Articles de la categorie ‘Navie de merde’

7,1mm

09 février 2010

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A Claire, à Pénélope, à Elodie, à Pierre, à Bruno, à Emilie, à Docteur Sébastien qui m’ont, à leur façon, aidé à écrire cette histoire. A Baptiste… pour toutes ces choses pour lesquelles je n’ai pas de mots, mais que tu lis dans mes yeux.

C’est l’histoire d’un couple, ils s’aiment s’aiment s’aiment comme tout le monde rêve de s’aimer. C’est très fort, très pur. C’est de l’amour avec des défauts, du bordel, pas de mensonges et donc peu d’égo.

C’est de la passion sexuelle, de longues discussions, des projets, des aveux de faiblesses et des câlins… Beaucoup. C’est de l’amitié, des fous rires, de la tendresse et de l’amour…beaucoup.

Appartement parisien- intérieur-nuit

Zoom

Le couple est assis sur le canapé, on les voit d’en haut.  Ils se prennent dans les bras, deux verres de blanc sec posés sur la table, les cigarettes fument dans le cendrier et l’album merveilleux de James Brown at the Apollo saute sur la platine vinyle.

Ils se serrent très fort l’un contre l’autre.

Zoom.

Elle pleure, fort. Il ferme les yeux et fronce les sourcils. Puis ils se sourient, parlent, repleurent, se taisent, se prennent dans les bras, fument, boivent, s’interrogent se projettent puis s’embrassent comme jamais. Ils hochent la tête, sans joie aucune, mais sereins, soulagés. De sa main il efface la dernière larme. « Je suis là ». Elle sourie.

Zoom.

Dans sa main un bâton. Sur le bâton, deux traits. Positif.

Zoom.

Dans son ventre, 7,1 mm de vie. Du rien qui l’a rend malade depuis quatre jours. Quelque chose qui n’a pas demandé à être là. Un ptit accident, qui va tout bouleverser. Un amas de cellules qui sait déjà qu’il est un peu en avance, de si peu, il va lutter.


Salle d’échographie- Intérieur-jour.

Allongée sur la table, la tête tournée vers le mur et une larme qui coule, le début d’une longe série douloureuse. Elle ferme les yeux à blesser ses paupières. La gynécologue qui n’est pas au courant de son dossier insiste.

Zoom

Elle pointe le doigt sur l’écran de contrôle et s’exclame en joie : « Parfait… oh ! comme il est tout petit… adorable… ce ne sera pas un gros bébé mais il est en parfaite santé…Voyez son rythme cardiaque se forme, hihi, que c’est beau ».

Zoom

Dans sa poitrine, des fissures par milliers, comme quand la terre sèche craque sous le rugissement caniculaire. Ca saigne dans son cœur, ça vit dans son ventre.

« Je ne le garde pas »

« Alors ne regardez plus » reprend sèchement l’infirmière.

Planning Familial- Intérieur-jour.

« A votre âge, êtes-vous sûre de votre décision… N’allez-vous pas regretter, vous savez ce n’est pas comme à 15 ans où c’est « normal » de ne pas le vouloir. Vous êtes sûre ? Vous pourriez accoucher et le faire adopter, il y a tant de femmes… »

Elle se lève et court vomir dans les toilettes de cet affreux endroit. Elle a besoin de lui de ses bras, mais il n’est pas là et ne rentre que demain.

Elle revient et plus assurée reprend

« Nous en avons parlé toute la nuit, notre vie n’est pas saine pour un enfant, on travaille comme des dingues, ce n’est pas l’heure, je le sens. Je veux faire un bébé souhaité, je ne veux qu’il soit la cause de rêves avortés, je ne veux pas lui en vouloir. On veut l’accueillir les bras ouverts, on veut l’attendre et l’espérer… on ne veut pas seulement l’accepter, on veut le désirer. »

Regard acide. Jugement. Mépris. Honte.

Zoom

Le cœur en miettes est desséché. Il n’y a plus de larmes, plus de vie, plus d’énergie.

Le reste du temps elle l’a passé à vomir. A pleurer, à rendre tout ce qui essayait d’entrer. Sauf l’amour. L’amour de celui qu’elle aime. Il lui a tenu la main, si fort que l’empreinte est désormais indélébile. Le dire aux autres ? Ils ne comprendraient pas, nous jugeraient… Les gens n’ont pas bon fond, ils aiment trop le sale pour ne pas écorner notre couple.

« Suis-je sûre de ma décision ? » se dit-elle.

Alors les 7,1mm se rappelle à son souvenir et désormais sa vie est rythmée, dictée… plus rien n’est possible, ni même écrire des choses légères ou drôles pour les gens qui l’aiment bien et suivent ses récits.

Dans 3 semaines c’est noël.

Toilettes- intérieur- nuit

Zoom

On distingue une tête enfoncée dans les toilettes, voilà trois jours qu’elle n’a plus rien avalé. Elle vomit, du vide, comme s’il elle essayait de l’expulser par la bouche. Elle le maudit, ses yeux sont rouges, gonflés, elle refuse les visites et doit s’expliquer « je suis super malade, je vais me faire opérer, tout ira mieux, non non ne passez pas… je suis dans un état lamentable »

Zoom

Ses mains tremblent. Rongées jusqu’au sang. Ses larmes brûlent ses yeux. Il entre dans l’appartement. Il la trouve affalée, par terre, tête contre le mur des toilettes et lui dit : « je suis là mon coeur». Elle peut s’endormir.

Deux semaines, tout cela n’aura duré que deux semaines et pourtant. Ce n’est pas les 10 kg perdus, la tension faible, le quotidien greffé la tête dans la cuvette, les larmes, les doutes et cet incontrôlable amour qui nait pour ces 7,1 mm de vie.

Cette échographie et cette forme qu’elle connait désormais par cœur, même qu’on dirait Yoda ce bébé… Et si ?

