Articles de la categorie ‘Navie de merde’

Pépito Pockitos Bordel !

20 février 2012

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Je fais de très bonnes tartiflettes, mais je suis une TRÈS mauvaise malade, sachez-le.
Ce n’est pas que je me plains à la moindre douleur, ça non. Je vous rappelle que je suis une fille et donc génétiquement programmée à voir mon vagin s’ouvrir sur une longueur de parfois 10 centimètres à vif, ce n’est pas un rhume qui va me mettre à terre… mais simplement m’handicaper. Et moi je suis contre le handicap, comme Angélina est contre la pauvreté.

Malade je deviens folle d’ennuie. J’ai un truc à la con genre rhume/sinusite, le truc chiant où tu « mouches », t’as des larmes chaudes, t’as la bouche grande ouverte à cause de ton nez plein de morve ce qui te donne un air de Keira Knighley… HELP.

Là je suis sous mon énorme couette, installée sur le canapé, parce que le FPC bosse dans le salon (je veux pas être seule) et je regarde mes oreilles pousser.

(J’ai appris que les oreilles et le nez, bref les parties cartilagineuses, ça ne s’arrêtent jamais de grandir, c’est fou !)

Je m’ennuie tellement si vous saviez, je peux pas lire ou travailler, j’ai que envie de pousser des râles, j’ai pas de télé du coup je vais me foutre des replay de M6, voir W9 si vraiment je sombre. J’ai envie que mon mec aille me chercher des pépitos pockitos et du sirop de pêche, comme ça ce serait doux. (Message subliminal).

J’ai envie d’aller me promener aussi, mais NOOOOON je peux pas, parce que ça veut dire mettre une chaussure et donc, me lever et donc avoir froid, et donc faire un effort. Et m’arrêter trois fois en chemin pour me moucher (et vérifier la couleur au cas où la dame de la pharmacie redemande).

Le truc cool c’est le Vicks VapoRub. Aujourd’hui j’ai beaucoup repensé à cet enfant dans la pub qui tousse et à qui t’as envie de mettre une claque, sa maman lui met du Vicks d’une main experte et zou il la ferme.

Je ressens le même bonheur que lui à m’oindre le cou et le buste. C’est tellement magique, t’en mets sur la gorge et t’as l’impression d’avoir l’haleine mentholée, par contre, putain, ça me fout dans les vapes complètes ce truc. Heureusement qu’il y a une sécurité enfant et que je suis nulle en sécurité enfant (il m’est arrivé d’ouvrir la javel au cutter parce que j’y arrivais pas à leur sécurité à la con). Ce fut le seul amusement de ma journée, j’aurais pu me vider le pot sur le corps.

Ma sœur un jour a avalé une boîte entière de Solutricine, au seul motif que « humm c’est bon ». Dans la famille « Miam les médicaments » mon père, se prend parfois un Smecta (pouah) comme on prendrait un whisky. Je ne suis pas trop médoc, mais là je crois que je développe une addiction au Vicks.

Voilà, j’avais envie de vous faire un coucou, je n’ai pas grand chose à raconter en vrai. Ah si ! Vendredi soir je suis tombée sur une version porno de Futurama. Il y aura un avant et un après ça,  je ne serais plus jamais la même, vendredi une anim’ a brisé mon innocence, cette vision de Lila qui suce Zoidberg… je me sens triste et souillée.

Je retourne emmerder le FPC. Si j’étais lui j’irais m’acheter des pépitos pockitos.
J’ai envie de mourir tellement je m’ennuie (j’ai déjà vu 4 films avec Meg Ryan au cours de ces 48 dernières heures).

Des câlins pleins de mucus transparent et liquide.

Ps1 : vous avez vu, je vous ai épargné les « bonbour be suis balade j’ai un rubhe hihi », c’est original que si tu le fais sur TOUT ton texte. Et c’est long.
Ps2 : C’est même pas une photo truquée, elle vient du Zoo de Bristol, le Vicks c’est le moyen qu’ont trouvé les gardiens d’éviter les bagarres en en foutant sous le pifs des Suricates, pour annuler leur odorat, le temps qu’ils s’habituent les uns aux autres. Le Vicks c’est maléfique je vous dis.

zigouigoui

J’irai cracher sur vos pompes Zara

04 février 2012

Je ne suis pas une polémiste.

J’ai rien contre les blogueuses Mode. J’en suis pas mal d’entre elles, je suis même copine avec certaines, je sais ça fait un peu ambiance « wooo je suis pas raciste j’ai un copain noir » mais je vous jure j’ai rien contre ce genre de blog.

Parfois y’a des trucs qui m’énervent bien sûr, des petites choses, des réflexions sottes, un manque de conscience très clair de ce qu’il se passe dans le monde… mais je ne vais pas les blâmer non plus, quand je lis des « en plus je l’ai pas payé cher, 350€ en solde »… Bon bah… nous n’avons clairement pas les mêmes vies.

