a poussé à faire avec, mais il considérait la levrette comme la façon la plus « safe » de baiser (celle qui offre de contact avec le corps féminin). Il a même largué une nana parce qu’elle allait souvent faire pipi avant de faire l’amour, l’idée même que son sexe puisse entrer en contact avec de l’urine le démoralisait. Suis-je la seule à penser que quand on fait l’amour vraiment, on est dans un état qui dépasse largement les considérations hygiéniques ? Par exemple qu’est ce qui fait que la salive, nous dégoutte moins que la cyprine ? Dans le premier cas c’est un liquide biologique visqueux secrété par les glandes salivaires, dans l’autre cas c’est un liquide biologique fluide secrété par les glandes de Bartholin (dans le vagin pour les collégiens qui me lisent). Bref, quand on a 14 ans on passe des après midi entières chez Sébastien pour se « rouler des pelles » mais le cunnilingus reste un truc hardcore pour certains. Je sais, la découverte olfactive d’un sexe féminin peut être déroutante (sauf le mien, j’ai un goût de barbapa (Roger Cavailles pour les lectrices ;) ) mais ce n’est pas sale !

La sodomie est une pratique que je recommande et que j’aime d’amour si elle est faite dans les règles de l’art, mais je serais bien hypocrite de dire qu’il n’y a aucun risque de souillures. Oui le sperme d’un mec qui ne se gavent que de kebab à 4 € n’est pas forcément sans danger pour votre trachée. Le liquide séminale quant à lui est la chose la plus acide qui existe au monde avec les kiwis pas mures… Mais un orgasme, un OR-GAS-ME c’est juste le truc physique au monde le plus trop bien. Peut être que c’est une question d’âge, et en vieillissant, je rencontre des hommes de plus en plus à l’aise avec cela. Au début, quand je baisais, je prenais systématiquement une douche avant. S’il était tard, je m’excusais poliment et j’allais me « rafraîchir » dans une salle de bain. Puis un jour, (un soir plutôt) de quicky-one-shot à la fac, je me suis dit que la franchise d’une baise sauvage, torride, non préméditée après 6 heures de cours, c’était quand même vachement bien. Et si mon partenaire transpire et s’il vient de faire un footing et qu’il rentre chaud comme la Darfour à la maison, qu’il me réveille et qu’il me viole : j’ai pas que ça à faire de lui dire : « Hum, tu permets, je dois m’assurer que je suis douce comme un savon et fraîche comme une rose ».

Le sexe c’est la spontanéité, le sexe c’est s’accepter, le sexe c’est naturel… Le sexe ce n’est pas sale, c’est humain.

zigouigoui

De l’importance de baiser dans le couple

21 avril 2009
Toi aussi t’es l’homme de ma vie, en moi, sur moi ou à côté de moi
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Erwin Olaf

Alors non mon gastéropode, il ne s’agit pas là de soutenir la thèse qui prouve qu’une activité sexuelle régulière est un très bon ciment de couple (ça et la bière, le dialogue absurde et mes pâtes aux bouillons), nous le savons tous et Femme Actuelle a du fait douze dossiers dessus cette année. Ceux qui le nient ont des tics névroptiques à force de se masturber pendant la coupure pub sur la bimbo qui se masse les seins avec du Tahiti douche (goût noix de coco). La mort d’un couple s’initie par la mort du sexe.

Au début quand tu rencontres un mec, c’est juste (souvent ?) sexuel, bon pas à chaque fois et n’allez pas vous méprendre j’ai un cœur et ne suis pas forcément une slut. Mais par exemple au début pour le fuckin’ prince et moi ça se résumait à des relations sexuelles folles entre adultes consentant tarés et parfois absolument alcoolisés. Il n’était pas question d’amour et SURTOUT pas d’engagement. C’était léger, frais, sexy. Des soirées, des rires, la fuite d’un quotidien pas funky et du sexe torride sans tabous. Puis il y a eu l’Amour, comme une cerise sur le gâteau, on restait de plus en plus ensemble après nos ébats, on parlait, on matait des films, on se racontait, on se câlinait, on mangeait de la charcuterie dans le lit en philosophant à 5 heures du mat’ sur une probable réincarnation de Gainsbourg. On ne pouvait plus se passer du corps de l’autre, mais bientôt plus de sa présence aussi.

Tomber amoureux de son amant, c’est un peu pour le sexe l’épreuve du feu. Beaucoup, préfère rage-fucker une inconnue et faire l’amour à leurs femmes, vous avez tous entendu un « Je ne veux pas que la bouche qui embrasse mes enfants soit souillée par une fellation » Ahhhhh mais tuez moi si j’épouse un type comme ça, surtout qu’un gamin ça a souvent plus de microbes qu’une queue.

« Faire l’amour » donc faire du seske avec des sentiments c’est bien joli, ne faire qu’un, être pénétrée par celui qu’on aime, le regarder intensément et sentir qu’à cet instant on est seuls au monde, c’est beau, touchant toussa toussa mais l’erreur est de ne plus unir nos corps qu’ainsi. Si l’on oppose la baise à l’acte d’amour c’est bien qu’il y a des différences fondamentales.