A 00h10 le 8 décembre 2009, elle a pris un comprimé de cyotec. A 05H10 le 08 décembre 2009, de fortes contractions l’ont conduite aux urgences. Hémorragie, perte de contrôle, vomissement, douleur et celui qu’elle aime et son regard de douleur et de peur. La voir par terre gémir, convulser.  Et ses mots. Et mordre sa langue dans le taxi pour ne pas hurler, pleurer. Et par terre sur le carrelage froid de la clinique déserte, vomir dans le sac en plastique, animal sans dignité devant lui, qui cherche de l’aide.

Et eux solides, main dans la main. Plus rien ne sera comme avant. « Et si on essayait que ce soit encore plus fort ».

Elle est sortie à 14h30.

Elle n’était plus malade. Aucune odeur ne lui était insupportable. Tout avait repris son cours, elle a  même mangé et a tout gardé.

Le ventre plein elle lui a souri.

Puis elle a pleuré. Jamais elle ne s’était sentie aussi vide de toute sa vie. Elle qui avait passé deux semaines en enfer, son corps rejetant cette enfant avec une force si destructrice… Elle ne sentait plus rien et ça l’a rendu triste de penser ainsi.

7,1 mm c’est rien. Mais pas un jour ne passe sans qu’elle y pense. Son cœur se remet petit à petit, panser par celui qu’elle aime et qui désormais, elle en est certaine, sera le père de ses enfants. Ils en parlent, ils en rient : « plus tard… » disent-ils en cœur. Ils parlent aussi de ce petit drame, si courant, et pourtant si dur. Pour elle surtout, mais quand il la serre très fort, un peu trop longtemps elle sait qu’il a beaucoup souffert aussi.

Bureau-Intérieur-jour

Elle tapote sur son ordinateur. Elle expulse par les mots ce qu’elle aurait dû dire il y a bien longtemps. Elle s’apprête à partager tout ça avec pleins d’inconnus, mais aussi des proches qui ne sont pas au courant.

Zoom

Elle copie/colle son article dans l’interface de son blog et ferme les yeux pour le publier.

7,1 mm de vide. Elle se dit qu’il n’y a que l’amour qui peut le combler.

Je n’oublierai jamais le 8 décembre 2009, je n’oublierai jamais que 7,1 mm ce n’est pas rien. Je ne t’oublierai jamais. Pardon de ne pas avoir été prête. Merci de nous avoir renforcés.

Merci de nous avoir donné envie de nous aimer et de croire que cela pourrait être,  pour le restant de nos jours.

zigouigoui

We wish you ta race

15 décembre 2009

DianaCharlsePrinceWilliam

Depuis toute petite j’ai toujours cru que 2009 serait mon année, je croyais aussi que le 9 septembre 2009 j’épouserai le prince William. Oui, on croit plein de trucs quand on est petit genre que si tu caches toutes tes mauvaises notes dans ta case, personne ne les trouvera jamais. Tu crois que si tu manges un paquet de Finger, et que c’est le dernier, ton frère ne caftera pas aux parents, tu crois que la vache Kiri c’est du fromage… J’ai même réussi à faire croire à ma petite sœur, que ses crottes de nez étaient vivantes (pour plus qu’elle les mange).

Cette année pour moi fut chaotique, mais comme c’est le cas de tous les gens qui m’entourent, soit

  1. il règne une malédiction autour de moi,
  2. il va falloir que je me mette à croire en toutes ces bullshiteries de planète en Vénus dans ton cul.
  3. l’effet boule de neige a fait qu’à l’arrivée c’est plus l’accumulation que les faits qui m’ont fatiguée.

Quoiqu’il en soit j’ai perdu plein de monde cette année, il y a eu des décès, des éloignements, des disputes. Puis j’ai livré une bataille personnelle à mon corps… J’ai gagné mais aidée par un chirurgien, un anesthésiste et des infirmières tellement belles qu’on aurait dit des Miss France. Surtout à côté de moi qui finissait par vomir dans un sac en plastique en plein hall d’une clinique par terre sans gêne. Depuis, j’ai de nouveaux une vie sexuelle, il en faut apparemment plus au fuckin’ prince pour me lâcher.

N’empêche quand on fait un bilan, la première chose qui me vient à l’esprit c’est de tenter de voir ce que j’ai appris en un an (petite liste exhaustive)

- J’aime les pim’s à l’orange, la nouvelle Miss France et voir Berlusconi la gueule en sang.

J’oublie surement plein de chose (mon putain d’appart, le voyage à NY, le succès de la we are the 90’s, la voie sur l’écriture d’un livre, mon entrée dans le monde cruel des mannequins grande taille, mon mec qui a déclaré à ma mère que j’étais la femme de sa vie). En gros j’ai appris que je voyais toujours le verre à moitié vide donc en 2010 :

  1. Je vais sourire à la vie, être positive et chanter Eve lève toi nue dès qu’on me fera chier.
  2. Je vais tenter de rassurer ma famille en ramenant des fiches de paye de grands avec des annuités de grands et tout et tout.
  3. Je vais rencontrer mes lecteurs en organisant une soirée débat.
  4. Je vais publier les textes du célibataire masqué qui pourrissent dans ma boîte mail alors qu’ils sont trop bien.
  5. Je vais parrainer un jeune de l’UMP pour l’aider à s’en sortir.
  6. Je vais décerner à R. Dati la palme de la lose (EDIT et celle de la connerie à Morano)
  7. Je vais faire des économies.
  8. Je vais prendre sur moi et être moins émotive (que ceux qui me connaissent essaient d’y croire, allez !).
  9. Je vais devenir riche.

10.  Je vais me souvenir que QUOIQU’IL arrive, j’ai quand même une putain de chance de les avoir.

Sinon suis-je la seule à avoir eu une année de merde ? Johnny va-t-il s’en sortir ?… Cette fin de décennie est insoutenable, ça sent le pâté Jacqueline.

zigouigoui

I will, lay me down, in a bunker, underground…

21 octobre 2009

Je n’étais pas sûre d’avoir envie de vous en parler et je pensais que ça allait passer plus vite. La plupart des gens qui me connaissent sont au courant de la cause, mais pas des conséquences. Au moment où tout va bien dans ma vie, où professionnellement je décolle, où j’aime un homme qui rempli notre maison de post-it avec inscrits dessus des ptites private joke d’amour… Je ne dors plus.