Parfois les blogueuses mode sont des artistes, Miss Pandora pour moi c’est ça, une artiste, une fille sublime et intelligente qui a le sens de la mise en scène (j’ai déjà dit « sublime » ? non parce wahou quand même).
Mais ce matin Miss Pandora tu m’as vraiment énervée… Je cite ton article du 30.01.2012

« En attendant, quelques photos des antiquités égyptiennes, une très belle collection. Cependant, plusieurs choses m’ont chiffonnée. Le manque d’éducation du flot de touristes, sans aucun respect pour les oeuvres (j’ai même perdu mon sang froid face à une fille à moitié couchée sur un sarcophage, pour prendre ses copines en photo…), et le triste sort réservé aux momies. Certaines, entièrement dépouillées de leurs bandelettes, sont littéralement exhibées, les touristes se prennent en photo devant comme si c’était la Joconde, strange… »

TU TE FOUS DE MA GUEULE MISS PANDORA ?
ARE YOU FUCKIN KIDDING ME ? (Elles sont toutes bilingues, alors j’insiste)

Pardonne-moi mais en plus d’avoir les fesses d’un éléphant, j’en ai la mémoire, donc, si tu fouettes les conasses de touristes qui ne respectent pas les tombes, tu ferais mieux de te fouetter TRÈS vite, parce qu’il y a déjà quelques années (le 27 octobre 2009), toi et tes copines vous vous êtes maquillées comme des drag Queens pour Halloween et vous avez fait ça :

Hopital charité toussa 1

2

3

Et cerise sur le cupcake : vous faisiez ça au Père-Lachaise, le cimetière où des êtres qui me sont chers sont enterrés. Je suis née dans le 20ème comme une partie de ma famille qui y a toujours vécu. C’est aussi là que seront enterrés mes parents…

Est-ce que la différence entre toi et ces touristes à Londres c’est que quand on se moule le fion dans une robe Zara et des sous-vêtements Agent Provocateur, alors ça va, c’est pas de la profanation, mais de l’AaaaAAArt ?

I love la vérité
I hate les blogueuses Mode qui posent sur des tombes

zigouigoui

Ugly et les araignées géantes

01 novembre 2011

Salut toi. Tu t’es déjà réveillé avec l’impression d’être aussi cheum que le cul d’un babouin en fin de vie ? Avec l’impression d’avoir le sex appeal d’une crotte de chat malade et la confiance en soi d’un mollusque écrasé ?

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Salut toi, la petite dépression du 1er novembre. Perso, je suis le genre de meuf à calendrier. Hyper pratique, tu sais en fonction de la saison, de la date, du temps, et du nombre de sièges PS à l’AN de quel mood je suis. Hier je pouvais conquérir le monde rien qu’en secouant ma crinière flamboyante, hier j’étais comme Shania Twain dans « Men i feel like woman » en vachement plus jeune bien sûr. Aujourd’hui, l’œil humide, la peau qui brille, les rides de partout même sur les pieds, j’ai envie de te dire que si je secoue les cheveux, la terre ne va pas trembler, et je vais surement me faire un torticolis avec le cul que j’ai.

Bad mood. Ça te prend par surprise, parfois, t’arrives même pas à identifier d’où ça vient. Y’a un caillou invisible dans ta basket chinoise qui pue le pied mouillé.

Je me sens pas belle. Et c’est pas une phrase que je sors pour des « dîtes moi que je suis bonn » d’ailleurs on s’en bat les steaks au poivre de la perception des autres parce que dans ces cas là, on est dans un bad ego trip. Moi moi moi.

JE ME SENS SI MOCHE. En  fait c’est même pas moche, c’est « pas séduisante ». Ce qui est la pire chose au monde après la famine bien sûr.
Du coup, ça me rend fade, du coup je me fais pas draguer, du coup quand mon mec me dit « t’es la plus belle » j’ai envie de dire la mousse aux lèvres : « AH OUAIS ??? REGARDE MOI DANS LES YEUX ET JURE SUR LA TÊTE DE LA CONNEXION INTERNET QUE JE SUIS PLUS BONNE QUE KATSUNI??? »

Bon perso, si je disais ça au fuckin’ prince, il me mettrait en cage et me glisserait des manchons de poulet jusqu’à ce que je me calme. Pas après minuit, il sait.

Vous savez, dans la vie, il y a des moments où on a le truc. La lueur d’intelligence dans le regard, les dents alignées, la démarche sexy, l’ondulation charnelle. Les hommes sourient, te font même un clin d’œil dans le métro, tu te sens légère malgré ces fesses, seins, ventre que tu te trimballes. T’es bonne et personne peut dire le contraire. Que crapaud hypno bénisse ce moment. J’ai eu le modjo comme ça il y a trois ans. C’était vachement bien. Depuis, il y a eu quelques résurgences, par période d’une semaine, mais là… Mayday.

En ce moment j’écris un bouquin sur la confiance en soi (ironie bonjour).
Et bah je peux vous dire, que je dois puiser loin en moi pour la partie physique de l’étude. Je vis une petite crise avec mon miroir qui soulève pleins de questions : est-ce que je vais trouver le moyen de me retrouver belle ? Va-t-il falloir que je consulte ? Pourquoi, alors que tout le monde est bourré et se taperait des cul-de-jatte afghans, il n’y a personne pour me faire au moins un baise main ? Vous croyez que j’émets des ondes négatives qui fait qu’on ne m’approche pas ? J’ose même pas vous donner la théorie du fuckin’ prince qui, vous le verrez, a à peu près autant d’objectivité sur moi que David Guetta sur ses performances artistiques :

« Tu fais peur aux mecs, tu les impressionnes. Ils se tournent vers des nanas qui n’ont pas confiance, parce que toi, on peut pas te la faire à l’envers »

HAHAHHAHAHAHHAHAHHAHAHHAHAHHAHAH

Ok, ceci pourrait être flatteur, mais déjà j’ai un mec bien trop gentil. De deux, si la théorie de la femme impressionnante était vrai, j’attirerais quand même la catégorie : hommes soumis… MENSONGE. Ensuite, ce genre d’arguments, c’est vrai pour tes copines mannequins qui pour le coup, sont VRAIMENT impressionnantes. Oui j’ai des copines mannequins (je suis maso).

