A la femme de ma vie.

21 juillet 2010

mapoupee

1988

C’est bien le bordel mes amis, mais qu’on se rassure, je vais opérer un comme back de la mort.

Je voulais juste vous parler de ma petite soeur, qui s’avère être la femme la plus important de tout ma chienne de vie (ouais c’était un peu mon rêve de la placer celle là, parce qu’en vrai, si ma vie ressemblait à une chienne ce serait un caniche rose qui fait des crottes en barbapapa).

Bref, ma petite soeur a le coeur brisé, par une des pires machines de guerre qui soit : son grand amour. J’aurais aimé lui écrire un texte, mais il y a un an et demi, j’avais écrit ça à une copine pour qu’elle aille mieux, et tout était dit, alors, je l’ai modifié et je lui dédicace comme une Céline à son Réééné.

Hey ptite soeur,

Tu vas morfler tu vas pleurer, à en avoir le cœur lourd, les lèvres doubles, le nez rouge. Tu vas renifler, moucher, morver, gémir et pleurer sans plus de dignité. Tes yeux gonflés, tu vas errer en pyjamas, esseulée, incomprise et re-pleurer cette fois ci sans larmes, la réserve épuisée.

Tu vas dormir, de fatigue et de douleur et non pas d’envie, c’est ton corps qui va décider, seul.

Tu vas te réveiller lourde, moche et t’admirer devant ce miroir qui te criera : Larguée ! Rougeur autour de ta bouche, nez abimé par des mouchoirs usés et du papier wc. Tu vas te doucher et refondre en larmes, eau salé-eau calcaire, c’est le début de ton calvaire.

Tu vas vivre, comme un automate, manger un peu, boire beaucoup, essayer d‘oublier mais surtout ressasser.

Hey ptite soeur,

On va te demander comment tu vas, et de ton « ça peut aller » on va tous savoir, on l’a tous traversé. Ce putain de chemin de croix, ce crève cœur de l’oubliée, de celle qui a été jetée. Et tu vas l’adorer, y repenser, l’aimer, espérer et un jour le détester.

Tu vas vivre et crier si fort que tu ne trouveras pas la voix pour le faire. A force de rugissement, tu vas cogner, te faire mal, faire dévier la blessure vers quelque chose de physique, un médecin te dira que c’est normal d’avoir mal, t’auras même une radio pour prouver que tu souffres.

Tu vas t’habituer, la grande douleur va baisser et laisser place au petit pincement, celui qui est quotidien, celui qui est traitre, ton compagnon de fortune, qui surgit la nuit dans ton lit ou le matin au réveil.

Hey ptite soeur,

Comme t’es loin d’être une martyre, tu vas commencer à le combattre, ce petit poids, qui si on lui confère trop devient sa raison de ne pas vivre. T’auras envie de l’appeler, de lui dire que tout va recommencer. Mais la fille combative que tu es va prendre le dessus.

Tu vas te lever en te jurant de ne plus avoir les yeux gonflés, tu vas te laver et te maquiller. Tu vas faire tout ce que tu ne faisais plus et réaliser tout ce qui peut t’arriver. Tu vas te hâter et parfois t’impatienter de cette vie qui t’attends.

Tu vas gérer, avaler, cicatriser. Tu vas retrouver la mobilité, tu vas sourire, boire, être triste, rire, assumer. Tu vas être autre et te plaire. Tu vas plaire et te perdre à nouveau pour le cœur du nouveau, celui qui te fera rougir, jouir.

Hey ptite soeur,

Tu l’as perdu lui, mais tu t’es gagné toi. Je crois que c’est ça avancer.

zigouigoui

Fuckin’ (curves) Prince

25 avril 2010

Le dimanche à la maison, quand on ne se réveille pas l’œil torve et le teint brouillé comme des œufs à cause de l’alcoolisme mondain de la veille, on fait plein de trucs. Décongeler une souris pour donner à manger à Mademoiselle (on garde le serpent de Rémi qui est parti au Népal pour 3 mois), essayer de laver les vitres (comment font les gens pour avoir des carreaux nickels sérieux), aller au ciné, faire les comptes puis boire pour oublier etc. (Dans « etc. » y’a surement aller à la selle, baiser et s’éplucher le sourcils, mais vous connaissez ma finesse, inutile de le préciser).

Surtout ce qu’on aime bien, c’est faire nos « shoots perso du dimanche », entre nous, tranquillou.
Le fuckin’ prince est un très bon photographe. Pour moi un bon photographe, n’est pas forcément un détenteur de 5D à l’imagination puisée dans une tendance, mais bien une personne qui shoote comme il veut, quand il veut, avec un post-traitement  qui lui est perso et complètement assumé. « Le vignettage c’est ringard », « euh trop de HDRI, tue le HDRI », « la desaturation sélective c’est n’importe quoi » etc. glané ça et là sur les différents sites de photos lui passe au dessus et j’aime ça. Ce que j’aime aussi c’est qu’il s’en cogne pas mal de ce qu’on pense ou dit de lui… j’aime bien aussi son ventre.
Bref pour moi un bon photographe c’est comme un bon modèle : une personne qui assume fièrement.

navie1NAVIE3NAVIE2

Aller on ajoute dans ses flux le blog du Fuckin’ Prince qui s’arrange toujours pour trouver des modèles mortelles, genre la dernière, Diaba la bomba. Puis à venir aussi, les photos du shooting médiatique de Vive les rondes.