Mes insomnies, sont arrivées sans que je les distingue, je croyais que je me décalais, que je n’arrivais pas à me coucher parce que j’ai une vie plutôt stressante, tout aussi excitante et des millions de projets.

Mais en vrai, si je ne dors pas, c’est que quelqu’un a détruit en quelques mots, ce que j’avais mis dix ans à caler : ma solidité.

L’histoire est un peu trop compliquée et bien trop glauque, pour que vous en compreniez les tenants et les aboutissants. Mais il y a quelques semaines, un dimanche de fin d’été, un dimanche de Brunch, de famille, de copine et de feu de cheminé… J’ai reçu une nouvelle, qui je pense, fait que je ne serais plus jamais la même. Beaucoup de mes amis, ne comprennent pas ma réaction violente et me disent que mon père est simplement un psychopathe néfaste, qu’il ne me mérite pas et que je devrais simplement ne plus le calculer. Mais ce dimanche là, mon portable dans les mains,  j’avais 6 ans et demi et j’ai eu mal à en crever.

Tout m’est revenu et même ce que j’avais consciencieusement enfoui dans un coin. La clé de ce coffre était ses propos, son texto a ouvert ma boîte de pandore.

Je ne suis pas une personne qui a beaucoup souffert, j’ai eu des coups de blues, des ruptures, il y a eu des décès et des malades, comme pour vous tous.

Ce dimanche, ses mots étaient comme des aiguilles fines. Elles sont entrées dans mon cœur, se sont agitées et ont essayé de tout déchiqueter. Simultanément, il y a eu un foulard. Il s’est noué autour de ma gorge, est s’est lentement tendu, jusqu’à ce que je ne puisse plus respirer.

On était avec mon amie et le Fuckin Prince et tout leur amour et leur gentillesse n’ont pas suffit à recoller 27 ans… Quand mon amie nous a quitté, elle a du emporter ma pudeur car je me suis effondrée avant même d’avoir atteint la porte de notre appartement. Deux heures plus tard, je ne retrouvais toujours pas mon souffle. Depuis je le cherche, il y a ce poids sur ma poitrine, cette aiguille qui s’agite, cette douleur qui me fait peur.

J’ai essayé de faire bonne figure devant toi, je me suis remise au travail, je t’ai fait l’amour, je t’ai écouté tomber amoureuse, je t’aide à monter notre projet, je travaille à ce que tes écrits soit publiés. Mais en vrai les copains, j’ai mal. Je twitte du lol, je mange de bon cœur, je ris beaucoup, donnez moi un oscar, parce qu’à quatre heure du matin, quand plus personne n’est là, je me retrouve face à mon nombril et perlent des putains de larmes que je ne contrôle pas.

Si j’écris tout ça, c’est que cette situation ne me ressemble pas, moi quand je vais mal je suis un petit robot qui avance tête baissée, mais merde là j’y arrive pas, et j’en suis désolée. Pourtant j’essaie.

Le dimanche 4 octobre,  à 17h58 et 20 secondes, en 19 mots et trois points de suspensions, un homme m’a brisé le cœur et depuis je tombe.

Ps : Je n’appelle pas au secours, j’avais juste besoin de le dire. C’est un travail important, que tous les gens qui n’ont besoin de personne doivent faire, oser dire : je ne vais pas bien. C’est un putain de pas pour moi.

Ps2 : Rassurez-vous je ne travaille pas chez France télécom ;)

zigouigoui

Un jour comme un autre…

22 juin 2009
calendrier-maya-completÇa c’est un calendrier Maya, depuis mes études au combien utiles pour ma vie professionnelle (une maîtrise d’histoire -_- ), j’ai une petite passion pour les calendrier d’av-JC, je trouve le mécanisme fascinant… voilà… j’ai conscience que c’est pas super bandant comme info ;)

Partie I

Je  me suis levé à 7h30, un samedi, sachant que 11h pour moi c’est le petit matin, le réveil fut violent. J’ai les yeux d’une junkie, comme toujours dans ces moments là j’ai l’impression que de partir en colo. Je m’habille, je me prépare, je saute dans un taxi.

Quand tu dis à un chauffeur « Le cimetière de Stains s’il vous plaît » il te fout la paix, enfin il tient sa langue pendant au moins 10 minutes avant de sortir un « Rhâ quel temps de chiottes, la planète se barre en couille moi je vous le dis ! ».

Le cimetière est bondé, j’y retrouve des vieux amis du défunts, puis sa famille, puis Navo avec sa petite tête de « je suis un cœur de pierre moi Madame ». Ce qui tombe bien, parce que moi, je pleure déjà, alors que rien à eu lieu, il me donne la main.

Les filles lisent un texte à leur père, puis c’est autour de sa femme de lui dire au revoir, on écoute « Tennessee » jpensais pas qu’un jour Johny me toucherait, mais sur le coup je me dis que c’est les plus beau du monde. Puis c’est au tour de Dutronc, il chantonne léger un « j’aime les filles » pendant que le cercueil s’en fonce dans la terre, un air gaie, c’est pire que tout. Il pleut fort, c’est bien la pluie, ça cache les larmes. Je me rends compte que dans la hâte, j’ai pris un parapluie vert fluo cassé avec des chiots de la SPA dessus. Ca fait un peu rire la famille, c’est déjà ça de pris.

On se serre dans les bras. On se donne de l’amour. On se dit avec les yeux qu’on s’aime.