Pensez vous qu’on peut baiser quelqu’un qu’on aime et qu’on respecte ?

Hier soir mon amoureux, mon chéri, ma crème, ma crotte de nez, mon chat, mon homme, ma buse, mon boudoudidoudamou, quelque que soit le surnom débile qu’on donne à notre mec mais qu’on n’avoue pas, m’a baisé. Et je l’ai remercié, mille fois. Ce n’était pas tendre, ce n’était pas doux bien au contraire. Il avait envie de moi, de mon corps et il a pris l’assaut avec cette assurance qu’ont les hommes qui pensent qui ne vont pas revoir la nymphette qui est dans leur pieu. Il n’y a rien de plus jouissif que de savoir, que si ton partenaire ne te connaissait pas, s’il ne t’aimait pas, si tu n’étais pas sa femme… Il te défoncerait quand même. Qu’après tous ces mois, ces coïts, mais aussi, les soucis, le quotidien, les sentiments profonds… Vous vous désirez, objectivement.

Faire l’amour à l’homme qu’on aime c’est naturel, le voir nu n’est plus forcément une cause d émoi intense et on ne bande pas dès qu’on sait sa meuf sous la douche. On va plus souvent avoir envie de sexe tendre, comme on a envie d’un câlin. On veut le sentir en nous, on veut ne faire qu’un comme dans la chanson des Spice Girls. C’est beau MAIS les élans électrisants, les envies irrationnels, comme celle de se sauter dessus à une soirée dans la chambre de l’hôtesse de maison se font plus rares. C’est à cause du fait qu’on n’envisage plus l’Autre comme un partenaire possible pour l’aller simple 7ème ciel, mais plus comme notre équipier, notre pilier, notre refuge. Pour moi c’est la mort de l’orgasme intense. Alors faire l’amour oui, mais baiser aussi/surtout/souvent. Je ne veux céder sur le terrain de la sexualité aucuns plaisirs, les sentiments ne doivent pas empêcher les fantasmes sur d’autres, la masturbation, la baise sauvage, le sexe doux des dimanches matins… Et être traitée de salope par l’homme qui pense que vous êtes la femme de sa vie… C’est la garantie d’un teint frais toute l’année. (Femme Actuelle ne serait pas d’accord).

Se lâcher, mordre, jouir fort, hurler, sucer, tirer les cheveux : la baise, la bonne c’est celle qui vous laisse haletant, c’est celle qui se termine par un romantique : « bah putain ! ».

La première fois que le Fuckin’ Prince m’a dit je t’aime il était en moi, c’était un des moments les plus émouvants de nos débuts. Mais encore une fois je refuse de ne plus être baisée pour cause de trop fort sentiment. Hier, pour lui je n’étais qu’un corps, qu’un jouet et c’était juste bon.

zigouigoui

En vrac

08 décembre 2008

1. Aujourd’hui un Docteur Navie, tout neuf, tout chaud. Sur un site mortel, je ne suis pas peu fière de vous apprendre que j’ai rejoint la team de Xrated.fr pour une consultation hebdomadaire. Tous les Lundi je m’y colle en répondant à des questions qu’on se pose tous sur le sexe! Et je vous conseille de mater le reste du site: aucun tabous, j’aime ça!

2. Il y a quelques mois, j’ai rejoint le site de la Lense et je me suis achetée un reflex. Je fais donc des essais régulièrement et je ne suis pas peu fière d’avoir pu rejoindre des artistes aussi talentueux que Rémi Chapeaublanc, pour illustrer le génialissime site de Maïa: Encyclopénis: photo de navie.

3. En parlant de photos (mon flickr). J’ai décidé de maquiller le Fuckin’ Prince pour une séance dominicale, en exclu, voilà sa ptite tronche.

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4. En parlant de lui, l’aveu du jour c’est qu’il a un blog photo… Mais ouai, il déchire ce con.

5. A l’avenir, pas mal de nouvelles collaborations, des trucs ENORMES, entre autre avec Lui et Elle. Teaserr time.

zigouigoui

Zou on remonte…

27 novembre 2008

J’ai été tagué par l’homme de mon ex-vie, et j’aime bien cette chaîne :

« La plupart des blogueurs ont de nouveaux visiteurs tous les jours. La plupart de ces visiteurs ne se tapent pas tout le blog à rebours. Un blogueur a souvent deux ou trois billets passés qu’il aimerait qu’on lise pour mieux le comprendre. Il est temps de les ressortir.  »

Hum moi je fais un Top 4.

Vieille Conne

“Quand ils sont d’venus, des têtes chenues, des grisons, tous les vieux fourneaux prennent les jeunots pour des cons” Brassens, Le temps ne fait rien à l’affaire.

