Petit scarabée mais ouais !

27 janvier 2012

Je ne suis rien qu’une vieille morue salée.
Je suis relou avec mes  « je te rappelle », « je vous raconte tout demain hi hi hi », « on déjeune ensemble lundi ? PRO-MIS » et BAM des milliers de facteurs indépendants de ma volonté m’empêchent de tenir ces engagements (instant mauvaise foi et déculpabilisation : BONJOUUUUUR).

Bref, hier (il y  a une, deux, trois semaines) je terminais mes vœux par un ptit teaser.

Il y a pas mal de gens qui ne savent pas ce que je fais dans la vie, à commencer par moi même, mes parents et ma banquière. Mais en gros, comme j’assume pas encore le statut d’« auteur » ou « rédacteur » et que la dernière fois, il y a quelqu’un qui m’a sorti « moi je vis de mon AAaaAaart » et que j’ai eu honte pour lui et bah disons que pour simplifier les choses, dans la vie, j’écris des trucs. Depuis que j’ai quitté mon taf dans la com et par la même, depuis que je n’ai plus d’aigreur d’estomac et que je ne dis plus TBC, FYI, PPM ou VNTRATHDJ’ABMFLRPD * je gratte des papiers.

Ah oui, le teaser donc…

En Août j’ai été contactée par Camille. Camille cherchait un nouveau « visage » pour animer une émission de télévision. Ahaha… Euh… je me suis empressée de lui répondre : « Je ne corresponds pas aux critères de beauté de la télévision. Je préfère être honnête dès le début, je sais que dans le milieu c’est important et même si je ne ressemble pas non plus à un cassoulet, je ne suis pas une bonasse de la télé.” (Depuis mon expérience Nivéou, j’ai pris de la bouteille).

Je sais, ça fait meuf pas sûre d’elle, mais pour moi la télé c’est ça :

Italie

Il y a quoi, trois/quatre VRAIES grosses dans le PAF ?

Elle m’a répondu qu’elle savait très bien à quoi je ressemblais, Big Brother watching you guy, et qu’elle souhaitait me rencontrer.

Puis les choses se sont enchainées, y’avait d’autres postulantes, j’ai fait des essais, écrit et tourné un pilote et…. j’ai attendu.

Je vous raconterais un jour à quel point je ne suis pas patiente quand il s’agit de ma vie professionnelle. Autant j’adore démêler les nœuds de mes colliers mais quand on me propose un taf et que deux semaines après on ne m’a toujours pas rappelé j’ai envie de me ronger les ongles de pieds et de de percer les boutons d’un ado qui ne mange qu’au Mado.

J’avais déjà décidé de quitter mon emploi, j’étais en CDI mais j’avais des plans freelance à droite à gauche qui s’enchainaient à la fin de mon préavis, j’avais pas peur de l’avenir en cas de refus de la chaîne, mais j’étais de plus en plus excitée par le projet, le pitch de l’émission proposée c’était « un peu comme ton blog et en filmé, avec presque carte blanche pour le ton » (GNII)

Puis un vendredi Camille m’appelle et me demande si je suis assise. Ensuite elle me dit : « Bienvenue dans l’équipe ».

J’ai fait la fille digne qui dit « Oh merci c’est chouette, je suis bien contente Camille ».

Après avoir raccroché, j’ai émis des sons aigus que les connards de dauphins ont dû entendre, puis j’ai fait des crypto statuts sur FB, puis re cri aigus. Puis vomi. Puis rire effrayant.

Par un merveilleux concours de circonstances mais surtout grâce à son talent de taureau, le fuckin prince charmant  s’est retrouvé embarqué dans le projet.

Notre émission, c’est « Navie Point Conne ». Deux pastilles de 6 minutes par mois, jusqu’en juin. C’est diffusé un samedi sur deux à 18h55 sur June.

C’est flippant.
Je ne suis pas comédienne.
Puis j’ai un cul énorme.
Mais c’est rigolo à faire.
Mais ça fait peur de vous montrer le résultat.
Peur c’est le mot.
Mais c’est chouette, c’est une bonne peur, pas comme quand t’es à une soirée et que tu t’imagines en train de te vautrer les fesses à l’air devant tout le monde avec des Knackis Ball dans la bouche.

À la réalisation, à la prod et à la post-prod : Fuckin Prince (aka Firr Productions).
À l’image et en merveilleux chef op aux yeux bleus : Gaspard Charpentier.
En super assistante de Prod : Fanny Anseaume.
A la musique (et bientôt acting director) : PV Nova.

Equipe je t’aime.

Merci à Camille, Magali et Nadège de chez Lagardère de m’offrir cette opportunité de bâtard chien et de me soutenir.
Voici le générique mes poussins. Des cœurs et des bébés requins sur vos maisons

Ps : Je sais, June c’est pas une chaîne hertzienne, mais c’est une jolie chaîne, puis comme dit le proverbe des gens qui tirent sur les tibétains : « Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson ».

Pss : comment ça elle voit pas le rapport ?

* = Va Niquer Ta Race Avec Tes Histoires De J’Aime Bien Mais Faut Le Refaire Pour Demain …

zigouigoui

2011 : check

31 décembre 2011

Noel-de-Mr-Jack-

WOWOWOWO

Il me reste moins d’ UN PUTAIN de jour pour :

  • Faire le bilan 2011 (tous les blogueurs le font et je suis un mouton)
  • Vous la souhaiter bonne comme Christina Hendricks
  • Annoncer officiellement mes résolutions (Hop : manger moins, boire moins, fumer moins et m’inscrire à Miss France 2013) (moi aussi j’ai des faux cheveux roux un peu).
  • Faire des clins d’yeux aux gens qui ont fait de mon année un parterre de roses qui chante du Mariah Carey (certains l’ont parfois transformé en une patinoire de bouse qui chante du Nolwenn Leroy, mais eux, ils sont trop nuls).