***

Partie II

Un big mac réconfort, et du pekin express. J’ai les yeux délavés, j’ai plus de larmes. On fait la queue pour manger avec le fuckin prince et je suis contente de le retrouver, il me serre si fort dans ses bras même que si je pesais 15kg de moins il pourrait me soulever du sol. On parle. Il me caresse la joue et me dit : « tu sais ça fait quelque jours que j’y pense, j’aimerais bien qu’on vive ensemble ». Fuck j’ai plus de larmes, pour lui prouver à quel point je suis émue, je lui souris bêtement. Ca pique le nez.

***

Partie III

On est au Pranzo, avant le spectacle des voisins du dessus. On mange tous ensemble, avant qu’ils montent sur scène. Ça stresse, ça déconne. Je bavarde avec le patron des lieux, j’accueille les spectateurs, je fais des bisous aux comédiens. Rideau. J’assiste à un spectacle qui me fait pleurer de rire. Mes copains sur scène, emportent la salle dans un spectacle pire qu’ irrévérencieux. Ça se moque de tout, de tous. Je ris fort, beaucoup. Il me regarde sourire, me glisse un je t’aime. Le spectacle est suivi d’un Karaoké Piano voix. Les potes remixent « déjeuner en paix ». Kheiron me sort un « vient Navie on chante « j’aime les filles » de Dutronc. La boucle est bouclée.

Je traine mon petit cœur fatigué dans mon lit, je me demande combien de temps il peut tenir, aux chocs, aux joies, aux blessures. J’espère longtemps car tout ça à quelque chose de bon… je vis.

zigouigoui

Entre filles, serrons-nous les trompes.

01 juin 2009

catch

Hello le world,

Me voici de retour dans le monde des gens qui mangent trois fois par jour, se grattent la tête et disent « Hey chéri, on fait quoi ce soir, sushis devant My Name Is Earl ? ». La semaine passée j’ai eu un taf monstrueux, j’avais limite un post-it sur le frigo pour me rappeler de me laver les cheveux, jeudi j’avais la touffe de Bob Marley. Conclusion 1) les post-it ne tiennent pas en milieu humide, conclusion 2) les post-it sont des gros connards, surtout les jaunes.

Depuis tout va bien, j’ai retrouvé mon L’Oréal cheveux secs et cassants et mon estomac a apprécié le goût merveilleux du Big mac-cocalight sans rien trouver à redire que : encore !

Je vous raconterai demain, mon gros projet de dingue, celui qui m’a détruit l’estomac. Même si le buzz est tellement lancé que vous avez presque dû tous en avoir entendu parler.
Parlons peu, parlons bien, parlons rivalités féminines.

Il faut expliquer aux hommes qui – à part quelques spécimens bien avertis du langue de putage (je ne parle pas que des gays) – pour la plupart, ne savent pas qu’en soirée, au resto, au bureau, se trament des guerres discrètes sous leurs yeux absent et absorbés par les nouveaux lolcats et autre gif animés de Clara Morgan que les femmes entre elles ne se sont font que rarement des cadeaux. Souvent ces derniers sont empoisonnés : « Tiens Navie je te file ce pantalon, il devrait t’aller, je le mettais pendant ma grossesse » (Vrais morceaux d’anecdotes). De cet échange, mon mec de l’époque a retenu : « Rhô, elle est quand même sympa, toujours un geste pour les autres cette fille ». Aujourd’hui je suis une loupe, celle qui va vous permettre, à vous le sexe fort aux noix fragiles, de décrypter la gueguerre ancestrale des femmes.

Mise en situation, caricaturons un peu :

Sophie la comptable, déjeune avec Paul le webmaster et Nadia la chargée de com’. Ils parlent tous les trois, rigolent sur les absents, avalent à la hâte le menu du jour (toujours très raffiné le menu du jour) : Bœuf bourguignon carotte à 18€ (Précisons que Sophie, Damien et Nadia travaillent dans le 8 ème arrondissement de Paris, ils mangent dans une cantine « pas cher »).

Ce qu’a retenu Paul :

Le bœuf aux carottes c’est bon.
La serveuse n’avait pas de soutif.
Nadia a un rire marrant, je devrais la filmer pour la mettre sur Youtube. C’est charmant !

Je crois que Sophie m’a fait du pied… Je suis sûr qu’elle suce.

Est-ce que c’est si sale de pas se laver les mains après avoir pissé ?
La mousse au chocolat c’était peut être trop.

Ce qu’a retenu Sophie :

C’est quoi cette serveuse pute sans soutien gorge, avec ses gros mamelons et son gros cul elle se prend pour Shakira.
Paul est vraiment hot comme mec, je lui ai fait du pied mais est ce qu’il l’a senti.

Quelle bouffonne cette Nadia, elle a un rire de hyène je devrais la filmer et la foutre sur Youtube.

Paul est à moi, dans deux nuits.

Ce qu’a retenu Nadia :

C’est quoi cette serveuse pute sans soutien gorge, avec ses gros mamelons et son gros cul elle se prend pour Shakira.
Paul me fait rire, je crois qu’il aime ça en plus.
Pourquoi Sophie s’est incrustée et puis le coup de « Oups j’ai plus faim, je suis un moineau » pour ensuite se tortorer à 16 heures les Kinder Bueno de la machine. Elle doit être boulimique pour être aussi bien foutu.
Faut que j’envoie un texto d’urgence à Clara pour lui raconter tout.

***

Oh oui ça va je sais, je ne suis pas pour les clichés, mais je vulgarise l’histoire pour que vous sachiez, mâles en rut, que parfois, sous la table y’a pas que des pieds. J’ai toujours trouvé les jeux de regards avec les autres femmes déments, j’ai un pote qui a fait l’expérience de sortir avec moi dans la rue. J’étais sapée comme à mon habitude, mon habitude c’est un décolleté de chagasse, on fait avec ce qu’on a, j’ai pas de longues jambes, mais j’ai des seins. Je me suis fait mitraillée une bonne vingtaine de fois. Pas parce que je suis plus bonne/grande/mince, juste parce que j’ose : une fille qui fait avec ce qu’elle a et qui planque bien ce qu’elle a en trop (bide, jambe, cul, bras, mains, etc.).