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Je ne comprends pas ma génération.
Tout a commencé l’an dernier, quand Elise Lucet, à cours d’actualités (vous savez comme parfois les info de 13h manquent cruellement.. d’info) diffusait un reportage sur l’arrivée d’une nouvelle danse nommé: La Tecktonik.
Bon “nouvelle” pas tout à fait, puisque depuis 2002 au Métropolis il y a des sessions TCK, mais ce qui est nouveau c’est que cela a été adopté par toute une génération.
Ils dansent, agitant leurs bras, leurs pieds en rythme sur une musique qui me rappellent la techno.
Ce que j’en pense: rien! Ba oui, nada. Enfin si, les mecs (ouai c’est plus souvent des ptits mecs) ils dansent bien, puis je trouve courageux le fait d’oser danser seul avec son ipod sur le quai de métro. Ils ne font de mal à personne, ils s’amusent, c’est rafraîchissant.
Bref j’en viens à ce qui me préoccupe: Ma génération (lire la suite)

La belle au bois dormant

“Un jouuuuur mon prince viendraaaaa” Aurore dans « La belle au bois dormant” (Walt Disney)

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Où comment je vais vous raconter une histoire avec viol de mineure, ogre, cannibalisme, adultère… Une histoire qui inspira directement Perrault pour La Belle au Bois Dormant. Quand j’étais petite je regardais TOUT le temps (comme des milliers de petites filles) les classiques Disney. La Belle au Bois dormant étant le préféré de ma soeur, parlons en…
Il y a peu de temps en visionnant “Les Frères Grimm” de Tery Gilliam, j’ai eu envie de replonger dans les contes que je lisais petite. Je me doutais que Disney avait édulcoré les histoires: mais à ce POINT LÀ???? M’est venu l’envie de créer une rubrique spéciale: Les Contes de PAS fées. De temps en temps tel un adulte cruel qui, juste pour le plaisir, la veille de Noël, se met à hurler dans un orphelinat: LE PERE NOËL N’EXISTE PAAAAS. Moi (à mon échelle de cruauté) je vous raconterais la VRAIE histoire d’un conte populaire.

Aujourd’hui parlons de la Belle au Bois Dormant (en réalité … dormant au bois)
C’est un conte vieux de 4 siècles. Popularisé par (comme d’hab‘) Charles Perrault et les Frères Grimm.
Mais leur source d’inspiration fut l’histoire de Giambatista Basile dans Pentamenore: “Le Soleil, la Lune et Thalie” (Lire la suite)

La majorité des étoiles vivent en couple

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Quand je parle de majorité il s’agit bien sûr de plus de la moitié c’est un fait scientifique avéré. C’est ce qu’on appelle des “systèmes” formés au minimum par deux individus. Quand on regarde par un télescope (non je ne délire pas, la science c’est cool aussi) on ne peut pas vraiment “distinguer” à l’oeil nu ce tout formé de deux tellement elles se confondent. Je trouve ça joli moi la science parfois. En réalité, les astronomes matent le ciel et observent une danse singulière, des étoiles se tournent autour dans le slow enivrant de la gravitation.

On les appelle les étoiles multiples.

Il arrive qu’une autre étoile, une célibataire, passe dans le coin et attire la plus fragile en son centre, en usant des armes redoutables de séduction massives: La masse.

A ce moment-là du récit, vous pensez m’avoir perdu. Que neni, je vous ai parlé d’exoplanètes, pourquoi pas de partouze d’étoiles. Je suis juste triste, j’ai besoin de vous raconter à quel point je trouve l’univers romantique.

On peut établir des milliers de relations entre les hommes et ce qui les entoure. A la base, je ne suis pas dans un trip New Age, d’abord parce qu’en 69 c’était -13 ans av.Navie et qu’ensuite je trouve que le patchouli ça pue comme un vieux castor… (Lire la suite)

L’ennemi c’est lui
“Ce sont des petits morceaux d’peur, un peu partout disséminés, /Des petits fragments de frayeur qui finissent par s’assembler, /Rien que des petits morceaux d’peur que l’on t’a gentiment donnés, /Des limailles, des copeaux de terreur qui paralysent la pensée. » Les Wriggles, Petit Bonhomme.

Il y a cette vidéo. Fitna. Il EXISTE cette vidéo. Depuis que je l’ai vu je me pose beaucoup de questions. Il faut savoir que ma formation universitaire fait de moi une “Historienne”. Titre pompeux qui en réalité fait de moi une fille qui a peut être un peu plus de livres d’Histoire que la moyenne chez elle. Ce que j’ai appris durant mes études c’est de toujours regarder derrière moi pour comprendre ce qui était devant. Une vidéo regardée hier sur Dailymotion… Un flash Back.

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1939. Berlin. Hitler tient un discours au Reichstag dans lequel il “prophétise” sur la nécessité de “l’anéantissement de la race juive en Europe”. Où comment une théorie raciste, xénophobe, affolante, délirante fut acceptée comme une vérité par des milliers d’êtres humains (tous doté d’un encéphale hautement développé et d’un pouce préhenseur !). Des Hommes ont voté, choisi, voir plébiscité un « sauveur » celui qui allait écarter de leurs vies un peuple dangereux: les juifs!