Puis j’ai un cadeau aussi pour vous. Stay tuned demain.

Et un putain de gros teaser, que si vous saviez comment je me fais dans le froc depuis. En 2012 : je fais le taf que je veux, et un autre truc qui fait peur mais qui j’espère sera rigolo.

Aujourd’hui parlons du perso demain je du pro….

En 2011 :

J’ai pris 1 an civilement et 10 ans dans la face. C’est l’effet « la pub c’est jeune, c’est fun… mais vla ta gueule ». On grossit, sous nos yeux c’est bleu ou vert, on s’habille un peu, mais on se coiffe moyen et ceux qui arrivent au travail impeccable des pieds à la tête. … A moins de ne pas faire l’amour le matin, de se lever à 5h, je ne sais toujours pas comment ils font.
Un jour en me regardant, je me suis trouvée tellement vieille que j’ai failli mettre des perles et m’encarter UMP. Pour ça et (je vous rassure) pour des raisons aussi profonde que la bouche d’Angelina Jolie, j’ai filé ma dem’. Et j’ai VRAIMENT bien fait les enfants, parce que, putain, ce qui m’attend c’est vraiment chouette. (TIN TIN TIN TIIIIIN)

2011 fut une année très riche en rencontres. Une des meilleures si j’enlève 1993, mon CM2 où je m’étais fait des amis en or en classe de Mer (St Marc sur Mer BIG UP). Mais j’avais ni le droit de sortir, ni de fumer, ni de boire ou ni même d’embrasser autre chose que ma main avec la langue.
Je veux faire un gros hug d’amour à Anne Laure N, Delphine B, Anne Sophie R x2, Julie C, Fanny F, Lunia, Audrey M, Anne Solange T… Grosse révélation à vous faire : des nanas jeunes, jolies, intelligentes, wunderbar, qui sont conasses ce qu’il faut, qui sont mères parfois, célibataires ou over maquées et très douées… PEUVENT ÊTRE DRÔLES MERDE.

Ouais, je suis fatiguée d’entendre que nos trompes de Fallope nous prédisposent génétiquement à être chiantes, jalouses voir hystériques. Les meufs chouettes, en 2011 j’en ai rencontré. Je peux témoigner sur TF1.

Oh et puis, j’ai aussi rencontré des mecs qui n’étaient pas comme veut nous le faire croire la presse féminine des gros connards, lourds et beurk. Des mecs gentils, attentionnés, sensibles, beaux, drôles… et hétéro bordel. Des hugs forts à Cédric, Paul, Greg, Stéphane S, JB, Eric P. Des mecs bien, tellement bien.

2011 m’a fait croire en l’humain. Et surtout à me dire qu’aimer sans condition, même si c’est super dur quand tu tombes, c’est le mieux.

Je n’ai suivi aucune bonne résolution mais j’ai bizarrement énormément changé. J’ai testé pour vous « Dire ce que tu penses sans tourner la langue 7 fois dans sa bouche rapport à que ça te donne l’air d’un con quand même ».
Et bah, ok, plus d’une fois je me suis tapée sur le front à 23h12 pour me dire « Crétine, crétine, crétine comment t’as pu lui dire ça AAAAAAAH ». Au final je ne regrette rien. Ok il y eut des moments hyper gênants, comme cette fois où pour détendre une situation avec un supérieur, j’ai envoyé un texto qui se voulait drôle mais en vrai c’était complètement : OH MY GOD, j’aurais mieux fait de me jeter dans la lave. Un texto qui je pense fera rire encore mes collègues pour quelques temps.

Mais pas un mot prononcé, n’est regretté aujourd’hui. Tout ce qui est sorti de ma bouche, sortait de mon cœur et je continuerai en 2012 à embarrasser mes interlocuteurs si c’est nécessaire. Si je meurs demain, tous les êtres qui m’entourent savent ce que je pense. La plupart du temps c’est « je t’aime » ou « t’as de la salade entre les dents ».
Mes encornets je vous en conjure, testez le « Dire ce que tu penses sans tourner ta langue dans ta bouche rapport à que ça te donne l’air d’une con quand même » en 2012.

Bon je m’étale et y’a bientôt Sissi diffusé sur TF1 et je préfère me couper la frange et me faire un balayage façon cagole que de louper « Les jeunes années d’une reine » (gniiiiiii) (hystérie).

Demain je vous parle de ça (entre autre) :

Naviepointconne

zigouigoui

Trois fois rien

14 novembre 2011

Navie4

J’aime bien quand je dors toute nue, que les draps sont frais, être à poil, c’est être libre. Le lendemain je prends la chantilly pour m’enrouler dedans et je mets un pied hors de la chambre, comme un poilu qui sort de sa tranchée. J’aime bien quand je m’endors et qu’on me frotte l’arrête du nez, parce que c’est doux et que ça plonge dans le sommeil. J’aime bien quand j’entends le générique de 20th Century fox, parce que je sais que je vais partir loin, que je ne vais ni penser à moi, ni aux autres, je vais m’intéresser  à des autres qui n’existent pas, qui m’aideront à comprendre, ceux qui m’entourent.

