Quand j’écris pour la presse magazine, en gros quand je suis payée, je suis sérieuse. Une bonne journaliste teste les produits dont elle parle et si un jour je fais un article sur le potentiel sexuel de Sawyer dans Lost, je serais dans l’obligation de le tester une nuit au moins… ça s’appelle être professionnelle mon lutin.
Donc, je reçois des produits à tester, c’est généralement un gros moment d’euphorie à la maison, quand je trouve le post it du gardien : « vous colis madame chez moi ». Le gardien de mon immeuble est français, c’est juste qu’il est très souvent bourré. (Heureusement qu’il n’ouvre pas mes colis).
Celui-ci je l’ai ouvert chez une copine, en présence de ma sœur. On matte les menottes (des vraies, pas des trucs de biatch en fourrure qui s’explosent en deux mouvements), on caresse l’Opéra tout doux et HO la petite nouveauté « La ventouse de parme ». Ha oui je ne reçois que des sextoys et des trucs sur le couple, où le cul hein.
J’ai toujours trouvé les sextoys ventouses chelou et la grosse gamine en moi n’a pas mis 4 secondes avant de vouloir le ventouser partout… Table basse, dos de ma petite sœur et là idée de génie…

Pourquoi, pourquoi ô rage ô désespoir il a fallu que quelques secondes après avoir eu cette image en tête, je la reproduise, sur moi. Je voulais être une licorne.
Vous vous doutez bien que je ne fais pas un post en mode, hihihi que je suis con, baisez-moi… Fallait bien que ce soit la lose complète ct’idée. Oui parce que mon bon monsieur, Je n’ai gardé ma nouvelle corne QUE 5MINUTES et quand je l’ai enlevé ma sœur a fait une drôle de tête. Deux heures plus tard, la trace rouge de la ventouse a viré au violet façon suçon. Quatre heures plus tard (et une bonne dose de fond de teint) j’étais à une soirée et je m’expliquais environ toutes les demi-heures sur ma trace très suspecte… Petit quart d’heure de gloire, photos à l’appui, je suis la fille à la licorne, où comment renverser une lose en acte triomphal de « moi oh je ne me prends pas au sérieux, j’ai les stigmates d’un sex toy ha ha ha ». Le lendemain, j’ai fait une séance photo pour un site de vêtements en ligne grandes tailles, la maquilleuse a bien camouflé le bleu… Non sans me demander ce que j’avais eu…

(pardon pour les pixels c’est une photo de téléphone crade)
Résultat du test : On est mardi, j’ai toujours la marque, mais je peux vous dire une chose : les sextoys de softparis c’est de la putain de cam. A mon avis même ventousé sur le cockpit d’un 747, tu t’enfiles ce machin et tu ne tombes pas. Je crois que je vais le conseiller aussi au cow-boy, un taureau bien maîtrisé c’est un taureau à qui l’on a ajouté sur le dos une ventouse parme.
Sans transition, un j’aime/j’aime pas, parce que ça fait longtemps.

J’aime quand je suis malade me shooter à l’inhalation de baume du Pérou… la vie est bien plus fun après.
Je n’aime pas trop trop quand je suis malade et que la pharmacienne me demande de quelle couleur je mouche … -_-
J’aime bien quand une maquilleuse me dit « Hum vos joues à maquiller elles sont top » parce que je ne sais pas ce que ça veut dire, mais ça a l’air chouette.
J’aime pas quand le gardien m’ouvre sa loge torse nu, avec un peu de bave au coin de la bouche et qu’il met quelques minutes à me dire « queyasequec’est ? »
J’aime bien expliquer à mon robot mixeur d’oignon, que si j’appliquais les lois d’Asimov il finirait à la casse.
J’aime pas le petit monsieur dans Carnival, ni la femme à barbe.
J’aime pas quand on me demande dans une soirée « tu fais quoi dans la vie » parce que c’est un peu compliqué, et que j’ai souvent deux grammes dans les bras.
J’aime bien cette interview que le Docteur Morisset, gros bâtard que j’adore, a faite de moi.
J’aime pas, quand je rentre d’une soirée, m’apercevoir qu’il me manque une chaussure, comme samedi soir… surement à cause des deux grammes, mais merde Pénélope est partie à Portland fallait que je noie mon chagrin
Putain ce que j’aime lire vos commentaires de mon précédent post. Merci.






