2008. Amsterdam. Geert Wilders. Les musulmans sont les nouveaux juifs. Même système: il s’agit de faire peur, théorie du complot: tout cela montrer dans une vidéo qui soulève le cœur. Là où dans le reportage ont entend : “ils veulent conquérir le monde” en 1920 le jeune Hitler lisait Rosenberg et sa “conspiration juive internationale” développée dans Les Protocoles des Sages de Sion*. (Lire la suite)

zigouigoui

Leurs bouches sont douces mais…

16 novembre 2008

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Il y a quelques années alors que j’étais une sorbonnarde bien plus passionnée par mes à-côtés au Reflet que par la rationalisation de l’espace dans les cimetières carolingiens (technique de la lasagne), je me posais pas mal de questions sur mes orientations sexuelles. C’était mon année de célibat et j’aurais dû surligner l’adjectif possessif, le mettre en gras, parce que dans ma vie je n’en ai eu qu’une.

Une sorte de tourbillon malsain et jouissif, dans lequel je me suis perdue dans le corps de mecs qui n’en valaient pas forcément la peine. C’était bon et très douloureux. C’est aussi une époque où je traînais vaguement avec Lise… Une bombe. Une sorte de suicide girl insolente qui avait pris mes seins comme totem de ses envies et qui ne cessait de les allumer par des regards provocateurs. Les femmes ont toujours aimé mes seins, moins pour leur ampleur que par mon manque de pudeur. Je n’ai jamais eu honte de leur taille. C’est comme ces filles qui ont de longues jambes galbées (bitch !), on aime les voir en jupe l’été, très courte, pas parce que ce sont des belles cannes, mais plus parce qu’elles se montrent. Mes seins sont fiers et c’est ce qui plaît. Ils ne sont jamais cachés et ceux qui me connaissent souligneraient l’euphémisme.

Bref, Lise était bisexuelle et moi jusque là purement hétéro. Pourtant, j’étais troublée qu’une fille aussi jolie s’intéresse à moi. En amphi elle m’a dit, conquérante : « un jour je les aurais en bouche». J’ai ri nerveusement, j’ai eu chaud, moins pour le malaise que pour cette petite voix dans ma tête qui me disait : « elle a raison ».

A partir de ce moment, nos verres au bar étaient un prélude à ce qui allait se passer. J’aime les gens effrontés, ceux qui par un regard, un mot te désarment. Ceux là me donnent envie de m’offrir à n’importe quel moment, à n’importe quel prix. Je suis à celui qui me fera rougir par ce mot, ce regard.

Lise était ainsi. Un soir je suis venue la chercher à la fermeture, tous les vendeurs de la Fnac voulaient se la faire, beaucoup nous ont suivi pour « un verre ». C’est moi qu’elle voulait, j’étais son coq et on jouait très bien celles qui savent qu’aussi couillus soient les mecs à notre table, ce soir-là, c’est nos deux bouches qui allaient jouer. Pas les leurs.

On a bu. Trop. Les vapeurs d’alcool, m’ont transporté jusqu’à son studio. C’était petit, serré, rouge, insolent… encore une fois. On a essayé de rire, pour se détendre, on a joué cette partie que je connaissais mille fois avec les hommes, tellement peu avec une femme.

Tout est très flou et me revient en flash back. Je perçois des baisers. Embrasser une femme c’est tellement différent, les lèvres sont souvent plus petites, la langue plus douce, c’est étroit, excitant. C’est… agréable. Elle a enfin pris la conquête de mes seins. Elle si fine, si petite, elle me dominait. En culotte sur moi elle s’est mise à lécher mes seins et c’était juste…agréable.

Toute cette nuit, m’a fait réaliser une chose, les femmes excitent ma part de masculinité, mais quitte à jouer avec elles, arrive toujours le moment où je ressens le manque, celui du mâle. Aucun des scénarios qui traversent mon esprit quand je veux jouir, ne s’achèvent avec deux femmes. Débarque par surprise un homme, la cerise sur le gâteau, indispensable, mon piment, ce qui me fait passer de l’état d’excitation à celui d’abandon.

Les femmes font souvent parties de mes fantasmes, mais elles ne sont qu’une attraction entre la fellation et la pénétration. C’est un jouet, quelque chose pour nous attiser, lui et moi. J’ai envie peut-être aussi de les regarder jouir ensemble, qu’on soit toutes les deux à ses genoux… Qu’il ait le choix du corps. Mais s’il part, qu’on se retrouve toutes les deux je sais qu’on passera seulement un moment… agréable. Je suis une fille, j’ai besoin de plus.

zigouigoui

Mais euh, je veux!

21 octobre 2008

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J’ai lu un article qui m’a vraiment parlé. L’article d’une peste qui sait, qui plus est, très bien écrire… La garce. Bref elle aborde de sa plume légère re-garce un sujet qui me plaît et dont on parle peu : La frustration chez les femmes.

Loin de moi, vous commencez à me connaître, l’envie de soutenir un quelconque féminisme fondé sur le principe de « ouai euh, nous aussi on a des envies merde! « . Mais c’est vrai que, comme le souligne justement la peste, il est nettement plus admis que l’homme veut baiser et que bobonne à la migraine. Et non le contraire. Je ne vais pas vous faire une redite de sa fine analyse triple garce, allez plutôt la lire bande de feignasses.

Je vais plutôt vous parler de moi, pour changer et de ma gestion catastrophique du refus. Mon ex me connaissait très bien et savait exactement (généralement quand je boudais et tapais des pieds dans le lit) qu’il ne fallait pas me chercher après la sentence fatidique du « hum nan ma chérie je suis épuisé ».