Si le cliché de « les filles sont des garces entre elles » perdurent, c’est qu’il y a un fond de vérité. Et je ne suis pas une sainte dans cette histoire, c’est juste que j’attaque jamais le physique, parce que je suis perdante à ce jeu. Moi ça va être plutôt être du « Bah dis moi, elle est pas super vive cette fille, on dirait une courgette en maison de repos ». Mais je fais la même avec les mecs.

La piste de danse aussi tiens, un terrain ou ça se canarde. Tu danses comme une bitch = t’es une allumeuse. Tu danses mollement = tu ne sais pas faire la fête. Tu ne danses pas = tu es dédaigneuse. On passe tellement de temps à se demander ce qu’on pense de nous, qu’on passe à côté de tout.
C’est pour ça que quand ma copine Nari, méga bonne se ramène en soirée, mini jupe, talons hauts, dos nus : je me dis : « la classe ma bitch ». Parce qu’elle n’en a rien à battre d’être matée, elle, elle s’en fout, en mode Shaggy de rouler du cul parce que le son est bon. Je suis fière des gens qui s’assument, surtout ceux que j’aime.

J’aimerais vivre comme à la londonienne, sapons-nous comme on veut, comportons nous comme on le souhaite et jouissons ensemble les mains dans les mains.
Si j’étais au pouvoir, on baiserait et on mangerait de la barbe à papa en se disant que tout le monde est beau. Mais ça marche pas comme ça, alors parfois, je rentre dans le cliché, et me retrouve à dénigrer une nana juste parce qu’au fond de moi, j’aimerais être un peu comme elle. Ça me désole, alors je demande officiellement pardon à toutes celles à qui j’ai fait la guerre aussi discrètement que possible (sauf à elle, à elle et puis cette pute aussi !).

Exercice de style :

Les mecs, dans la prochaine configuration « filles » dans laquelle vous vous trouverez, observez, écoutez, double-sensez et dites moi, êtes vous sûrs d’être conscients de tout ce qui se trame sous vos yeux ?

zigouigoui

AAAAAAAAAH

27 mai 2009

hurler-de-peur-1-g

Salut mes buses cendrées.
Je suis entrée dans un espèce de tourbillon, je n’en ressortirai pas indemne, mais mes ptits chats si tout roule comme un paraplégique ça ira beaucoup mieux la semaine prochaine. Je n’ai pas UNE minute pour poster ici. Pourtant j’en ai des moments à vous raconter, à commencer par, merde j’ai même pas le temps de commencer.

En gros, j’avais quand même des ptits trucs essentiels à déclarer. Le final de la saison lost: WTF? Le halva, j’aime pas, on dirait qu’on mange des os pillés aromatisés à la vanille et  j’aime pas la vanille. Dimanche j’ai mangé un putain de couscous dans le jardin de mes « beaux parents » (parents du fuckin prince). C’est le mal de manger comme un porqui sous 72°. Je croyais que le rosé et le champagne ferait passé tout ça.
C’est faux.
Sinon, en ce moment j’aime bien:
les luminaires, je suis un peu comme les moustiques cons je pense, l’effet papillon, best emission ever, Pékin express best emission 2 ever, mes pieds, les post it orange, réparer mes tongs, me gratter l’oreille avec un coton tige, mon nouveau fauteuil très vieux dans lequel je rentre entièremt, qui appartenait au fuckin et à son ex: ah oui, vous trouvez ça glauque que les objets qui ont un passé ça me fait rien?
Et j’aime pas:
Le Halva, la Bruni, mon chargeur de portable, les post it jaune, mon emploi du temps, les assedics, mes ongles, le pape popetoyou, les baskets qui puent et mes cheveux qui sont rien que des anarchistes. Je les soupçonne de me faire des doigts dans le miroir.

FUUUCK Je suis en retard. Que la paix et le sexe (je ne sais même plus ce que c’est j’ai pas eu le temps depuis dimanche -_-’) soit toujours avec vous.

Ps: pour ceux qui me follow sur twitter, guettez mes twitts jeudi, j’offrirai 10 places pour une soirée en ma compagnie entre autre (mais celle du fuckin, de Navo etc.) pour une projection en avant première mondiale… Rien que ça. Soyez rapiiiiide.

zigouigoui

Cunular

21 mai 2009

scream_04

Alors que je bossais jeudi soir dernier, sur les coups d’environ 23h j’ai reçu un appel masqué (Bon si j’adoptais le style d’écriture des bloggeuses qui me fait trop rire, je devrais dire : alors que j’étais en tailleur devant mon écran d’ordi, nue, dans la chemise de mon homme, lunettes et queue de cheval  sexy en me mordillant les doigts j’ai reçu un coup de téléphone, qui a fait frétiller mes tétons) (mais c’est mal de se moquer) (alors je le fais pas).

Je réponds toujours aux appels masqués, et mon travail de com’ me fait avoir des meeting avec des clients angoissés à 1hoo du mat’ du coup c’était pas étonnant.

«Allô ? »
« Oui, euh, c ki? C koi votre nom parce qe je croi qe c 1 erreur»
« Ecoutez, si vous ne savez pas qui je suis, c’est fort probable que ce soit une erreur »
« Euh.. nan… mé g entendu dir k’il y avé 2 la bonne suçeuse ds le coin »

HIHIHI une blaglounette téléphonique, fait par un ptit mec qui a la voix d’un oenuque, je pense 14 ans et en prime j’entends les copains qui ricanent derrière. Mon petit cœur n’y résiste pas, je les imagine avec de l’oasis tropical et des  pringles oignons, dans une chambre avec une mezzanine et un papier peint motif motard.

« Oh non mais moi je suis nulle à ça, je ne sais pas sucer jeune homme»

Et là il me sort, j’en ai encore les larmes aux yeux

« Mé moi je vien te décalotter kan tu veux madame »

AHHAHAHHAHHAHAHHAHAHAHHAHA

« Mais mon petit chat, tu ne peux pas de me décalotter je n’ai pas de bite »
« Mé si moi jte décalotte d’accor ? »

Rire groupé de ses copains, pleins de bagues et de bouts de chips coincés dedans.