J’aime bien remplir ma cuillère de sucre et la plonger un tout petit peu dans le café, observer  le liquide ensevelir la dune, et une fois le dernier grain noirci, enfin plonger le tout dans ma tasse. C’est mon tic, mon rituel, aucun café n’est bon autrement. J’aime trier le courrier et découvrir entre deux pubs, une carte postale qui sent bon l’Australie, l’amour et l’absurde. J’aime que ma maman, pas plus tard qu’il y a deux jours, me dise qu’elle est fière. J’aime me dire que mon passé est tout derrière et qu’à défaut de lui avoir pardonné, je ne pense plus trop à mon père. J’aime quand il me dit qu’il est heureux avec moi et qu’il danse en disant Poisson, poisson, poisson. J’aime voir ses yeux de nouvelle mère posés sur sa fille de un an et y lire tout l’amour qu’on peut porter à un enfant, comme une force sauvage et inépuisable.  J’aime avoir des chaussettes douces. J’aime rencontrer des nouvelles personnes et être heureuse de les aimer sincèrement alors que je sais si peu d’eux. J’aime qu’on puisse me croire niaiseuse, à aimer le monde, à aimer tellement, sans pudeur, sans retenue, même si ça me blesse, même si c’est moins cool que d’être froid. J’aime qu’il me donne moins de nouvelles, parce que ça veut dire qu’il est heureux. J’aime tellement qu’il aime les faucons. J’aime qu’il soit plus là tous les jours et que nos retrouvailles soient toujours jolies.

Au travail, en amour, en amitié, je suis celle qui aime les énormes hugs. Il n’y a que dans les bras des gens, nichée dans leur cou, pour une petite seconde, que je suis, en cet instant, 100% avec eux.

Hier j’ai vu Polisse. Hier, en sortant j’ai pensé que l’amour pouvait tout laver. Et dieu sait qu’il en faut. Je m’en tape des bons sentiments. Je m’en tape de tous ceux qui liront ce texte en pensant que ça me fait du bien de me voir comme ça, et que c’est un petit peu pathétique quand même. Je m’en tape d’être de ceux qu’on moque, qu’on trouve dégoulinants avec leurs considérations sentimentales et leurs ptits cœurs sur facebook.

Sans toutes ces petites choses et ces grandes personnes que j’aime, je ne survivrais pas deux secondes. Il y a de la violence partout, de mon chemin en métro, en passant par les infos, dans les larmes des autres, dans les miennes. Il faut s’accrocher aux trois fois rien pour sourire.

Mon dieu, ce texte est digne des pires chansons de Céline Dion/Comptoir des Cotonniers/ Amélie Poulain.

J’aimerais juste partager une chose avec vous : toute ma vie, tout ce que je fais, et dis, est toujours motivé par des sentiments. Nobles ou pas. A la question : qu’emmèneriez-vous sur une île déserte ?  J’ai compris que pour moi ce serait du cyanure. Si je ne peux plus aimer, écouter, réparer, parler, me confier, câliner… je suis plus grand-chose.

Ok. Je suis émo. Bisous les lardons.

zigouigoui

Ugly et les araignées géantes

01 novembre 2011

Salut toi. Tu t’es déjà réveillé avec l’impression d’être aussi cheum que le cul d’un babouin en fin de vie ? Avec l’impression d’avoir le sex appeal d’une crotte de chat malade et la confiance en soi d’un mollusque écrasé ?

cheumsarace

Salut toi, la petite dépression du 1er novembre. Perso, je suis le genre de meuf à calendrier. Hyper pratique, tu sais en fonction de la saison, de la date, du temps, et du nombre de sièges PS à l’AN de quel mood je suis. Hier je pouvais conquérir le monde rien qu’en secouant ma crinière flamboyante, hier j’étais comme Shania Twain dans « Men i feel like woman » en vachement plus jeune bien sûr. Aujourd’hui, l’œil humide, la peau qui brille, les rides de partout même sur les pieds, j’ai envie de te dire que si je secoue les cheveux, la terre ne va pas trembler, et je vais surement me faire un torticolis avec le cul que j’ai.

Bad mood. Ça te prend par surprise, parfois, t’arrives même pas à identifier d’où ça vient. Y’a un caillou invisible dans ta basket chinoise qui pue le pied mouillé.

Je me sens pas belle. Et c’est pas une phrase que je sors pour des « dîtes moi que je suis bonn » d’ailleurs on s’en bat les steaks au poivre de la perception des autres parce que dans ces cas là, on est dans un bad ego trip. Moi moi moi.

JE ME SENS SI MOCHE. En  fait c’est même pas moche, c’est « pas séduisante ». Ce qui est la pire chose au monde après la famine bien sûr.
Du coup, ça me rend fade, du coup je me fais pas draguer, du coup quand mon mec me dit « t’es la plus belle » j’ai envie de dire la mousse aux lèvres : « AH OUAIS ??? REGARDE MOI DANS LES YEUX ET JURE SUR LA TÊTE DE LA CONNEXION INTERNET QUE JE SUIS PLUS BONNE QUE KATSUNI??? »

Bon perso, si je disais ça au fuckin’ prince, il me mettrait en cage et me glisserait des manchons de poulet jusqu’à ce que je me calme. Pas après minuit, il sait.

Vous savez, dans la vie, il y a des moments où on a le truc. La lueur d’intelligence dans le regard, les dents alignées, la démarche sexy, l’ondulation charnelle. Les hommes sourient, te font même un clin d’œil dans le métro, tu te sens légère malgré ces fesses, seins, ventre que tu te trimballes. T’es bonne et personne peut dire le contraire. Que crapaud hypno bénisse ce moment. J’ai eu le modjo comme ça il y a trois ans. C’était vachement bien. Depuis, il y a eu quelques résurgences, par période d’une semaine, mais là… Mayday.