*dans ma tête* « Queuwa t’es fatigué???? Cette petite robe rouge bien trop petite pour moi, je l’ai mise pour rien!!! Connard, je suis moche c’est ça hein dit?  »

Consciente de l’absence évidente de réflexions rationnelles dans cette pensée, je ne me risquais JAMAIS à la traduire et soufflais dans ma barbe:

« D’accord… pas grave… bonne nuit »

Évidemment en bonne emmerdeuse que je suis, je ne manquais pas de me retourner douze fois dans le lit, de souffler, de dire que j’ai chaud/froid/soif/pas sommeil/jm’ennuie/ça ne va pas si bien que ça dans notre couple etc. La chieuse quoi. Bien sûr j’ai grandi et avec le recul, je me rends bien compte que ce comportement était à la fois inacceptable, mais aussi fasciste. Personne n’a le droit de juger l’état de fatigue comme une excuse irrecevable face à l’envie de s’envoyer en l’air. Je suis aussi une personne qui fatigue, oui ça m’arrive, même parfois j’ai juste la flemme ou envie d’autre chose. Quand c’est à moi que cela arrive je le comprends, j’ai donc été injuste. Je m’en excuse. Toutefois, je plaide la folie passagère votre honneur. Oui parce qu’avoir une envie bestiale de son homme, y penser, faire germer l’idée dans sa petite tête, se mettre en condition et ensuite rebrousser chemin en se convaincant que juste « tan pis » c’est hyper dur. C’est un mélange de vexation, d’égo mal placé. Le pire c’est qu’en plus d’être triste de ne pas avoir ses 25 minutes de bonheur, on culpabilise d’en vouloir à son partenaire.

Lui se veut rassurant, gentil. Lui il est claqué, il t’aime, mais il rêve de tes bras et d’un sommeil salvateur. Toi tu te retrouves dans la peau de la gamine capricieuse qui trouve ça trop trop nul de pas avoir ce qu’elle veut. C’est aussi la faute de la société. Oui, on nous vend les hommes comme des obsédés, dès qu’ils ne le sont pas on pense que c’est anormal. Les hommes ne pensent (soit disant) qu’à ça. Ken il ne dit jamais non à Barbie.

« Quoi? De me voir la croupe en l’air ne te suffit pas à bander? »

On est des petites égoïstes jvous dis. Ce soir je tentais de résoudre cette fâcheuse tendance à être exigeante quant à la fréquence de mes rapports, quand après quelques minutes d’introspection (I’m a Rousseau girl) cette phrase de Popo (dite un peu plus tôt dans la soirée) m’est revenu:

« Navie j’aimerais trop être comme toi, tu assumes tes formes, ton physique, t’as confiance en toi »

J’ai de la chance. Les gens sont sincèrement persuadés que je suis une fille sûre de moi, physiquement en tout cas. Mais en toute sincérité c’est tellement faux. Et je crois que s’il y a bien un moment où je le réalise c’est quand on me dit « non ». J’avais déjà abordé avec vous le seul terrain sur lequel je suis sûre de moi, le lit. Une fille qui s’aime pense, suite à un refus, « Ça ne vient pas de moi c’est juste qu’il est crevé » ou « Hum, je mérite un mec qui me saute dessus sans que j’ai à le solliciter ». Une fille comme moi se dit juste: « hum, s’il n’a pas envie de moi c’est que je vaux peut être pas le coup ».

Le Fuckin’ prince charmant est le genre d’hommes auprès de qui tu te sens la plus bonne du monde (la plus marrante, intelligente aussi). Pourtant, parfois, de vielles angoisses surgissent, dans les moments de faiblesses, où je me dis finalement : « Et si j’étais pas si bonne que ça? Et pourquoi après 48 h de taf non stop, de fatigue et de stress accumulés, il ne veut pas me soulever et me faire grimper aux rideaux hein? Je ne dois pas être un bon coup ».

Je vous rassure tout cela est dans ma tête j’en ai bien conscience, mais il faut que je me rende à l’évidence: la frustration fait de moi une flippée. Certaines deviennent hyper actives et briquent le parquet à deux heures du mat’, d’autres en profitent pour faire éclater les pires disputes, moi ça me rend juste triste. Seulement quelques instants, le temps de relativiser, de me dire que je ne suis plus une enfant, le temps de réaliser par exemple que même sans sexe, juste à côté de lui, il reste la compagnie la plus agréable qui soit. Le sexe ne sera que meilleur ensuite.

Bref, c’est aussi dans les moments où il me manque, que je sais que je l’aime. Certes présentement, ça ne résout pas mon problème d’envie subite de le réveiller pour le violer, mais ça le dédramatise.

Quelques minutes après la lecture de cet article, le fuckin‘ prince m’a réveillée pour me faire l’amour. Divinement. Je pense que mon prochain article concernera le manque cruel d’une nouvelle paire de chaussures dans mon dressing.

zigouigoui

Les femmes aiment le porno… En cachette!

03 octobre 2008

Mercredi soir dernier (avant de changer d’avis et de finalement rejoindre mes potes au Comedy Club) je m’étais préparée une petite soirée fille. Le fuckin‘ prince charmant en déplacement, j’avais tout loisir pour me concocter un programme rien qu’à moi.