« Non, mais mon cœur je suis trop vielle pour toi ! »
« Mé nan, mé moi j’aime b1 les MILF »

Mon cœur fond…. Les milf, c’est pas trop chouppi ?

« OOOOOH t’en es à la découverte du porno, chapitre Milf, c’est trop mignon j’adore »

Là je l’ai vexé

« Hein hein, pff, ptit chat, gnein gnein »
« Bon écoutes, mon petit, il est tard, tu as école demain, et moi je travaille »
« Non, je commenss à 11h30 alors ça va »

AHAHHAHAHAHHAH
«  Non mais sérieusement, c’était très rigolo, mais maintenant il faut raccrocher »
« Euh… d’accor madame, euh… bonne soirée. »

A côté de moi le Fuckin’ prince se marrait bien, d’habitude, on raccroche au nez des ptits cons qui nous font des blagues genre « hey jvais te sodomiser ta chatte » (spéciale dédicace à Aline). Mais moi je les aime bien, je faisais la même chose à leur âge, enfin, je ne savais pas ce qu’était une milf… Mais les choses évoluent, alors j’ai pas envie de devenir une vielle conne aigrie. Le plus mignon dans tout ça, c’était le ton hyper respectueux qu’il a utilisé à la fin et son timide « Madame ». La prochaine fois, qu’on me fait une blague téléphonique, je jouerais à la vielle offusquée, parce que c’est quand même super marrant comme réaction :

« Non mais oh, tu viens de dire « bite » mais ça va pas toi, tu as quel âge hein, je vais appeler la police si vous continuez espèce de chenapans. Rhalala tout ces gros mots… La jeunesse je vous jure, tu vas finir en prison. »

Là, ces copains en auront pour leur argent.

zigouigoui

La pudeur des impudiques.

13 mai 2009

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Bientôt, un onglet va naître sur ce blog, et il y aura une tonne d’infos concernant mes tafs. Certains le savent, mais de par mon rôle d’agent d’artistes et d’attachée de presse j’ai été amenée à devenir très proche de pas mal d’« humoristes ». Des gens, qui font de leur talent de mots, de gestes, de jeux, d’attitudes, leur travail. N’est pas drôle qui veut (enfin ils le sont malgré eux), en revanche, il y a quelque chose de caractéristique, de fondamentale chez les bons comiques : ce sont les gens les plus tristes et névrosés que je connaisse.

Combien de fois j’ai vu des potes sur scènes, enflammer une salle, retourner un public, la banane toute l’heure. Et une fois en coulisse, dans le métro, au resto me dire « qu’est ce que je vais mal ».

C’est l’adage du « clown triste » mais venez on n’aborde plus les clowns ici, vous savez pourquoi ;)

Prenez l’exemple de Navo, la Bande Pas Dessinée, c’est juste vraiment hyper drôle mais parfois tu te retrouves sur son blog perso et tu mesures une différence inimaginable.

Je ne me considère pas comme super marrante comme cette bitch mais je suis quelqu’un qui la plupart du temps se sert de l’humour comme rempart : à la banque, dans les situations délicates, dans les moments de gênes, dans les moments de fatigue : j’essaie toujours de tourner le truc en moment rigolol. Quand je ne vais pas bien, genre TRES mal, ils ne sont que trois à vraiment le griller.

J’ai la pudeur des impudiques. Poser à poil : d’accord, parler de sodomie dans le magasine masculin le plus lu : d’accord, traverser une salle remplie de mannequin en maillot de bain pour commander un chocolat viennois : d’accord, te montrer que je peux encore sucer le pouce de mon pied dans le métro : d’accord. Dire que ça va pas et surtout pourquoi… FAIL.
La pudeur, est propre à chacun, moi elle est plus côté cœur, que côté couilles.

Comme les gens qui parlent beaucoup, j’en dis peu, surtout sur moi. Mais parfois il faut se faire violence, il y des choses qui gangrène parce qu’elles ne sortent pas. Et montrer le fond de mes tripes c’est bien plus gênant que le fond du string que je n’ai pas. Petit truc que j’ai écrit après qu’il soit parti.

EDIT: j’ai enlevé ce texte. Hum il semblerait que ce soit un peu trop perso ;)

Ouais, pardon, sortez les violons on est tombé dans le pathos. Rassurez-vous demain on Docteur Navise en cœur. Bise mes ptits chats (une fois n’est VRAIMENT pas coutume que je vous embrasse, mais présentement comme dirait Céline Dion, je suis amour).

zigouigoui

Ca c’est du lourd

22 avril 2009

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Avec Pénélope, entre deux taffs on aime bien se retrouver sur Gtalk pour bavasser comme deux pies-putes. Parfois elle m’envoie des liens de blog, de trucs drôles… Parfois c’est juste hallucinant.

ELLE est un des magasines féminins le plus lu en France, c’est même le graal d’un tas de journalistes, pigistes, bloggeuses. Ce n’est pas forcément bouleversant d’intérêt et dans l’édition papier la plupart des produits dont ils parlent sont inabordables pour mon maigre porte monnaie. D’ailleurs en voilà un qui a de la chance d’être maigre, puisqu’après une décennie à marteler que l’incitation à l’anorexie est dangereuse, après la mort d’une dizaine de mannequins qui pesaient l’équivalent de mon goûter de 16h, après des manifestations, mais aussi une charte ratifiée le mercredi 9 avril 2008, une « charte d’engagement volontaire sur l’image du corps et contre l’anorexie », les organisations professionnelles de la mode et de la publicité sont désormais censées « promouvoir dans l’ensemble de leurs activités une diversité dans la représentation du corps, en évitant toute forme de stéréotypie pouvant favoriser la constitution d’un archétype esthétique… Aujourd’hui on voit fleurir un joli dossier sur Elle.fr : Mode spéciale rondes.