En ce moment j’écris un bouquin sur la confiance en soi (ironie bonjour).
Et bah je peux vous dire, que je dois puiser loin en moi pour la partie physique de l’étude. Je vis une petite crise avec mon miroir qui soulève pleins de questions : est-ce que je vais trouver le moyen de me retrouver belle ? Va-t-il falloir que je consulte ? Pourquoi, alors que tout le monde est bourré et se taperait des cul-de-jatte afghans, il n’y a personne pour me faire au moins un baise main ? Vous croyez que j’émets des ondes négatives qui fait qu’on ne m’approche pas ? J’ose même pas vous donner la théorie du fuckin’ prince qui, vous le verrez, a à peu près autant d’objectivité sur moi que David Guetta sur ses performances artistiques :

« Tu fais peur aux mecs, tu les impressionnes. Ils se tournent vers des nanas qui n’ont pas confiance, parce que toi, on peut pas te la faire à l’envers »

HAHAHHAHAHAHHAHAHHAHAHHAHAHHAHAH

Ok, ceci pourrait être flatteur, mais déjà j’ai un mec bien trop gentil. De deux, si la théorie de la femme impressionnante était vrai, j’attirerais quand même la catégorie : hommes soumis… MENSONGE. Ensuite, ce genre d’arguments, c’est vrai pour tes copines mannequins qui pour le coup, sont VRAIMENT impressionnantes. Oui j’ai des copines mannequins (je suis maso).

Bref, je m’aperçois que la confiance en soi, c’est aussi beaucoup de « est-ce que je plais aux autres ou pas ? ». Donc c’est super narcissique. Donc en plus d’être grosse et moche, pas séduisante et de mauvais poil. Je suis dans une phase pathétique de « please love me » avec le surmoi qui déborde.

J’ai envie de boire des litres de soupe par le nez pour expier tout ça.

Une soupe au vomi de clochard.

Et pendant ce temps là, les araignées préparent l’invasion du monde au Pakistan. Vous vous foutez de moi bordel, ces nids géants C’EST PAS NORMAL !!!  Dedans y’a UNE ENORME ARAIGNEE SA RACE. Une avec des pattes bioniques et du venin vert qui fait fondre le fer et qui va nous manger nos cerveaux et nos doigts.

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Joyeuse Toussaint les enfants. Les hugs virtuels sont les bienvenus. Bisous.

zigouigoui

J’aime pas les filles qui aiment pas les filles

31 octobre 2011

«  Salut ! Je suis la fille qui n’aime pas les filles. Hihihi, enfin, c’est pas que je les déteste hein (parce que MOI je suis une gentille), mais, depuis que je suis toute petite (caution historique) je suis entourée de gars !

Je trouve les garçons plus francs, plus honnêtes (???). Les filles, jsais pas, ça fait des histoires pour rien, puis les sujets de conversations, les histoires de fringues, de mecs tout ça, d’ongles cassés (allo l’O.R.T.F. ?). Jsais pas ça ne me ressemble pas, ouais, j’ai un vrai côté garçon manqué (dit-elle en mini-jupe), tu vois j’aime le foot, jouer aux jeux vidéo (so cliché), la bagarre… Ouais tu vois mes potes, moi j’ai genre un crew c’est 5 mecs et moi (c’est aussi le pitch du miel et les abeilles non ?). Et à chaque fois qu’ils ont une meuf, elles font des histoires avec moi. Les filles ne m’aiment pas. J’comprends pas.

Non tu vois, je… je suis mieux entourée avec plein de mecs… »

AAAAAAAAAAARGGAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHAAAAAAAAAAARGH

Athena

Pardon.

JE DETESTE les filles qui n’aiment pas les filles. C’est une race de vipères et je pèse VRAIMENT mes mots. Le coup du « hihihi je suis mieux quand c’est moi LA SEULE fille du groupe ». Non mais bonjour l’ego trip ambiance « On dirait vous êtes tous un peu amoureux de moi et les autres filles c’est des connasses ».
Je ne nie pas qu’on peut avoir des affinités plus ou moins fortes avec le sexe fort, mais de là à la jouer « je suis une fille à garçons c’pas de ma faute à moi Lolita » NEIN NEIN NEIN.

1.     Faire des généralités, c’est nul (argument de POIDS je sais). Moi je m’entends mieux avec les noirs, rapport au fait qu’ils ont dans leurs gènes, le sens de la danse et le goût pour la cuisine épicée. Par contre j’aime pas traîner avec des gros parce qu’ils parlent toujours de sandwichs.

2.     Vous trouvez pas ça louche une fille qui n’aime pas les filles ? Nan parce que ces soi-disant « garçons manqués » qui se sapent généralement comme n’importe quelles filles sexuellement actives de 26 ans : sexy. Je trouve ça gros. Puis elles sont cruelles en jouant au jeu de « Comme on est des potes, je me ballade souvent nue devant mes copains et  je dors en shorty, hihi, c’est rigolo » Allumeuse ouais !

3.     Pas besoin d’être un simulacre de mec pour aimer les jeux vidéo. HELLLOOOOO on est en 2011, l’argument : « j’adore jouer aux jeux vidéos, alors que je suis une fille » n’a RIEN d’original. Nous sommes la génération NES, Street Fighter et Game Boy, on a tous joué. Mec ou meuf.

4.     Les hommes sont plus honnêtes ? Cf l’argument n°1.

5.     « J’ai toujours des embrouilles avec les filles qui m’entourent… elles sont sûrement jalouses ». Ou alors t’es peut-être qu’une grosse connasse. Le genre qui tease leur mecs. Jsais pas, je cherche l’explication à ce sentiment de persécution.