Bref, je m’aperçois que la confiance en soi, c’est aussi beaucoup de « est-ce que je plais aux autres ou pas ? ». Donc c’est super narcissique. Donc en plus d’être grosse et moche, pas séduisante et de mauvais poil. Je suis dans une phase pathétique de « please love me » avec le surmoi qui déborde.

J’ai envie de boire des litres de soupe par le nez pour expier tout ça.

Une soupe au vomi de clochard.

Et pendant ce temps là, les araignées préparent l’invasion du monde au Pakistan. Vous vous foutez de moi bordel, ces nids géants C’EST PAS NORMAL !!!  Dedans y’a UNE ENORME ARAIGNEE SA RACE. Une avec des pattes bioniques et du venin vert qui fait fondre le fer et qui va nous manger nos cerveaux et nos doigts.

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Joyeuse Toussaint les enfants. Les hugs virtuels sont les bienvenus. Bisous.

zigouigoui

Moutchou-Poutchou, distance : 24h.

16 octobre 2011

LOLO

Ça fait comme une valse dans ma tête, une, deux, trois, une, deux trois et l’avion danse dans le ciel, et il s’écrasera peut être, ce Paris New-York, ta petite main si fine dans la mienne, et mon regard qui te promet que quoi qu’il arrive, à toi, si je suis là, il ne t’arrivera rien. Une, deux, trois, une, deux, trois, et les vagues dansent dans la mer, peut-être nous engloutiront-elles, on est aux Canaries, mais l’eau veut nous séparer et tu me donnes la main, et on s’accroche et on pleure, mais tout va bien, tu sais que je suis là. Une, deux, trois, une deux, trois, et la voiture vacille sur la terre, c’est le jour de Noël et t’es à l’avant parce que t’as mal au cœur, tu me regardes depuis le rétroviseur et mon regard qui te promet que quoi qu’il arrive, à toi, si je suis là il ne t’arrivera rien.

Ma petite poupée, je ne sais pas si notre vie a été plus riche, plus folle, plus dangereuse que celle des autres, ce que je sais c’est que du jour où le ventre de maman a éclaté (héhé) je t’ai pris sous mon aile. Pas toujours fiable l’aile, pas toujours inspirée, mais, tu le sais, toujours pleine d’amour.

Ma ptite Lolo.
Tes boucles blondes, ton ptit nez, ta sagesse de petite fille modèle, ta facilité à te faire détourner du droit chemin par Ju ou moi, ton pouce dans la bouche, tes baisers aux fleurs, ton Baptistou, ton Titi, cette coupe de cheveux immonde la veille de ta communion, Maman était tellement furieuse, on a du faire barrage. Tes bagues qui te faisaient mal à en pleurer, tes seins qui ne poussaient pas, nos raps Tétététécité, notre check à nous, soyons sérieuses, gogolesque, haleine m’a tué. Les concerts de Mariah, puis Irving, ces loooongues nuits à parler tout bas, mes amours que tu étais finalement trop jeune pour entendre, tes premières fois de tout, les miennes. La Corse, St Raphaël, Agadir, Québec, Tenerife, New-York… Tous ces avions qu’on a pris toutes les deux. Et les douaniers qui refusaient que tu entres avec tes compotes sur le territoire canadien, et ma crise d’identité dans la salle des UM en transit à Barcelone. T’as grandi, poussé, tu m’as dépassée, d’une bonne tête.  Accepter que tu deviennes une femme, que tu ne sois plus la petite, accepter qu’un homme bien moins bien que toi te demande en mariage, te consoler et le maudire de t’avoir fait souffrir. S’il recroise mon chemin lui… Tu te souviens, je suis la petite qui met des mandales aux garçons (Angle Sur L’Anglin, 1994).

Ma petite moutchou, ma si belle sœur, je parle de toi à tout le monde, que t’es la plus belle, la plus drôle la plus franche. Une, deux, trois, une, deux, trois, ce soir je regarde nos photos et j’ai le cœur lourd, demain tu vas prendre un avion, et ce sera sans moi. Je ne pourrais plus te tenir la main, si t’as peur, si y’a des requins dans la mer, des crabes sur le sable, des vers dans la terre ou des manchots dans la rue.
Demain, je vais grandir, je vais laisser ma petite sœur, vivre sa vie de femme à plus de 24h d’avion de moi. Une, deux, trois, une, deux, trois, tu sais que les kilomètres ne m’empêcheront pas d’être là. Je t’aime. Tu vas tellement me manquer que je vais m’arrêter, j’inonde mon clavier.

Hohana <3

stitch
Ps : Pour le gossip, ma soeur part vivre à l’étranger… Et c’est avec… Le célibataire masqué. Ouais. Il est plus celib. La boucle est bouclée.

zigouigoui

La Peureuse

09 septembre 2011

Forte. On le dit souvent de moi, pas parce que je pèse bien plus que trois chèvres, mais parce qu’on confond ce qualificatif avec combative.