Bon dimanche on file voir Kick Ass.

zigouigoui

Lofteur open down, lofteur move around, oh oh oh lofteur number one!

22 avril 2010

loft_story_-_remix

Vous avez aimé mon casting Nivéou imaginez la lose si on m’avait prévenu qu’une fois sur place hein ? Mais sachez ça aurait pu être pire, j’aurais pu vivre des choses beaucoup plus violentes cet été.

REWIIIIIND

En Février, alors qu’on se faisait mutuellement les ongles des pieds avec Fuckin fuckin prince (de plus en plus fuckin ce mec) je reçois un coup de téléphone d’une responsable de casting de chaîne de télé, vous savez, la petite chaîne qui monte… Appelons là M Soux pour des raisons de confidentialité.

« Bonyouuuuur (sirupeux le bonjour) Je suis Marie de G PADERACE Prod et je vous propose à vous et au «Fuckin Prince (hihi elle lit le blog) un casting pour un « jeu filmé ». Nous avons vu vos photos, et je pense que votre couple serait super méga génial wouhou pour le concept de l’émission »

« Gné ? » Avais-je sniffé trop de dissolvant ?

« Mon directeur a vu vos photos il est OK. Le principe : 10 couples partent au soleil, mais ils ne disent pas qu’ils sont en couple, hihi, le jeu c’est de deviner qui est ensemble. Ca durera deux semaines, payé 3000€ par couple et si vous gagnez, 100 000 € à la clé »

« Mouais… Mais vous savez, on travaille beaucoup, puis la télé, jsais pas… Genre île de la tentation… merci hein»

« AH NON NON NON, ce sera un jeu plus intellectuel, on ne veut pas justement tomber dans le glauque. Vous ne serez pas largués sur une île déserte avec de l’alcool, des fêtes toutes les nuits et aucune activité prévue»

« Ah non ? (déception) Parce que vraiment l’alcool, la plage et la glandouille ce n’est pas ce qui me rebute hein»

« Non, il y aura des quizz pour savoir si vous vous connaissez bien, des jeux culturels  et surtout BEAUCOUP de sport »

« AHAHHAHAHAHHA… du sport ??? Euh, j’en parle à Baptiste… HAHAHAHHAH… oui oui promis je vous rappelle…HAHAHAHAHA…. Adieu ! »

Après ça Marie de G PADERACE m’a appelé quatre fois, en masqué…

LOL de feu du mois de Février. J’en ai parlé sur Facebook et bien sûr ça allait du « Oh non ne fait pas ça, pas toi!! » à « Oh vas y on va se marrer ».

Cette nuit j’ I have a dream….

Une compagnie low cost, moi et FPC bloqués dans un coucou en métal, survolant la méditerranée, direction le Maroc (à en croire les infos filtrées, le budget de M Soux est limitée). Des nymphettes, des bimbos, des « normales » comme moi (ahah). Ce genre d’émission de l’intérieur je les visualise avec des relents de parfum genre « Prends-moi » d’Eau-jeune, de monoï, de gel, de chaussures en PVC et de string de 30 grammes. Qu’aurais-je bien pu tirer de ce genre d’expérience, est-ce là le fameux moment où dans ta vie, à cause d’un seul choix, tout bascule ?

Scénario 1 : On gagne 100 000 €, l’émission se passe bien, je suis au zapping pour une réplique mouche sortie un soir bourrée :  « qui va à la chasse perd son dix de retrouvé ».  Baptiste ne m’a pas trompé avec Paméla même si elle a essayé de le sucer, mais ça compte pas, elle n’a pas avalé. Mes parents son gênés mais quand même c’est classe de me voir à la TV, les coupures presse tapissent les toilettes de ma sœur, je suis invitée chez Ruquier et je crache sur M Soux dans un livre intitulé « Mie de pain ». Puis un jour…
Ma mort est annoncée dans Public, Voici, Closer, gros titre : « Navie la gagnante de Couple Island : Overdose de KFC suite à la découverte des photos de Baptiste et d’un transsexuel à Tarbes ».

Scénario 2 : On perd le jeu. On gagne 3000 €, mais cette histoire nous poursuit toute notre vie, la France entière a eu le temps de me voir en maillot de bain… A côté de Jennifer 18 ans, gogo danseuse dans le Morbihan. Si on a perdu, c’est que Bap a oublié que ma couleur préférée c’était euh… noir. Et du coup je pleure tous les soirs la morve au nez parce que « Bouhou tu ne sais même pas qui je suis… » Puis un jour…
Ma mort est annoncée dans Public, Voici, Closer, gros titre : « Navie la perdante de Couple Island : Overdose de KFC suite à la découverte des photos de Baptiste avec un transsexuel à Tarbes ».