La plupart des filles qui m’ont sorti l’argument du « je préfère les garçons » se trompaient, en fait elles voulaient dire « je préfère un monde sans rivalité, dans lequel je serais la seule fille baisable ». C’est le syndrome Athéna dans les Chevaliers du Zodiac, et tous les mecs normalement constitués tombent dans le panneau.

Mais en vrai, tout le monde le sait, Athéna est une grosse casse couille qui passe son temps à avoir besoin d’aide. Et elle suce pas.  Tu parles d’une pote.

C’est pas des garçons manqués. C’est des potes ratées ces meufs.

Bisous.

zigouigoui

Moutchou-Poutchou, distance : 24h.

16 octobre 2011

LOLO

Ça fait comme une valse dans ma tête, une, deux, trois, une, deux trois et l’avion danse dans le ciel, et il s’écrasera peut être, ce Paris New-York, ta petite main si fine dans la mienne, et mon regard qui te promet que quoi qu’il arrive, à toi, si je suis là, il ne t’arrivera rien. Une, deux, trois, une, deux, trois, et les vagues dansent dans la mer, peut-être nous engloutiront-elles, on est aux Canaries, mais l’eau veut nous séparer et tu me donnes la main, et on s’accroche et on pleure, mais tout va bien, tu sais que je suis là. Une, deux, trois, une deux, trois, et la voiture vacille sur la terre, c’est le jour de Noël et t’es à l’avant parce que t’as mal au cœur, tu me regardes depuis le rétroviseur et mon regard qui te promet que quoi qu’il arrive, à toi, si je suis là il ne t’arrivera rien.

Ma petite poupée, je ne sais pas si notre vie a été plus riche, plus folle, plus dangereuse que celle des autres, ce que je sais c’est que du jour où le ventre de maman a éclaté (héhé) je t’ai pris sous mon aile. Pas toujours fiable l’aile, pas toujours inspirée, mais, tu le sais, toujours pleine d’amour.

Ma ptite Lolo.
Tes boucles blondes, ton ptit nez, ta sagesse de petite fille modèle, ta facilité à te faire détourner du droit chemin par Ju ou moi, ton pouce dans la bouche, tes baisers aux fleurs, ton Baptistou, ton Titi, cette coupe de cheveux immonde la veille de ta communion, Maman était tellement furieuse, on a du faire barrage. Tes bagues qui te faisaient mal à en pleurer, tes seins qui ne poussaient pas, nos raps Tétététécité, notre check à nous, soyons sérieuses, gogolesque, haleine m’a tué. Les concerts de Mariah, puis Irving, ces loooongues nuits à parler tout bas, mes amours que tu étais finalement trop jeune pour entendre, tes premières fois de tout, les miennes. La Corse, St Raphaël, Agadir, Québec, Tenerife, New-York… Tous ces avions qu’on a pris toutes les deux. Et les douaniers qui refusaient que tu entres avec tes compotes sur le territoire canadien, et ma crise d’identité dans la salle des UM en transit à Barcelone. T’as grandi, poussé, tu m’as dépassée, d’une bonne tête.  Accepter que tu deviennes une femme, que tu ne sois plus la petite, accepter qu’un homme bien moins bien que toi te demande en mariage, te consoler et le maudire de t’avoir fait souffrir. S’il recroise mon chemin lui… Tu te souviens, je suis la petite qui met des mandales aux garçons (Angle Sur L’Anglin, 1994).

Ma petite moutchou, ma si belle sœur, je parle de toi à tout le monde, que t’es la plus belle, la plus drôle la plus franche. Une, deux, trois, une, deux, trois, ce soir je regarde nos photos et j’ai le cœur lourd, demain tu vas prendre un avion, et ce sera sans moi. Je ne pourrais plus te tenir la main, si t’as peur, si y’a des requins dans la mer, des crabes sur le sable, des vers dans la terre ou des manchots dans la rue.
Demain, je vais grandir, je vais laisser ma petite sœur, vivre sa vie de femme à plus de 24h d’avion de moi. Une, deux, trois, une, deux, trois, tu sais que les kilomètres ne m’empêcheront pas d’être là. Je t’aime. Tu vas tellement me manquer que je vais m’arrêter, j’inonde mon clavier.

Hohana <3

stitch
Ps : Pour le gossip, ma soeur part vivre à l’étranger… Et c’est avec… Le célibataire masqué. Ouais. Il est plus celib. La boucle est bouclée.

zigouigoui

La Peureuse

09 septembre 2011

Forte. On le dit souvent de moi, pas parce que je pèse bien plus que trois chèvres, mais parce qu’on confond ce qualificatif avec combative.

Je suis tout sauf forte. Je suis même une grosse peureuse. Quand je dis peureuse, je ne parle aucunement de peurs physiques, je saute quand vous voulez dans le vide, je rencontre une mygale, embrasse un requin blanc, même que je fais la nique à la mort. En revanche :

j’ai peur de TOUT ce qui va m’arriver dans la vie. J’ai peur de perdre les gens que j’aime, de perdre la face, de perdre en charisme. J’ai peur de ne pas réussir, d’être une mauvaise mère, de ne pas être mère, d’être un jour trop seule, d’être mal entourée. J’ai peur du manque de réciprocité dans mes amitiés, d’en demander trop, d’en faire pas assez. J’ai peur d’être relou, lourde, chiante, agaçante, prétentieuse, abattue, défaitiste. J’ai peur d’être moche, de ne pas assumer encore des années ce corps, des autres filles bien plus belles. J’ai peur qu’on n’ait plus envie de moi, d’être transparente, insipide, repoussante.

J’ai peur de ne pas être une belle personne, d’être trop méchante, trop mauvaise. J’ai peur de ne pas pardonner, des inévitables trahisons, des abandons successifs, de ne pas trouver la place suffisante dans le cœur des gens que j’aime. j’ai peur de moi.