Je suis tout sauf forte. Je suis même une grosse peureuse. Quand je dis peureuse, je ne parle aucunement de peurs physiques, je saute quand vous voulez dans le vide, je rencontre une mygale, embrasse un requin blanc, même que je fais la nique à la mort. En revanche :

j’ai peur de TOUT ce qui va m’arriver dans la vie. J’ai peur de perdre les gens que j’aime, de perdre la face, de perdre en charisme. J’ai peur de ne pas réussir, d’être une mauvaise mère, de ne pas être mère, d’être un jour trop seule, d’être mal entourée. J’ai peur du manque de réciprocité dans mes amitiés, d’en demander trop, d’en faire pas assez. J’ai peur d’être relou, lourde, chiante, agaçante, prétentieuse, abattue, défaitiste. J’ai peur d’être moche, de ne pas assumer encore des années ce corps, des autres filles bien plus belles. J’ai peur qu’on n’ait plus envie de moi, d’être transparente, insipide, repoussante.

J’ai peur de ne pas être une belle personne, d’être trop méchante, trop mauvaise. J’ai peur de ne pas pardonner, des inévitables trahisons, des abandons successifs, de ne pas trouver la place suffisante dans le cœur des gens que j’aime. j’ai peur de moi.

J’ai peur de perdre mes mots, de ne plus savoir les tourner, les entremêler, les faire jongler, de ne plus le faire rire.

J’ai peur quand elle prend le métro seul, quand il traverse la rue, quand je n’ai plus de nouvelles, et qu’il est peut être arrivé quelque chose. J’ai peur qu’ils disparaissent. J’ai peur qu’ils ne m’aiment plus.

Et comme j’ai peur de partager ces craintes. Je ne dis rien et elles me rongent.

Avant-hier j’ai eu 29 ans. Alors, il est peut-être temps de dire : salut, je m’appelle Virginie, j’ai peur de ne pas être aussi forte que j’en ai l’air.

zigouigoui

Mujeres al borde de un ataque de nervios

20 juillet 2011

Le 19 juillet le dieu de la loose intersidérale a décidé de jeter son dévolu sur moi. Il ne m’a pas juste pokée pour rire… NAAAAAAAAN il a été aussi collant qu’une capote usagée. Pardon je suis encore sous le choc.
Si je vous raconte ça, c’est parce que, perdue au milieu de nul part, sous la pluie, dans le froid, l’œil charbonneux coulant et le rouge mat tenue 24 h baveux,  j’ai repris mes esprits en me disant : ça sera drôle à raconter. Un jour. Pour me rassurer, j’aurais pu aussi bien me dire : pleure pas c’est pas comme si t’avais un cancer, mais je tirais sur ma cinquième clope en 472 secondes donc…

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7h30 : Le réveil sonne. Aucun réveil au monde ne rendra mon éveil doux JE HAIS LE MATIN, je suis une grosse marmotte, j’ai envie de pleurer au premier bip qui m’arrache d’un rêve. JE HAIS LE MATIN. Je ne suis pas de mauvaise humeur, juste triste et perdue quand je dois me sortir de la couette.

7h45 : Première constatation après le premier café :  je n’ai rien à me mettre, j’ai le cheveu nul rapport au fait qu’on est le 19 juillet, qu’il pleut des cordes et que mes boucles sont aussi rebelles qu’Eva Joly. Mon problème majeur étant que je ne vais pas à l’agence, mais chez le client, le truc que j’aime pas trop, je ne suis pas commerciale, j’ai toujours peur d’être nulle, qu’ils se mettent tous à rire au milieu d’une pres’ et finissent par me faire pipi dessus (des problèmes de confiance en moi…moi ?? Naaaaaan).

8h00 : J’ai réglé mon problème de fringues, de gueule, de réveil. Je sais que j’ai de la route, qu’il pleut, que j’habite Paris et que je dois me rendre à Rocamourquencourt, un truc dans le genre. Parce que je suis mère prudence je décide de me rendre en Taxi (et parce que la zone où je vais n’est desservie ni par la RATP, ni par le tram, ni par le bus, ni par le funiculaire, ni par le train, ni par l’avion) chez le GROS client (à bah oui, tant qu’à faire, autant choisir un des clients les plus importants de l’agence).

9h14 : j’ai  1 HEURE 45 pour faire un trajet qui ne prend que 25 minutes. Si j’avais été un mec, ça aurait été l’équivalent d’enfiler deux capotes. Je suis à l’aise.

9h15 : Bonjour vous prenez la CB ?

Nan j’ai pas la machine (Taxi 1) (elle était sur son siège avant mais bon).

Non (Taxi 2).

Non mais il y a une borne de retrait là mademoiselle ! (Taxi 3).

Mais moi je veux payer en CB par rapport à mon débit différé et aux soldes qui m’ont fait mal aux fesses ce week-end. Puis je ne sais pas combien retirer !

Vous allez où ?

Rocamourquencourt !

Ah ! Faut compter 65€.