Scénario 3 : On perd, mais parce que l’un d’entre nous a fauté avec un Ken ou une Barbie. Disons que c’est de la faute du Fuckin Prince, parce que généralement en matière de mecs, dans ces émissions il n’y a rien pour moi. Lors d’un conseil autour d’un feu de camp sur la plage, présenté par une judoka déguisée en fille, j’apprends que : Baptiste est parti en rdv avec Hélène la copine soupçonnée de Kevin (même si celui-ci a les sourcils bien trop épilés pour que je sois sûre de mes présomptions).
A la vu de mon mec taquinant une autre, je me munie d’un bâton et menace G PASDERACE Production de tout péter si ça continue… Je me retrouve isolée sur île pour faire du Yoga pour réfléchir (et câliner des arbres).  A notre retour je fais la Une de tous les journaux PQ. Puis un jour…
Ma mort est annoncée dans Public, Voici, Closer, gros titre : « Navie l’héroïne de Couple Island : Overdose de KFC suite à la découverte des photos de Baptiste avec un transsexuel à Tarbes »

Je me réveille rassurée.
Nan parce que si c’est pour finir dans un vidéo clip sur TF1 à reprendre la Madrague de Bardot en me faisant lécher les seins par un cheval… Autant mourir à cause d’un manchon de poulet trop gras.

Bonus (il faut voir cette perle… c’est… pfiou…)


Loana – La Madrague
envoyé par FDJC69. – Regardez la dernière sélection musicale.

zigouigoui

En même temps, c’est Allemand.

20 avril 2010

nivea

Dans la vie il y a des moments Nutella, doux, sucrés, enfantins, drôles… Une voix de chanteur américain pousse un cri de liberté et tu cours nu, le corps galbé sur une plage de sable blanc en gueulant free iiii aaah freeee… Et la vie et belle. Même du caca au coin des yeux, c’pas grave, t’en fous, t’es freeeee iiii ahhhh freeee brinin medown chakin be nam makeumi gloriouuus.

D’autre fois il y a, au contraire, des moments tartine de merde où les seuls mots qui sortent de ta bouche c’est « outch, aïe, pourquoi ». Tu cours nu le corps mou dans une ruelle désertique, Lara Fabian qui hurle, tes ongles se dédoublent, et le clown de It veut que tu flottes en bas… Chienne de vie.

Parfois en une seule seconde, tu passes de l’un à l’autre à cause de ce seul mot « normale ».

Depuis que je suis une star de renommée rurale, je suis contactée par des marques. Héhé même pas pour faire du billet sponso hein, c’est so 2007, non non en qualité de mannequin lardon, grande taille, size plus, ronde, pulpeuse, ohlala qu’est ce que j’assume mes 30 kg superflus.
Je suis aussi contactée par des émissions de télé réalité, je pourrais faire un post entier là-dessus, même que je vais le faire, t’as failli me voir en trikini sur la plage, je sais la vie est folle.

Mercredi dernier alors que je bossais comme une damnée, je reçois un mail via Book.fr, d’une agence de casting. Repérée et attendue je suis pour le lendemain soir, pour une marque de produit cosmétique. Une qui met ses crèmes dans le même pot bleu en fer depuis 1947, appelons la Nouvéa pour des raisons de confidentialité. Donc, flattée, je creuse, j’appelle… « C’est à quel sujet ? » « On veut vous voir demain, lala trop belle lala, avec des photos imprimées etc. »
24h me séparait de mon rendez-vous, 24 h pour : me laver, me gommer, m’oindre, m’éplucher, me palper-rouler, maigrir, faire du sport, me faire les ongles, me faire pousser les ongles, avoir le cheveu brillant, ne plus avoir aucun poil, sauf au dessus des yeux, je n’habite pas Montpellier.

Je me suis réveillée aux horreurs, pour être la plus belle, bonne qui soit. Mes petites photos dans mon petit sac, un Balisto pour le trajet en métro avec toutes ses futures personnes que je ne croiserais plus quand je serais en train de boire des cocktails avec Flavie Filament en suisse. La veille j’avais bien sûr pris le temps de préciser qu’au cas où ils ne l’avaient pas vu sur les photos de mon book (où je suis quand même parfois à poil) j’étais un modèle grande taille. Le mec m’a dit « oui oui, pas de soucis ». Puis le matin, je me suis quand même dit, attends je vais leur re-re-repréciser que moi et les tartiflettes on n’a jamais été fâchées. J’envoie un mail.
Je reçois dans les 5 minutes un appel « Bonyouuuuuuuur (sirupeux le bonjour) oui euh, je suis la responsable du casting Nouvéa, et euh, il y a comme qui dirait euuuuuh, eu erreur. En fait c’est moi qui voulait absolument que vous veniez, je suis tombée sur votre book, lalala dis donc trop belle, mais euh, comme qui dirait, euhh hihi , en fait je n’avais pas vu que euh, enfin, grande taille, parce que sur votre photo de profil, bah euh, vous faites normale »

 » Allo les urgences, oui, mon égo s’est barré avec Valérie Damidot à la Barbade, combien de temps pour le récupérer ? Un nuage de cendre ? Yuenbhfiuhqfcnjjhmlkùmfdlmlkqsf en Islande ?  »

NORMALE ?? je cite «  NOR-MA-LE… »

Elle raccroche en disant « en revanche si j’ai des choses dans votre … enfin, j’ai votre book maintenant hi hi»
J’ai regardé mes petites photos imprimées, mes jambes épilées et mon estomac rempli de mon jeun forcé (un Balisto, du jus d’orange, une chouquette… C’est tout !)… Et pfiou, Lara a commencé à beugler.

zigouigoui

Mes lardons vous me manquez comme quand on oublie de me mettre un oeuf frais sur mes carbo…

15 avril 2010

… et c’est dire.