Soin-bouffe-plaisir.

J’ai commencé par un masque, des pâtes chinoises et Youporn.

Oui parce que les soins j’en fais tous les jours, donc un masque bien laid, bien vert histoire de (à éviter de faire devant son homme, je veux bien de l’intimité dans un couple, mais pas quand elle tourne en ma défaveur).

Des pâtes chinoises parce qu’il faut que je vous le dise, j’adore cuisiner, oh oui, mais pour les autres en fait. Moi je me contente de mon addiction aux pâtes lyophilisées à 0,90 € et j’adore.

Quant au programme télé il est classique : téléchargement de porno, Hentaï et autres petites 15 minutes pour me faire passer une bonne nuit.

J’ai Navo au téléphone qui me demande mon programme de la soirée : je lui dis « oh rien tranquille chez moi, pâte chinoises tout ça » il me répond : « ouai c’est ça tu vas mater du porno, classique, une fille normale quoi ! »

Alors laissez-moi vous dire que les statistiques des femmes regardant du porno seules pour leur plaisir (et pas dans le trip en baisant avec son mec devant) est plutôt faible. Mais c’est logique, on nous élève (nous les Hommes avec des seins) à ne pas aimer ça. On nous fait comprendre que c’est un truc de mec et dès qu’on grandit t’as toujours une féministe pour te dire : « c’est HONTEUX, les femmes sont des objets blablabla mets pas de déo blablabla ». Quand toi tu kiffes qu’une fille se prenne une race par cinq mecs dans un salon rococo, ça la fout mal. T’as honte.

Du coup moi j’ai commencé par ça, sans trop l’avouer ni même en parler. D’ailleurs plus tard je pensais qu’on ne devait se masturber qu’à l’adolescence et que quand on avait une vie sexuelle épanouie, se toucher seule, c’était la preuve qu’au lit avec son partenaire ça n’allait pas si bien que ça.

J’ai changé d’avis bien sûr. On m’y a aidé. En fait je pense que pour que ça aille au pieux, on doit tous avoir le droit d’avoir une vie intime en dehors du couple. Se masturber, fantasmer sur d’autres personnes/situations, c’est finalement sain, cela oxygène les rapports monogamiques.

Si on admet tout à fait qu’un homme se branle, pour les femmes ça reste un sujet plus sensible. Si tu argumentes le : « j’aime bien me faire plaisir seule, ça booste ma libido » (ce qui est mon cas) On peut te regarder comme si t’étais une grosse vicieuse, une nympho. Alors, assumer de voir et d’aimer le porno…

Même entre filles, entre copines et amies, tu peux sentir une gêne à parler de ça. On se refile des dvd de comédies à la con ou de films mortels mais je n’ai jamais encore dit : « Tiens je t’ai ramené Rêve de cuir n°2, la scène finale est hummmm ». Moi j’aimerais bien, mais mes copines elles s’en moquent.

Alors je fais mon truc dans mon coin, mes scènes préférées, les trucs qui ne me font jamais venir, ceux qui marchent à tous les coups. Bref, encore une fois, comme pour le reste de ma vie je tente de me connaître, pour être mieux dans mon corps et donc prendre encore plus de plaisir.

En mode Dr. Navie : Si tu ne t’es jamais masturbé, je crois qu’il est temps ma petite belette de te laisser aller. Te déculpabiliser (comme le disais un cher collègue chevelu « hummm non ce n’est pas sale ») et de te lancer. Moi je peux vous filer des modestes conseils de « comment se masturber la première fois » parce que j’ai bon coeur, que je risque d’être canonisée après cet article et que merde c’est noêl.

Mailez-moi : virginiePOINTmossAROBASEgmailPOINTcom

Ce week-end du Navie Dj. Lundi un Docteur Navie tout chaud et la liste des requêtes qui m’étaient destinées : j’ai adoré.

Ps : Le fuckin‘ prince charmant est rentré, depuis j’ai un sourire de Miss France… Je suis mal barrée non ?

zigouigoui

Morosité sexuelle

26 septembre 2008

Je viens d’avoir une conversation très interessante avec un ami. On parlait de sexe (ce qui arrive moins que vous pensez hein) et surtout d’une découverte qu’on a fait récemment tous les deux: Les gens s’ennuient en majorité au pieux.

Depuis l’histoire des stats, je me doutais bien que « baiser » n’était pas forcément synonyme de « s’éclater », mais au fur et à mesure des rencontres que je fais et des conversations que j’ai (oui, même à Etretat 17h en mangeant une glace face à des touristes qui captent de ma conversation les mots: « jouir », « pénétrer », « enculer » et « casino?« ) je dois vous avouer que je suis bien triste mes petits goélands tigrés.

Je me suis dit que la société « tout-sexe » avait complexé mes congénères en les forçant à adopter le discours: « ouai le cul c’est bien, trop cool, moi tout le temps, le Rabbit? Jconnais! » mais au final sous la couette après « FBI porté disparu » c’est la libido qu’on cherche…(ouai c’est nul, mais je le laisse).