Je retire donc 100€ (mère prudence). Je monte dans le premier taxi (celui qui m’a menti sur la CB) et lui dis où je compte me paumer. Il ne sait pas où c’est (je le comprends) et quand je lui parle de GPS il me dit « OUHLA moi je fais pas confiance aux machines »). Il met le compteur en route et reste à l’arrêt le temps de trouver mon trou. (Je ne suis pas d’humeur à trouver cette blague drôle) (mais ahah quand même) (trouver mon trou) (OH CA VA HEIN).

9h20 : ON EST TOUJOURS A L’ARRÊT. Je me racle la gorge, pour l’énerver. Il me répond : ça pleut aujourd’hui on n’est pas arrivé, je vous préviens on en a pour 40 minutes. JOIE je serais LARGEMENT à l’heure. Mais je ne lui dis pas, rapport aux lois de la manipulation.

9h27 : On est seulement  à 10 METRES de chez moi. Je pense Taxi Moto. Mes cheveux me répondent : amuse- toi à ça connasse ! Alors je me plonge dans mon livre. Que mes cheveux sont vulgaires.

10h00 : plein centre de Paris. J’envoie un texto à mon collègue. Dedans y’a les mots retard et mourir.

10h20 : On n’est plus à Paris, on est sur l’A12. Il y a un accident. Mon chauffeur tourne les pages de son plan en se grattant la tête, il me sourit comme un médecin qui va t’annoncer qu’en vrai c’était pas l’appendicite, mais qu’en trouvant un truc louche, ils ont du te couper la jambe.

10h39 : Ah mince j’ai loupé la sortie, qu’il me dit. Je me demande si un stylo enfoncé dans l’oreille ça fait mal un peu, beaucoup, passionnément. J’envoie un nouveau texto. Dedans y’a encore mourir, nerfs, et éventrer un chaton. Et là…

Et là le taxi se fout sur la bande d’arrêt d’urgence et fait une PUTAIN DE MARCHE ARRIERE pour récupérer la bonne sortie. Sur une bande d’arrêt d’urgence. Sur l’autoroute. Un jour de pluie. UNE PUTAIN DE MARCHE ARRIERE. Je vais mourir, des camions nous frôlent à plus de 100 à l’heure. Je mets ma ceinture. (oui, je sais c’est mal). Je me dis que si le FPC était là il l’égorgerait avec un stabilo. Je vois ma vie défiler. Je vais mourir au milieu d’une autoroute écrasée par un camion avec pour bande son Rire et Chansons et une peluche Oui Oui sur le rétro. Je ne veux pas que OuiOui soit mon dernier contact visuel.

10h40 : Je ne meurs pas. Le taxi demande la route à une station essence. Le compteur tourne, le temps défile. Anne Roumanoff beugle. Karma.
Il revient : c’est bon je sais où on va (wahou, génial, bravo). Mais ce n’est pas à Rocamourquencourt votre truc mais dans une autre ville, Bouilly.
Ok, vous êtes sûr ?
Bah oui j’ai demandé woh ! (Je suis con avec mes questions aussi).

10h59 : ENFIN je suis arrivée. 95€ plus tard. Il me laisse sous la pluie, j’ai froid. J’ai une demi heure de retard mais la réunion qui précédait la mienne n’est pas terminée, donc je suis à l’heure. GNIIII. Je me retourne.

OH MON DIEU

OH MON DIEU

Il ne m’a pas déposé au bon endroit. Je ne suis pas du tout là où je suis censée être depuis une demi heure. NON NON NON.

Je vous ai dit que mes talons s’enfoncent dans la boue ?

Je me trouve au service financier de mon client. Dans une autre ville.  Je suis au milieu de nul part. Vous savez, un endroit duquel on ne peut pas dire : c’est à la mer, ou à la campagne, ou à la montagne, ou à la ville. NON. C’est à… rien. 3 arbres, une autoroute, un immense bâtiment gris et une entrée uniquement accessible par badge.

Je vous ai dit que j’ai pas de badge ?

Il pleut j’ai froid. J’ai envie de pleurer. Je sors une clope. Elle tombe dans l’eau. J’envoie un texto. J’appelle le FPC. Je commence à pleurer, mais je m’arrête net, si je vois mon client dans quelques instants je ne peux pas pleurer. Mes collègues, déjà sur place, parce que EUX c’est pas des loseurs de la life, viennent me chercher. Ils rient gaiement. Je préviens que je peux casser des dents par la force mentale.

Conclusion. Il pleuvait le 19 juillet 2011. Y’a plus de saison.

zigouigoui

Pshiiiiiiiiiit

08 décembre 2010

Bon pas de galipettes tout nu aujourd’hui. Oui, aujourd’hui je me pose la question que tout occidental égoïste sans vrai souci de survie se pose : devrais-je aller voir un psy?J’ai besoin de votre avis, non pas sur mon cas, mais plus généralement, sur l’intérêt. Est-ce que de nos jours aller voir un psy, c’est pas comme appeler S.O.S médecin dès qu’on a un rhume, est-ce que c’est pas comme prendre des antibio trop souvent et donc ne plus avoir de défense psychologique?

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Pour l’instant le pas n’a pas été franchi vraiment. Je crois que j’ai trop d’égo, je me crois peut-être au-dessus. De la même façon que je choisis l’auto médication 9 fois sur 10, je m’auto-analyse tout le temps. Je suis un cas clair comme de l’eau de roche.