J’ai envie d’écrire. Mais je suis super fatiguée, la faute à un travail que j’adore mais qui est plein de responsabilités… Alors quand ma boss m’a dit : « go » pour que j’embauche un(e) stagiaire la première chose que je me suis dite c’est : « je vais pouvoir :

- Manger à des heures raisonnables
- Dormir plus
- Avoir des beaux pieds
- Former quelqu’un dans la joie et la bonne humeur
- Avoir des cheveux plus longs

Avant d’appeler des écoles je passe donc un message ici. Je cherche un stagiaire pour m’assister. Secteur : Communication, commercial. Une bonne connaissance des métiers de production et post production serait un plus ( des plans chez Louboutin aussi).

Et je pourrais de nouveau vous écrire, avoir le temps au moins. Hier en plus en vivant une ENOOORME lose, j’ai pensé à vous, je crois qu’on a plein de trucs à se dire.

zigouigoui

Gniii

03 mars 2010

ScreenChat_1170

Longue vie à Chatroulette.

Je me grouille grouille grouille. Pour écrire quelques mots. Je déteste les posts « Bonjour j’ai pas le temps de poster ».

Alors pour faire vite vite vite, tout va très vite en ce moment, le genre petit tourbillon.

- Le genre photos en temps que modèle size plus comme dans la mode pour les ptits lardons
- une parution presse pour le Closer de cette semaine avec une petite interview (ouais même qu’il y a Laetitia Halliday les nichons à l’air sur la couv’ – une consécration en somme-)
- un rendez-vous chez Hachette pour la préparation d’un livre (gniii -haaa- bouh), le genre jvais bientôt plus mettre de décolleté et dire d’une voix grave que c’est normal ton corps change
- Un tournage pour Groland (le genre je suis tellement pas à mon avantage dedans qu’il faudrait me priver de Kinder pour que je donne la date de diffusion)
- La we are… toujours plus fort, plus haut, plus viiite
- Des surprises, genre pleins…

Dans cette douce folie professionnelle, j’essaie de me remettre des petites douleurs du passé. Je vous en ai pas encore parlé mais 2009 ce n’est pas que la perte de 7,1mm, ni même que celle de ma Tante, ni même celle de mon papa… Le plus douloureux ça a été de grandir et que de réaliser que je n’avais que très peu de vrais amis, beaucoup moins que ce que je croyais. Une rupture amicale c’est dur comme un bâton de berger oublié sur une commode en février 1994.

Aller mes petits amours virtuels je reviens viiite. Parce que merde, même en coup de vent, passer ici me fait du bien, amour dans ta face pour les siècles des siècles, Amen. ( »Les siècles des siècles » ???, faut que je décrypte la bible un jour, je ne comprends jamais ce que veulent dire leurs métaphores, « agneau de dieu qui enlève le pêché du monde »…)

zigouigoui

Ne pars pas, attendre là, la chaise verte fléchie sous les reflets de l’automne …(EDIT)

12 février 2010

blog

A côté de chez moi, il y a un cinéma MK2 et à chaque fois que j’y vais pour me faire une toile, le moment des bandes-annonces de films français sont pour moi un régale, chef d’œuvre d’humour absurde et de larmes de joie, la bouche pleine de pop corn.

Pourtant le cinéma Français d’auteur, poussé par MK2, ce n’est pas fait pour être drôle. Non non non, on y parle de choses sérieuses, lourdes et tristes. Couples à la dérive, silence, absence, deuil, mal de vivre et questions existentielles y sont soulevés avec la légèreté d’un bon vivant au salon de l’agriculture qui commence ses phrases par « Et celle là tu la connais, c’est l’histoire d’une pute, d’un nain et d’un asiat’… ».

Musique classique. Piano doux, Vincent Lindon se regarde dans le miroir, il se mouille le visage… Qui suis-je, où vais-je ? Et ma moustache ou son absence n’est-elle pas le reflet de ce monde moderne société de consommation dévastatrice qui sous l’absence de réaction de ma famille, m’indique que je ne suis rien, et qu’il me faut partir loin. Piano. Où est ma chemise ? Mes chaussettes tiennent-elles à moi ? Et ce chat qui passe… Que veut-il me dire ? Tiens ma femme, qui est-ce, je ne lui parle pas, c’est normal, dehors il bruine »

Je ne comprends jamais rien. C’est normal, c’est pour les êtres intellectuellement supérieurs, souvent, ils sont au cinéma d’en bas de chez moi et font la queue. Ils en profitent pour tirer la gueule aussi, le cinéma ce n’est pas drôle, c’est de l’Art. Avec plein de « a »… Manquerait plus qu’on se marre, espèce de petite dinde superficielle.

« Pardon… Des pop corn ??? … Hum euh, excusez- moi est-ce que je fais la queue pour La princesse et la grenouille là…non… alors, réfléchissez ok ».

Télérama a déclaré : « Au-delà de son argument irrationnel, le film montre ainsi une fascinante dérive des continents à l’intérieur d’un appartement. Vincent Lindon surprend, corps noué, affolé ou recroquevillé : un bernard-l’ermite privé de coquille. Emmanuelle Devos impressionne (une fois encore) dans le rôle opaque et difficile de l’étrangère à domicile, de l’altérité faite femme. »

La journaliste signe de son intellectuel sperme. A raison de deux chroniques masturbatoires par semaine.