J’aime faire l’amour, parfois c’est même baiser que je veux. Ce qui pour moi est similaire parce que de la même façon que j’adore boire un chocolat chaud l’hiver avec un ou une amie (ahahah) ce qui est un acte de physique d’amour et bien le sexe c’est de l’Amour. Parfois un condensé de 7 minutes dans des toilettes minables, parfois l’expression d’heures magiques dans un lieu bourré de charme. Il en résulte que c’est du don de soi, du partage, de l’échange… C’est que du bonheur merde.

Alors pourquoi on le boude? J’enquête:

- Les blocages. Ils sont multiples, liés à l’enfance, l’adolescence ou à ce gros connard qui vous a prise un jour comme on répare un évier et qui EN PLUS ne vous rappelle pas... Rien de personnel là dedans, je suis une pro de l’analyse. Du coup, le sexe c’est un peu comme à la guerre t’es stratégique. Tu baises pas/plus.

- Les loosers. Si t’es comme moi avec les objets en verre qui quand ils te voient debarquer, recitent des nostra pater avant de mourir dans l’atroce souffrance que doit être de se briser (Paix à l’âme du verre que j’ai posé un peu trop près du bord à la We Are The 90’s hier), ça se trouve toi c’est la même chose au lit. Tu te choppes toujours LE mauvais plan, LA mauvaise personne ou LES mauvaises piles pour le canard vibrant. La loose du sexe. Du coup t’es blasé alors tu baises pas/plus.

- La routine. Version plus courante, le plus probable ennemi numéro un qui fait dépérir ta lingerie Victoria’s secret au profit de ton jogging mou et gris. Eva Mendes (en grande philosophe de l’amour a dit: « Je pense que les pantalons de survêtement sont la première cause de divorce dans ce pays » J’aime bien cette réflexion). Bref on fait plus attention, on est fatigué, on est naturel… Serions-nous donc naturellement assexués? Bref, on baise pas/plus.

Mais euh, je veux pas moua! C’est comme si j’apprenais que les gens ne riaient plus. Ou à petite dose, quand ils ont le temps, parce que c’est pas tout ça mais la vie, les impôts ça frenne. Alors le dimanche soir on pouffe un peu, on se force aussi parce que parfois la personne en face n’est pas très drôle. Et si on rigole deux fois par semaine, ouf on est dans la moyenne.

Encore une fois je préfère un fuckin‘ fou rire une fois par mois, que ce genre de rapports sus mentionnés. En parlant de fuckin, Le fuckin‘ prince charmant, lui il pense, que c’est parce que les gens ne sont pas fun qu’ils ne se lâchent pas. Constat pessimiste.

Revenons-en à nos goélands. Je voudrais bien comprendre pourquoi ça à l’air si compliqué le sexe. Pourquoi c’est pas comme manger. Pourquoi autant de pression. On a un corps, on fait des rencontres, on en jouit. Parfois c’est émouvant à te tirer une larme post-coïtal, parfois c’est drôle ou juste très bon.

Pourquoi dans l’air cette sensation morose. Ce manque d’entrain. Cet ennui. Vous savez vous?

zigouigoui

ANALyse

17 septembre 2008

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Et oui, il fallait bien un jour que j’aborde l’étroit sujet qu’est la pratique du sexe par voie non-procréatrice, la voie du péché, la voie du mal… La sodomie, mais pas que ! Hier j’ai passé ma journée à interroger des potes et des proches (quelle merveilleuse amie je suis là) sur le rapport qu’ils entretenaient avec leurs anus. Et bien je ne fus pas du tout surprise d’apprendre que c’est une zone complètement oubliée. L’anus c’est un peu le clitoris d’il y a 30 ans, une inconnue dont on a ouïe dire par tante Jeanne la dévergondée toujours pas mariée qu’elle était un terrain de jeu des plus agréables. Oui mais aujourd’hui encore, on est en panique comme devant Tonnerre de Zeus au Parc Astérix, on ne sait pas trop si on a envie d’y aller…

Partie UNE : Les femmes et la grotte inexplorée

AHHAHAHAHHA quel titre de vieux manuel de sexologie des années 80′ ! Époque où l’aisselle bouclée chez la femme était encore acceptée. Je crois qu’aujourd’hui c’est passible de prison un tel affront pileux…

Pour parler franchement, la sodomie n’est pas une pratique courante, banale et acceptée. Tout d’abord, ce sont les statistiques qui me l’ont appris, car moins de 15% des femmes l’ont testé au cours de leur vie. Mais je dois vous avouer que mon entourage-girl crew m’a confirmé cela. Alors qu’on subit l’épilation au laser, les régimes à base d’ananas uniquement et les tortures de chaussures faites pour des pieds atrophiés de Geisha… L’anal ça ne tente pas plus que ça, on flippe. J’ai eu pas mal de « ouai bon une fois comme ça pour tester, mais sans plus ». Comme si la pratique en elle-même, sorte de sexe de l’extrême pour le commun des couples, se suffisait d’une fois. « Un jour on a testé mais j’ai eu mal », « jamais par là, ça fait mal, ça fait rien», « c’est un endroit gênant, humiliant, peu hygiénique ». J’ai entendu tout cela. Il faut peut être que je vous explique que si je m’intéresse au sujet aujourd’hui, c’est que longtemps pour moi la sodomie était liée à une pénétration douloureuse, sans plaisir, un brin humiliante donc excitante, mais en aucun cas une pratique courante ni même agréable.