Enfant du milieu. Parents divorcés très tôt. Père absent. Frère/Soeur qui réussissent, complexe de supériorité intellectuelle, complexe d’infériorité physique, peur de l’abandon, pathétisme latent,  besoin de lumière, racines grasses pointes sèches.
Bref, je n’avais pas besoin d’un psy, j’avançais j’évoluais, je me remettais en question etc. D ans le genre je suis hyper dure avec moi, voir impitoyable.
Sauf qu’il y a eu 7,1 mm. Et aussi forte que je puisse être, aussi entourée, aussi amoureuse aussi tout ça… J’arrive pas à avancer.
Aujourd’hui ça fait pile un an. Jour pour jour je veux dire. J’en crève pas, j’arrive même à donner le change, mais au fond, je sens que ça je ne peux pas le gérer dès que je ferme les yeux.
Et si finalement, ce blog était mon divan.

zigouigoui

De la nullité absolue d’être une fille… d’un point de vue biologique

31 octobre 2010

regle

Aaaaaaah achevez-moi, tuez-moi, pitié, mon dieu et plein d’autres trucs mystiques. Je déteste être une femme, deux semaines par mois, soit la moitié du temps… Oui, je parle des règles, de ce truc dont on ne dit pas le nom, les règles c’est le Voldemor de biologie. Alors pour éviter de mettre mal à l’aise le sexe fort, en nombre ici, posons les mots et n’en parlons plus, histoire de dissiper tous les malaises. Non mon petit chat, ce n’est pas sale : Menstruation, sang, caillots, ovules morts, tampons, serviettes, fuites, ragnagna (certaines disent VRAIMENT ça), cuni….

Pour rassurer les femmes qui me lisent et qui ont la chance de ne pas être encore pubères, quand je dis DEUX semaines, c’est le temps durant lequel mes hormones me jouent des tours, pas la durée des Anglais, qui ont la chance de se barrer au bout de quatre jours. Mon problème, mon drame, se produit une semaine avant les hostilités…

Le fuckin prince, fuckin chanceux s’est éclipsé pile au moment propice. À la base, je suis une bonne pâte gentille, sympa et pas trop chiante au quotidien…MAIS je me transforme à ce moment-là en espèce de fleur fragile, à la larme suractivée… lèvre inférieure tremblante en cas de contrariété : mode on. Je suis une grande fille, donc je fais profil bas, d’ailleurs mon mec s’inquiète parfois et me sort son traditionnel « bah, qu’est ce qui t’arrive, je t’entends plus, tu fais ta gentille, qu’est-ce que t’a cassé ?».

C’est quand je commence à insulter la mère du grille-pain qui a trop grillé mon pain -ce con-, que je réalise que les hormones sont de belles salopes et que si j’en croise une, un jour, une qui a le malheur de ne pas être microscopique, elle va passer un putain de quart d’heure.

Comme certaine l’auront compris à mon ton, j’ai passé la phase prémenstruelle hyper sensible, pour entrer dans la semaine rouge, la semaine qu’on marque dans nos agendas, celle qu’on déteste, mais qui un jour nous manquera, la semaine du « me cherche pas toi là-bas ».

C’est le moment où tu sens dans ton corps que ça bout, tu la sens monter l’envie de crav’mager tous les types qui matent la seule tenue dans laquelle tu es à l’aise : celle d’Eve. Dans la série je déteste : bah je déteste être une fille d’un point de vue biologique.

On ne pourrait pas remplacer l’écoulement de litre de sang par, je sais pas moi, du pollen, des sporanges, des gamètes où tous les trucs que font les plantes ? Elles se reproduisent les plantes, mais elles ne mettent pas de couches pour dormir elles… Toutes de putes.

Bon pardon pour le ton, j’admets être à cran, mais certaines savent ce que c’est. En fait -chez moi- c’est comme si y’avait une petite voix aigue, pire, une voix de conteuse québécoise, qui te répéterait à longueur de journée : pleures, vexes toi, han t’es moche, fait chaud hein, tu les sens tes trompes de fallopes, hihi c’est l’heure de te changer…

Alors oui j’ai chaud, dehors il fait 32°, dedans 39°. Ma peau brille, mon cheveu est cassant comme de la paille… Mais c’est pas le plus chiant je vous jure. Le pire c’est que les hormones agissent directement sur le moral, je sais que c’est normal, biologique…. Mais je ne m’y fais pas. Les hommes ne vivent pas ça et je suis ravie pour eux, j’aimerais pouvoir avoir juste une queue et manger du poulet devant un match de hockey.

Chez les femmes, certaines souffrent physiquement, d’autre ça ne change rien à leurs vies et s’en accommodent très bien… Puis y’a celle comme moi, qui ne supportent pas mettre des culottes de grand-mère, qui ne supportent pas avoir mal au « bas du ventre » comme je dirais pudiquement, qui pleure parce que quand même cette pub pour café grand-mère, elle est vachement jolie.

C’était mon coup de gueule à dame nature, c’était le cri douloureux d’une femme qui le paie bien le fait d’être une fille est donc qui a certes le droit à de nombreux avantages (on me tient la porte, on me dit « ouh gazelle », les boîtes de nuit sont gratuites… HAN TROP BIEN) mais l’addition c’est une semaine et demie de border line style… Mais dieu merci, la sodomie m’est d’un grand réconfort. (Au passage coucou Papa, qui m’a appris récemment que « Bah oui ma fille je lis ton blog, mes potes aussi d’ailleurs…-_-)

PS : Je déteste la pub qui passe en ce moment « Lalalala pour mettre un tampon Nett, on a besoin de ses doigts lalalala »… AAAAAAAAAAAH.

zigouigoui

Lofteur open down, lofteur move around, oh oh oh lofteur number one!