Je suis hermétique. Et pourtant j’aime la profondeur, mais la plupart du temps les plus graves sujets, s’ils sont abordés de façon tortueuse et complexe, me laissent le sentiment qu’on a juste voulu me mettre à l’écart du thème. Ajoutez à cela, une irrépressible envie de rire, dès que c’est vraiment trop explicitement « french mk2 touch» :


Mademoiselle Chambon – Bande annonce FR
envoyé par _Caprice_. – Court métrage, documentaire et bande annonce.

AHHAHAHAHHAHAH.

Hermétique je vous dis. Pourtant j’ai du cœur hein, mais « je ne suis pas le public ». D’ailleurs c’est ce que j’ai sorti à des amis avec qui j’avais été voir l’horrible mauvaise pièce de théâtre d’Edouard Baer « Miam Miam ». Le théâtre vaudeville, avec des gens qui dansent et chantent de médiocres paroles. Dialogues pauvres, histoire chiante et nulle… J’avais envie de mourir au bout de 10 minutes sur mon siège et coincée au milieu d’une salle hilare, j’ai cru à une caméra cachée. C’est fou de voir, qu’une blague peut provoquer des larmes chez certains et l’envie de s’enfoncer un truc contendant dans le genou pour en finir avec ce calvaire chez d’autres (moi en l’occurrence ce soir là). Calvaire de 120 minutes. Où même Edouard Baer qui jouait son Edouard Baer n’a suffit à me divertir.

Puis il y avait des marionnettes… Des marionnettes…

Nous sommes bien tous différents  et il y a plein de de goûts et d’enthousiasme que je ne comprends pas. Mais je suis bien consciente, que quand je twitte que le film de Sfar est magique, il y a des petites poulettes qui au même moment s’étonnent qu’on puisse y trouver un quelconque intérêt. On est tous le bouffon, le bobo, l’abruti, le masturbateur intellectuel, le beauf d’un autre.

Si tu prends mon ipod, bourré de biatcheries et de petites chansons douces de Cherhal ou des Wriggles, si tu regardes tous mes livres sur l’histoire du fascisme, tous mes romans de filles, mes magazines l’Histoire, mes FHM etc. Je me dis qu’à peu prêt toutes les personnes sur terre aurait une raison de ne pas critiquer un de mes goûts. Aux amateurs de cinéma français un peu astique nouille je dis : pardon de ne pas comprendre.

Une mauvaise soirée, pour moi, c’est :

Privez moi de pop corn, donnez moi un film sponsorisé par Prozac, tendez moi Télérama à l’entre acte et enchaînez avec un concert privé de Christophe Maé. Plus tard emmenez-moi  au théâtre du Gymnase pour voir la dernière pièce à la mode « Ciel mon amant s’est tordu la cheville dans le placard ». Terminez cet enfer en débattant dans un bar à oxygène branché, sur le film vu plus tôt, et insistez pour que j’arrête de fumer parce que quoi c’est so 2009. Parlez-moi de groupe que je ne connais pas, et dites-moi, « Queuwaaaa tu ne connais pas ??? Putain mais ils étaient à la Bellevilloise la semaine dernière… Jsuis sur le cul que tu ne connaisses pas ! ».  Pour finir, si je me trémousse sur Pump It, déclarez tout haut que les Black eyed Peas ce n’est pas de la musique.

Et je meurs.

EDIT : On n’a pas les mêmes goûts mais on est tous très gentils alors on soutient très fort l’initiative de ces blogueuses crea http://blogopowerhaiti.canalblog.com/ qui se mobilisent pour Haïti avec la vente de leurs créations belles belles belles.

zigouigoui

7,1mm

09 février 2010

chut.1258040029

A Claire, à Pénélope, à Elodie, à Pierre, à Bruno, à Emilie, à Docteur Sébastien qui m’ont, à leur façon, aidé à écrire cette histoire. A Baptiste… pour toutes ces choses pour lesquelles je n’ai pas de mots, mais que tu lis dans mes yeux.

C’est l’histoire d’un couple, ils s’aiment s’aiment s’aiment comme tout le monde rêve de s’aimer. C’est très fort, très pur. C’est de l’amour avec des défauts, du bordel, pas de mensonges et donc peu d’égo.

C’est de la passion sexuelle, de longues discussions, des projets, des aveux de faiblesses et des câlins… Beaucoup. C’est de l’amitié, des fous rires, de la tendresse et de l’amour…beaucoup.

Appartement parisien- intérieur-nuit

Zoom

Le couple est assis sur le canapé, on les voit d’en haut.  Ils se prennent dans les bras, deux verres de blanc sec posés sur la table, les cigarettes fument dans le cendrier et l’album merveilleux de James Brown at the Apollo saute sur la platine vinyle.

Ils se serrent très fort l’un contre l’autre.

Zoom.

Elle pleure, fort. Il ferme les yeux et fronce les sourcils. Puis ils se sourient, parlent, repleurent, se taisent, se prennent dans les bras, fument, boivent, s’interrogent se projettent puis s’embrassent comme jamais. Ils hochent la tête, sans joie aucune, mais sereins, soulagés. De sa main il efface la dernière larme. « Je suis là ». Elle sourie.

Zoom.

Dans sa main un bâton. Sur le bâton, deux traits. Positif.

Zoom.

Dans son ventre, 7,1 mm de vie. Du rien qui l’a rend malade depuis quatre jours. Quelque chose qui n’a pas demandé à être là. Un ptit accident, qui va tout bouleverser. Un amas de cellules qui sait déjà qu’il est un peu en avance, de si peu, il va lutter.