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Oui c’est un dossier destiné aux rondes qui veulent se saper, techniquement je suis un peu la cible. Le mannequin la femme croisée dans la rue qui pose c’est Chloé, une fille comme vous et moi, graphiste et pâtissière (on se fout de la gueule de qui ?) elle confie : « J’ai longtemps très mal accepté mes rondeurs. La psychanalyse m’a aidée à m’aimer, et, avec l’âge, j’ai réalisé que mon corps n’était pas un handicap pour séduire. ». Queuwa ? Je zoome, me gratte les yeux, et cherche la photo d’une RONDE partout. Cloé la fille en première page doit faire quoi une taille 40, quand la moyenne en France est 42/44 je me dis que le seul handicap de cette fille pour baiser sont ses collants blancs en dentelles.

Je suis plutôt énervée aujourd’hui, je n’ai pas envie de vous chanter le mielleux refrain du « Diktat de la mode merdeuh» mais réalisez vous à quel point ce genre de message, véhiculé par l’un des plus grands mags féminins du pays est flippant. Si les minces sont rondes, les rondes des grosses, les anorexiques des minces… Nous (les girondes, les grosses, les pulpeuses, les molles… quelque soit votre façon de dire size+) on est où ? On est quoi ?

Et puis une mode pour les rondes où l’on conseille d’acheter tes pantalons chez Zara… Zara ? Leur plus grande taille c’est 44… et c’est un 44 de Somalie.

Je dois maigrir, pour un tas de bonnes raisons (genre j’en ai marre de toujours gagner à la bataille contre mes mecs) mais à quel point le canon y est pour quelque chose ?

Je suis grosse, on aura beau me flatter de « maiiiiis toi ça se voit pas » ou « ça t’empêche pas d’être jolie blabla ». Je suis grosse, c’est un état de fait, ce n’est pas bien grave, il faut dire que ce qui me dérange chez les gens, ça n’a jamais été le poids (les vilaines dents, les vilains nez, la vilaine peau oui mais pas le gras). Mais j’ai l’impression qu’il y a un complot destiné à me faire sentir anormale et cette impression je l’ai depuis que j’ai lu en 1998 dans Vogue que Laetitia Casta était cataloguée dans les mannequins rondes. J’entendais des : «  Ah voilà une filles avec des vraies formes ».

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Alors ATTENTION je ne suis pas en train de faire une apologie des gros culs, au contraire, je suis du genre à aimer les minces, voir très minces… C’est toujours pour moi plus gracieux que la petite boulette de viande que je suis, mais je suis contre les modèles imposés. Or c’est ce que fait la mode. Si tu veux t’habiller et conserver un corps comme le mien, tu te sapes aux states, ou tu te sapes comme ça… Les vrais belles marques pour rondes, ne sont tout simplement pas abordables et quand je sors dans le rue tout me crie : tu n’es pas du tout comme tout le monde. Et ce n’est pas un cri de joie avec des oiseaux qui portent dans leurs becs des religieuses au chocolat hein. Les personnes qui me regardent le plus mal, sont souvent des filles bien mieux foutues que moi. Se disent-elles que je devrais avoir honte, se disent-elles que cet étalage de seins c’est moche, est ce que je leur donne envie de vomir leur yaourt fitness ? Je ne le sais pas, quelque part au fond de moi j’espère que ces regards ça veut juste dire : « Comment fait-elle pour être grosse et bien dans ses pompes ». Et bien, ma petite dame, outre le fait que j’ai passé l’âge d’avoir des modèles, je m’assume. Le jour ou je souffrirais d’être ainsi, je changerais. Non pas pour les rédactrices de Elle, ma mère, mon mec, mes amis et le poivrot qui m’a dit un jour alors que je sirotais un café avec une copine : « Sale grosse, fait un régime t’es obèse ». Non je le ferais pour moi. La question reste entière: dans quelle mesure mon moi est conditionné ou pas par ce que je vois/lis ?

beautyCes deux filles sont sublimes, et ont quelques tailles de différence… Kate Moss et la sublime Big Beauty

Pénélope suite à son post reçoit des mails outrés. « Espèce de jalouse, y’en a marre de canoniser les grosses et d’attaquer les minces blablabla ». Outre le fait que Pénélope taille 38 est une des filles les mieux foutues que je connaisse, il y a la un vrai révélateur de sujet sensible. Pourquoi n’avons-nous pas le droit de nous offusquer quand ELLE.fr fait un dossier spéciale ronde, avec zéro rondes dedans. Le gras n’est pas vendeur ? Qu’en serait-il si je faisais un dossier maquillage spécial Métisse, en mettant des mannequins hollandais dedans parce que les peaux sombres font peur aux gens.

Je ne suis ni pro-ana, ni adhèrente d’allegro fortissimo. Mais anti garces de rédactrices de mode oh que oui !

Ps : Demain, le célibataire masqué nous parle foutre et solitude. Miam

zigouigoui

Comique de loose et surprise à la fin

10 avril 2009

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Comique de loose

Vous avez tous un copain gaffeur, un copain qui fait tomber des trucs, qui se vautre tout le temps, sur qui tout le monde a des anecdotes de honte, de gêne… Le copain qui « fait avec » mais qui sait qu’il va faire THE bourde, s’afficher au moment le plus probable… Généralement on l’aime bien ce pote, avec lui c’est toujours dîner spectacle gratuit et s’il ne se passe rien (déception) il aura toujours un truc à vous raconter, un « il faut que je te raconte comment je me suis retrouvé nu face à ma banquière métro Barbes » pour compenser. Le copain à qui on donne un gobelet en plastoc à table et un bavoir aussi.

J’ai un pote comme ça… Je vis avec lui 24h sur 24 depuis 26 ans 7 mois et un jour.