J’ai peur de perdre mes mots, de ne plus savoir les tourner, les entremêler, les faire jongler, de ne plus le faire rire.

J’ai peur quand elle prend le métro seul, quand il traverse la rue, quand je n’ai plus de nouvelles, et qu’il est peut être arrivé quelque chose. J’ai peur qu’ils disparaissent. J’ai peur qu’ils ne m’aiment plus.

Et comme j’ai peur de partager ces craintes. Je ne dis rien et elles me rongent.

Avant-hier j’ai eu 29 ans. Alors, il est peut-être temps de dire : salut, je m’appelle Virginie, j’ai peur de ne pas être aussi forte que j’en ai l’air.

zigouigoui

Orangina, j’ai beau secouer, ta blague elle reste en bas.

21 juillet 2011

Alors je crois faire partie des gens qui ont de l’humour. J’ai pas dit drôle hein, juste je sais rire de tout, même des culs de jatte. Pas de race de ce côté-là.

Il y a longtemps avec Navo, l’homme le plus sans limite du monde (que je vous conseille furieusement d’aller voir sur scène) nous avons eu une conversation sur mon intolérance.
Je suis une intolérante car je ne supporte pas certains propos. Même que je suis super chatouilleuse sur la discrimination.

Non je ne vais pas vous la jouer « moi le racisme, je suis contre ! La guerre aussi, la pédophilie chez les animaux, les mouches sur les africains et j’ai envie d’être Miss depuis que j’ai 42 semaines ». Mon problème d’intolérance, est que je n’arrive pas à avoir de débat raisonnable sur les sujets tels que « Bah en même temps c’est toujours un peu les mêmes qui foutent la merde » (j’ai envie de casser une dent n°1) ou encore « Perso je ne préfère pas qu’une fille qui fait un peu jeune me donne son âge, je préfère la baiser dans l’ignorance » (j’ai envie de casser une dent n°2).

Bref, contrairement, à Navo par exemple, je monte dans les tours dès qu’un connard met au banc une certaine catégorie de la population, contrairement à lui je n’essaie pas de débattre ni de convaincre, ni même d’éduquer, j’en suis incapable… chatouilleuse je vous dis.

Bref, je tombe sur le post du CM d’Orangina aujourd’hui « Harry Potter c’est n’importe quoi, encore la magie on veut bien, les balais qui volent pourquoi pas mais un roux qui a des amis ? ». J’en ai encore des palpitations.

Orangina

Je ne vais pas m’étendre sur la médiocrité de cette blague, du niveau d’un « Alors euh, héhé, c’est un juif, un porc, et le père noël qui sont dans un spa à Niort… ».Bigard remplit bien le stade de France alors…

Sur le mur d’un pote, je me serais dit : « Mince, il s’est affiché là, dis rien, oublie, et puis tu fais des statuts météo donc balaie devant ta porte Bitch ».
Nan ce qui me choque c’est qu’une marque, d’une si grande notoriété, avec une communauté de 170 000 personnes, se permettent de tenir ces propos. En quoi est-ce différents du bruit et l’odeur, ou du coup du karcher ? L’humour me direz-vous ? Oui mais, quand on est écouté, quand on est une source d’inspiration… Quand on est tout simplement publique, on a un devoir moral d’éducation non ?

2011. Sébastien a 14 ans, il est fan de la page d’Orangina, il « like » le statut, il commente même d’un « rho bataaaaaaard haha ». Il le share sur son wall même en quotant son pote Cédric, le roux « LOL même Orangina dit que t’es un bolosse PDTR » la blague. La classe se marre, Cédric le roux qu’il faut brûler, Cécile la rousse qui pue de la chate MAIS TROP MORT DE RIRE (jvous ai dit que j’étais chatouilleuse ?).
Bref, en vrai on fait TOUS des blagues plus ou moins vaseuses. Même que rire en stigmatisant les gens, c’est la façon la plus simple au monde de se poiler. Au travail, entre potes, dans la rue on passe notre temps à ça et moi la première. MAIS, je suis de celle qui croit qu’on peu rire de tout mais pas avec tout le monde. Tout le monde n’est pas forcément assez malin pour distinguer l’humour de la réalité. Je n’ai pas une théorie révolutionnaire et c’est celle qui explique les dérapages. Un homo qui se fait tabasser, une grosse qui passe son temps à se faire insulter, un noir un peu trop costaud qui fait peur… un roux.

Encore une fois, je SAIS qu’Orangina n’est pas raciste. Ils font baiser des animaux dans leur pub, Fred&Farid les représentent. Mais pour moi il y a eu dérapage, parce qu’il n’y a pas eu conscience de l’impact insidieux de la banalisation de ce genre de propos en public. On n’écoute qui de nos jours, on s’identifie à quoi, on bave devant quoi, on se rêve en quoi… ? DES MARQUES, DES MARQUES, DES MARQUES.

Remplacez roux par noir, juif, gros, arabe… Ah là ça relève du pénal. Mais comme les roux, c’est qu’une toute petite minorité, et c’est la blague 2011… Alors ça va, ça fait cool, ça fait jeune, ça fait air du temps… Bah, pardon, mais non. Même que, ça me rend triste, profondément. Parce que, même autour de moi j’ai entendu des « oh ca va c’est pour rire ». Peut être que c’est parce qu’ils ne voient pas plus loin, qu’ils ne projettent pas la portée de ce genre de propos. Peut être que 5 ans de fac d’Histoire et une spécialisation en histoire des fascismes m’ont à jamais rendu peureuse de ce genre de propos publics. J’aime pas.