Salle d’échographie- Intérieur-jour.

Allongée sur la table, la tête tournée vers le mur et une larme qui coule, le début d’une longe série douloureuse. Elle ferme les yeux à blesser ses paupières. La gynécologue qui n’est pas au courant de son dossier insiste.

Zoom

Elle pointe le doigt sur l’écran de contrôle et s’exclame en joie : « Parfait… oh ! comme il est tout petit… adorable… ce ne sera pas un gros bébé mais il est en parfaite santé…Voyez son rythme cardiaque se forme, hihi, que c’est beau ».

Zoom

Dans sa poitrine, des fissures par milliers, comme quand la terre sèche craque sous le rugissement caniculaire. Ca saigne dans son cœur, ça vit dans son ventre.

« Je ne le garde pas »

« Alors ne regardez plus » reprend sèchement l’infirmière.

Planning Familial- Intérieur-jour.

« A votre âge, êtes-vous sûre de votre décision… N’allez-vous pas regretter, vous savez ce n’est pas comme à 15 ans où c’est « normal » de ne pas le vouloir. Vous êtes sûre ? Vous pourriez accoucher et le faire adopter, il y a tant de femmes… »

Elle se lève et court vomir dans les toilettes de cet affreux endroit. Elle a besoin de lui de ses bras, mais il n’est pas là et ne rentre que demain.

Elle revient et plus assurée reprend

« Nous en avons parlé toute la nuit, notre vie n’est pas saine pour un enfant, on travaille comme des dingues, ce n’est pas l’heure, je le sens. Je veux faire un bébé souhaité, je ne veux qu’il soit la cause de rêves avortés, je ne veux pas lui en vouloir. On veut l’accueillir les bras ouverts, on veut l’attendre et l’espérer… on ne veut pas seulement l’accepter, on veut le désirer. »

Regard acide. Jugement. Mépris. Honte.

Zoom

Le cœur en miettes est desséché. Il n’y a plus de larmes, plus de vie, plus d’énergie.

Le reste du temps elle l’a passé à vomir. A pleurer, à rendre tout ce qui essayait d’entrer. Sauf l’amour. L’amour de celui qu’elle aime. Il lui a tenu la main, si fort que l’empreinte est désormais indélébile. Le dire aux autres ? Ils ne comprendraient pas, nous jugeraient… Les gens n’ont pas bon fond, ils aiment trop le sale pour ne pas écorner notre couple.

« Suis-je sûre de ma décision ? » se dit-elle.

Alors les 7,1mm se rappelle à son souvenir et désormais sa vie est rythmée, dictée… plus rien n’est possible, ni même écrire des choses légères ou drôles pour les gens qui l’aiment bien et suivent ses récits.

Dans 3 semaines c’est noël.

Toilettes- intérieur- nuit

Zoom

On distingue une tête enfoncée dans les toilettes, voilà trois jours qu’elle n’a plus rien avalé. Elle vomit, du vide, comme s’il elle essayait de l’expulser par la bouche. Elle le maudit, ses yeux sont rouges, gonflés, elle refuse les visites et doit s’expliquer « je suis super malade, je vais me faire opérer, tout ira mieux, non non ne passez pas… je suis dans un état lamentable »

Zoom

Ses mains tremblent. Rongées jusqu’au sang. Ses larmes brûlent ses yeux. Il entre dans l’appartement. Il la trouve affalée, par terre, tête contre le mur des toilettes et lui dit : « je suis là mon coeur». Elle peut s’endormir.

Deux semaines, tout cela n’aura duré que deux semaines et pourtant. Ce n’est pas les 10 kg perdus, la tension faible, le quotidien greffé la tête dans la cuvette, les larmes, les doutes et cet incontrôlable amour qui nait pour ces 7,1 mm de vie.

Cette échographie et cette forme qu’elle connait désormais par cœur, même qu’on dirait Yoda ce bébé… Et si ?

A 00h10 le 8 décembre 2009, elle a pris un comprimé de cyotec. A 05H10 le 08 décembre 2009, de fortes contractions l’ont conduite aux urgences. Hémorragie, perte de contrôle, vomissement, douleur et celui qu’elle aime et son regard de douleur et de peur. La voir par terre gémir, convulser.  Et ses mots. Et mordre sa langue dans le taxi pour ne pas hurler, pleurer. Et par terre sur le carrelage froid de la clinique déserte, vomir dans le sac en plastique, animal sans dignité devant lui, qui cherche de l’aide.

Et eux solides, main dans la main. Plus rien ne sera comme avant. « Et si on essayait que ce soit encore plus fort ».

Elle est sortie à 14h30.

Elle n’était plus malade. Aucune odeur ne lui était insupportable. Tout avait repris son cours, elle a  même mangé et a tout gardé.

Le ventre plein elle lui a souri.

Puis elle a pleuré. Jamais elle ne s’était sentie aussi vide de toute sa vie. Elle qui avait passé deux semaines en enfer, son corps rejetant cette enfant avec une force si destructrice… Elle ne sentait plus rien et ça l’a rendu triste de penser ainsi.