C’était avant. Avant qu’il joue avec son sexe ultra lubrifié sur mes fesses. Pour faire monter le plaisir. Suivi d’une douce, une lente pénétration. Une sensation inédite, une excitation incomparable… J’ai totalement perdu le contrôle ce qui m’a aidé à d’abord ne sentir aucune gêne, douleur et au contraire d’être éligible au fameux : orgasme anale. C’est une expérience hallucinante de croire qu’on connait son corps et de réaliser qu’on avait complètement négligé ce champ des possibles. Et pendant les va et vient complètement fou de mon (merveilleux je dois l’avouer) amant, je me disais que ce plaisir je ne le bouderais plus. En en parlant autour de moi (pas à ma boulangère non plus, je suis nouvelle dans le quartier on va y aller gentiment) je me suis rendu compte que ce n’était vraiment pas courant.

Bref, encore une fois, en guise de conseil, mon expérience. J’avais tenté le truc plusieurs fois sans résultat. Mais la combinaison : lubrification, détente, jeu, découverte a élargit ma vie sexuelle de façon significative. Je continue l’exploration avec le plaisir immense d’avoir de nouvelles idées dans ma boîte à jeux…

Partie DEUX : Un homme, Un doigt, un Tabou

Ca pourrait être le teaser d’un jeu Ravensburger pour Noël, mais non. Je choisis de mettre les pieds dans le plat ou le doigt précisément sur le problème : comment aborder avec un mâle le sujet « Finger in your ass » sans qu’il se sente :

- Menacé (douleur)

- Homosexuel (anal=gaypride)

- Emasculé (pénétration=intrusion)

- Gêné (après le retrait du dit doigt)

Ce n’est vraiment pas facile. D’un point de vue purement anatomique le point G des hommes se situe près de la prostate, endroit que tu atteins si tu es proctologue ou si tu es une fille aventureuse qui « ose » (espèce de Punk) aborder LE sujet. Beaucoup d’hommes interrogés me diront : « nan mais je comprends, ça doit être cool et tout, mais je ne sais pas, c’est pas mon truc »… Enfin ils se doutent probablement que de se faire fouiller l’anus par une biatch french-manucurée c’est pas ce qu’ils avaient en tête quand ils l’ont vu danser sur American Boy. Pourtant ceux qui ont testé l’ont adopté de suite. Personnellement j’aime les hommes qui n’ont aucune gêne dans le sexe, je trouve bien sûr touchant le timide « je crois que je me sentirais gêné si… » mais en terme de sexattitude celui qui te sort « attends, mais moi j’adore ça qu’on me fasse jouir, tous les procédés sont bons » je le trouve fuckin hot. En gros c’est encore une question de cap, ceci dit si je savais mon clitoris placé derrière mon tympan, je n’hésiterais pas une seul seconde à m’enfoncer douze coton-tiges dans l’oreille… Je suis curieuse et je n’ai pas envie de passer à côté de… Mais surtout je me demande comment dans cette ère civilisée qu’est la nôtre, les hommes ont encore des panneaux de sens interdit. Je sais que toutes les filles ne proposent pas ça au menu. Je sais que l’anal encore une fois ça sonne comme une pratique extrême, pourtant l’excitation et le plaisir sont paraît-il juste incroyable pour les hommes dans cette zone là. Et je me dis qu’ils sont des milliers à louper ça par peur, appréhension, manque de curiosité… C’est dommage.

Je ne pense pas ceci dit qu’on doive mettre le sujet sur la table de façon frontale. Pendant le sexe, il faut jouer avec la zone pour faire comprendre que. Ne pas y aller sans prévenir (après tout on n’entre pas chez les gens sans frapper) du coup Nadine de Rotshield serait d’accord avec moi pour dire qu’un doigt dans l’anus est un geste de plaisir, mais qui ne se dispense d’aucune politesses d’usage :

- Le doigt se doit de former un crochet pour justement atteindre la prostate et donc la zone orgasmique

- Le doigt se doit d’être ferme

- Le doigt se doit d’être lubrifié

- Et si c’est la première fois, choisissez un moment où vous pouvez faire deux choses en même temps (c’est génétique, les femmes en sont capables). Pendant une fellation par exemple…

- Soyez excitées et pas « médicales » dans vos gestes.

- Lavez vos mains avant de passer à table c’est Nadine qui l’a dit…

Bon mes petits chats, j’ai soulevé la.… Bref, aujourd’hui j’ai abordé un thème qui ne manque pas de faire réagir, notre vie sexuelle, enfin celle qu’on nous vend manque un peu de piment. Elle manque surtout de sincérité et je suis dans cette démarche là avec ce blog, parler de tout sans rougir. Donc je ne me suis pas privée, j’espère qu’on pourra continuer ce que j’ai amorcé dans cet article en discutant via les commentaires : la sodomie, le touché rectal… Tabous ?

zigouigoui