Sinon je travaille dans la pub. Haha.

zigouigoui

Mujeres al borde de un ataque de nervios

20 juillet 2011

Le 19 juillet le dieu de la loose intersidérale a décidé de jeter son dévolu sur moi. Il ne m’a pas juste pokée pour rire… NAAAAAAAAN il a été aussi collant qu’une capote usagée. Pardon je suis encore sous le choc.
Si je vous raconte ça, c’est parce que, perdue au milieu de nul part, sous la pluie, dans le froid, l’œil charbonneux coulant et le rouge mat tenue 24 h baveux,  j’ai repris mes esprits en me disant : ça sera drôle à raconter. Un jour. Pour me rassurer, j’aurais pu aussi bien me dire : pleure pas c’est pas comme si t’avais un cancer, mais je tirais sur ma cinquième clope en 472 secondes donc…

crise

7h30 : Le réveil sonne. Aucun réveil au monde ne rendra mon éveil doux JE HAIS LE MATIN, je suis une grosse marmotte, j’ai envie de pleurer au premier bip qui m’arrache d’un rêve. JE HAIS LE MATIN. Je ne suis pas de mauvaise humeur, juste triste et perdue quand je dois me sortir de la couette.

7h45 : Première constatation après le premier café :  je n’ai rien à me mettre, j’ai le cheveu nul rapport au fait qu’on est le 19 juillet, qu’il pleut des cordes et que mes boucles sont aussi rebelles qu’Eva Joly. Mon problème majeur étant que je ne vais pas à l’agence, mais chez le client, le truc que j’aime pas trop, je ne suis pas commerciale, j’ai toujours peur d’être nulle, qu’ils se mettent tous à rire au milieu d’une pres’ et finissent par me faire pipi dessus (des problèmes de confiance en moi…moi ?? Naaaaaan).

8h00 : J’ai réglé mon problème de fringues, de gueule, de réveil. Je sais que j’ai de la route, qu’il pleut, que j’habite Paris et que je dois me rendre à Rocamourquencourt, un truc dans le genre. Parce que je suis mère prudence je décide de me rendre en Taxi (et parce que la zone où je vais n’est desservie ni par la RATP, ni par le tram, ni par le bus, ni par le funiculaire, ni par le train, ni par l’avion) chez le GROS client (à bah oui, tant qu’à faire, autant choisir un des clients les plus importants de l’agence).

9h14 : j’ai  1 HEURE 45 pour faire un trajet qui ne prend que 25 minutes. Si j’avais été un mec, ça aurait été l’équivalent d’enfiler deux capotes. Je suis à l’aise.

9h15 : Bonjour vous prenez la CB ?

Nan j’ai pas la machine (Taxi 1) (elle était sur son siège avant mais bon).

Non (Taxi 2).

Non mais il y a une borne de retrait là mademoiselle ! (Taxi 3).

Mais moi je veux payer en CB par rapport à mon débit différé et aux soldes qui m’ont fait mal aux fesses ce week-end. Puis je ne sais pas combien retirer !

Vous allez où ?

Rocamourquencourt !

Ah ! Faut compter 65€.

Je retire donc 100€ (mère prudence). Je monte dans le premier taxi (celui qui m’a menti sur la CB) et lui dis où je compte me paumer. Il ne sait pas où c’est (je le comprends) et quand je lui parle de GPS il me dit « OUHLA moi je fais pas confiance aux machines »). Il met le compteur en route et reste à l’arrêt le temps de trouver mon trou. (Je ne suis pas d’humeur à trouver cette blague drôle) (mais ahah quand même) (trouver mon trou) (OH CA VA HEIN).

9h20 : ON EST TOUJOURS A L’ARRÊT. Je me racle la gorge, pour l’énerver. Il me répond : ça pleut aujourd’hui on n’est pas arrivé, je vous préviens on en a pour 40 minutes. JOIE je serais LARGEMENT à l’heure. Mais je ne lui dis pas, rapport aux lois de la manipulation.

9h27 : On est seulement  à 10 METRES de chez moi. Je pense Taxi Moto. Mes cheveux me répondent : amuse- toi à ça connasse ! Alors je me plonge dans mon livre. Que mes cheveux sont vulgaires.

10h00 : plein centre de Paris. J’envoie un texto à mon collègue. Dedans y’a les mots retard et mourir.

10h20 : On n’est plus à Paris, on est sur l’A12. Il y a un accident. Mon chauffeur tourne les pages de son plan en se grattant la tête, il me sourit comme un médecin qui va t’annoncer qu’en vrai c’était pas l’appendicite, mais qu’en trouvant un truc louche, ils ont du te couper la jambe.

10h39 : Ah mince j’ai loupé la sortie, qu’il me dit. Je me demande si un stylo enfoncé dans l’oreille ça fait mal un peu, beaucoup, passionnément. J’envoie un nouveau texto. Dedans y’a encore mourir, nerfs, et éventrer un chaton. Et là…

Et là le taxi se fout sur la bande d’arrêt d’urgence et fait une PUTAIN DE MARCHE ARRIERE pour récupérer la bonne sortie. Sur une bande d’arrêt d’urgence. Sur l’autoroute. Un jour de pluie. UNE PUTAIN DE MARCHE ARRIERE. Je vais mourir, des camions nous frôlent à plus de 100 à l’heure. Je mets ma ceinture. (oui, je sais c’est mal). Je me dis que si le FPC était là il l’égorgerait avec un stabilo. Je vois ma vie défiler. Je vais mourir au milieu d’une autoroute écrasée par un camion avec pour bande son Rire et Chansons et une peluche Oui Oui sur le rétro. Je ne veux pas que OuiOui soit mon dernier contact visuel.