7,1 mm c’est rien. Mais pas un jour ne passe sans qu’elle y pense. Son cœur se remet petit à petit, panser par celui qu’elle aime et qui désormais, elle en est certaine, sera le père de ses enfants. Ils en parlent, ils en rient : « plus tard… » disent-ils en cœur. Ils parlent aussi de ce petit drame, si courant, et pourtant si dur. Pour elle surtout, mais quand il la serre très fort, un peu trop longtemps elle sait qu’il a beaucoup souffert aussi.

Bureau-Intérieur-jour

Elle tapote sur son ordinateur. Elle expulse par les mots ce qu’elle aurait dû dire il y a bien longtemps. Elle s’apprête à partager tout ça avec pleins d’inconnus, mais aussi des proches qui ne sont pas au courant.

Zoom

Elle copie/colle son article dans l’interface de son blog et ferme les yeux pour le publier.

7,1 mm de vide. Elle se dit qu’il n’y a que l’amour qui peut le combler.

Je n’oublierai jamais le 8 décembre 2009, je n’oublierai jamais que 7,1 mm ce n’est pas rien. Je ne t’oublierai jamais. Pardon de ne pas avoir été prête. Merci de nous avoir renforcés.

Merci de nous avoir donné envie de nous aimer et de croire que cela pourrait être,  pour le restant de nos jours.

zigouigoui

TOUTOUTOUYOUTOU – Bonne année 2007 en retard

08 février 2010

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New York c’était y’a un mois, je sais, je sais… You know le jeuteulayg. Comment font les blogueurs qui postent tous les jours???

Bon rassurez-vous mes petits cure-dents j’ai prévu 3 autres articles cette semaine. Enfin deux sûrs, dont un pas très rigolo, mais nécessaire (opération etc.) (Merci pour tous vos gentils mails) (Et ne m’envoyez plus des photos de vous nus) (Vous allez attraper froid).

New York est une ville où il faut marcher… Tu marches… Tu marches ta race de petit lardon parisien. Tu marches jusqu’à ce que tes pieds te prient de prendre ces jolies Nike à seulement 42 dol à Harlem… Tu marches beaucoup mieux du coup, c’est con de les avoir achetées presque le dernier jour (Fail#1)

Tu marches jusqu’à ce que tes pieds pleurent du sang et que ton mec qui n’avait JAMAIS fait allusion à une quelconque odeur pédale (ou pédestre ou pédologue) te sorte, en te massant tes pauvres petons, un timide « ouh bah dis hein ça sent  un peu fort ». (Fail#2)

Là-bas le cheddar  c’est comme le bacon, tu peux en rajouter dans tous tes plats. T’es bien sage, tu commandes un Whopper classique  au Burger King parce que RIP Burger King France et on te propose d’y rajouter trois steaks, du fromage et du bacon. Au point où t’en es (repenses à ton brunch de ce matin, pancake banane-sirop d’érable-muffin-egg-sauce hollandaise-faux jus d’orange-sugar-coffee-cream) tu sais que tu vas finir ton séjour dans un des sièges business class, les seuls qui accepteront  ton cul super size. (Fail#3)

ny1

Le fuckin prince qui n’était jamais venu ici, a d’ailleurs été totalement émerveillé par le déploiement casi-agressif de bouffe (entre autre hein, ce n’est pas qu’un ventre il aime aussi l’alcool et les chippendales des années 80). Ca sentait TOUT LE TEMPS la « cuisine ». Tu sors du métro : saucisses écrasées à la bouteille de bière, bagels, bretzels chauds. Tu passes devant un café, mais en fait c’est une bakery remplie de donuts, muffins et cupcakes. Le midi tu te dis que tu vas faire léger et que tu vas manger une soupe. Bah même leurs soupes Victoria Beckam elle les dégueulerait de peur de prendre un gramme.

Que cette ville est merveilleuse.

Parce que c’est grand (financial district), c’est beau (Brooklyn bridge), c’est une ambiance (Harlem), ça brille (Chrysler building), c’est Kitch (Times Square)… Parce que les serveurs ne sont pas sympas avec les touristes mais que tu t’en fous parce que t’es à NY merde ! Parce qu’ils sont capables de te vendre des casquettes en mousse « Statue of the liberty » et que toi tu te demandes VRAIMENT si tu ne vas pas en ramener une… puis tu réalises que t’es qu’une sale parisienne de merde et plutôt crever que quelqu’un découvre ça chez toi. Parce que tu parles anglais comme une française de base (mal) mais que tu sais que pour eux c’est cute. Sauf quand ça les énerve.

En vrac : j’ai assisté à une comédie musicale improvisée par des alcooliques devant un bar, une suisse m’a dit que son mot préféré en français c’était « dégueulasse » mais elle elle disait « dégoulasse » et après quelques grammes d’alcool c’était rigolo.
Quand la moitié de H&M est soldé à 10€ je bave comme une tétraplégique.
Je n’aime pas faire la queue, mais alors pas du tout du tout et j’ai trouvé le moyen de m’asseoir par terre au milieu de toutes celles que j’ai faite (oui oui même dans l’ascenseur de l’Empire State Building).
J’ai rencontré des mecs de Sarcelles à Harlem plus excités  que des cannibales devant Beth Ditto. J’aurais dû écouter mon instinct et patiner à central Park.
La statue de la liberté est épilée et porte des sandales de séminaristes.
TOUS les chiens new yorkais sont mieux sapés que moi.
Faire l’expo de Tim Burton au Moma en vip qui ne fait pas la queue c’est la classe.