22 avril 2010

loft_story_-_remix

Vous avez aimé mon casting Nivéou imaginez la lose si on m’avait prévenu qu’une fois sur place hein ? Mais sachez ça aurait pu être pire, j’aurais pu vivre des choses beaucoup plus violentes cet été.

REWIIIIIND

En Février, alors qu’on se faisait mutuellement les ongles des pieds avec Fuckin fuckin prince (de plus en plus fuckin ce mec) je reçois un coup de téléphone d’une responsable de casting de chaîne de télé, vous savez, la petite chaîne qui monte… Appelons là M Soux pour des raisons de confidentialité.

« Bonyouuuuur (sirupeux le bonjour) Je suis Marie de G PADERACE Prod et je vous propose à vous et au «Fuckin Prince (hihi elle lit le blog) un casting pour un « jeu filmé ». Nous avons vu vos photos, et je pense que votre couple serait super méga génial wouhou pour le concept de l’émission »

« Gné ? » Avais-je sniffé trop de dissolvant ?

« Mon directeur a vu vos photos il est OK. Le principe : 10 couples partent au soleil, mais ils ne disent pas qu’ils sont en couple, hihi, le jeu c’est de deviner qui est ensemble. Ca durera deux semaines, payé 3000€ par couple et si vous gagnez, 100 000 € à la clé »

« Mouais… Mais vous savez, on travaille beaucoup, puis la télé, jsais pas… Genre île de la tentation… merci hein»

« AH NON NON NON, ce sera un jeu plus intellectuel, on ne veut pas justement tomber dans le glauque. Vous ne serez pas largués sur une île déserte avec de l’alcool, des fêtes toutes les nuits et aucune activité prévue»

« Ah non ? (déception) Parce que vraiment l’alcool, la plage et la glandouille ce n’est pas ce qui me rebute hein»

« Non, il y aura des quizz pour savoir si vous vous connaissez bien, des jeux culturels  et surtout BEAUCOUP de sport »

« AHAHHAHAHAHHA… du sport ??? Euh, j’en parle à Baptiste… HAHAHAHHAH… oui oui promis je vous rappelle…HAHAHAHAHA…. Adieu ! »

Après ça Marie de G PADERACE m’a appelé quatre fois, en masqué…

LOL de feu du mois de Février. J’en ai parlé sur Facebook et bien sûr ça allait du « Oh non ne fait pas ça, pas toi!! » à « Oh vas y on va se marrer ».

Cette nuit j’ I have a dream….

Une compagnie low cost, moi et FPC bloqués dans un coucou en métal, survolant la méditerranée, direction le Maroc (à en croire les infos filtrées, le budget de M Soux est limitée). Des nymphettes, des bimbos, des « normales » comme moi (ahah). Ce genre d’émission de l’intérieur je les visualise avec des relents de parfum genre « Prends-moi » d’Eau-jeune, de monoï, de gel, de chaussures en PVC et de string de 30 grammes. Qu’aurais-je bien pu tirer de ce genre d’expérience, est-ce là le fameux moment où dans ta vie, à cause d’un seul choix, tout bascule ?

Scénario 1 : On gagne 100 000 €, l’émission se passe bien, je suis au zapping pour une réplique mouche sortie un soir bourrée :  « qui va à la chasse perd son dix de retrouvé ».  Baptiste ne m’a pas trompé avec Paméla même si elle a essayé de le sucer, mais ça compte pas, elle n’a pas avalé. Mes parents son gênés mais quand même c’est classe de me voir à la TV, les coupures presse tapissent les toilettes de ma sœur, je suis invitée chez Ruquier et je crache sur M Soux dans un livre intitulé « Mie de pain ». Puis un jour…
Ma mort est annoncée dans Public, Voici, Closer, gros titre : « Navie la gagnante de Couple Island : Overdose de KFC suite à la découverte des photos de Baptiste et d’un transsexuel à Tarbes ».

Scénario 2 : On perd le jeu. On gagne 3000 €, mais cette histoire nous poursuit toute notre vie, la France entière a eu le temps de me voir en maillot de bain… A côté de Jennifer 18 ans, gogo danseuse dans le Morbihan. Si on a perdu, c’est que Bap a oublié que ma couleur préférée c’était euh… noir. Et du coup je pleure tous les soirs la morve au nez parce que « Bouhou tu ne sais même pas qui je suis… » Puis un jour…
Ma mort est annoncée dans Public, Voici, Closer, gros titre : « Navie la perdante de Couple Island : Overdose de KFC suite à la découverte des photos de Baptiste avec un transsexuel à Tarbes ».