10h40 : Je ne meurs pas. Le taxi demande la route à une station essence. Le compteur tourne, le temps défile. Anne Roumanoff beugle. Karma.
Il revient : c’est bon je sais où on va (wahou, génial, bravo). Mais ce n’est pas à Rocamourquencourt votre truc mais dans une autre ville, Bouilly.
Ok, vous êtes sûr ?
Bah oui j’ai demandé woh ! (Je suis con avec mes questions aussi).

10h59 : ENFIN je suis arrivée. 95€ plus tard. Il me laisse sous la pluie, j’ai froid. J’ai une demi heure de retard mais la réunion qui précédait la mienne n’est pas terminée, donc je suis à l’heure. GNIIII. Je me retourne.

OH MON DIEU

OH MON DIEU

Il ne m’a pas déposé au bon endroit. Je ne suis pas du tout là où je suis censée être depuis une demi heure. NON NON NON.

Je vous ai dit que mes talons s’enfoncent dans la boue ?

Je me trouve au service financier de mon client. Dans une autre ville.  Je suis au milieu de nul part. Vous savez, un endroit duquel on ne peut pas dire : c’est à la mer, ou à la campagne, ou à la montagne, ou à la ville. NON. C’est à… rien. 3 arbres, une autoroute, un immense bâtiment gris et une entrée uniquement accessible par badge.

Je vous ai dit que j’ai pas de badge ?

Il pleut j’ai froid. J’ai envie de pleurer. Je sors une clope. Elle tombe dans l’eau. J’envoie un texto. J’appelle le FPC. Je commence à pleurer, mais je m’arrête net, si je vois mon client dans quelques instants je ne peux pas pleurer. Mes collègues, déjà sur place, parce que EUX c’est pas des loseurs de la life, viennent me chercher. Ils rient gaiement. Je préviens que je peux casser des dents par la force mentale.

Conclusion. Il pleuvait le 19 juillet 2011. Y’a plus de saison.

zigouigoui

Au détour de la rivière

12 juillet 2011

Bon commençons par mon côté mélasse “MERCIIIIIII” pour vos commentaires sur le dernier article. Et vos mots et vos photos du bébé (qui est en sélection Fnac hihihi)
C’est une chose de publier, s’en est une autre de voir l’enthousiasme des gens, alors que c’est qu’un petit guide fun pour l’été… Mais le début de plus pour moi, merci, vous m’avez mouillé les yeux. Ca pique.

C’est drôle comme une vie quand elle approche de trente ans est compliquée. Je ne parle pas de ce putain de cheveu blanc qui tournicote au-dessus de ma tête, mais bien des projections d’adulte qu’on fait sans qu’il n’y ait plus le goût du “quand je serais grande”. Je commence à admettre, le fait que je suis une adulte, surtout quand une nana me bouscule en soirée et me dit pardon Madame. La pute. Rigole gamine, un jour t’auras toi aussi une descente d’organe.

Mon rêve dans la vie de toute façon c’est de devenir grand-mère feuillage, je vous raconterai un jour. Bref, j’ai des conseils à plus ne savoir quoi en foutre donc je les pose en bordel ici, puissent-ils vous aider, vous qui venez d’avoir votre bac.

grandmerefeuillage

Alcool et dignité

Un verre d’alcool est toujours suivi d’ un verre d’eau.
Plus un cocktail alcoolisé est sucré, plus tu le bois vite, plus tu rentres tôt
76 % des MST sont contractées sous l’emprise de l’alcool (Google image > Herpes > De rien).
Boire au réveil c’est interdit, sauf pour Sue Ellen, mais elle, elle met des robes du soir à 14h, donc c’est pas pareil.
En soirée, désignez un pote de confiance comme étant sa Dignité. Au moment où tu dis “hey je sais encore faire le grand écart regardez” il saura détourner l’attention des hôtes en montrant son chibre.

Mode, beauté, cheveux, gros cul

Ne croyez pas les blogueuses mode, aucun autobronzant ne donne le teint bronzé
Ne croyez pas le “c’est incroyable je peux manger comme 4 et je prends pas un gramme hihi” c’est généralement dit par une fille qui considère qu’engloutir un menu best of big mac c’est “manger comme 4” (ALLOOOO).
Un 40, chez Zara c’est un 34.
Pour les hommes, l’expression “gros cul” c’est TRÈS positif

Travail, famille, patrie

Le travail c’est comme l’école, y’a les populaires, les branchés, les glandeurs qui passent entre les filets. Rien ne change. Youpi.
En réunion, vient toujours un moment où on se dit “Lalala je joue à la réunion, ouiii très bien, très bel axe, hummm non c’est pas très engageant, ooooh cette créa est premium, allons léverager son impact”. le mieux dans les moments de doutes, faire la moue genre au-dessus du lot, genre j’ai compris.
Quand on vous fait plus de trois compliments à la suite gratuitement il y a toujours une quenelle derrière. Une plus ou moins grosse.

Overall, philosophie et viande

A ton âge, j’aurais des enfants > FAUX
A trente ans, je gagnerai 5000 € > FAUX
Je vais économiser et… > FAUX
Je suis pas le genre à tromper ma femme / mon mec > FAUX
H&M c’est pas quali plus jamais j’ache… > FAUX
Je serais pas une vieille conne > FAUX

Ce qu’il faut retenir :

Si à 20 ans vous commencez une phrase par “Jamais de la vie je ferais ça” vous pouvez être sur de l’avoir fait à 30.

bisouus.

Ps: Résultats du concours Vendredi.

zigouigoui