-_-

Quand j’étais petite ma mère noircissait mon cahier de naissance de toutes les conneries que je faisais « Aujourd’hui, virginie a essayé de faire du chocolat fondu en posant ses œufs de pâques sur le radiateur… Elle s’est brulée la langue et ne cesse de pleurer ». Quand on est arrivé au tome 12 de mes looses, j’ai pris la suite de la narration avec mon journal intime (maintes fois crocheté par ma salope de grand frère) et hier, en le lisant, je me suis rendue compte que dans ce bouquet d’années, j’ai infligé à mon ego pas mal de coups bas :

« Aujourd’hui j’ai bu l’eau des toilettes avec du canard WC parce que maman est rentrée à la maison, qu’elle a senti la clope. Jme suis donc réfugiée dans la salle de bain et me suis dit que l’odeur du tabac passerait avec une haleine arôme sapin des terres du Québec », « Aujourd’hui Papa a dit devant tout le monde à table que j’étais privé de Bravo Girl parce que j’avais marqué la page : La sodomie, parlons-en et qu’à 14 ans je n’avais rien à connaître sur le sujet, Juju (mon frère) m’a regardé en pouffant, suis-je maudite ?».

De petites humiliations en talons et verres cassés, je suis devenue une sorte de Pierre Richard à gros nibs. Tout le monde pense être un peu maladroit, mais les objets chez moi, tombent même 20 minutes après mon passage. Je sais c’est pardonnable et que c’est parce que je suis nulle en visualisation de mon corps dans l’espace et en apprivoisement de mes gestes… Je suis comme les lion, sans steak je saute pas dans le cerceau.

Il y a tout de même une différence entre casser des objets (de toutes façon ils ont même pas d’âmes alors c’est pas grave et comme dirait Nekoto c’est rien que des ptits cons) et les bourdes orales (anales parfois aussi). Exemples :

Si tu t’appelles Salomé et que je ne le sais pas, je vais dire « Mon prénom en soirée quand je veux faire pétasse-bitchy c’est Salomé hahaha ». Si tu fumes des Vogues Mentholées et que je ne l’ai pas vu je peux sortir « Ok je fume des clopes de bourges, mais bon ce n’est pas comme si j’étais une attachée de presse qui crapote de la Vogues Menthol ».

Heureusement, j’ai grandi, je tourne toujours 7 fois ma langue dans ma bouche et c’est un miracle si je ne me suis pas encore coincé le piercing entre deux dents. Du coup, je mesure mes paroles, et fais attention aux autres : c’est la clé pour éviter les gaffes, car le pire dans tout ça c’est de blesser involontairement. J’ai un copain d’amour qui sortait avec une fille qui n’arrêtait pas d’envoyer des piques dans un joyeux « hihihi pas fait exprès de dire que t’étais grosse et que si je faisais ta taille de string je me tirerais une balle hihihihi » et comme dirait ma sage copine Pénélope « ce qui est excusable à 15 ans ne l’est plus une fois la majorité absolue atteinte ». C’est de l’intelligence de vie, gaffer oui… Je le conçois, j’ai même l’impression d’être à l’origine de ce concept, blesser non. On ne se cache pas derrière des bourdes, pas quand on a un minimum de savoir vivre.

En revanche je n’ai pas de solutions pour ce qui est des casseroles, galipettes et autres looses corporelles. Je tombe environ une fois par semaine (et j’interdis à mes amis et à mon mec de venir gonfler cette stat dans les commentaires, d’avance merci, j’essaie d’être crédible). Je casse entre 5 à 6 objets par mois (plus ou moins de valeur: du verre Duralex au Ipod… :D). Mais j’essais dans la mesure du possible de faire attention. Les affaires des autres j’en prends soin, sauf le jour où j’ai arrosé le PC de Navo avec de l’Oasis, mais j’étai petite c’était avant. J’arrive de temps à autre à expliquer que ça vient du fait que je ne suis pas matérialiste et que de fait, briser un verre Louis XV ou un parapluie Ferdinand XXVI c’est pas la mort.

En revanche, je sais que c’est un DEFAUT et je déteste celles (ceux) qui s’en servent comme d’un truc choupi choupi. Beaucoup de femmes jouent la carte Lolita-femme-enfant-hihihi-suis-trop-meugnonne et de l’avis général on trouve ça charmant d’être comme ça. Moi pas, c’est même fatigant. Je rigole en souvenir de ce mémorable matin où j’ai perdu ma tong en scooter place de la Bastille… Mais mine de rien moi ce dont je rêve c’est de classe et de grâce. Carole Bouquet quand tu la vois poser un truc, marcher et même parler c’est gracieux. Carole Bouquet où n’importe quelle James Bond Girl ressemble à un chat (un chat agile), moi je suis plutôt dans le genre Jack Russel de deux mois. Parfois même, quand mon mec vient de me servir une belle assiette d’un bon petit plat qu’il a préparé une heure, que je le pose sur mes genoux et que dans l’excitation de cette offrande pré coïtal (tout se paie) j’applaudis et renverse tout le repas (de préférence en sauce) sur moi… Ca n’a rien de mignon. C’est agaçant. Alors Hommes, arrêtez de vous faire manipuler par le discours de la fausse gourde qui fait Oups. Je brise le tabou, me mets pleins de femmes à dos peut être… Mais non une Pierre Richard en jupon ce n’est pas sexe… C’est drôle, marrant… un temps, seulement. Mon Fuckin Prince est encore dans la phase « Ouh qu’elle est chou la mignonne »… On verra bien quand j’aurais noyé son appareil photo :D

Tremblez objets, j’ai fini mon article et je m’en vais me servir un verre.

Ps : Ami(e)s aux pouces préhenseurs avez-vous remarqué ce nouveau bouton : Le célibataire masqué… Humm, ça tease. Lundi, vous découvrirez mon nouvel ami anonyme, il écrira pour moi, ses chroniques de nouveau célibataire. Le con étant beau et talentueux il risque très vite de se trouver une poulette, mais en attendant, on aura le droit aux récits de sa nouvelle vie. Et nan je ne dirais JAMAIS qui se cache derrière ce pseudo. Mais ce n’est pas Navo (il a déjà 12 blogs)… Je peux juste vous dire qu’il est… très connu.

zigouigoui