Scénario 3 : On perd, mais parce que l’un d’entre nous a fauté avec un Ken ou une Barbie. Disons que c’est de la faute du Fuckin Prince, parce que généralement en matière de mecs, dans ces émissions il n’y a rien pour moi. Lors d’un conseil autour d’un feu de camp sur la plage, présenté par une judoka déguisée en fille, j’apprends que : Baptiste est parti en rdv avec Hélène la copine soupçonnée de Kevin (même si celui-ci a les sourcils bien trop épilés pour que je sois sûre de mes présomptions).
A la vu de mon mec taquinant une autre, je me munie d’un bâton et menace G PASDERACE Production de tout péter si ça continue… Je me retrouve isolée sur île pour faire du Yoga pour réfléchir (et câliner des arbres).  A notre retour je fais la Une de tous les journaux PQ. Puis un jour…
Ma mort est annoncée dans Public, Voici, Closer, gros titre : « Navie l’héroïne de Couple Island : Overdose de KFC suite à la découverte des photos de Baptiste avec un transsexuel à Tarbes »

Je me réveille rassurée.
Nan parce que si c’est pour finir dans un vidéo clip sur TF1 à reprendre la Madrague de Bardot en me faisant lécher les seins par un cheval… Autant mourir à cause d’un manchon de poulet trop gras.

Bonus (il faut voir cette perle… c’est… pfiou…)


Loana – La Madrague
envoyé par FDJC69. – Regardez la dernière sélection musicale.

zigouigoui

En même temps, c’est Allemand.

20 avril 2010

nivea

Dans la vie il y a des moments Nutella, doux, sucrés, enfantins, drôles… Une voix de chanteur américain pousse un cri de liberté et tu cours nu, le corps galbé sur une plage de sable blanc en gueulant free iiii aaah freeee… Et la vie et belle. Même du caca au coin des yeux, c’pas grave, t’en fous, t’es freeeee iiii ahhhh freeee brinin medown chakin be nam makeumi gloriouuus.

D’autre fois il y a, au contraire, des moments tartine de merde où les seuls mots qui sortent de ta bouche c’est « outch, aïe, pourquoi ». Tu cours nu le corps mou dans une ruelle désertique, Lara Fabian qui hurle, tes ongles se dédoublent, et le clown de It veut que tu flottes en bas… Chienne de vie.

Parfois en une seule seconde, tu passes de l’un à l’autre à cause de ce seul mot « normale ».

Depuis que je suis une star de renommée rurale, je suis contactée par des marques. Héhé même pas pour faire du billet sponso hein, c’est so 2007, non non en qualité de mannequin lardon, grande taille, size plus, ronde, pulpeuse, ohlala qu’est ce que j’assume mes 30 kg superflus.
Je suis aussi contactée par des émissions de télé réalité, je pourrais faire un post entier là-dessus, même que je vais le faire, t’as failli me voir en trikini sur la plage, je sais la vie est folle.

Mercredi dernier alors que je bossais comme une damnée, je reçois un mail via Book.fr, d’une agence de casting. Repérée et attendue je suis pour le lendemain soir, pour une marque de produit cosmétique. Une qui met ses crèmes dans le même pot bleu en fer depuis 1947, appelons la Nouvéa pour des raisons de confidentialité. Donc, flattée, je creuse, j’appelle… « C’est à quel sujet ? » « On veut vous voir demain, lala trop belle lala, avec des photos imprimées etc. »
24h me séparait de mon rendez-vous, 24 h pour : me laver, me gommer, m’oindre, m’éplucher, me palper-rouler, maigrir, faire du sport, me faire les ongles, me faire pousser les ongles, avoir le cheveu brillant, ne plus avoir aucun poil, sauf au dessus des yeux, je n’habite pas Montpellier.

Je me suis réveillée aux horreurs, pour être la plus belle, bonne qui soit. Mes petites photos dans mon petit sac, un Balisto pour le trajet en métro avec toutes ses futures personnes que je ne croiserais plus quand je serais en train de boire des cocktails avec Flavie Filament en suisse. La veille j’avais bien sûr pris le temps de préciser qu’au cas où ils ne l’avaient pas vu sur les photos de mon book (où je suis quand même parfois à poil) j’étais un modèle grande taille. Le mec m’a dit « oui oui, pas de soucis ». Puis le matin, je me suis quand même dit, attends je vais leur re-re-repréciser que moi et les tartiflettes on n’a jamais été fâchées. J’envoie un mail.
Je reçois dans les 5 minutes un appel « Bonyouuuuuuuur (sirupeux le bonjour) oui euh, je suis la responsable du casting Nouvéa, et euh, il y a comme qui dirait euuuuuh, eu erreur. En fait c’est moi qui voulait absolument que vous veniez, je suis tombée sur votre book, lalala dis donc trop belle, mais euh, comme qui dirait, euhh hihi , en fait je n’avais pas vu que euh, enfin, grande taille, parce que sur votre photo de profil, bah euh, vous faites normale »

 » Allo les urgences, oui, mon égo s’est barré avec Valérie Damidot à la Barbade, combien de temps pour le récupérer ? Un nuage de cendre ? Yuenbhfiuhqfcnjjhmlkùmfdlmlkqsf en Islande ?  »

NORMALE ?? je cite «  NOR-MA-LE… »

Elle raccroche en disant « en revanche si j’ai des choses dans votre … enfin, j’ai votre book maintenant hi hi»
J’ai regardé mes petites photos imprimées, mes jambes épilées et mon estomac rempli de mon jeun forcé (un Balisto, du jus d’orange, une chouquette… C’est tout !)… Et pfiou, Lara a commencé à beugler.

zigouigoui