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La palme de la baffe manquée revient à cet agent de renseignement qui m’a dit en anglais qu’il en avait marre de tout le temps répéter la même chose. La palme de l’égoïsme revient à cet enfant qui a squatté une heure la fondue au chocolat de The view (un jour je te retrouverai), la palme du masochisme revient à tout new yorkais croisé en train de jogger par -10° en short… avec le sourire. Effrayant.

Sinon si tu veux te bourrer la gueule c’est l’EPIC FAIL. Les cocktails (et un martini c’est un cocktail chez eux) c’est 15 dollars l’unité. Du coup à New York t’es souvent sobre, mais vaut mieux car quand t’as un froid polaire qui te fouette la gueule, c’est pas le moment de montrer ton nombril aux passants en hurlant  « i’m a french bitch voulay vouuu etc. »

Pour expliquer un peu, j’ai échangé mon appart parisien (enfin on a) avec une new yorkaise. Oui oui ma gallinette, on a économisé l’hôtel… et là-bas ça veut dire beaucoup. Du coup on a pu faire profiter nos potes montréalais du plan, et on s’est retrouvé dans un quartier ultra bobo où le Show Room Sonia Rykiel côtoie des usines désaffectées et des lofts arty : Le meatpacking. A trois numéros de mon appart… Christian Louboutin…

-une interruption du système nerveux de Navie nous oblige à marquer une pause-

*bave*

En vrai ce n’était pas vraiment des vacances farniente, mais une grande rando, avec des magasins, de la bouffe et des gens et pas trop de campagne… Mais un peu pareil.

New York c’était bien parce que c’était loin. Loin du quotidien, du stress, des problèmes à résoudre, loin d’un petit paquet de gens qui sont pas très gentils (j’y reviendrai). New York c’était bien, parce que t’étais là.

Le fuckin prince, a fait les belles photos qui illustrent l’article, elles sont toutes .

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zigouigoui

We wish you ta race

15 décembre 2009

DianaCharlsePrinceWilliam

Depuis toute petite j’ai toujours cru que 2009 serait mon année, je croyais aussi que le 9 septembre 2009 j’épouserai le prince William. Oui, on croit plein de trucs quand on est petit genre que si tu caches toutes tes mauvaises notes dans ta case, personne ne les trouvera jamais. Tu crois que si tu manges un paquet de Finger, et que c’est le dernier, ton frère ne caftera pas aux parents, tu crois que la vache Kiri c’est du fromage… J’ai même réussi à faire croire à ma petite sœur, que ses crottes de nez étaient vivantes (pour plus qu’elle les mange).

Cette année pour moi fut chaotique, mais comme c’est le cas de tous les gens qui m’entourent, soit

  1. il règne une malédiction autour de moi,
  2. il va falloir que je me mette à croire en toutes ces bullshiteries de planète en Vénus dans ton cul.
  3. l’effet boule de neige a fait qu’à l’arrivée c’est plus l’accumulation que les faits qui m’ont fatiguée.

Quoiqu’il en soit j’ai perdu plein de monde cette année, il y a eu des décès, des éloignements, des disputes. Puis j’ai livré une bataille personnelle à mon corps… J’ai gagné mais aidée par un chirurgien, un anesthésiste et des infirmières tellement belles qu’on aurait dit des Miss France. Surtout à côté de moi qui finissait par vomir dans un sac en plastique en plein hall d’une clinique par terre sans gêne. Depuis, j’ai de nouveaux une vie sexuelle, il en faut apparemment plus au fuckin’ prince pour me lâcher.

N’empêche quand on fait un bilan, la première chose qui me vient à l’esprit c’est de tenter de voir ce que j’ai appris en un an (petite liste exhaustive)

- J’aime les pim’s à l’orange, la nouvelle Miss France et voir Berlusconi la gueule en sang.

J’oublie surement plein de chose (mon putain d’appart, le voyage à NY, le succès de la we are the 90’s, la voie sur l’écriture d’un livre, mon entrée dans le monde cruel des mannequins grande taille, mon mec qui a déclaré à ma mère que j’étais la femme de sa vie). En gros j’ai appris que je voyais toujours le verre à moitié vide donc en 2010 :

  1. Je vais sourire à la vie, être positive et chanter Eve lève toi nue dès qu’on me fera chier.
  2. Je vais tenter de rassurer ma famille en ramenant des fiches de paye de grands avec des annuités de grands et tout et tout.
  3. Je vais rencontrer mes lecteurs en organisant une soirée débat.
  4. Je vais publier les textes du célibataire masqué qui pourrissent dans ma boîte mail alors qu’ils sont trop bien.
  5. Je vais parrainer un jeune de l’UMP pour l’aider à s’en sortir.
  6. Je vais décerner à R. Dati la palme de la lose (EDIT et celle de la connerie à Morano)
  7. Je vais faire des économies.
  8. Je vais prendre sur moi et être moins émotive (que ceux qui me connaissent essaient d’y croire, allez !).
  9. Je vais devenir riche.

10.  Je vais me souvenir que QUOIQU’IL arrive, j’ai quand même une putain de chance de les avoir.

Sinon suis-je la seule à avoir eu une année de merde ? Johnny va-t-il s’en sortir ?… Cette fin de décennie est insoutenable, ça sent le pâté Jacqueline.

zigouigoui